De bonne heure

28 janvier 2017

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Aujourd’hui je me suis levée tôt, Rdv à 8 h avec Nathalie au lycée St Sernin, pour parler poésie avec sa classe de seconde.
Parler de mon boulot, comment j’envisage l’écriture, ma pratique, que la poésie permet tout ce qu’on veut, et d’ouvrir les yeux :
même à l’aube, en cavalant pour prendre le métro, une jeune fille qui marchait devant moi avec ses longs cheveux teints-déteints, bruns jusqu’au cou, puis un peu blonds, puis rouges henné, qui volaient dans le vent comme si elle avait des flammes sur la tête.
Leur raconter ça.

Et lire des textes, les miens (Papa part, etc, dans un silence de mouche qui vole; Y’en a marre d’être pauvre, avec acclamation du titre), et Richard Brautigan, qui devrait leur « parler » facilement (puiser dans C’est tout ce que j’ai à déclarer, sorti récemment au Castor Astral).
Puis des petits bouts de L’endiguement des renseignements, qui va nous servir de « modèle » lointain pour un atelier d’écriture (qui sera suivi par d’autres, animés par Cécilia).
Le thème retenu par Nathalie & Cécilia, l’amour, vaste sujet..!

Commençons par donner plein de réponses à des questions (qu’on se saura pas).
& après, lecture : on garde son texte, ou on se l’échange avec d’autres, comme on préfère. Lire ces premières « réponses », qui s’enchaînent de tables en tables et font le tour de la classe, un second tour avec une seconde phrase, etc. Celles-ceux qui sont en panne lisent les phrases des copains-voisins.
Ces télescopages de réponses, d’idées, sérieuses, sentimentales, tristes, résignées, heureuses, pragmatiques, loufoques, spirituelles, en allemand ou en anglais par les 2 élèves étrangers, forment une belle sarabande-sérénade.
Ma mémoire a retenu facilement le principe des 3 P : Protection – Plaisir – Pizza
& le final : une petite bouffe, une bouffée d’air