LA FERME !
- Qu'est-ce ?en librairie, tamponné
LA FERME ! – edpl – 10 cm X 13,5 cm – 140 pages – imprimé en noir sur Munken print 90g & couv. CKB Nude 205g – 2026 – 10 euros
L’écriture de LA FERME ! a été achevée en août 2024. Il rapporte essentiellement les propos de Raphaëlle de Seilhac, éleveuse pionnière au Domaine du Mons où j’étais en résidence (dispositif « résidence en entreprise »).


Il provient aussi d’une belle rencontre avec Myriam Suchet, & de l’aide pointue de Christine Carte.
Une des phrases du livre est de Didier Christophe, qui m’a invité 3 semaines en résidence à l’ENSFEA.
L’amitié est un précieux moteur, qui a permis à ce livre d’exister, malgré un nombre conséquent d’éditeurs qui ont refusé le projet.
J’espère qu’il ne vous coupera pas l’appétit et vous fera aimer l’herbe !
Merci de nous avoir envoyé ce projet de petit-livre-tamponné-pas-tamponné. On te répond vite, puisque tu es pressée ! Notre programme est bouclé pour les 2 ans qui viennent, jusqu’à fin 2026, et on ne peut pas du tout ajouter de nouvelles parutions, donc on ne pourra pas t’accompagner sur ce projet, j’en suis désolée. Le sujet est vraiment intéressant, et il y a comme d’habitude de belles formules qui claquent !
(Du point de vue de la forme je trouve un peu dommage de ne plus avoir de lignes, et d’utiliser cette typo très froide, mais pour autant c’est très chouette et très efficace).
Voilà, j’ai lu hier soir, et je vais botter en touche.
Tout d’abord parce que pour bien publier ton livre, il aurait fallu un boulot spécifique compte tenu du sujet et, décidément, en 2025, ce n’est pas le moment.
C’est argument suffit à lui seul, mais je t’en confie quand même un autre : la forme que tu as choisie m’intrigue aussi. J’ai toujours ressenti tes tamponnés comme des instantanés à la fois intimes et universels, précis et intemporels : une sorte de comédie humaine qu’une gamine pourrait lire dans deux cents ans avec le même plaisir que nous aujourd’hui. Je n’ai pas ce ressenti avec La Ferme ! qui, plus politique et documentaire, part sur des fondamentaux inverses : une enquête circonstancielle et une voix extérieure. Du coup, sous cette forme brève, j’y suis moins sensible, peut-être par tempérament.
En tout cas, j’ai écouté à la suite de ma lecture un entretien de Raphaëlle de Seilhac, c’est vraiment une belle personne.
Merci d’avoir pensé à nous pour ta proposition. Hélas, nous n’y donnerons pas suite. J’ai trouvé ce texte chouette, moi aussi j’ai trempé dans la paysannerie et mes grand parents avaient des vaches à lait. Bon après, je pense que le ton du livre s’inscrirait pas très bien dans le catalogue de la maison, ça c’est un critère pas très objectif ni facilement explicable, mais je pense qu’il y aurait d’autres maisons plus à même de défendre ce texte.
J’ai enfin pris le temps de me pencher sur le texte que tu m’as envoyé.
J’aime bien, au delà du propos, sa sécheresse volontaire d’écriture, son rythme, je « l’entends » bien déclamé.
Mais c’est un ovni de chez ovni !
Perso, je ne qualifierais pas ça de poésie… Mais de quoi alors ?
C’est sans doute son originalité.
Mais du coup, désolé, je ne vois pas quelle maison d’édition pourrait prendre ça sous son bras…
Bon, dans un premier temps, on était plutôt contents d’avoir un livre qui nous « tombe » comme ça du ciel ; ensuite, on a pris le temps d’en parler ensemble, et on en a conclu qu’on était pas à fond sur ce projet, qu’on voyait pas vraiment comment ça participait de notre petite histoire, de notre territoire… (si ce n’est notre lien avec toi)…
Un petit mot pour te dire que malheureusement je décline la proposition, j’ai pas été enthousiasmé par les assertions, allez savoir pourquoi (!)
C’est bizarre de te parler avec retard de La Ferme, juste au moment où l’élevage subit virus de merde, déni presque anti-vax de la puissance publique et sacrifice indifférenciée des bêtes.
Comme toujours, tampon ou pas tampon, tu as l’art du bref jouant moins sur l’oralité transposée à l’écrit que sur la petite idée qui passe par la tête puis direct sur le papier.
Sauf qu’ici, je trouve que ça penche plus vers les savoir-faire du quotidien paysan, avec parfois même un côté didactique un peu appuyé. Très franchement, je suis beaucoup moins convaincu que par d’autres de tes constellations fragmentaires.
Merci pour La ferme !
C’est un projet surprenant mais qui effectivement dans sa forme résonne avec votre travail.
Je ne l’ai néanmoins pas retenu pour publication. Publiant peu, le choix est hélas drastique et parfois difficile.
Vous me réconciliez avec les emails et l’arrivée de manuscrits 😉
Merci de votre intérêt et ravie d’avoir reçu La ferme ! Merci pour votre usage que vous faites des mots !
Travaillant seule je suis concentrée sur les 7 sorties prévues pour début novembre…
Mais nous pourrions en reparler une fois cette période passée ?
j’avais déjà jeté un coup d’oeil furtif au premier pdf, non sans étonnement, je ne retrouvais pas ta voix
et puis là je l’ai lu dans sa version livre
et c’est bien ça, chaque fois, le mystère du livre
ça marche !
La ferme ! , c’est bien du Fabienne Yvert, et du bon !
tu as pensé aux marseillais Wildproject ?
après, tu peux peut-être regarder du côté des maisons d’éditions éco-féministes ????
si tu ne crains pas d’être étiquetée, comme les vaches








