des lustres

Date : 1 avril 2023

On commence par les définitions du CNRTL (une mine au trésor plus qu’un dictionnaire) :

À Tulle, depuis des lustres je dois finir des lustres !
Un lustre en verre, un lustre vénitien adapté pauvre — quoi que, les boules de noël de Meisenthal, éléments clés de l’affaire, ne coûtent pas rien, mais on peut les acheter au fur et à mesure… (enfin, après le 2ème confinement, on pouvait les acheter en ligne, maintenant, c’est nettement plus compliqué, et le plus simple est de faire une virée à Meisenthal et à St Louis, etc… mais avant faut faire des économies!) (et du coup, c’est une rare chose qui coûte presque 2 fois plus cher d’occase que directement là-bas!!)

Un 1er lustre, de l’année dernière :
 

Regardez les vidéos, qui expliquent la naissance chaque année de chaque boule, c’est passionnant.

Celle-ci est une des mes préférées, je trouve l’idée formidable!!
(mais j’ai pas pu en acheter, faut faire avec ce qu’il y a, et récemment, les offres et mon porte-monnaie étaient limités..!)

Mais presque tant mieux, ça oblige à compléter et à alléger le dispositif (dans tous les sens du terme, car si on accroche les boules en verre de Meisenthal sur un sapin, il a intérêt à être bien arrimé, et avec des branches qui ne sont pas des brindilles!!)

Voici donc le 2nd nouveau plus petit et plus léger (seulement 3 boules de Meisenthal, les temps sont durs, mais j’avais un stock de boules-pas boules soufflées pour mes essais de flotteurs..!) :

 
C’est presque chose faite, il manque encore quelques éléments marins (je voudrais des petites vagues, enfin, on verra…), mais pour cela j’ai besoin de mon chalumeau, la suite pour bientôt !

& d’ailleurs, puisque on est le 1er avril, un magnifique bouquet
(sorry, je ne me rappelle plus de qui est le dessin)


adieu le Lieu-Lien

Date : 27 mars 2023


À Tulle, quand j’ai commencé ma résidence avec Peuple et Culture en octobre 2018, j’ai voulu un local pas cher à louer “en ville”, qui serve de lieu de rencontres, d’expo, d’atelier… C’est ainsi qu’après des travaux de rafraichissement, on a baptisé le Lieu/lien, dans la rue piétonne….



qui attirait les gens la nuit aussi, pour regarder et lire…

Ma résidence finie, j’ai continué à faire des vitrines, puis je n’étais plus beaucoup là et personne n’a pris le relais.

La dernière affiche que j’y ai mise, était celle-ci, d’après Brecht, en fluo :

& puis ces derniers jours :
 

 
hier, il restait encore l’autocollant au fond du local, avant disparition totale…

On (et je) tourne la page…


dessins quotidiens à Toulon

Date : 27 mars 2023

En rentrant d’Antibes le 16, j’ai fait une halte sur ma route (sur mes rails) à Toulon, je voulais voir l’expo de Ronan Bouroullec à l’Hôtel des arts, après y avoir été tellement “happée” par l’expo de Pierre Charpin l’année dernière.
Il y avait de belles choses, mais j’ai quand même été déçue… L’espace d’expo est formidable, le boulot intéressant et subtil, mais il y manquait la générosité et la légèreté de Charpin, et surtout, au bout d’un moment, je ne voyais plus que les cadres! J’ai rarement vu un boulot à ce point sur-encadré!! À en devenir écœurant! (pourtant il expose au Japon…) (et le fric que ça doit coûter, — et le côté maniaque —, à moins qu’il ait un lien particulier avec un encadreur qui veut prouver que son boulot est précieux…)

Justement, en parlant de cadre, cette série est magnifique, avec un cadre et un bas relief en céramique sur un fond en craie à l’huile sur bois (je crois me rappeler — sans voir la légende sur le cartel, je pensais que c’était aussi en céramique), avec des couleurs très subtiles (et techniquement top)


Il pose aussi ses bas reliefs dans des cadres en alu peint, plus grands, mais c’est bien moins beau à mon goût, mais plus graphique peut-être (et moins lourd…!)
Les cadres en céramique servent aussi pour des dessins, et j’en revient à ce que j’ai dit plus haut…

du coup, j’ai photographié les cadres (alors qu’écrire le numéro des œuvres au crayon sur le mur est si léger et simple !)
 

Capture de quelques dessins sur différents supports, pages de carnets ou autre, dans le “cabinet de dessin”

Ses carnets aussi sont en cadre pour l’expo

& de drôles de dessins avec des formes en relief (imprimante 3D)

Sorry, mes photos sont mauvaises, et même si les cadres m’ont gênée pour voir son boulot, ça vaut le déplacement!

& cette phrase, à retenir, de Jean-Luc Nancy à propos du dessin :
“la mise en œuvre du plaisir de désirer donner forme et présence à ce qui dépasse toute présence et toute forme”


venez à Nice

Date : 17 mars 2023

Les dates à l’avance, pour préparer votre we !

(trop honorée d’avoir fait l’affiche!)


des plats à faire baver

Date : 17 mars 2023

Au très beau musée Picasso, d’Antibes (Allez-y les yeux fermés, mais ouvrez-les tout grand!!!) , il y a cette salle avec les plats de céramique, qui me fascine autant à chaque visite !
Quelle merveille!!!

 


& puis, à faire baver aussi, les oursins :


visite guidée à la médiathèque d’Antibes

Date : 17 mars 2023


Pas facile le lieu, un bel espace, mais des tas d’obstacles, dont une rampe de spots et cimaises qui “coupe” les murs ! & bien sûr, des portes, un écran, des prises, des poteaux, une baie vitrée sur tout un mur..!

Mais on a réussi un accrochage top !

& entrée dans l’espace par un texte “spécial Antibes”


Des mots sous toutes les formes : dessins, photos, céramique, verre, et bien sûr, des livres d’artiste uniques ou multiples, et des livres “de librairie”.
Les mots flottants, aussi, devant la grande vitre, reflets/échanges dedans/dehors :


Une vitrine de livres d’artiste multiples :


Une vitrine de livres en porcelaine :

Une grande vitrine avec des livres et des céramiques et verre :


& des pièces en céramique et verre sur 4 tablettes (comme des livres couchés), sur les murs :


Alexandre, le directeur de la médiathèque, avant le vernissage, que je remercie pour sa confiance, son enthousiasme et son engagement.

Nos amis de Hors-Champ, à Nice, venus en amis et voisins, avant les 26èmes rencontres de films d’art singulier, les 13 et 14 mai.
& puis, la librairie du Rempart, et Jerôme, libraire ami, que je remercie pour son accueil royal, qui fait aussi partie de l’association Hors-champ, ici avec Pierre-Jean.


la poésie de la couleur

Date : 9 mars 2023

Je suis “tombée” en arrêt sur cette merveille, un livre de couleurs poétique, et en couleurs extrêmement subtiles !
Aux éditions Chêne, qui fait nettement plus rêver et apprécier les nuances qu’un pantonier!!!



la mode en peinture

Date : 9 mars 2023

Une suite à l‘article de fin décembre, et qui me plait bien !




mais de toute façon, ça fait un max de pub..!!


si c’est ça le destin

Date : 28 janvier 2023

Il y a quelque temps, avec Peuple et Culture, j’ai vu un film comme on en voit peu, une merveille, un film rare. Je n’ai pas vu d’autres films de cette cinéaste, mais ça donne envie. Chapeau bas!



Ce résumé ne me semble pas représenter tout le film, déjà dont la forme est exceptionnelle.

La cinéaste dit : “Les rapports de violence au sein de la famille sont l’expression d’une pression existentielle, d’une capacité d’amour empêchée, où une mère n’a que des devoirs de femme au foyer à remplir, où d’autres besoins passent à la trappe, où elle doit fonctionner à plein régime – le courage de s’y confronter et la tentative de sortir de cette détresse quotidienne, voilà ce que montre Irene Rakowitz.”

Trouvé ça sur le site de Beaubourg, où il a été projeté :
Le film a pris plusieurs années à se faire “ensemble”.
C’est la 1ère fois que je vois un film construit comme une cure analytique, qui avance en spirale, en repassant par des mêmes questions mais à chaque fois déplacées plus loin, qui creuse le propos avec la principale protagoniste jusqu’à l’os, avec son entourage, sans jamais aucune complaisance. Dont une scène renversante vers le milieu du film, où la douleur de dire est extrême, presque jusqu’à l’hystérie, et la distance de la cinéaste tellement respectueuse et en même temps d’une grande présence. Qui s’apaise finalement, avec même une transmission et un regard possibles.

& d’ailleurs, cette magnifique formule qui accompagne Helga Ridemeister :

Si vous parlez allemand petit.e.s veinard.e.s, vous pouvez voir le film


sur terre vers les étoiles

Date : 19 janvier 2023

Jean-Pierre m’a téléphoné pour me parler du monument aux étoiles disparues du cimetière d’Ivry. Enquête sur le net immédiate !

Il existe une manifestation qui s’appelle “Le printemps des cimetières” (c’est après le printemps des poètes…!)
C’est une commande à l’artiste C215 (un street artiste dont le travail n’a rien à voir) :
J’en ai référé immédiatement à mes collègues de l’ex laboratoire d’écriture de l’Espace :
& puis, en discutant avec Jean-Pierre qui se plaignait d’être dans la bouillasse avec le temps de merde, une réflexion m’est venue, immédiatement dessinée et interprétée par Jean-Pierre (c’est beau le bouillace accordé à espace!) :
& pour couronner le tout, une vue ensoleillé du lendemain, avec ma dernière acquisition sur le boncoin, que Jean-Pierre a obligeamment été chercher dans une cave de banlieue en vue de notre futur expo en 2024, une trentaine de soleils ou d’étoiles, qui ne serviront plus aux machines permettant aux avions de s’envoler ou atterrir sans cailloux devant les pneus :


nouvelles impressions de marseille

Date : 2 janvier 2023

Le changement d’année, c’est l’occasion d’imprimer des vœux.
Les vœux, ça sert à rien, juste à se faire plaisir et à faire plaisir à quelques un.e.s.
À expérimenter aussi.
À garder un message pour l’année.

C’est en faisant ce dessin que l’idée de l’année (!) m’est venue :

& alors que je bricolais une sculpture-lampe en Meccano, je me suis souvenue que c’était bien d’imprimer du Meccano! Comme cette belle pièce encore jamais utilisée…

& puis, en cherchant sur quel papier imprimer et alors que je rangeais mon bordel, ce grand livre de menuiserie appartenant à mon père et qui prenait de la place depuis des années, avec des superbes planches de construction et un beau papier fin, cela ferait magnifiquement mon affaire..!!
D’autant qu’en imprimant, chaque “résultat” me semblait étonnant et réjouisant :

etc…
Pour une année qui chauffe, d’autant plus en ce temps de réchauffement climatique où rien ne change et surtout pas le profit…

& puis, en rangeant mes agendas des multiples années précédentes, je suis retombée sur cette phrase qui m’avait marquée, prononcée par une ouvrière de Sochaux ou Besançon, dans un des films du groupe Medvedkine. Ça vaut une affiche à faire circuler.

& ça vaudrait le coup qu’elle soit dans toutes les salles de mairie où sont prononcés les mariages..!! mais au-delà, et c’est ce qui fait sa force !


planète B

Date : 26 décembre 2022

J’ai lu ce drôle de livre dans le train l’autre jour, et il est suffisamment exceptionnel pour le partager :

un livre intéressant et étonnant de par sa forme, de la science fiction-réalité en quelque sorte.

& puis, un mail de J.P., moi qui passe une trop grande partie de mon temps à faire des dossiers pour des projets :
Un vrai plan B !
j’ai répondu par la création d’une nouvelle entreprise (depuis le temps que je veux faire des tapis !), chez Manée, on va avoir besoin de place !

en ce soir de Noël, l’occasion de repenser à ce beau tapis persan dans les étoiles du zodiaque :


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