Cité de l’architecture et du patrimoine

Date : 19 février 2026

Au musée du Trocadéro, Cité de l’architecture et du patrimoine.

Je crois que je n’y étais jamais allé depuis que c’est revu…
Je suis allée voir l’expo Chromoscope (hélas pour vous terminée), et dans la foulée, traverser l’expo Mute de Fabienne Verdier. Je dois dire que dans l’idée son travail me plait, mais dans la pratique je le trouve de plus en plus lourdingue. Travailler sur le geste et que ça devienne autant figé me semble assez problématique…!! & l’expo Mute est pas là pour infirmer mon impression pas terrible…
mais quoi qu’il en soit, ça valait le coup pour cet endroit hors du commun (et parce qu’il y avait l’autre expo!!)

Ci-après quelques photos des œuvres possibles (& pas les plus grandes…), comme ces 3 petits formats.

Mais une question, pourquoi ces chassis monstrueux (aussi épais pour des petits que des grands formats, c’est un parti pris, OK, mais ça n’aide pas à la légèreté ni à la préciosité, hein, c’est le moins que l’on puisse dire…)
Comme pour ce rétable Par une nuit d’été (183 X 226 – coll.part.) qui pourrait être beau (est-il nécessaire qu’il soit si grand – ou alors pas assez, qu’on soit carrément dépassé…?!) mais là-encore, cette épaisseur et ce chassis visible (& visiblement, ça ne se ferme pas…) ??


 
Quasi tout est dans des collections particulières ou étatiques. Ça me fait penser à Christine qui traitait le Soulages du noir au kilomètre de peinture pour dentistes..!! (je suis d’accord!) Là c’est pareil, c’est devenu dans sa lourdeur une bonne grosse valeur bourgeoise… Il faut du solide pour son argent…

En face et en accompagnement, il y avait cette merveille. Un moulage d’une allège (rien que son nom!) d’une fenêtre de la façade sur cour de l’Hôtel Jacques Coeur à Bourges. Quand la pierre est 1000 fois plus légère et délicate que le peinture d’un instant et énergie….

Sur fond foncé, c’est moins pire


& en « négatif », je trouvais ça plus intéressant

et pour finir, l’idée de les mettre en rapport est belle, mais y’a toujours pas photo avec Le grand vortex d’Unterlinden (551 X 271 – coll.part.) et cette colonne merveilleusement ascensionnelle…!!

Bon, passons à l’autre expo géniale

Pas évident comme association, et très réussi (et ça fait un bien fou!)
& visiblement pas du tout au goût d’un certain visiteur qui m’a parlé, qui déplorait qu’on ne puisse pas voir les peintures médiévales derrière les œuvres modernes
— ben, vous devriez aller les voir sur place, plutôt qu’en reproduction..!!


Allez, je vous les mets en grand, plein les yeux ça fait du bien
(& voilà la légèreté et profondeur à la fois, pas comme F. Verdier…)


Adolph Gottlieb a été pour moi une révélation, je ne le connaissais pas.
J’ai lorgné son travail dans un catalogue à la librairie du musée, trop cher pour mes moyens (mais je l’ai trouvé d’occase, eurêka!) (et qu’on arrête de prétexter protéger les auteur.e.s en voulant taxer les sites de livres d’occase..!!!)


Helen Frankeinthaler, dont il y a plusieurs toiles
et des associations et découvertes toujours surprenantes

Sam Francis, c’est pas le mariage le plus réussi, je trouve. & pendant que je visitais, il y avait un gars du musée (le commissaire d’expo?) qui faisait une visite particulière avec un couple de (vieux) collectionneurs
— On a presque le même Sam Francis » disait-il à sa femme…
— Ah ouais ? Quand tu vois une expo, tu penses à la validation de ta collection au lieu de regarder ?!

Pourtant le gars du musée ne ménageait pas ses efforts pour les aider à voir…


Helen Frankenthaler encore, Portrait of Margaretha Trip (1980)

Un seul regret, tout de même de taille (c’est le cas de dire), c’est qu’il n’y ait pas une peinture de Robert Zakanitch…
Comme cet Ephemeral Beauty

ou encore Bent Chameleon

Dommage, l’expo se terminait dimanche 15 février, mais c’est un endroit où il faut allez voir les futures expos, me semble t’il !!

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