quelques visites

14 octobre 2020

Alors, depuis le 1er octobre, j’ai vu plein de belles choses!
Violaine était passée voir l’expo (et Tulle!) en montant à Paris pour le marché-expo de Saint Sulpice, où elle exposait.
Un nouveau mot que je ne connaissais pas : être espanté..!
A Paris, le soleil brillait entre 2 averses, et ça caillait..!
Le dimanche en arrivant de Tulle, petit tour à St Sulpice pour voir Violaine et découvrir des boulots ! Il y avait plein de choses colorées et gaies, enlevées, libres, plus que d’habitude m’a-t-il semblé.
Vous pouvez faire vos découvertes vous-même ici

Pour ma part cette sculpture accrochée au mur (comme un fer à repasser spirituel…) m’a fait de l’œil (la photo est super moche) et j’ai regretté d’être pauvre. Je me suis rabattue sur une tasse…
C’est le travail de ce jeune homme :

Chez Violaine encore, j’ai parfois mangé dans des assiettes d’Héloïse Bariol. Sa liberté de geste me plait bien !

Je serais bien repartie aussi avec un animal de Marina Le Gall

Les “petits esprits” d’Hélène Loussier sont fort beaux aussi, et n’ont rien à envier aux Kachinas :

Découverte aussi du travail de Marianne Abergel :
J’ai pas pris de photos, et sur son site, j’ai pas vu ces derniers boulots… Mais des plus anciens :

Dans un autre genre, les couronnes de cimetière revisitées (c’est moi qui les appelle comme ça) de Rose Coogan m’ont enchantée :

& puis, le soir, une autre grande découverte, de lecture : Le Démon de la colline aux loups, en avant-première, édité au Tripode, et qui sortira début 2021.
Le 1er roman d’un monsieur qui est chroniqueur judiciaire.
Une histoire forte et glauque et lumineuse aussi, simple et puissante, poussée à bout, un style qui va avec, qui vous emporte, qui m’a fait pensé à Marc Graciano dans un autre genre, avec une langue pas du tout précieuse : sorte de litanie, longues phrases dont les circonvolutions détaillées vous entrainent, puissance de la nature, de la “sauvagerie” (plutôt sauvagesse..!) descriptions et impressions mélangées.

Et puis, récit qu’on termine quasi à la dernière page du livre (237), et qui nous laisse bras ballants, un trésor dans les mains.
& l’illustratrice a le même prénom que la sœur aimée du narrateur, cela nous fait regarder autrement la couverture, comme une enveloppe au récit.

Patientez, on en reparlera!! & pendant que j’écris ça, j’ai ça sous les yeux…
Dans le livre aussi, une description incarnée de la mer vue pour la 1ère fois.

& puis, parmi les bonheurs de ces quelques jours, on trouve des dattes fraiches (j’adore ça!!) pour la fête juive de Soukot, youpi!

C’est la période idéale pour visiter les musées (et les rues de Paris sont plutôt vides, comme les bus et metro hors heures de pointe), alors, on y va !
Un petit tour à Beaubourg (seul musée ouvert en nocturne le lundi!) avec Jean-Pierre, (re)voir Globale resistance :

Jonathas de Andrade, artiste brésilien :



& puis, petit tour du musée d’art moderne, toujours des choses à revoir ou à découvrir :
 
(je ne sais pas si Dubuffet appréciait Léger ?)

Une “Femme lançant une pierre” de Picasso (1931)
& puis, Torres-Garcia, dont Jean-Pierre m’avait déjà parlé :


& pour finir, une peinture de Nolde qui me met toujours de bonne humeur :

Mardi, direction le musée des arts déco avec Violaine pour voir une expo de bijoux contemporains

elles sont belles ces broches limaces! (je ne sais pas pourquoi c’est éclairé comme ça, est-ce que la lumière abime les bijoux ou c’est pour faire plus précieux ?)

et un petit tour au musée à travers les siècles…


Découverte de François Décorchemont (recherche sur le net à partir du vase vert vu aux arts déco). Outre ses pâtes de verre, il a réalisé plein de vitraux qui donnent envie de faire une virée en Normandie!

Grâce à ce monsieur, on peut les voir

revenons au musée avec Gauguin

et deux théière japonaises bite-caillou, la classe dans un salon de thé!

On appréciera l’audace poétique…

Après ça, un détour par un pont avec ce remorqueur aussi beau qu’un jouet

& puis mercredi, tant qu’à voir des expos, direction la fondation Vuitton pour l’expo rétrospective (1975-2020) de Cindy Sherman qui vient de commencer : et elle est vraiment formidable, et c’est passionnant de voir l’évolution de son travail !!! (et si la mode peut encourager ce genre de travail, bingo!)
ci-joint les cartels, il ne vous reste plus qu’à aller voir l’expo ou vous remémorer les boulots dont il est question (parmi d’autres)…

(J’espère que mes images pourries vont vous donner envie d’y aller..!)
les “landscapes” (2010-12)

et la nouvelle série “men” (19-20)

je ne connaissais pas ses tapisseries..!

et puis d’autres pièces de la collec, avec Louise Bourgeois

Annette Messager d’il y a longtemps

et Abdel Abdessemed qui dessine sa signature comme un fil électrique

Pour redescendre sur terre, on termine par les coulisses du bâtiment :