épaisseur du temps

31 décembre 2018

La preuve de l’épaisseur du temps et des archives;
une année passée et une année à venir, toute plate et neuve pour l’instant :
carnets
moi qui hésitais toujours à savoir si on était en 2018 ou 19, cette fois y’aura plus d’hésitation ! J’ai préparé le changement d’agenda; toujours le même modèle depuis belle lurette. Un outil indispensable, un peu comme un tournevis dans une trousse à outil ; l’outil du temps, carnet de notes, avec textes, images, codes couleurs, qui me permet de retrouver des moments précis et pointus longtemps après ; outil du travail et de la mémoire.
Pour 2019, Tulle m’accompagne en frontispice, avec le mot d’ordre de l’année :
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et puis, après avoir passé une matinée à ranger et regarder des images « motrices » pour penser l’année et le boulot, voici le résultat en quelques pages d’ouvertures :
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Bacquié, + un bout de l’affiche de vœux.
2019, le Lien/lieu 19 rue Jean Jaurès, en Corrèze ; la grande année 19…
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à courir après le temps ou à en saisir chaque moment fugace
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avec déjà un bout de calendrier rempli et quelques post-it d’échéances reportées de l’année dernière…!
Et puis 6 doubles pages, avant cette semaine de début d’année, qui me sont des pages de mémento ;
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sur le rapport au texte à brandir (dont certaines — ou leurs cousines—  figuraient dans mon « intention » de travail avec PEC, sans projet extrêmement plus précis que cette envie, ce dont je les remercie encore : pouvoir accorder cette confiance, cette possibilité d’aventure ensemble sans que tout soit fixé à l’avance comme des papillons morts
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des œuvres artistiques pour (s’)inspirer, creuser dans cette possible direction en céramique, verre et danse (Arnaud Vasseux, Le Groumellec, je ne sais plus qui..)
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en dessin (Morandi, Antoinette Ohanessian)

& pour finir 2018, la dernière page de mon carnet de cette année, avec ce qui m’occupe toute la (les) journée en ce moment — et la nuit aussi tellement ça me prend la tête—
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Voilà déjà les 4 petits nouveaux « terminés »
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et 2 autres en devenir — à poursuivre ou pas — qui m’arrachent encore les cheveux, avec le temps..
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L’occasion de finir cette année avec l’affiche de Thomas, au son des pétards et feux d’artifices dans la nuit du temps qui passe au calendrier, après 365 jours et quelques heures de révolution (mais que fait la police interstellaire ?!)
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la cigogne dans l’escalier

28 décembre 2018

Par retour de mail, Manée me dit « Bon, y’a pas que les iris d’Algérie, à Lachaud aussi ça fleuri… » Ça fait du bien, des fleurs.
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De la cigogne de la plaque émaillée de PEC, à l’Algérie où j’ai été en mars 2013 pour le printemps des poètes, alors qu’il neigeait dru à Paris, avec les cigognes dans les palmiers. Esprit d’escalier(s). Dans une ville en pente…
Pas retrouvé de photos, mais celle-ci prise d’un taxi avant d’arriver à Alger, où les palmiers, justement…
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J’y repensais à cause de cette actualité :
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En repensant aussi à cet immeuble devenu hôtel où nous avons résidé à Annaba, construit par Fernand Pouillon, qui a beaucoup travaillé et résidé à Alger et en Algérie (avant et après la guerre), surtout quand il était radié de l’ordre des architectes.
Avec ce splendide esprit d’escalier…
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Quand les architectes étaient communistes…
Pensées pour la fac construite par Niemeyer à Constantine ; je n’ai pas pris de photos, mais en garde un souvenir plus que vif, dû aussi aux rencontres avec les étudiants.
Smaïl Hadj Ali s’est entretenu avec Oscar Niemeyer à Rio de Janeiro, à la fin du mois d’août 2005 : « Le chef d’Etat algérien, Boumediene, souhaitait me rencontrer. Nous avons eu d’excellentes relations. Je peux dire, aujourd’hui, qu’il m’a offert la protection de l’Algérie pendant toute la période où j’ai vécu exilé en Europe, à cause de la dictature dans mon pays. (…) Nous discutions de tout, et bien sûr, des projets en cours, parmi lesquels l’Université des sciences et technologies d’Alger, de l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger et bien sûr de l’Université de la ville de Constantine à l’est du pays. Parmi tous les projets réalisés, celui de l’Université de Constantine tient une place particulière, pour plusieurs raisons. D’abord c’était un défi architectural. Je voulais que le béton obéisse à mon esthétique dans le cadre du relief dramatique et accidenté de Constantine, une ville accrochée à un rocher, et comme suspendue dans le vide. (…) Lorsqu’il m’arrive en privé ou en public de parler de mon travail, des choses que j’ai réalisées, je dis toujours que l’Université de Constantine fait partie de mes réalisations les plus accomplies.
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« C’est dans une modeste pièce, qui est aussi son espace de travail, que cet arpenteur de courbes me reçoit. Je lui offre le livre L’Arbitraire, témoignage sur la torture, du poète communiste algérien Bachir Hadj Ali, dans les prisons de l’Algérie indépendante. « Je suis arrivé, dit-il, en Algérie au bon moment, quelques années après la victoire contre la colonisation. Il y avait encore beaucoup de bonheur, de joie, et une certaine gravité, face aux besoins énormes du peuple algérien que les colonialistes avaient méprisé. Je pense qu’on oublie cela. J’y ai trouvé la meilleure des solidarités. J’ai aimé ce pays, j’ai gardé de l’affection pour lui. J’ai adoré la ville d’Alger si lumineuse et accueillante. Et puis, il y a sa Casbah, construite au XVIe siècle, je crois. C’est un très beau patrimoine, avec ses petites mosquées, ses mausolées, ses maisons blanches presque aveugles pour se protéger du vent. Je m’y suis souvent promené, montant et descendant ses escaliers, ses ruelles qui donnent sur la mer. Ce fut aussi un lieu de luttes pour la libération. La victoire des Algériens contre le colonialisme français a été un moment inoubliable pour moi. Cette victoire fut celle de l’humanisme contre l’oppression coloniale. Un tel combat mérite le respect. »
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des photos capturées sur internet

Face à la polémique suscitée par le choix d’un architecte français pour la restauration de la Casbah, la wilaya d’Alger a publié un communiqué précisant que la convention tripartite signée entre la wilaya d’Alger, le Conseil régional d’Ile-de-France et les Ateliers « Jean Nouvel » portera « uniquement » sur la revitalisation de la Casbah d’Alger, permettant à l’ancienne médina de retrouver son originalité et sa grandeur.
Tout en précisant que « tous les frais liées aux prestations de M. Jean Nouvel seront pris en charge totalement par le Conseil régional d’Ile-de-France », la wilaya d’Alger rappelle que la convention tripartite signée le 16 décembre entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération décentralisée qui relie la wilaya d’Alger et la région de l’Ile de France.
« Le rôle de cet architecte de renommée internationale sera d’accompagner la wilaya d’Alger et de lui fournir des idées et des conseils en matière de la revitalisation de la Casbah d’Alger, classée patrimoine mondial par l’UNESCO en mois de décembre 1992 .
« M. Jean Nouvel sera également l’architecte conseiller de la wilaya d’Alger auquel sera confié l’harmonisation des travaux d’aménagement de la Baie d’Alger qui s’étale de la grande mosquée jusqu’à la Basse Casbah.
« Les travaux de restauration de la Casbah d’Alger, lancés par la wilaya d’Alger fin 2016, sont menés par des compétences algérienne à travers 14 bureaux d’études et 17 entreprises mobilisant plus de 200 universitaires entre architectes, techniciens supérieurs et main œuvre 100% algérienne de plus de 1200 ouvriers qualifiés », a tenu encore à rappeler la wilaya. Plusieurs infrastructures sont en cours de restauration, il s’agit, entre autres, du palais du Dey, du palais des beys, de la mosquée El-barani et ses dépendances, de dix fontaines du mausolée Sidi Abderahmane, du TNA, de et de 34 bâtisses de typologie traditionnelle ainsi que la remise en état de rues et ruelles de la Casbah.
« La restauration de la Casbah fait partie d’un tout. Elle est intégrée à un plan stratégique. L’architecte français Jean Nouvel va nous donner des idées sur la manière de revitaliser la Casbah. Nous voulons un retour de l’artisanat, des commerces et des restaurants à la Casbah. Nous voulons que la vie retourne à la Casbah. Actuellement, des touristes visitent le quartier. Nous voulons que la Casbah devienne un véritable endroit touristique à l’instar du Jardin d’Essai d’El Hama qui a enregistré plus de 1, 8 million de visiteurs cette année. Nous aspirons à ce que cet engouement soit identique, sinon plus, à la Casbah. Et, pour se faire, il faut préparer les conditions. »
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ça vous regarde

28 décembre 2018

Grand jour de courriers.
• Celui-ci, mon facteur préféré a fait le père Noël.
Depuis le temps que je le cherchais, j’ai trouvé 1984, d’Orwell, au club des libraires, édité en novembre 1956 avec une maquette de Pierre Faucheux. Du grand art.
Regardez Big Brother…
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Manée a préparé la nouvelle salve de sacs en vitrine du Lien/lieu et m’a envoyé les photos
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alors que je leur postais des petits livres guirlandes et l’affiche-vœux
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Corinne m’a envoyé de Rome un cousin tulliste et un affamé
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et un aperçu de la librairie française, avec Hélène Bessette bien présentée berlingot… Là, on voit qu’on n’est pas à la librairie de Tulle..!
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Ça me fait penser à ce que m’a rapporté Manée ; à la librairie Préférences, un homme avait les larmes aux yeux en lisant des bouts de Papa part Maman ment
Thomas, qui a passé un bon moment à L’Odeur du temps pour chercher des livres avant Noël, à Marseille, m’a raconté aussi l’autre jour que son fils est tombé sur Papa part, maman… en ignorant que je l’avais écrit, et est resté scotché à le lire… Ça résonne. Peut-être pourrons-nous « alpaguer » des participants à notre aventure du Lien/lieu par l’intermédiaire de la librairie…
• & Serge m’a envoyé un mot avec la photo de notre boîte à lettres toujours vide, et le couloir de la résurrection yin et yang…
« Je vois le bout du tunnel du travail année  2018 ce soir ! Merci pour la découverte de  cet artiste  marseillais. C’est vrai on a le temps de rien et souvent un temps de chien !  »
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je lui avais envoyé cette photo que j’ai accrochée devant mon bureau pour m’encourager, du grand Richard Bacquié
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Ses œuvres sont toujours pour moi un immense modèle et j’ai ressorti ses catalogues y’a pas longtemps…

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Tenter de trouver cette sauvagerie alliée à de l’humour, de la subtilité, de la légèreté paradoxale et une certaine tendresse… vaste programme particulièrement à jour avec ce qui sort du four, et qui doit être complété ou non avec de l’émail, du verre…
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Il faut toujours du temps avant de savoir si on est content et que la pièce est réussie, ou si c’est nul, à revoir ou à mettre direct à la poubelle…
• Justement, à l’Encre rouge, près de la poubelle, j’avais jamais fait attention au cendrier de Laurent… Marseille et le pastaga + Tulle = impec !!
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Comme la tôle émaillée qui a dû déménager à Tulle, avec tout le matos des bureaux de PEC. Là c’est l’engrais…
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• Impec, c’est pas ce qui s’annonce à l’Agessa et la Mda qui vont être rapatriés à l’Ursaf en 2019…
Justement, je viens de recevoir ma dispense de précompte ; je m’imagine bien remplir des papiers avec ce numéro de sécu…dispense précompte 2019
• En attendant, c’est pas au courrier, mais ça vient d’arriver : les fleurs de l’aeonium prêtes à éclore, et les iris d’Alger qui fleurissent à Noël, un cadeau du ciel
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Ici, pas le temps de chien, même si fait pas très beau. Et alors que je me dis qu’il faut aller bosser, des nageurs (2 petits points qu’on repère vite quand on scrute la mer en se demandant si on y va ou pas…) en peau — sans combi, contrairement aux fusilleurs marins..!— loin du rivage, chez Dédé
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Bon, me voilà entre entre là, et là-bas, à voir comment raccorder les 2 !
lala


ça sent le sapin

28 décembre 2018

C’était Noël, fête obligatoire, beurk. Parmi les choses réjouissantes, plutôt que de voir des sapins dans les poubelles dès le 25 décembre, un petit sapin, mais grand.
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A la Tarzan : « we Saxons, you Anglo-Saxons ». Quand les soldats se passent des clopes, quand c’était pas dangereux pour la santé de fumer (!!) vu que ça fumait de partout (les cheminées d’usines et de bateaux encore aujourd’hui, mais ça on n’en parle pas…)
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& puis, en écoutant du punk-rock celtique avec kilt et cornemuse, je suis tombée sur une vidéo avec des photos d’écossais dans les tranchées, où la guerre en jupe.
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Avec un chant des morts avec cornemuse qui fout des frissons.
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C’est beau, les hommes en jupe — surtout en temps de paix…
Et puis, aussi, des instruments de musique bricolés dans les tranchés, ici allemands.
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& en ces temps où les migrants africains ne sont pas bienvenus, une photo qu’il faudrait placarder à tous les coins de rue…
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Justement le soir, un mail de Noël de Christine Thepenier :
« Coucou Fabienne, j’espère que t’as passé une belle journée de Noël, sachant que je m’en fous de Noël, comme toi ! Mais de mon côté c’était extra et j’aurais dû filmer plutôt que prendre des photos, car on a travaillé avec la musique à fond aujourd’hui : « ouvrez les frontières » … « mon pays va mal »… etc, etc… Les gars chantant et dansant tout en cousant des sacs à tarte ! Incredible… & magnifique
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LE CHUM
Au lien/lieu, ce serait bien de nous trouver une machine à coudre, même si c’est pas (sait-on jamais..) pour faire des sacs à tarte…
Ça me ramène en décembre 2 ans en arrière, à la Cave-Poésie, et avec Thepenier…
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Il y a des archives qui redonne de l’électricité aux neurones !
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San Antonio, comme la belle phrase en début de 3 trucs bien :
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nouvelles impressions

25 décembre 2018

Aujourd’hui encore, Encre rouge, avancer le boulot.
Thomas devait être là aussi, mais il était trop crevé. Il a préféré rester devant sa crèche, faite avec son fils, où ils ont remplacé les santons par des Schtroumpfs ..!
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J’espère ne pas l’avoir découragé après sa nouvelle affiche faite avec Laurent :
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je lui ai envoyé la photo de la carte postale de Pascale Evrard, accrochée à la maison, avec pour légende : ça résonne bien. C’est vrai.
Un bon écho pour découvrir le boulot de Pascale !
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Courage, allez, après l’impression d’hier, imprimer une 2ème couleur pour agrémenter le schmilblick
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& puis, continuer le façonnage des petits livres-guirlandes,
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inspirés de celle de Tulle,
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rangés dans une boîte à chaussures, le soir où on est censé les mettre au pied de la cheminée…
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Du coup je suis rentrée en vélo par la corniche ventée vers 21h30, je pouvais rouler tranquille au milieu de la route sans m’inquiéter des rafales qui me déportaient, tout Marseille sud était auprès des dindes et des chapons..!
Ça m’a rappelé cette phrase qui avait fait beaucoup rire Pierre-Jean,
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l’occasion de ressortir ces photos des archives… prises en janvier 2009, avec les 1ères écritures sur sacs!
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et en 2011 pour un essai de performance
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photos qui me font dire qu’il faudra trimballer les sacs-à-mots (ou autre support) dans les rues de Tulle, pas se contenter juste de les poser en vitrine…
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pendant l’avent

24 décembre 2018

• J’avais demandé à Manée des photos du nouveau local de PEC, avenue Alsace Lorraine. On passe de la rue Louis Mie, résistant, à une adresse plus nationale… En tout cas, y’a l’air d’avoir de la place. (& pour la lumière du jour, je ne sais pas…) &  c’est David qui a pris les photos, merci!!
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• Pendant ce temps-là, ici, j’avance pour l’expo de Saint Gratien fin janvier, 20181222_171757_resizedmême si je me brûle régulièrement les doigts avec le verre trop chaud — dès que ça cesse d’être rouge, impossible de voir là où c’est brûlant, et il suffit de vouloir tenir la chose par où il faut pas…
et les gros gants anti-feu, c’est pas l’idéal pour les choses fines… ils sont plutôt recommandés pour les barbecues!! —
& du coup on lache tout très brusquement (!!), et ça casse, — et faut refaire les soudures..!)
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Heureusement, l’huile de millepertuis est un petit miracle contre les brûlures, j’ai testé, vous pouvez me croire, le lendemain, on peut recommencer…!

 
• & hier dimanche, j’ai été à l’Encre rouge imprimé des vœux par paquet, ça pourra toujours nous servir !
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Avant de nettoyer les rouleaux, j’ai imprimé le cliché de la sirène apporté par Olivier, pour voir si c’est imprimable, même si en fluo, c’est pas ce qu’on fait de mieux pour bien voir!
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Dans l’après-midi, Thomas était passé, de retour de Sausset avec 2 combi dans les bras, une de 6,5mm d’épaisseur pour nager longtemps avec la mer à 15°, ça m’a fait super envie, mais ça doit être dur de bouger là-dedans ! (ma combi d’hiver fait 3,5 mm et déjà c’est pas l’idéal…) à suivre, dès que j’ai le temps et la mer favorable!
Le soir, je suis rentrée de l’atelier en vélo, il faisait archi doux, 40 mn avec la pleine lune à gauche et la mer à droite, c’était bien!
et en arrivant ici en passant par le terrain vague, y’avait la maison de Mario illuminée avec une chanson italienne sirupeuse à donf et la lune qui voulait entrer par le cheminée , ça m’a fait des vacances éclair!!
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ça déménage

20 décembre 2018

• Lundi, Manée m’envoie ces photos touchantes de pré-déménagement de PEC : « le camion de déménagement arrive demain. On est un peu tristes.IMG_4112IMG_4119
Mais on t’attend !  »
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Moi aussi, elles me « serrent » un peu le cœur, même si je suis loin et que je « fréquente » les locaux de PEC depuis peu.
C’est bien, les photos-message du téléphone, qui disent autant que les mots.

Je suis à Paris ce soir-là, j’ai fini le livre de Fred Deux « Entrée de secours » (ed. Le temps qu’il fait) dans le train.
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• & dimanche, la veille, j’ai imprimé la couv du nouveau petit livre-guirlande-comme-à-Tulle, j’en ai plié-collé un vite fait (et pas encore tout à fait sec..) pour offrir à Corinne.
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• Bruno a ramené une de ses archives, qui fait toujours plaisir à voir!
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• Mardi, direction Melun, rencontre avec des prof à la bibliothèque départementale pour « A voix vives »; rencontre croisée avec Laurence Vielle, qui n’est pas là à cause d’un avion low-cost, mais l’occasion pour moi de découvrir ses mots.
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Le plaisir de revoir Valérie Petit, et de rencontrer Julia, entre autre (passionnante discussion — à la cantine des pompiers —sur leurs actions en prison pour monter des bibliothèques); 20181218_133750 (1)
en attendant de revenir dans 2 collèges de Seine-et-Marne au printemps pour rencontrer les élèves.
Les sacs de livres pour les jeunes sont impressionnants!!

Comme Valérie rappelait un précédent atelier, où j’avais demandé aux participants d’écrire quelque chose de personnel dans de petits cahiers préparés spécialement, puis, arrivé au milieu, de le passer à quelqu’un d’autre — surprise désagréable tout d’abord, puis agréable du résultat et de l’expérience —, une prof raconte une expérience similaire lors d’un atelier de poterie : sa(?) poterie qui passe entre 2 autres mains, ce que ça devient, ce que ça fait et provoque…
Je n’y avais jamais pensé pour une telle application, c’est extra!!

• Ça me fait penser aussi au 4+1 auquel a participé mon amie Violaine Ulmer, qui ne fut pas sans difficultés : « 4+1 est un collectif constitué de quatre bijoutières céramistes qui vivent dans quatre villes différentes en Europe. Dans le cadre du parcours bijoux 2017, elles se sont réunies autour d’une règle du jeu et d’un matériau : la porcelaine. Chaque participante propose un moule spécifique, qui, après avoir été utilisé par elle-même, voyagera d’atelier en atelier. Quatre points de départ différents mis à la disposition de chacune pour élaborer une collection de bijoux uniques. »

• Mercredi, Manée m’envoie l’article de Dragan, paru dans La montagne il y a quelques jours, mais avec le déménagement, hein…
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En tous cas, ne pas oublier les dates des prochaines festivités : le 11 janvier, l’adieu aux vieux locaux avec distribution d’archives en rab, et le 9 février, fêter la suite dans le nouveau local (et en face). Youpi! Ils auraient pu accorder les titres : Peuple-et-Culture, bientôt les moyens de vous faire chanter!


à distance

12 décembre 2018

De Marseille, je pense souvent à Tulle.
D’autant que je suis en train de plier (et ça prend du temps!) un petit livre-guirlande fraichement imprimé (en argent sur du papier rouge) qui reprend la guirlande du lien/lieu.
& aujourd’hui justement, Manée a pris et envoyé les photos de « maintenant » :
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« Je n’ai pas pu éviter mon reflet ds la vitrine » , déplore t’elle, tant mieux car c’est l’occasion pour moi d’être encore plus là, devant la porte avec elle et ses mitaines colorées…
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et puis des nouvelles du père Noël gonflable :
« De la chance !  Les mutuelles du Mans n’ont pas réussi à dresser le père Noël devant chez eux à notre vue …Il est un peu plus loin mais pas visible de chez nous ! »
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Leur vitrine a l’air assez remarquable (et ils attendent la neige ou qu’on fasse flamber la palette pour se réchauffer ?!)
La baudruche est bien placée (et Chamallow est ®…) et pas dégonflée
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Ça me fait penser, de fil en aiguille (!), à une phrase de l’avocat de Julien Coupat, arrêté alors qu’il se rendait à une manif parisienne (« Ils ont immobilisé son véhicule à cinq voitures, convaincus qu’ils allaient trouver un certain nombre d’éléments de matériel illicite, qui auraient justifié de manière rétroactive leur enquête. Or, il n’y avait qu’un gilet jaune, un masque et des bombes de peinture, précise son avocat) et déféré devant le parquet de Paris après 30 heures de garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » : « Julien Coupat dissimule des objets contondants dans le tiroir de sa cuisine ».
& glané sur le net, des vraiment beaux slogans:
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A L’encre Rouge, on a recollé des affiches après les petits travaux (enduit, peinture..) :
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Celle-ci est la 1ère affiche de Thomas Gantou, avec l’aide de Laurent à la compo
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& vendredi dernier, j’étais à Arles, pour une rencontre à L’Archa des Carmes, devant une belle table avec mes petites affaires (manquait les tamponnés de la ville brûle— entre nous c’est plutôt tiède?!!—) , c’est pourtant le moment de sortir des cartons y’en a marre d’être pauvre
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Toujours contente de voir ce livre de Sophie Dutertre (Harpo &) dans une librairie :
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& l’occasion de revoir quelques photos de murs-paysage de Francis Jalain
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Allez, et pour finir légèrement, des papillons de papier de Christine Carte collés sur le mur
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(de fil en aiguille aussi? A cause de la chanson « La fille du père Noël » reprise par Bijou en 77, suivi sur l’album d’après par « Les papillons noirs » en 78 ??
ça nous rajeunit pas, ma brave dame !
Bon alors, finissons avec Ben Isidore, avant de se coucher pour se lever tôt!
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journal

1 décembre 2018

• Quand j’ai lu le titre de l’article de l’Echo, j’ai éclaté de rire. Merci, Serge!!

article

• & mis à jour les PPPQ (petit plaisir partagé quotidien) que j’ai commencé à écrire avec Corinne Simonnot (que j’ai rencontrée libraire, en 2010 au vernissage de l’expo à Paris à la Halle St Pierre pour la sortie de Télescopages, puis avec qui s’est organisée la résidence à la librairie L’Attrape Cœurs, en 2013-14), à la suite des 3 trucs bien (on verra bien ce qu’on en fera — ou pas, mais c’est bien agréable ce courrier quotidien et amical)
C’est l’avantage des 2 ordi, celui qui reste à la maison et le plus léger qu’on trimballe, on s’aperçoit mieux du « journal » quand on met à jour le doc word sur le gros ordi :
dernière page version précédente:
PPPQ1
dernière page dernière version :
PPPQ2
• et reçu hier aussi, la version définitive de l’affiche pour l’expo à Saint Gratien (merci Carine Roma, et Kristel Maliges!), pour laquelle je vais devoir bosser comme une damnée jusqu’à ce que le transporteur vienne chercher mon bazar !
fabienne rouge @
C’est pour ça que je ne reviens pas à Tulle en décembre et en janvier..! L’espace est immense et ça fout un peu les chocottes, même si (ou d’autant plus) on a déjà prévu le dispositif d’expo, avec une immense et fine table de 15 mètres de long pour la céramique et le verre !
En ce moment, il y a une très belle expo de Philippe Cognée, si vous voulez y faire un tour…
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jeudi avant de partir

1 décembre 2018

C’est bien, et réactif ! à la Lucky Luke, dit Manée.
A peine l’idée du chevalet évoquée, Dominique, de PEC, débarque au Lien/lieu avec un chevalet rouge, bien visible!
Le soir dans le train, je prépare l’affiche à coller dessus :
affichage chevalet
Et puis, sur la bientôt installée boite à lettres :
affichage boite aux lettres
Et avant de partir, la riposte au pénible père Noël :
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Quand dans le train j’envoie la photo par message à Xavier Pinon qui me demande ce que je faisais en ce moment, il me répond : « Peut-être que artiste est aussi un boulot précaire auquel personne ne croit ».

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• Ce matin, Dragan est passé devant le local et a fait un grand signe. J’ai retrouvé le titre du livre dont je voulais lui parler quand il évoquait les faillites de paysans et leurs difficultés ou refus à lui parler.
C’est « L’agriculture a changé, qui va leur dire? » de Françoise Maheux, editions du centre d’histoire du travail.
Va falloir que je l’amène dans notre bibliothèque du Lien/Lieu. C’est pour moi un ouvrage de référence, tant par le fond que par la forme, que m’a offert Christine Thepenier, qui l’a rapporté d’une visite à Nantes lors de la présentation de son film « Disparaissez les ouvriers« .
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Dans toutes les (rares) bibli publiques où il est (j’espère), il doit être classé en socio, alors qu’il pourrait aussi figurer dans un rayon poésie brute (sans faire référence à Dubuffet), de même que les livres de Rouillan ne sont jamais en littérature…

• J’allais à grands pas sous un rayon de soleil chercher un livre commandé à la librairie, quand un monsieur m’arrête dans la rue et m’appelle par mon nom. ?? On s’était vu à Toulouse lors de mon expo et j’avais répondu à sa fille Elsa-Flore pour son mémoire de fin d’année sur le concept de « littérartiste »… Didier Christophe est enseignant à Toulouse, et artiste. C’est un ancien de PEC. C’est aussi le mari de Sylvie Christophe qui a déjeuné-pique-niqué avec nous (Manée et Iris) mardi ! Il s’intéresse de près aux mots dans l’espace public et me raconte avoir inscrit des paroles de touristes hollandais pendant un été sur les quais de la gare de Tulle. Je veux voir des photos!!
Cette entrevue qui relie ma résidence passé de la Cave Poésie à Toulouse à celle présente de PEC à Tulle me fait réellement plaisir!! Le Lien/Lieu, c’est pas un nom bidon!!

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• Voilà ma commande. Il coûte 4,50 €. C’est un beau livre pour notre bibli!
Là encore, hors du commun et qui mêle les « genres » simplement.
Je suis un peu désolée que la libraire ne profite pas de ma commande pour en commander quelques uns (ou même un seul) pour sa librairie, vu le prix, c’est pas un gros risque, mais c’est pas ce qu’on appelle un « livre de Noël »…!!

 
Serge est repassé par là, on est bien contents de se voir, demain paraitra dans l’Echo l’article sur le Lien/Lieu, avec un titre dont il est content (je lui avais mis la pression de trouver un titre extra!), je préfère garder la surprise pour demain!

Gaëlle, de PEC, passe en vitesse me voir et voir le local et l’affichage avant que je parte; les différents modèles d’autocollants que j’ai apportés en rab, dont ce petit dernier, iront décorer son frigo, de l’affichage de fête!
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Manée  m’emmène à la gare de Brive, où elle va voir un spectacle de théâtre (pas à la gare, hein!), temps de voiture qui nous permet de faire le point sur ce début de résidence et son futur. Juste en arrivant, nous tombons sur la belle Louise, missionnée pour attendre le cinéaste Federico Rossin. J’ai oublié de demander pourquoi il venait.
Ça me fait penser à l’info transmise par Sylviane, mais c’était trop tard, mes dates de retour impératif étaient fixées :

FESTIVAL DES SOLIDARITES – CONFERENCE DE ALEJANDRO MUNEVAR
Samedi 1er décembre 2018 à 14 heures Médiathèque intercommunale Éric Rohmer, auditorium. Organisé par Mashikuna et Corrèze environnement
SDC13094Tulle en parcours : Une seule ville, un millier d’histoires
C’est dans le cadre du Festival des Solidarités, en décembre 2017, qu’un atelier de cartographie sociale a été réalisé par Alejandro MUNEVAR, avec la participation de 12 migrants et 4 accueillants habitant la ville de Tulle.
Au cours de sa conférence, il exposera les différentes conceptions de la ville qui ont émergé à partir du vécu de chaque participant : il y a une Tulle verte pour quelques-uns ; il y a une Tulle plutôt sombre et sans rivière pour d’autres. Il y a une Tulle qui émerge à partir des rencontres faites dans les rues ; il y a encore une autre Tulle très petite qui se réduit juste à quelques petites maisons éloignées du centre de la ville. Les émotions, les sensations, les rencontres donnent un sens au vécu dans cette ville et permet de la redécouvrir en faisant ces différents parcours.
Alejandro Munevar Salazar, anthropologue colombien, est engagé dans une approche interdisciplinaire du langage, du voyage, de l’adaptation aux nouveaux espaces, mais aussi de la construction interculturelle du sens du monde à travers les émotions. Il a travaillé avec des ex-combattants en Colombie pour comprendre à travers les discours des souffrances quelle signification donner à la réintégration à la vie civile.
Notes :
L’atelier « Tulle en parcours » est élaboré en s’appuyant sur la méthode de la « cartographie sociale », utilisée en Colombie dans divers contextes. La « cartographie sociale » est une méthodologie d’origine latino-américaine qui a pour objectif de représenter l’espace à partir des expériences individuelles. L’objet de cette approche est ce que l’on pourrait appeler « l’espace vécu ». Elle nous permet de comprendre comment les personnes s’approprient l’espace où ils habitent, en leur donnant des sens différents.
Il est très important de souligner que la « cartographie sociale », en étant un outil créé au sein des méthodes de l’éducation populaire et de la « recherche-action participative », vise à la construction de savoirs collectifs. Ainsi, elle permet de rendre visible la différence en tant qu’expérience vécue et, en même temps, elle permet de partager les lectures diverses d’un espace spécifique.

J’espère que je pourrais voir cette cartographie!!