planète B

26 décembre 2022

J’ai lu ce drôle de livre dans le train l’autre jour, et il est suffisamment exceptionnel pour le partager :

un livre intéressant et étonnant de par sa forme, de la science fiction-réalité en quelque sorte.

& puis, un mail de J.P., moi qui passe une trop grande partie de mon temps à faire des dossiers pour des projets :
Un vrai plan B !
j’ai répondu par la création d’une nouvelle entreprise (depuis le temps que je veux faire des tapis !), chez Manée, on va avoir besoin de place !

en ce soir de Noël, l’occasion de repenser à ce beau tapis persan dans les étoiles du zodiaque :


Monet money

26 décembre 2022

 

En ce moment, à la fondation Vuitton à Paris, il y a l’expo (que j’attendais impatiemment depuis l’automne!) Monet/Joan Mitchell.
Car ce sont ce sont justement ces 2 là qui m’ont causé les plus grands “chocs” de peinture.

 

C’est aussi l’occasion de penser fort à mon amie Christine (et réciproquement comme le message reçu), avec qui j’ai passé des après-midi à Marmottan à avoir envie de lécher la peinture, quand on était aux B.A. & à passer du temps devant J. Mitchell aussi, à Beaubourg, à la galerie Fournier, au Jeu de Paume en 94…

C’est une expo extra (c’est toujours extra de voir ces peintures), même si certain dispositif me hérisse, comme celui-ci que je trouve très vulgaire (est-ce qu’il y a besoin que la juxtaposition soit autant téléphonée…) :


et celui-ci pas top (et trop resserré pour passer tranquillement du temps devant)

avec au fond les 3 panneaux des Agapanthes, qui sont dans 3 musées américains différents, réunis, petite Orangerie… (à l’Orangerie justement, j’y ai vu Joan Mitchell en bas de l’escalier, belle transition d’1 peintre à l’autre…)

& une vue de leurs peintures de près (miam) :

C’est formidable et balaize aussi de voir que en petit format, J. M. garde la même énergie. & c’est la 1ère fois que je vois ses dessins.


Reste plus qu’à retourner à Marmottan quand tout ce bazar sera fini..!

Pour en savoir un peu plus :

& puis, question autre hérissage, les pubs dans les abris bus me donnent des boutons…

Il y a plusieurs versions, décor Nymphéas toujours… (à quand un défilé de mode devant les nymphéas, allez, ça rapportera des sous au musée, en avant la privatisation!)

(& quand je pense à la difficulté de se retrouver à l’Orangerie sans 3 milliards de personnes…)
Question vulgarité, c’est balaize aussi ! Les touristes qui font des selfies devant les peintures sont des petits joueurs!
Au moins auparavant, avec Jeff Koons et sa collection de sac pour Vuitton, c’était plus clair :

En attendant dans le bus, c’est une autre ambiance, avec chat dans les bras qui regarde par la fenêtre quand sa maîtresse regarde son téléphone, et manteau pour chien joueur… Peu de monde se sent concerné ou ulcéré par les affiches Vuitton…

& quand même, merci Vuitton pour cette expo (combien faut vendre de sacs pour payer les assurances des peintures exposées ?)


un programme spatial retrouvé

12 décembre 2022

J’ai déjà vu une expo de Cristina de Middel aux Abattoirs à Toulouse sur les Afronauts, mais je l’avais plutôt vu rapidement, à un moment où ça m’intéressait pas plus que ça…
& à Arles, aussi, il y a quelques années.
& hop, voilà que je redécouvre cette histoire

Dans le Times, en 64

 

son travail photographique, adapté de cette histoire,

et le livre qu’elle a auto-publié

& puis cette passionnante présentation de son boulot et de son rapport à la photographie

Voilà qui m’enchante !


boro

3 décembre 2022

Voilà la base.
Justement aux abattoirs il y a quelques temps, dans l’expo Artiste/artisan, avec des pièces de la collection Daniel Cordier, il y avait 2 belles couvertures rapetassées :
(Le pétas en occitan étant une pièce d’étoffe mise sur un vêtement pour cacher la misère, d’où le verbe « pétasser » : rapiécer.)


Du coup, après les jeans déchirés par une usure artificielle achetés à prix fort, voilà encore plus fort : la réparation commerciale.

ou la fausse réparation, en trompe l’œil mais pas seulement :

Car peu de monde sait coudre ? sait repriser ? a le goût des réparations ? des réparations magistrales, qui transforme une guenille en pièce remarquable ? a le temps de coudre, et le temps c’est de l’argent ? un vêtement réparé-acheté est plus facile à porter-précieux qu’un vieux vêtement réparé ?
Ça me fait penser à un mot que Violaine m’a appris récemment, en me disant qu’elle allait changer ses vieilles peilles pour une tenue de princesse pour sortir. Une peille en occitan, un morceau de tissu usagé, guenille ou serpillière.

Ça me fait penser aussi à certaines pièces de Comme des garçons, devenues iconiques :



Le monde reste mystérieux, même le commerce, & c’est ainsi qu’Allah est grand, comme dirait Vialatte !

L’occasion de découvrir le beau travail de Celia Pym

 

 

 

 

 

 

 

& puis, si vous tombez sur un stock de chaussettes, il y a ce détournement iconique, lui aussi : le pull en patchwork de chaussettes en laine de la Maison Martin Margiela – Automne-Hiver 1990-1991. Décliné aussi en fil d’écosse pour l’été..!!


Des fois, investir dans la couture, ça rapporte : extrait d’une vente aux enchères d’une grande maison de vente parisienne

Vous saurez tout pour le réaliser
& si vous utilisez en prime de vieilles chaussettes, ça n’en sera que mieux ? ou tout autre chose…