mots invalides

17 juin 2018

Les grandes oreilles ont écouté les créations des détenus, destinées à être diffusées à l’intérieur (bibliothèque) et l’extérieur de la prison (bibliothèques, cave poésie suivant différents dispositifs..)
& l’autorité judiciaire a déclaré  2 phrases invalides parmi les 7 « morceaux » sonores.

VALIDER : Rendre ou déclarer valide, valable.
VALABLE : Qui remplit les conditions requises pour être accepté par une autorité. Qui remplit les conditions pour pouvoir être accepté, être pris en considération par une autorité judiciaire.
Qui a un fondement accepté et reconnu, qui est vraisemblable.
Qui a un effet, une valeur dans certains cas, pour certaines personnes.
Qui a des qualités, qui est digne d’être apprécié, estimé.

Le valable n’est pas le même pour tous… ( & la censure n’est pas forcément là où nous l’attendions ;  « tous sans exception veulent se faire la belle » dans Chronique d’un griot (le texte qui parle le + de la détention) n’a pas gêné les grandes oreilles, mais pas possible de parler fumette ou corde (au cou), entre autre…)
Comment faire pour que ces morceaux puissent être diffusés, (car si ils passent aux oubliettes la censure est encore plus importante) ? mettre des bip à la place (en admettant que ça soit accepté…)?  couper un seul mot dans les phrases qui défrisent les grandes oreilles pour que ça passe sans changer fondamentalement le sens de l’idée? Trouver d’autres mots presque semblables dans le stock d’enregistrements? ou des bruits de clés de surveillants?
Ludo et Manu, des Obliques, s’y attellent ou s’y attèlent…

à suivre…

bulle
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nuage carré pour pas tourner en rond

16 juin 2018

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• Un petit bilan de nos ateliers à Seysses, avant que de pouvoir partager ce que les détenus ont réalisé (faut attendre la « validation » de l’autorité pénitentiaire…)10 mots
• et pendant ce temps-là… :
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• et un « retour » qui résume bien la chose et le boulot à poursuivre (reste à trouver comment…) :
« Bonsoir Fabienne,
Je t’avais promis un retour de notre part….suite à ce beau spectacle que tu nous as offert à Toulouse. Je n’avais pas oublié mais un peu accaparée par des tas de choses à faire en cette fin d’année scolaire.
Voilà les différents retours des unes et des autres:
On a aimé le dispositif, les textes lus ou à lire en regard avec la gestuelle. L’originalité du propos et les idées défendues.
La traductrice est géniale, on a toutes été subjuguées par sa gestuelle et sa présence physique.
Nos remarques:
il faudrait moduler davantage ta voix.
trop d’informations et parfois trop de chiffres (vers la fin)
les informations scientifiques et les recherches faites sur le sujet sont tellement denses que l’on est frustré de ne retenir que quelques bribes. On a été impressionnées de toutes les recherches que tu as du faire.
on aurait aimé comprendre davantage le principe de la traduction en langue des signes, peut-on tout traduire? Comment la palette des émotions est- elle traduite?
on a pas le temps parfois de lire le texte du milieu; ce n’est certes pas facile de donner autant de place aux « 3 tableaux ». Jouer davanatge avec les éclairages?
on aimerait que tu accentues le côté surréaliste, décalé, humoristique et poétique.
Il semble que tu en fais un acte militant et revendicatif vers la fin, il faudrait marquer une rupture ou un changemen si c’est le cas.
pourquoi ne pas faire participer le public? A la fin ou pendant la spectacle? Sous quelle forme?
(Ce ne sont que des réactions qui n’appartiennent qu’à nous).
Je te souhaite une belle suite dans toutes tes démarches créatives et je n’hésiterai pas à aller faire un tour de temps à autre sur ton site qui est très chouette!
Des bises, Anne »

• et du courrier de St Orens, avec un peu de brosse à reluire, ça fait pas de mal de temps en temps

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• et un petit travail en cours (1ère étape) pour se faire une nouvelle police-à-affiche-numérique, avec le Modulographe acheté dans une chouette librairie d’Angers, du temps de la résidence chez Gracq…
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Ce Modulographe, c’est une idée extra, et y’en a un autre qui vient de sortir, aux éditions PPAF.
(Ils étaient au marché de la poésie, c’est con que notre candidature soit passée aux oubliettes, c’était l’occase de se rencontrer!)
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• et à Emmaüs, un bricolage improbable (…le genre de truc qui me navre!!) (un imprimeur alcoolique à la retraite?)
Bon, ça m’a pris beaucoup de temps pour tout démonter proprement, et maintenant, il va falloir remettre tous ces caractères en état de service, si possible…)

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mercredi à paris

3 juin 2018

Si vous êtes à Paris, une soirée à la maison de la poésie
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Synchro avec le marché de la poésie, place St Sulpice, du mercredi 6 au dimanche 10 juin, où on devait avoir un stand avec N’a qu’1 œil, et puis, ils nous ont oubliées parce qu’on ne les avait pas harcelés… bon ben tant pis…
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(ou tant mieux, vu que rentrer le dimanche soir pour repartir le mercredi à l’aube, y’en a marre de ce genre de sport !)

 

Du coup, on s’était speedé pour faire un nouveau tourniquet pour ce début juin… vous le verrez tout bientôt!


envoyer balader les mots

3 juin 2018

Samedi 2 juin, atelier à la médiathèque de St Orens.
Ce matin, nous étions 7 pour faire connaissance, chercher des mots dans l’emploi du temps de nos vies, nos têtes, des livres ouverts au hasard dans tous les rayons de la bibliothèque.
Puis, chercher les formules à mettre à sac, pour aller les photographier dans l’après-midi non loin de la médiathèque.
Résultats immédiats, et à suivre…
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variable

1 juin 2018

Depuis que je viens à Toulouse, je n’ai jamais été à la fondation Bemberg à Hôtel d’Assézat. C’était l’occasion cet après-midi.
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La découverte de quelques merveilles.
Venus et Cupidon (1531) de Cranach l’ancien
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& puis des peintures impressionnistes et fauves
La liberté de Berthe Morisot, avec ses Femmes au jardin de 1882
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Et puis, et puis, une salle entière de Bonnard… dont des peintures jamais vues, comme cette petite (21 X 22,7 cm) La femme au restaurant
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retrouver avec joie ses cadrages et mises en plans
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avec lui qui nous regarde en se lorgnant
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et bientôt retrouver la mer, possible et impossible carte postale, avec toujours cette question : comment capturer l’espace
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Auparavant dans mon séjour, mercredi, seul jour « de vacances » dans ces 15 jours ici, petit tour au musée du verre de Carmaux
Avec ces verres gallo-romains
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des belles reconstitutions à partir de tessons
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dans de minuscules vitrines comme de petits aquariums temporels
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& chez Violaine, à Albi, dans la revue de la céramique et du verre, la découverte de Suzanne Alberg (en attendant la formation de verre filé que j’espère faire en septembre!)
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et les carreaux de Claudie pour sa maison dans les bois
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avec un collier en nouilles de porcelaine qui dansent, que maintenant j’ai autour du cou, faut bien ça..!!
20180530_151344 (1)& ce mail de Geoffrey, du Tripode, trouvé hier soir en rentrant de St Orens, (après une rencontre vraiment sympathique et encourageante, animée par Brice Torrecillas) :
Bonjour Fabienne,
Une pensée en citation (interview d’Arthur Cahn pour Diacritik) :
« Enfin dernièrement, j’ai eu un coup de cœur pour un livre, Papa part, Maman ment, Mémé meurt de Fabienne Yvert. Un livre incantatoire. J’aime cette langue des fous, des sorcières, des enivrés de l’écriture qui malaxent les mots comme une matière. »

Travaillons la matière, mots, terre, verre, espace, peinture, temps, vie…

Comme Christine Petit, toute récente lauréate du prix Kavli, décerné par L’Académie des sciences et des lettres de Norvège, qui a fait avancer la compréhension des mécanismes moléculaires et neuronaux de l’audition
(depuis FAIS-MOI SIGNE.., ces explications ne sont plus du chinois!) :
« les trois lauréats ont utilisé des approches complémentaires pour éclairer les mécanismes par lesquels les cellules ciliées dans l’oreille interne transforment le son en signaux électriques pouvant être déchiffrés par le cerveau ». Ils ont également « révélé les mécanismes génétiques et moléculaires expliquant la perte de l’audition ».
Où cela va conduire?