depuis le temps

28 mars 2018

• Vendredi dernier, un atelier toute la journée à la Cave Poésie avec 19 enseignants (collège, lycée, en français, arts-plastiques, histoire, …, et documentalistes). J’avais préparé pour cette rencontre des supers carnets qui nous ont aidé à travailler, réfléchir, expérimenter, penser au support… (et pour moi lors de sa fabrication, penser à un carnet différent, joyeux et plein de surprises…)
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La première surprise a été des retrouvailles inattendues avec une copine du Havre, alors au début de sa carrière de professeur d’arts-plastiques, qui habite maintenant dans le coin, et qui m’a offert-rapporté un pot de confiture venant de chez ma grand-mère, plusieurs dizaines d’années après!!

En fin d’après-midi, les cahiers étaient devenus des « petits livres » assez réjouissants.

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• d’Albi à Toulouse, retrouvailles également avec la sncf et des installations qui me laisse rêveuse (encore plus le matin tôt mal réveillée..)
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• & puis 2 autres matins, où le rêve disparaît bien vite : ateliers d’écriture en prison, dans le cadre de « Dis-moi 10 mots ».
(Un conseil, pour la prison et l’aéroport : ne pas mettre une salopette, ennemie du portillon détecteur de métal…)
20180321_204857D’autres carnets, reliés avec des fils de scoubidou… et jugés trop petits pour certaines grandes mains, ou trop beaux pour écrire dedans…
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Pour le moral, le temps pourri et l’éloignement n’aident pas, même si on retrouve sa « liberté » une fois la dernière porte ouverte.
Liberté au milieu de « rien ».
Installée plus loin sur un rond-point de zone grise semi industrielle, avec une station de lavage et un marchand de verdure décorative, une boulangerie-cafèt avec une pub dans les toilettes censée redonner du (des)goût, pour attendre l’heure du retour, au chaud-sec
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• Autre zone de la gare la nuit, où j’attends le dernier car retour Toulouse-Albi à 23h23 (+ 1/4 d’h) (pas assez de clients pour un train…? raté le dernier de 21h20 à 5mn près, 2h passées en compagnie d’Hélène Bessette, de laissés pour compte divers et variés, de pauvres qui attendent le train de nuit pour Paris, de jeunes chiens curieux, …) avec, c’est nouveau, un message diffusé obsessivement-obscènement tous les 1/4 d’heure : » Nous vous rappelons que la mendicité est interdite dans l’enceinte de la gare »… (heureusement, ce n’est pas la voix de Simone!)
Petit car, qui ne peut pas s’arrêter en cours de route pour laisser descendre quelqu’un si l’arrêt de cette ville n’est pas prévu dans la desserte (« sinon, je risque de perdre mon boulot » explique le chauffeur), et où on ne peut monter sans tickets comme dans le train. Une jeune fille ne peut plus rentrer chez elle, un trop pauvre reste sur le carreau, ou plutôt sur le banc en pierre de la gare routière. A l’arrivée, dans l’avenue jouxtant la gare d’Albi, une femme en survêtement hagarde-égarée fait les 100 pas sur le trottoir d’en face sous une pluie battante à 1h1/2 du mat.
Il y a des jours où la vie semble plus belle que d’autres…