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QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
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un monde flottant

Date : 4 novembre 2018

• l’avantage du ciel qui nous tombe sur la tête depuis 2 semaines, c’est que parfois, dès le réveil, les nuages ont des formes enthousiasmantes, inspiration pour des sortes de flotteurs en verre…

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• Après 36 heures sans électricité, du nouveau scotch (vive le bleu blanc rouge…) enrobe le poteau cause de la panne (le scotch enserrant une bâche pour l’étanchéité…). & pendant ce temps là, on « propose » ailleurs l’installation de compteurs linky… Une histoire de zombies…

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• & comme le terrain vague au bord de la mer est détrempé, c’est facile d’y déterrer de nombreuses pierres précieuses, scories de l’ancienne verrerie, pour de futures pièces mêlant grès ou porcelaine et verre…
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• & profitant d’un rayon de soleil, Marie-Christine est passée m’apporter un cadeau précieux de la part de Monique : une boîte à couture de grand-mère pour remplacer celle qu’on m’a volée en avril 2017 ! Cela me touche particulièrement. Une remise à zéro+, au moment où je reprends le travail arrêté alors faute de four.
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avec des instruments à la pointe du progrès comme ce crochet pour remailler les bas, belle pièce!
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• & pas encore eu le temps d’imprimer l’affiche prévue pour Tulle, composée le 25 octobre ! Un bricolage en attendant dont voilà la trame…
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ou un lien à « broder » ensemble…
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expositions

Date : 23 octobre 2018

• En passant par Paris entre 2 trains, le temps de voir l’exposition Freud, du regard à l’écoute au MAHJ.
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En pensant à notre travail de recherches en cours avec Jean-Pierre Larroche, sur les sons, je regarde de près l‘analyseur de timbres des sons à flammes manométriques inventé en 1872 par Rudolph Koenig, un des 1er appareils permettant d’analyser la parole et de visualiser le spectre d’un son, utilisé plus spécialement en phonétique expérimentale pour caractériser les voyelles.
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La résonance acoustique dans les cylindres fait varier la hauteur des flammes des becs de gaz, observables dans le système de miroir tournant…
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& un petit dessin de Charcot de l’inconscient. Après avoir vu l’expo à son tour, Jean-Pierre m’envoie un mail :
« les idées autour de Moi me font penser aux obstacles anti char sur les plages du débarquement (on les appelle des hérissons tchèques) »
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Et tous les objets « parlants » bien rangés sur le bureau de Freud
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• Et puis, ce séjour à Tulle par beau temps d’automne était l’occasion ou jamais d’aller à Vicq-sur-Breuil, au musée Sabourdy20181019_151301
voir l’exposition des dessins de Roger Bichard, après en avoir vu des tas de reproductions dans des gros classeurs et le film documentaire réalisé avec obstination contre vents et marées par Christine Thepenier.
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Magnifique exposition, où après avoir vu des « images » du travail de Roger Bichard pendant plusieurs années, je vois enfin de vraies dessins et peintures.
pétard, c’est bien de voir ces dessins en vrai!! rien à voir avec les images (!!) vues jusque là..!!

Je n’avais jamais vu cette étude de cailloux, qui doit rendre jaloux Viallat.
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Ça m’a fait bien plaisir qu’il y ait juste une présentation et pas de « fiche indicatrice » des problèmes bichardiens comme les fiches psychiatriques du musée de l’art brut à Lausanne qui m’énervent toujours.
On voit un vrai travail de dessin et de peinture, et on s’en fout alors de savoir s’il parlait mal ou non.
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Ça le sort de sa « case ». Ouf.
et puis ces dessins fragiles sont bien exposés,
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la reproduction de la Joconde avec son sourire a toute sa place malicieuse et énigmatique dans cette expo d’un musée, et son autoportrait est un autoportrait comme des tas d’autres peintres ont pu en faire.
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J’espère que ça ne va pas s’arrêter là, qu’il y aura d’autres expos ailleurs pour que plein de monde puisse le voir, réfléchir, admirer, s’émouvoir…
Le catalogue sortira bientôt.

et je crois que c’est cette double page de cahier qui résume bien les choses (et qui m’a fait rire)
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Les cartons qui spécifient…
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Et il y a 3000 dessins, dont nous ne voyons qu’un minuscule extrait. On se rend compte de cette profusion, de l’ampleur de l’œuvre, de cette double vie passée à ce travail d' »enregistrement ».
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Et puis, un dessin de calendrier (super mal photographié au téléphone…) qui me fait penser à Roger, qui passe tous les jours à l’Encre Rouge demander où sont les calendriers (de diverses années) qu’il nous a donné, ce qu’on en fait, ce qu’on en fera, et réclamer un gâteau ou un café… Il faudra que je lui demande s’il sait dessiner..?
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octobre à Tulle

Date : 23 octobre 2018

• J’avais déjà regardé sur internet, et vu un local à louer qui semblait bien et pas cher (même pour Tulle!). Nous arpentons la ville en complément, téléphonons à la recherche d’un local idéal : de grandes vitrines, un loyer tout petit, pas de frais d’agence, une rue passante, travaux d’installation minimum, bail jusqu’à juin. Car pour cette résidence, un QG est ce qu’il faut, qui serve de lieu de travail, de rencontres, d’exposition, d’affichage.
& pour rencontrer les gens et se faire connaître, être là où les gens ne pourront nous ignorer..! Comme « la » rue piétonne, côté soleil tant qu’à faire…
Voilà les idées, marquées même sur la vieille enseigne!

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• Le mercredi 17 octobre, le soir, petit moment de rassemblement devant la plaque commémorative du massacre des algériens.
ici on noie
Le 5 octobre 1961, le préfet de police Papon décrète un couvre-feu de 20h30 à 5h30 pour les Algériens. La fédération française du FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris le 17 octobre, pour protester contre cette décision, qui rassemble 30 000 algériens. La répression sera terrible, plus de 11 000 personnes arrêtées dans la nuit, transférées dans 3 centres de tri, tout le monde fiché, 1 500 expulsions depuis Orly dans les 48h, bilan officiel 3 morts et 64 blessés…
Des livres pour soulever le silence, le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l’Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d’historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil]. Le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques [Jim House et Neil MacMaster, Les Algériens, la République et la terreur d’Etat, Tallandier, 2008] qu’il s’agit de la répression d’Etat la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine.
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En voyant le film documentaire « Ici on noie les Algériens » de Yasmina Adi en 2011, une phrase, digne d’une tragédie classique, m’a marquée définitivement, prononcée par une mère qui traverse le pont dans une voiture : Fais de moi une plongeuse que je retrouve ses os

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Des nouvelles lunettes pour mieux voir
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Un tag bien vu près de la gare…
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• A Peuple et Culture, Marc Pataut était là cette semaine, pour du montage video d’entretiens qu’il avait faits il y a longtemps avec sa résidence et « Sortir la tête« . Dans la bibliothèque de PEC, plusieurs éditions avec Ne pas plier, sur des projets avec photos de Marc. Ici, Aulnay-sous-quoi?

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• et quelques vues « courantes »

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dont une maison-type en porcelaine attrape limaces (peu probante sur le terrain il semblerait…), réalisée par une étudiante de l’ENSA Limoges
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des mots qui nous tiennent chaud

Date : 22 octobre 2018

Uzerche. Atelier avec des migrants et des bénévoles de l’association d’accueil. Des familles. Plusieurs nationalités, un niveau de français disparate, mais toujours quelqu’un pour entr’aider à la traduction.
Un repas ensemble avec des spécialités délicieuses d’autour du monde.

2 après-midi pour emmener les mots dehors, écrire ce qu’on a du mal à dire.
Des rires, de l’émotion, des discussions pour expliquer ou pour peaufiner une formule (ce ne sont pas les français les moins embarrassés et empêtrés), des belles heures passées ensemble.

3 exercices, tous ensemble autour des tables rassemblées.
– des mots qui nous tiennent chaud qu’on a envie de transporter, de garder avec soi. Les mots dans nos valises intimes.
– des moments qui nous émeuvent, des impressions fugages mais fortes, qui nous ont marqués (positives, si possible)
– un sac pour porter ses mots dans l’espace public, faire passer un message à ceux qui le voient.

Merci pour tous ces messages, avant de se retrouver en novembre !!

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pensées flottantes

Date : 22 septembre 2018

Merci l’Afdas pour la formation en verre filé que je viens de faire !
et merci Valérie Vayre, qui m’a appris à me débrouiller avec ce nouveau matériau extra!!
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Mais c’était à Bourges… (ça m’a rapproché de Tulle!) Le retour fut compliqué ! Il y a des moments où j’apprécie particulièrement d’entendre la voix de Simone..!!!
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je devais changer à Lyon, seul itinéraire possible pour rentrer à Marseille le soir même ; « mon » train étant supprimé, je devais quand même passer par Lyon, quitte à y dormir aux frais de la SNCF…
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Arrêt après changement au Creusot TGV, enquête avant ma correspondance : tous les hotels de Lyon sont complets à cause du salon de l’érotisme (!). Après plusieurs coups de fil aux « supérieurs » pour autorisation,
20180921_015846la sncf m’offre donc une nuit à l’hotel Kyriad du Creusot, 1 seule chambre de libre (c’est le salon de quoi?) avec baignoire (youpi), mais à 1 km de la gare TGV (au milieu de rien) sur la nationale sans réverbères ni trottoirs, aucun taxi ne voulant se déranger à c’t’heure. L’agent de la sncf m’accompagne dans sa petite voiture, même si c’est pas réglementaire, pour ne pas avoir ma mort sur la conscience… En arrivant devant l’hotel, il s’exclame « la voiture de mon jardinier » devant une lamborghini jaune sur le parking…
Lever 6h le lendemain matin, le chauffeur de taxi qui me conduit à la gare me parle anglais avant que je lui dise que je suis française.
Le Creusot-Lyon avec 1/2 h de retard (mais on a bien cru que jamais le TGV n’arriverait à redémarrer…) et y poireauter 1h avant le TGV archi plein pour Marseille, du coup en 1ère classe avec les sièges oranges et violet… Bourges-Marseille en 11h30, inOUI !

& dans ce voyage du centre au sud, je faisais attention à ma valise, pleine de verre – à -penser…
Des essais, des mises au point, des possibilités qui se profilent, pour l’expo au centre d’art de Saint-Gratien fin janvier… Va falloir s’y mettre tout bientôt !
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Choix, dès le départ, pour le verre borosilicate, beaucoup moins fragile, en attendant la recuisson (dans un four à céramique, par exemple).
Et, tout de suite, se pose la question : comment écrire, en capitales ou minuscules, comment écrire en attaché avec une baguette de verre (qui ne fait pas ce qu’on veut, enfin, surtout quand on débute..!)
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Valérie me donne le la, très appliqué comme à l’école. Le fil ne doit pas se toucher lors d’une boucle, sinon il faut impérativement faire une soudure.
Comment suspendre les lettres : un trou, une boucle, un fil de kanthal ? Autant de savoir-faire à apprendre.  20180921_134754
Tenter d’écrire « autrement », c-à-d plus librement, mais dur d’être libre avec une baguette!

& faire des petits flotteurs pour supporter les lettres, en repensant aux ludions? Valérie m’en souffle 2 en couleur, en verre sodocalcique (température de fusion autour de 600°C contre 800°C pour le boro, avec une gamme de couleurs plus étendue). Après différents essais, la lettre-flottante soudée directement est adoptée.

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Mais si je travaille en borocalcique, il faut des flotteurs du même verre. Il faut que j’apprenne à faire des flotteurs à partir d’un tube.
20180919_151423Valérie tire de sa réserve un tube d’1,50m style néon, avec un squelette de souris prisonnier à l’extrémité… Elle ne veut pas souffler dedans, même si le feu nettoie toute trace.
Chauffer le tube là où on veut en le tournant dans la flamme du chalumeau, amasser du verre puis le tirer (fort) bien dans l’axe hors de la flamme sur 25-30 cm pour se faire une petite canne de soufflage, c’est un sacré coup de main(s) à (ap)prendre..!
Et comme je ne maîtrise pas la chose très bien, et que je m’amuse ensuite à voir comment souffler, les flotteurs prennent l’allure de topinambour… mais justement, c’est mieux!!!
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Est-ce qu’il faut des lettres en couleur, pour mieux les voir?
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& où mettre le flotteur suivant les lettres, et comment l’incliner pour qu’elle ne flotte pas de traviole ?
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L’avantage du verre, c’est qu’on peut reprendre, refondre, recommencer… tant qu’on n’éclate pas la bulle de verre en soudant trop près…
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& puis un mot entier en capitales (il va falloir un gros bocal…)
Faire des pontils à peine soudés qu’on enlève ensuite, pour travailler le mot sans que ça se déforme en soudant un endroit qui ne tient à rien… la barre du i, par exemple…
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20180919_095453Un autre essai, après avoir parcouru la ville à la recherche de tasse ou de verre en borosilicate qui ne coûte pas trop cher, pour le sacrifier dans l’expérience…
Ça pourrait faire un support simple et stable, à l’occasion (pas avec une tasse, hein, on est d’accord, faut juste imaginer, après avoir vu que c’était possible, et comment faire!)
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4 jours avec Valérie à réfléchir, tenter, essayer en s’amusant, inventer des solutions, ne pas oublier de respirer en soudant ou tirer un fil de verre plus fin à partir d’une grosse baguette, arriver à être concentrée et à faire travailler ensemble et différemment les mains droite et gauche…
Autour d’un seau ou devant une cruche (..!), se réjouir comme des gamines à regarder flotter nos lettres à peines refroidies..!
Je peux rajouter un A dans le seau où mer flotte pour que ça devienne amer, et un i pour aimer, on n’a pas fait de C, sinon, j’aurais pu écrire merci!
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C’était chouette et je repars enchantée, à continuer de noter des choses dans mon carnet pendant ces longues heures de train(s).

& à Bourges avant de partir, petit tour au musée des arts décoratifs, à l’Hôtel Lallemant, magnifique bâtiment.

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une expo sur les « pionniers » de La Borne.
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Le bel équilibre des Leurat
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& un sympathique ours entre l’ourson et la peluche en grès,
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pas l’origine du monde, mais l’origine de l’enfance de l’art…

& pour finir, entre le thé et l’apéro, une drôle d’alliance entre verre et céramique, vue dans une vitrine d’un atelier-boutique d’artiste
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A votre santé!!


un mot comme une marionnette

Date : 4 septembre 2018

Emmanuelle Laborit, dans  » A voix nue » (!) sur France-culture, écoutez-la ou regardez-la!
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Entre autre qui exprime cette belle chose à propos de RIEN !
A propos du spectacle Pour un oui pour un non, de Nathalie Sarraute, où il y a beaucoup de non-dit.
« Quand vous dites RIEN, ce mot une fois sorti, il a disparu.
Le signe, je peux le garder dans l’espace. D’un seul coup, ce Rien devient un objet. & on va en parler. Vraiment, ça devient un personnage ; voilà, comme une marionnette. C’est génial!
C’est une langue (la LSF) qui peut être nourrie par la langue française, mais la LSF peut nourrir le français aussi. J’adore! « 


P.E.C.

Date : 2 septembre 2018

& voilà, on est en septembre. Je reviens de Tulle (en Corrèze), ou comment passer 2 jours en train(s) (A/R) pour aller à/revenir de  « l’intérieur » du pays, une expédition…
C’est le début d’une résidence, rencontrer toute l’équipe de PEC (peuple & culture), parler du projet, l’envie d’emmener l’écriture dehors, y porter (avec les gens) les mots et paroles de ceux qui l’ont peu, de chercher ensemble comment procéder et s’amuser sérieusement, expérimenter et élaborer ensemble…
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L’occasion aussi de retrouver Jean-Pierre Larroche et Zoé Chantre, pour leur projet « Mystères et curiosités » à Saint Pardoux, puis aller boire un coup dans un autre village au café du Tilleul, avec Manée qui nous sert de guide.
Il y a dans l’arrière salle une expo mai 68, avec des photos des manifs à Tulle (où Manée reconnaît plein de monde), et des tas de journaux.

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Jusqu’au Charlie hebdo spécial élection de Coluche, dans la foulée, affiches de Siné, 1er avril 1981.
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Je n’ai pas résister à entièrement le photographier. (il n’y avait pas 22 affiches, mais ici il en manque 2 je crois)
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Et puis, une autre chose qui pique :
petite balade dans une chataigneraie ; les bogues tombées, comme des oursins de terre… Les chataignes ne sont pas encore formées, dit la dissection…
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& un instrument jusqu’alors inconnu (de moi) pour décalotter les œufs coque, ouvrir le couvercle sur du jaune d’or
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Et des beaux jours zigzagants, comme les routes dans la campagne
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relations réflexives

Date : 26 août 2018

Capture d’écran 2018-08-26 à 11.51.55(sorry, je ne me rappelle plus qui est l’artiste qui fait ce boulot)

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Je reviens des rencontres de Lure, où je n’ai pu rester les 5 jours (à cause d’un rdv de maçon — pas franc…), mais quand même…

Des belles rencontres et la tête qui tourne à 100 000 tours.

Avec une super question pertinente (posée par Marc Smith, paléographe) à laquelle je n’avais jamais pensé : pourquoi adopter l’écriture (forcément attachée) telle qu’on l’apprend à l’école pour mes élecritures ? hein?
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Et il semblerait que ce soit une spécificité française.
Je ne sais pas comment on apprend à écrire dans les autres pays qui usent de l’alphabet latin, mais ici, est-il si difficile de sortir de ce moule « primordial » ?
Est-ce que cela nous garantit une lisibilité de tous sans se poser de question ?
Est-ce que, vu que ça n’est pas aisé mécaniquement de former des lettres en tordant un fil attaché à une bobine, on (je) se raccroche à une valeur sûre d’apprentissage ?
J’avais bien vu, lors de la construction du mur d’élecriture à N’a qu’1 œil, à Bordeaux cette année, quand Mélanie et Benjamin m’ont aidée, que tous les 3 n’écrivions pas pareil…
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Benjamin écrivait petit et serré-très appliqué, Mélanie, plus gros moins maitrisé, et moi peut-être plus « librement » que d’habitude, vu qu’il fallait faire vite et que le mur était grand…
Cette diversité nouvelle m’avait bien plu.
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Est-ce que, vu qu’il est peu recommandé de jouer avec les fils électriques, cette écriture est un détournement un peu enfantin ?
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Pour le « fil à retordre » de l’écriture en fil de fer, là aussi le problème s’est (ou plutôt ne s’est pas) posé. D’autant qu’il faut des gants et des pinces vu la raideur du matériau, & qu’on n’écrit pas vraiment « comme on veut » mais aussi « comme on peut ».
Et que j’écris une ligne sur 2 à l’envers, de droite à gauche. Avec un « modèle » pour ne pas me planter dans l’ordre et la formation (en sens inversé, donc) des lettres. Ecrire en tirant la langue (façon de parler) renvoie-t-il automatiquement à l’école?
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De même, dans les 366 dessins de légendes quotidiennes. Où c’est un mixe de mon écriture et de l' »appliquée scolaire ».
J’avais oublié ça : au CM2 (avec un maître vraiment extra!), pour certaines rédactions une copine écrivait en rimes et en « caractère d’imprimerie » (je suppose que les caractères non attachés faisait plus « comme dans les livres »…). Ça m’avait plu au point de l’imiter. Au point que mon écriture dès lors a changé, et que les d,b, p, q, h, l etc. ont plusieurs formes. (De là à imprimer, longtemps plus tard…?)
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Lors des expositions de ce boulot, des personnes disent régulièrement que ça leur fait penser à Ben. En France dès qu’il y a beaucoup de choses à lire (écriture manuelle + sens) dans une expo, on a besoin de repères et on pense à Ben…
En France on écrit plus volontiers en « attaché scolaire » (je ne sais pas comment nommer ça) à cause de Ben ?
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En remontant encore plus loin dans mon boulot, je pense au jeu avec la(ma) calligraphie lors de l’écriture de Papa part, Maman ment, Mémé meurt ; jouer à (avec) la plume, modifier son geste par amplification, difficulté du support, changement de main, fermer les yeux, etc.
En tout cas, il m’aura fallu du temps pour que le kg de plume se transforme en kg de plomb d’imprimerie…
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Et puis, il y a son(mon) « écriture de cochon », comme on dit volontiers. Donc se forcer à être facilement lisible.
D’où vient cette expression ? Dans La ferme des animaux, les cochons apprennent à écrire dans un vieil abécédaire… & les cochons sont réputés pour être intelligents — on ne dit pas écriture d’âne, dont on affublait les mauvais élèves de leurs oreilles.
Une écriture sale… Quelle est la propre : religieuse, administrative et scolaire (travail-famille-patrie) ?
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Ou il faudrait dire écriture de fumier? (& là on pense à Céline — je viens de lire Nord, que je n’avais jamais lu, chapeau bas, quel écrivain ! (et est-ce que le nom de Achille, dans San Antonio, vient de là ?))
Une écriture cochonne a-t-elle quelque chose à voir avec la littérature du même nom ?! Une écriture rose (cochon) comme les ballets ?
Mais la bibliothèque rose, qui a enchanté notre enfance, avant qu’elle ne soit verte… Et la littérature rose (à l’eau de, plutôt que rose cochon…)
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Donc écrire « naturellement » que pour soi, pour ses notes et papiers, et « appliqué scolaire » quand c’est publique, quand son écriture n’est pas toujours facilement lisible ?
Se prendre la tête pour le sens, donc laisser un peu tomber la forme par paresse, fatiguant d’être au four et au moulin..?

En tous cas, la question m’est ouverte, à expérimenter, à suivre, dans de prochains essais ou boulots….?!

carnet& une photo envoyée par Marie-Astrid après les rencontres de Lure, qui résume bien la situation de ce post..!

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mots invalides

Date : 17 juin 2018

Les grandes oreilles ont écouté les créations des détenus, destinées à être diffusées à l’intérieur (bibliothèque) et l’extérieur de la prison (bibliothèques, cave poésie suivant différents dispositifs..)
& l’autorité judiciaire a déclaré  2 phrases invalides parmi les 7 « morceaux » sonores.

VALIDER : Rendre ou déclarer valide, valable.
VALABLE : Qui remplit les conditions requises pour être accepté par une autorité. Qui remplit les conditions pour pouvoir être accepté, être pris en considération par une autorité judiciaire.
Qui a un fondement accepté et reconnu, qui est vraisemblable.
Qui a un effet, une valeur dans certains cas, pour certaines personnes.
Qui a des qualités, qui est digne d’être apprécié, estimé.

Le valable n’est pas le même pour tous… ( & la censure n’est pas forcément là où nous l’attendions ;  « tous sans exception veulent se faire la belle » dans Chronique d’un griot (le texte qui parle le + de la détention) n’a pas gêné les grandes oreilles, mais pas possible de parler fumette ou corde (au cou), entre autre…)
Comment faire pour que ces morceaux puissent être diffusés, (car si ils passent aux oubliettes la censure est encore plus importante) ? mettre des bip à la place (en admettant que ça soit accepté…)?  couper un seul mot dans les phrases qui défrisent les grandes oreilles pour que ça passe sans changer fondamentalement le sens de l’idée? Trouver d’autres mots presque semblables dans le stock d’enregistrements? ou des bruits de clés de surveillants?
Ludo et Manu, des Obliques, s’y attellent ou s’y attèlent…

à suivre…

bulle
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nuage carré pour pas tourner en rond

Date : 16 juin 2018

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• Un petit bilan de nos ateliers à Seysses, avant que de pouvoir partager ce que les détenus ont réalisé (faut attendre la « validation » de l’autorité pénitentiaire…)10 mots
• et pendant ce temps-là… :
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• et un « retour » qui résume bien la chose et le boulot à poursuivre (reste à trouver comment…) :
« Bonsoir Fabienne,
Je t’avais promis un retour de notre part….suite à ce beau spectacle que tu nous as offert à Toulouse. Je n’avais pas oublié mais un peu accaparée par des tas de choses à faire en cette fin d’année scolaire.
Voilà les différents retours des unes et des autres:
On a aimé le dispositif, les textes lus ou à lire en regard avec la gestuelle. L’originalité du propos et les idées défendues.
La traductrice est géniale, on a toutes été subjuguées par sa gestuelle et sa présence physique.
Nos remarques:
il faudrait moduler davantage ta voix.
trop d’informations et parfois trop de chiffres (vers la fin)
les informations scientifiques et les recherches faites sur le sujet sont tellement denses que l’on est frustré de ne retenir que quelques bribes. On a été impressionnées de toutes les recherches que tu as du faire.
on aurait aimé comprendre davantage le principe de la traduction en langue des signes, peut-on tout traduire? Comment la palette des émotions est- elle traduite?
on a pas le temps parfois de lire le texte du milieu; ce n’est certes pas facile de donner autant de place aux « 3 tableaux ». Jouer davanatge avec les éclairages?
on aimerait que tu accentues le côté surréaliste, décalé, humoristique et poétique.
Il semble que tu en fais un acte militant et revendicatif vers la fin, il faudrait marquer une rupture ou un changemen si c’est le cas.
pourquoi ne pas faire participer le public? A la fin ou pendant la spectacle? Sous quelle forme?
(Ce ne sont que des réactions qui n’appartiennent qu’à nous).
Je te souhaite une belle suite dans toutes tes démarches créatives et je n’hésiterai pas à aller faire un tour de temps à autre sur ton site qui est très chouette!
Des bises, Anne »

• et du courrier de St Orens, avec un peu de brosse à reluire, ça fait pas de mal de temps en temps

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• et un petit travail en cours (1ère étape) pour se faire une nouvelle police-à-affiche-numérique, avec le Modulographe acheté dans une chouette librairie d’Angers, du temps de la résidence chez Gracq…
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Ce Modulographe, c’est une idée extra, et y’en a un autre qui vient de sortir, aux éditions PPAF.
(Ils étaient au marché de la poésie, c’est con que notre candidature soit passée aux oubliettes, c’était l’occase de se rencontrer!)
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• et à Emmaüs, un bricolage improbable (…le genre de truc qui me navre!!) (un imprimeur alcoolique à la retraite?)
Bon, ça m’a pris beaucoup de temps pour tout démonter proprement, et maintenant, il va falloir remettre tous ces caractères en état de service, si possible…)

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mercredi à paris

Date : 3 juin 2018

Si vous êtes à Paris, une soirée à la maison de la poésie
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Synchro avec le marché de la poésie, place St Sulpice, du mercredi 6 au dimanche 10 juin, où on devait avoir un stand avec N’a qu’1 œil, et puis, ils nous ont oubliées parce qu’on ne les avait pas harcelés… bon ben tant pis…
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(ou tant mieux, vu que rentrer le dimanche soir pour repartir le mercredi à l’aube, y’en a marre de ce genre de sport !)

 

Du coup, on s’était speedé pour faire un nouveau tourniquet pour ce début juin… vous le verrez tout bientôt!


envoyer balader les mots

Date : 3 juin 2018

Samedi 2 juin, atelier à la médiathèque de St Orens.
Ce matin, nous étions 7 pour faire connaissance, chercher des mots dans l’emploi du temps de nos vies, nos têtes, des livres ouverts au hasard dans tous les rayons de la bibliothèque.
Puis, chercher les formules à mettre à sac, pour aller les photographier dans l’après-midi non loin de la médiathèque.
Résultats immédiats, et à suivre…
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