sécher

18 juillet 2020

Jean-Pierre est venu à Saint Pardoux vendredi 10 juillet présenter leur nouveau projet avec Zoé, l’occasion de le voir en début de semaine chez Raphaëlle pour les 400 ans du Mons, devenu le roi de la broderie, pour une broderie collective sur un drap en métis magnifiquement bleu.

Pendant ce temps, plein d’autres activités, rencontres, discussions et repas, et pour moi, l’occasion de recroiser la route du feutre abandonnée depuis plusieurs années, en proposant de faire 2 couvertures avec les laines qui emplissaient ma trop petite voiture. On en voit une qui sèche au loin.

• & justement, en parlant de sécher, le lendemain 15 juillet, retour au Lieu/lien pour y trouver une inondation.

L’eau coule du plafond depuis plusieurs jours, après avoir imbibé successivement tous les étages depuis le 3ème ainsi que l’escalier de l’immeuble, vide depuis juillet, et dégouline…
Toutes les affiches sont détrempées, 5 cm d’eau dans le pot à crayons sur la table devenue mare, histoire de constater par exemple qu’une gomme ne flotte pas…

Heureusement dans notre malheur, mes dessins sur les murs sont gondolants mais épargnés, aucun ne s’est décroché…

Le carton avec le stock des jeux de cartes de l’atelier est tellement imbibé qu’on peut en suivre la trace jusqu’à la poubelle plus loin…

 

On ouvre les poches d’eau du plafond en évitant de se prendre des cataractes sur la gueule (David apprécie son chapeau), on laisse les seaux sous l’eau qui continue de goutter (on a réussi à aller dans la cave fermer le maudit compteur avec la petite molette de débit qui tournait sans arrêt), on serpillère, on éponge, on déplace les éléments pour soulever le lino que le sol puisse aussi sécher…

La peinture au plafond gorgé d’eau est venue toute seule, maintenant sécher les plâtres… & que l’affreuse odeur disparaisse…

Adieu à plus de 140 affiches stockées là, numériques ou en typo, un paquet d’heures de travail…
Dur pour les rêves de travailler agréablement au Lieu/Lien cet été… Fin de résidence à tordre merev…
& enlever cette odeur infecte et tenace… direction la droguerie Neige, pour 2 kg de bicarbonate…

• & puis il fait un temps de chiottes.
Le lendemain, direction Clermont-Ferrand sous la pluie avec un pull et un kabig pour aller chercher une grande table en chêne pour la future expo à l’église.

On la range au sec, car là aussi, il y a des problèmes quand il pleut, à cause d’un regard bouché, que personne n’a débouché depuis presque 2 mois que ça a été signalé et demandé… & ça sent aussi l’humidité, damned, moi qui veut mettre des tapis (peints) au sol…
Un pâle soleil apparait dans mon malheur, qui projette une faible lumière de vitrail, il est 15h30.

Ce n’est pas comme la dernière fois, avec David, un matin, où la forme se déplace très vite avec le soleil !

• Ciel bouché, et cette semaine du 14 juillet, pas d’affichage supplémentaire de la dizaine d’affiches, sauf une sur le kiosque, en haut, pour les gens qui lèvent la tête…

Suite la semaine prochaine, alors…

• & comme le kiosque est près du théâtre, vendredi 16h, rendu d’un travail (5 jours X 4h) avec une dizaine d’ado et mineurs isolés avec Marie-Pierre Bésanger, qui a déjà travaillé avec PEC et qui propose des ateliers avec des jeunes au mois d’août ; c’était bien et ça donne envie de travailler avec ces jeunes ! J’espère que certains d’entre eux participeront aussi aux ateliers que je propose !
Car les dispositifs artistiques post-covid pleuvent, comme dirait Manée…

• Justement, le projet :

Contactez-moi pour les inscriptions!

• & puisque PEC proposait cette semaine un film sur Giovana Marini :

un cadeau à écouter

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