l’avenir dans les mains

27 février 2018

Le 27 mars va arriver à toute blinde, pour la « partie D’eux » de Faites-moi signe, on s’entend bien, à la Cave Po…
• Alors, j’ai été à Montpellier rencontrer Carlos Carreras, interprète LSF qui n’a peur de rien et grand expérimentateur-performeur, branché poésie. C’est Janick qui m’avait parlé de lui et qui nous avait mis en contact. (On peut voir plein de vidéo, qu’il a posté sur youtube).
Bon, il est trop occupé pour qu’on bosse ensemble ce coup là, il s’envole demain pour la Martinique, pour Billes de verre, éclats de plomb, un dialogue imaginaire entre Franz Fanon et Antonin Artaud…
Mais il m’a parlé de ça :
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J’ai capturé l’image sur une video qu’il a faite pour essayer les gants lumineux… Bien sûr que l’idée m’a enchantée!!!
• & puis, ces illustrations m’ont faite rêver, dans le livre d’Oliver Sachs Des yeux pour entendre : représentation du langage dans l’espace.
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• J’ai mis super Arthur sur le coup : il va falloir qu’on « invente » des machines-magie à faire voir le son… Il a commencé illico à carburer, des idées images-son dignes de Mélies, il m’a envoyé une photo de sa bible :IMG_74351_resized_1
• & puis hier, j’ai reçu un mail d’une copine de fac, la seule année que j’ai passé à Censier (et dans la rue contre la loi Devaquet). Elle est tombée sur Papa part, Maman… dans une librairie et l’a acheté en voyant mon nom. Puis, internet, et hop, une adresse mail pour un bonjour. D’autant qu’elle sera à Bordeaux en avril pour l’Escale du livre..!
& ce soir, en travaillant et regardant des docs, de site en site j’arrive sur celui de la revue Vacarme, avec le super dossier des sourds et des malentendus, dont un article qui porte son nom… Le monde fait les rapprochements au hasard, vous croyez?
• C’est le jour, d’ailleurs : comme je reliais (à ma façon, sur word..!) la volonté de l’abbé de l’Epée, en 1762, de mettre au point un alphabet à deux mains et une gestuelle assimilée à la structure syntaxique du français écrit, à Raoul-Auger Feuillet, danseur, chorégraphe et maître à danser, qui élabore en 1700 un système d’écriture permettant la notation des chorégraphies…(Son ouvrage « Chorégraphie, ou l’art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs », aura un retentissement considérable pendant plus d’un siècle et demi.)


Béatrice Massin, grande dame de la danse baroque revisitée, m’envoyait une invitation pour un spectacle qui aura lieu la semaine prochaine…
Lou
Ça donne très envie de retravailler ensemble (après notre Coco, le roi du balai) à un projet fou qui mêle baroque « déconnant » en gants phosphorescents et LSF…
• Ces coïncidences me font penser à Delphine aussi, à qui j’ai envoyé un mail la semaine dernière, et qui m’a répondu :
Chère Fabienne,
quand je reçois des messages comme le tien, je me dit que la transmission de pensée c’est très concret ! Parce que moi aussi je pensais à toi hier alors que je mettais à jour la page « sélection du moment » – sélection de livre s’entend ! – sur le site du Café Plùm. En ouverture, comme un frontispice, des mots de toi : « Penser que ciel commence à hauteur des semelles ».
• & puis, une « découverte » : en LSF, on écrit le L à l’envers, comme les lettres typo, pour les imprimer à l’endroit dans l’espace visuel de l’interlocuteur..!
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• & un nouveau verbe : néotomalalier (1er groupe)
Comment écrire dans un texte une action qui est spécifique aux sourds : s’exprimer en langue des signes, en un seul mot ? Henri Gaillard forge ce mot à partir du grec pour donner Noétomalalier.
Le terme se décompose en deux parties : noéto, être compris, intelligible (du grec noêtos), et alalie, sans parole (du grec alalia).
La définition donnée dans « L’Écho de la Société d’Appui Fraternel des Sourds-Muets » (1889) est la suivante : « Énonciation de pensées par gestes ».

Un peu de conjugaison (au présent, allez) pour finir..: (en se disant que c’est pas un cadeau à prononcer pour les sourds qui oralisent!!!)
Je noétomalalie
Tu noétomalalies
Il noétomalalie
Nous noétomalalions
Vous noétomalaliez
Ils noétomalalient….


laisser haler

13 février 2018

Hier, c’était le lundi au soleil. J’ai compris qu’ici, il fallait vite en profiter pour une longue virée en vélo au bord de la Loire; la preuve: ce mardi matin la neige fondue nous retombe sur la tête! Mais les petites pousses vert tendre sur les arbres et le chant des oiseaux le matin ne trompent pas : bientôt le printemps, ouf ! (déjà plus visible à Toulouse et à Marseille?)

D’ailleurs le soir, un message de Julie (dont je me souviens parfaitement!!), liant les 2 villes :
« Bonjour Fabienne,
Je suis Julie, on s’est rencontrées à Toulouse l’an dernier, j’étais dans le Master de Création Littéraire, j’habite Berlin. Je peux te donner d’autres mots-clés si ça ne fait toujours pas tilt : j’ai participé à ton interview au bol rouge et tu m’as dédicacé tous mes livres 🙂
Je suis actuellement en résidence au collège des traducteurs de Arles et j’adorerais pouvoir te revoir, à Marseille comme tu me l’avais proposé ou peut-être à Arles si tu passes dans les parages? Par ailleurs, j’ai fait découvrir ton travail à une amie traductrice Suisse et ce serait vraiment chouette de pouvoir te la présenter. »
Après la Loire, en mars aller voir le Rhône et la Garonne…

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we sur le motif à l’île d’Arz

13 février 2018

l’occasion pas loin d’ici d’allier la mer à la campagne, et de continuer à écrire sur l’eau..!!

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un temps de neige

6 février 2018

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le lundi au soleil

6 février 2018

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Après-midi :

atelier d’écriture avec une classe de 1ère littéraire ; 2ème rencontre. Leur donner des outils qui puisse les aider à écrire, libérés des contraintes scolaires (sauf qu’on est à l’école…), des fragments comme des briques pour s’amuser à construire, faire des expériences, chercher la curiosité et redonner du corps à la platitude…
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juste devant le grenier à sel

2 février 2018

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crue

1 février 2018

La Loire descend un peu, profiter d’un bout de ciel bleu pour une minuscule promenade jusqu’à ce que le chemin qui a réapparu soit vite coupé (et je n’ai pas de bottes en caoutchouc…)

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possibilités d’un plan de coupe

1 février 2018

Les Mousselines (le tissu, pas la purée…) appelées au XIXème  « eau courante, tissu d’air, brouillard » « qui était plutôt par sa finesse une vapeur qu’un tissu ».
Dehors, mercredi 31 janvier, il brouillasse toute la journée.

il y a toujours d’autres possibilités de conception…
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Comme les vêtements en un seul morceau de Geneviève Sevin Doering, qui ont fait leur chemin. Qui ne sont plus des « boîtes-à-corps » avec la couture d’épaule, mais qui se posent en équilibre sur les épaules et enveloppent le corps & lui laissent sa liberté. Le tracé d’une pensée.
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Une sorte de vêtement holistique?
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ou une surpeau, comme aujourd’hui pour aller dehors on utilise un suroît…
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