inaugurations et commémorations

Date : 10 juin 2019

• Dans le train, Gaëlle m’envoie des photos des plastifications qu’elle est en train de faire, pour le projet de la forêt du souvenir :
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• Vendredi 18h, c’est l’inauguration des nouveaux locaux du Secours populaire.
Le ciel menaçant se dégage juste à ce moment, pour qu’on attende (longtemps) au soleil les officiels qui se font désirer. Après la coupe symbolique du ruban tricolore, tenu par les enfants d’Aysé (!), devant la porte d’entrée par François Hollande, c’est la visite des locaux,
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Iris me fait remarquer l’autocollant dans la salle des ventes,
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puis là-haut, il y a l’affichage de l’atelier d’écriture que David a fait pour nous,

avec en rouge l’affiche (faite dans le train, merci les communications modernes!) pour Bobo
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Puis avant le buffet, c’est l’heure interminable des discours avec un aréopage d’officiels,  :
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IMG_5574Elle est belle Aysé, avec la petite aile rouge du secours pop qui lui gratte la tête !

(D’ailleurs Adama et une amie à elle veulent absolument se faire photographier avec Hollande, et elles le feront après les discours!)

On a des nouvelles de Bobo: il est finalement en centre de rétention; comme des papiers lui manquaient ils ont été transmis à un avocat de la Cimade qui le défend, affaire à suivre en priant ste Rita…
Aysé, qui en a gros sur la patate, profite de la belle brochette pour en parler énergiquement…: regardez cette petite video prise par Manée Aysé/Bobo et appréciez, à droite (!) le sourire du secrétaire général de la préfecture. IMG_5576 Le discours final lui reviendra. Il parle de la France qui accepte le plus de demandes d’asile (ah bon…), des conditions de demande d’asile : “il y a une règle. Pour certaines situations, il n’y a pas de raison que la demande d’asile aboutisse. Certaines décisions ne sont pas du goût de tous, mais le respect de la justice, c’est le principe d’un état de droit»; des “gens” qui sont légalisés, et des droits de “ces gens-là”; “ces gens-là” (à prendre avec des pincettes) ce terme revient sans cesse dans son discours…
(je pense à la chanson de Brel : Faut vous dire, Monsieur / Que chez ces gens-là / On n’pense pas, Monsieur / On n’pense pas / On prie /…/ Faut vous dire, Monsieur / Que chez ces gens-là / On n’vit pas, Monsieur / On n’vit pas / On triche /…/ Faut vous dire, Monsieur / Que chez ces gens-là / On n’cause pas, Monsieur / On n’cause pas / On compte /…/ Parce que chez ces gens-là, Monsieur / On n’s’en va pas / On s’en va pas, Monsieur / On s’en va pas…)
Pour se requinquer, voici la belle Adama, avec le badge du secours pop et l’autre avec sa phrase : faire le choix de se relever quand on est tombé
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• Samedi, c’est le marché, avec ciel bleu, et le rdv avec Manée et Iris au “caveau”, le café du marché avec terrasse au soleil.
Dans La Montagne, que nous apporte Dominique qui y était aussi, un article sur la forêt du souvenir :
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“La Forêt du souvenir a été imaginée en 1994, pour le cinquantième anniversaire du 9 juin 1944 par les membres de Peuple et culture. Manée Teyssandier, membre de l’association, se souvient bien de la naissance de ce site. “Nous sommes d’une génération qui a toujours entendu parler des événements de juin 1944, on connaît l’histoire mais pas les visages des victimes », indique-t-elle. Alors pour le cinquantième anniversaire et pour mettre en place une commémoration « moins ritualisée », PEC avait mené un important travail de recherche de photographies auprès des familles : Patrick Teyssandier a contacté les familles et elles se sont mises à parler, ce qui explique l’importance des archives que PEC a pu collecter.
Les photos des victimes ont donné vie à une affiche et Henri Cueco a suggéré de planter des arbres en leur souvenir. L’idée était de planter 99 arbres en souvenir des 99 pendus, mais faute de place, moins d’arbres ont été plantés sur un terrain appartenant à la mairie », confie-t-elle.”

Depuis 1994, les arbres qui avaient notamment été plantés par les enfants du conseil municipal avec l’aide des services techniques ont poussé. Et la Forêt du souvenir a été oubliée.
Il a fallu qu’une membre de PEC (Iris, allemande…) se trouve par hasard face au panneau de la forêt pour que les souvenirs resurgissent », rapporte Manée qui ajoute : “Alors nous nous sommes interrogés et l’année dernière (en juin 2018), nous avons décidé d’organiser un événement dans ce lieu, pour le faire vivre.” Ainsi, sur chaque tronc d’arbre fut affichée la photo d’une victime. Un moment très émouvant notamment pour les familles qui étaient conviées.”
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Peuple et culture (PE), qui est à l’origine de la Forêt du souvenir, y organise, cette année, deux rendez-vous, en marge des commémorations officielles, le 14 et 18 juin. Si le 14 juin sera inaugurée l’installation Ça nous regarde réalisée par Fabienne Yvert et qui expose pendant l’été les photos des regards des victimes, le 18 juin, des scolaires notamment de l’école de la Croix-de-Bar y rencontreront les membres de PEC et l’artiste. ”
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Dans un vraiment tout autre genre, et parce que il ne faut pas laisser échapper ces petits bonheurs, au marché, en faisant les courses j’ai trouvé une tomate qui nous regarde aussi…
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• Dimanche, à 17h, rdv à la gare avec petite pluie pour la commémoration du 9 juin 44.
20190609_170043Je reprends paresseusement — et parce que je suis incapable d’une telle prose —, les propos en ligne de La Montagne :
“Dans un silence funèbre, encadrés des portes-drapeaux, officiels et représentants du Comité des martyrs sont venus déposer des gerbes au pied de la stèle, avant que ne retentisse La Marseillaise. Puis, suivant un schéma millimétré, le défilé s’est formé en direction du Haut-Lieu de Cueille, au son de la Marche funèbre. “20190609_190247

La stèle est en face du grand immeuble remarquable (j’aime bien cet immeuble extra laid comme une verrue, je me dis qu’il faut faire quelque chose avec lui!), avec des gens à toutes les fenêtres. Et comme il y a plein de monde, on ne voit rien de ce qui se passe (dont l’ordonnancement est sonorisé), sauf être ensemble avec des parapluies…

 

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On suit la route dans l’ordre ordonné : la fanfare, les drapeaux, les officiels, les familles des victimes, et enfin “les gens”.

 

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Quand on fait partie “des gens”, c’est une marche ensemble, où on se dit bonjour et on discute calmement, sur une grande route coupée à la circulation entre verdure et zone commerciale.
Iris qui a vu un parapluie avec du texte me suggère cette idée (qu’elle est bonne)…

 

« Albert Charles. Armand Léon. Boissier Yves. Bonnet Georges. » Espacés d’un lourd silence, les noms des 99 pendus puis des déportés jamais revenus sont énoncés par des élèves du lycée René-Cassin. Face au monument, derrière lequel sont alignés les drapeaux des anciens combattants, les visages des officiels sont graves. Parmi eux, l’ancien président François Hollande, qui n’a pas manqué une cérémonie depuis 1986. « Cette reconnaissance est vraiment importante pour les familles », assure Philippe Armand, honoré de son invariable présence.”
Capture d’écran 2019-06-09 à 22.52.27En “vrai”, dans la foule (au-dessus du mur commémoratif, à gauche), on ne voit rien de tout ça, (sauf qu’auparavant on a vu Hollande en arrivant qui a salué du monde, dont Manée, en relevant son intervention-opposition auprès d’un élu FN — enfin non justement, RN, ça a beaucoup changé depuis le négationnisme qu’il lui a dit —qui se joignait au cortège des officiels au début de la commémoration…), on voit juste les arbres sur la colline en face, un bout des drapeaux, les gens qui attendent-entendent et les voix amplifiées.
Ce moment d’énumération des noms est assez émouvant, mais je me pose une question : pourquoi toujours dire/lire le nom de famille avant le prénom (j’ai remarqué ça aussi sur les photos de PEC sur les arbres, et là, il n’y a pas l’explication “militaire-état civil” officielle, puisque c’était justement redonner de l’humain..!!!)
Et des élèves entament d’une petite voix le chant des partisans. C’est pas prévu que tout le monde le chante en chœur et avec cœur, en ces temps de vigipirate et de gilets jaunes…

Puis, again, avec cette belle expression, c’est l’heure des dépots de gerbe(s)…
“Des gerbes de fleurs sont à nouveau déposées, dont une remise conjointement par le maire de Tulle Bernard Combes et le bourgmestre de Schorndorf, Matthias Klopfer. Les deux villes célèbrent cette année le cinquantième anniversaire du jumelage.” Puis les officiels serrent la pince aux 28 porte-drapeaux (dont les drapeaux pendouillent comme y’a pas de vent, on ne sait pas à quoi ils correspondent, les différents commités de ceci celà avec les ors de la république), et c’est fini, flop, circulez, on reprend la route en groupes dispersés, on rentre en ville, y’a plus rien à voir et la pluie a cessé…
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Sauf les fleurs moches et “mortes” accrochées là où les hommes ont été pendus…

En repartant, on a doublé le mec du RN avec sa nana perché sur des talons aiguilles. Aysé l’avait en travers, car elle qui l’a aidée quand elle était en difficultés, elle ne lui dit même pas bonjour, et a fait un commentaire RN sur le fb du secours pop, concernant Bobo..!
En photographiant un message de Manée : (& des nouvelles de Bobo, qui a été menotté lors de son arrestation, ce qui est illégal, mais bien sûr pas de preuve…)
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Après ça, on a été se requinquer au Globe avec Iris et Manée, le café populaire au soleil, où il n’y avait que des hommes de toutes nationalités d’origine et des conversations en diverses langues, de l’humanité et pas d’ordonnancement dans le souvenir…

& pour finir, un petit texte de Bobo :
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& une précision de Manée, suite à la lecture de ce post :
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embarquement quand on fête le débarquement…

Date : 6 juin 2019

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Voici ce qu’il a écrit, lors des ateliers  :

Je me nomme Bobo, c’est à dire douleur, dès mon enfance j’étais un peu turbulent, toujours en train de faire des jeux un peu brutaux. C’est pour cela, un jour ma mère a décidé de m’inscrire dans une école de rugby. Malgré l’école de rugby, je me suis aussi intéressé à d’autres domaines, tels l’aéronautique, la mathématique, la chimie et la physique.
Je suis une personne simple, avec un cœur ouvert qui est toujours disponible à servir les autres et à partager avec n’importe quelle personne

Avant d’arriver à Tulle, j’étais à Limoges depuis presque 6 mois.
Au jour de mon arrivée à Tulle, j’étais complètement perdu, parce que d’où je venais, j’avais déjà tissé plusieurs relations, donc il me fallait encore fournir beaucoup d’effort pour repartir avec de nouvelles bases.
C’était un peu compliqué, mais vu que j’avais en moi d’autres talents, alors j’ai essayé de l’exploiter pour mon intégration.
J’avais fait un constat rapide que dans cette ville, les gens s’intéressaient beaucoup au sport, surtout au rugby. Moi-même, j’ai pris l’initiative d’aller au siège de Club de Rugby de Tulle et j’ai rencontré les dirigeants, et ils m’ont montré et expliqué toutes les démarches administratives pour obtenir ma licence en tant que joueur.
Après avoir obtenu ma licence, c’est à partir de là que tout est allé en bonne voie, et j’ai commencé à fréquenter d’autres personnes en plus. Il y a eu aussi des nouvelles portes qui se sont ouvertes pour mon intégration à Tulle.

Quand j’étais petit, je pensais que la vie était facile mais en grandissant j’ai su que c’était autre chose.
Parce que dans la vie humaine, il y a des moments où on se trouve dans des difficultés qu’il faut surmonter ou soit surpasser pour mieux appréhender l’avenir.
Il arrive un moment où on se pose des questions pour savoir si on est dans la bonne voie de notre destin, ou soit on est déjà égaré.
La vie en soi nous réserve beaucoup de surprises, il faut tenir compte de certaines réalités.
Parfois, il arrive des moments où on pense qu’on a gagné mais on se trompe parce que la vie humaine sur cette terre est un combat perpétuel.
Dans la vie humaine, il y a des moments positifs et négatifs.
Les positifs sont les moments où on trouve quand même le sourire dans notre vie, c’est un bénéfice qu’il faut beaucoup capitaliser pour aller plus loin avec nos projets.
Les négatifs sont les moments où on se trouve en face des réalités auxquelles on ne s’attendaient pas. Malgré ça, il ne faut pas abandonner, nous devons tenir compte de points négatifs comme enseignement pour rebondir.

Et cette phrase, devenue affiche et autocollants, c’est de lui :
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Comme ça me met en colère, j’espère que ça va me donner d’autres idées d’affiches et autocollants moins gentils…

Ça me fait penser aussi à ce que disait François Sureau sur France-inter ce matin, sur les commémorations du débarquement :
“Le devoir de mémoire, quand on voit la manière dont on nous bassine avec, on a l’impression qu’il est à la mémoire vivante ce que le devoir conjugal est à l’amour”, lance l’avocat.
Il estime qu’il faudrait “décrasser les cérémonies de leur côté officiel”. Face à l’accumulation de paroles, l’avocat pense à qui étaient ces hommes. “Ils n’étaient pas la France officielle, qui elle était du mauvais côté. C’était des jeunes réfractaires venus de tous les milieux. Des noirs, de arabes, des juifs…”

Encore une phrase de Bobo, sur un badge à porter fièrement :
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léger et grave

Date : 5 juin 2019

Être loin, mais déjà se rapprocher, avant de venir en fin de semaine…

• Dans la grande liste de choses à faire, la 2ème phrase qui sera en sel, pour Saint Pardoux:
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• Regarder la meteo, en pensant à ma valise et à l’emploi du temps… Dieu du ciel, faut qu’il fasse beau le 13, le 14 et le 18  (et les autres jours aussi..!!)
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• Ici, mon champ est bleu… se préparer au vert…
et puis, quand je vais revenir, le soleil sera dans le creux plus à droite du Frioul, apogée d’été, avant de vite déjà de repartir vers la gauche sur l’horizon, mesure du temps qui passe…
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& puis aujourd’hui en nageant-barbotant, vu 2 étoiles de mer sur les rochers devant… Ça faisait 2 ans que j’en n’avais pas vu (et jamais plus que 2 par an!) est-ce que c’est bon signe?
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Documents envoyés, David a été tout accrocher au Secours Populaire, pour l’inauguration des nouveaux locaux vendredi à 18h
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• Penser à l’accrochage, et répondre aux questions de la journaliste de La Montagne, pour le projet à la forêt du souvenir :
( pour les non tullistes : le massacre de Tulle désigne les crimes commis à Tulle par la 2e division SS « Das Reich » le , trois jours après le débarquement en Normandie. Après une offensive des FTP, les et , au cours de laquelle les troupes allemandes assassinent dix-huit garde-voies, l’arrivée d’éléments de la « Das Reich » contraint les maquisards à évacuer la ville. Le , après avoir raflé les hommes de 16 à 60 ans, les SS et des membres du Sipo-SD vouent 120 habitants de Tulle à la pendaison, dont 99 sont effectivement suppliciés. Dans les jours qui suivent, 149 hommes sont déportés à Dachau, où 101 perdent la vie. Puis la division Das Reich se rend à Oradour-sur-Glane le 10 juin…)
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Dominique et David ont isolés et imprimés tous les yeux des pendus et déportés du 9 juin 1944 à Tulle, et Gaëlle va plastifier tous ces regards à l’Ensa à Limoges vendredi, pour qu’ils résistent aux intempéries et nous regardent bien droit dans les yeux…
Voilà notre texte pour accompagner ce projet, avec un rdv le vendredi 14 juin:

9 Juin 44, la forêt du souvenir nous regarde
L’affiche de Ramon et le « livre blanc » réalisés à partir des photographies des pendus et des déportés recueillies par Peuple et Culture ont redonné visage, regard, vie et dignité à ces hommes.
50 après les crimes, des arbres ont été plantés, devenus aujourd’hui une forêt du souvenir, ils reverdissent chaque année, poussent, étendent leurs racines et s’élèvent vers la lumière.
Aujourd’hui, alors que Jean Viacroze, le denier survivant revenu de déportation vient de mourir et regardait avec inquiétude le renouveau du fascisme, Fabienne Yvert, artiste en résidence à Peuple et Culture, propose une installation dans les arbres : que les yeux de ces hommes nous regardent et nous prennent à témoin dans cette forêt.

Des yeux pour nous rappeler leur histoire, notre histoire, et celle de l’humanité.
En 2019 des crimes de guerre existent chaque jour, des femmes et des hommes et leurs enfants meurent toujours à cause de leur nationalité, de leurs idées, de leurs opinions politiques ou leurs croyances religieuses, d’être simplement au mauvais endroit au mauvais moment, d’une stratégie locale ou mondiale à visée souvent économique.
La planète Terre est menacée, des migrants fuient leur pays pour pouvoir survivre et leur destin est suspendu aux décisions administratives.

Rendre tout cela « vif » au bout de leurs yeux, que leurs regards nous accompagnent avec leur humanité, nous sondent et nous aident à penser, à refuser l’inacceptable et à être ensemble.

à ce propos, si jamais :

• & puis José m’a téléphoné aussi pour la fête du Foyer des jeunes travailleurs : le sérigraphe-fou (je ne me rappelle plus son nom!) va adapter à sa sauce une des affiche-outils (on se sait pas laquelle..!) que tout le monde pourra se sérigraphier, chouette, ça va circuler !!!
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• Enfin, ce matin, coup de téléphone de Manée :
— Est-ce que tu écoutes France-Culture? Il y a une émission sur la typographie où on parle de linotype..!
Non, je n’écoutais pas, mais j’ai écouté (ce qui me donne des idées pour le travail sur la linotype du Populaire du centre, à Limoges, je suis en retard pour ce projet..!), et vous aussi, écoutez! :
(Où il y a aussi de belles chansons!!)
D’ailleurs, je suis en train de ranger ma maison pour la prêter à une petite famille délogée suite aux effondrements d’immeubles de la rue d’Aubagne, et en rangeant, il y a cette boîte que j’ai gardée (les espaces-bandes, qui coulissent pour régler les blancs dans la ligne,  ça va bien avec Robert Pinget!):
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le rire, le soupir, et le sourire, sortant des choses

Date : 3 juin 2019

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Il y a de quoi soupirer, il y a déjà plein de méduses, et ça va continuer..!! (mais je ne me suis pas brulé les doigts ni fait piquer!)
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comme celle en verre,
si magnifique,
des verriers naturalistes Blaschka,
Pelagia noctiluca
(plus rose que sur cette photo)

 

 

 

 

& puis, en répondant ce soir à un questionnaire de Marceline Roux sur les lieux d’écriture, repenser à ce que se disent Didi-Huberman et Marianne Alphant…
Si vous n’avez jamais vu cette conversation, voilà un cadeau qui donne le sourire ! (et si vous n’avez jamais lu Marianne Alphant, foncez!!)

 


atelier d’écriture du lundi n°14

Date : 3 juin 2019

Bon, ça branle dans le manche : aujourd’hui, personne à l’atelier..!
& la semaine prochaine, c’est férié, ce sera aussi des devoirs à la maison..!?
Allons-y…
(moi aussi, ça me démotive, alors que je me creuse la tête pour cet atelier, je me sens seulette!)
Du coup, voilà un exercice relativement facile et plaisant à faire, j’espère, pour que vous ne désertiez pas complètement… (et qui aurait été plus rigolo à faire ensemble, c’est tant pis pour vous..!!!)

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« C’était leur façon d’être : ils ne montraient jamais la moindre émotion. Exactement comme quelqu’un qui baille ou qui épluche une pomme de terre. »
Charles BukowskiWomen

& un extrait de « Quand le diable sortit de la sdb » de Sophie Divry (néanmoins, je ne vous recommande pas ce livre, contrairement au Bukowski…)
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Et vous,
vous aimez les hommes, les femmes, les enfants, les animaux, les œuvres d’art,…, comment ?

En plus de l’énumération, trouvez des comparaisons imagées et savoureuses quand cela s’impose !
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• Emmanuelle :
J’adore les gens.
Mais parfois je n’aime pas les gens.
Même si j’aime la plupart des gens.
Il y a une différence entre aimer et adorer.
(Aimer est plus fort)
Je n’aime pas les gens qui ne doutent jamais de rien.
Je n’aime pas les gens qui disent « Et bonjour », et pourquoi le ET devant, et ça sert à quoi ?
Je préfère les gens qui ne disent pas du tout bonjour mais qui regardent les autres. Comme des timides qui scrutent pour mieux parler après, les caméléons je les appelle.
Je n’aime pas les gens qui parlent de la mise au monde de leurs enfants. Ce sont surtout des femmes j’ai remarqué. Je n’aime pas cette impudeur, je n’aime pas qu’elles fassent une surenchère dans la souffrance et qu’elles instaurent une échelle de la douleur, je n’aime pas qu’elles parlent de sang ou d’écoulements en tout genre.
Je préfère quand celui ou celle qui n’a pas accouché ne parvient pas à dire en mots ce qu’il a ressenti en émotion lorsqu’il a tenu l’enfant dans ses bras, quand rien ne sort de sa bouche, l’air et les syllabes lui manquent comme s’il était en arrêt cardiaque, c’est étrange c’est toujours une histoire de cœur.
J’aime les gens qui écoutent.
Je n’aime pas les gens qui écoutent en rattachant toujours leur propre histoire à celle des autres.
Moi je fais ça. Tout le temps. Il faut toujours que je trouve des putains d’exemples d’anecdotes pour répondre à celui ou celle qui me raconte une mésaventure. Je ne sais pas si je fais ça pour engorger le tout de ma propre empathie et faire passer ce message à l’autre « non tu n’es pas seul », ou si c’est juste parce que je me la raconte grave.
Je n’aime pas que les personnes des médias et réseaux sociaux racontent à tout va que les voitures hybrides c’est plus écolo, mon œil c’est quand même de la consommation nucléaire, mon œil comment va-t-on recycler tout ce putain de lithium ?
De lithium.
J’aime les gens qui dans le métro regardent leur plan dans un guide de tourisme et essaient de faire le lien avec les noms de stations affichées au-dessus des portes coulissantes.
J’aime bien aussi les enfants qui mettent leur doigt sur l’autocollant montrant le petit lapin qui pourrait se faire pincer très fort ses doigts à lui. J’aime bien les gens qui arrivent à dormir debout en s’endormant assis sur un strapontin et en ne lâchant vraiment jamais leur sac à provisions.
J’aime les gens qui montrent une photo de leur enfant qui tient un petit animal dans ses bras.
J’aime les gens qui décident de ne pas tout fermer, qui refusent les clôtures et les barrières, et surtout les portails qui s’ouvrent avec une télécommande, oh non non pitié pas la télécommande…
Je n’aime pas les gens qui ne supportent pas qu’on ne ferme jamais les portes.
A une époque, on m’a raconté que les hommes qui ne supportaient pas ça avaient tendance à confondre les portes de leur foyer avec les cuisses de leur femme.
Je ne sais pas si psychanalytiquement ça se tient.
J’aime les gens pas trop à la mode.
J’aime les gens qui font avec ce qu’ils aiment ou ce qu’ils peuvent.
Je n’aime pas les gens qui accumulent des objets.
Moi je fais ça. Depuis des années mon taux volumique matériel et personnel grossit, les éléments inutiles et matérialisés de ma vie je ne les compte plus, je ne choisis plus un logement en fonction de sa surface habitable mais en fonction des possibilités de son espace de stockage.
Je suis toujours nourrie de bonne intentions, prête à me débarrasser de tout à chaque instant. C’est une utopie que j’entretiens, j’imagine sans doute qu’un jour j’ouvrirai un espace de dons où je rangerai bien comme il faut tous les objets dont je devrai me délester avant de mourir. Et de donner exactement le bon objet à la bonne personne qui me rendra visite sur cet espace de troc en stock…. J’imagine que depuis toutes ces années je troque des sourires des amis et des mercis contre des objets de mon patrimoine dérisoire, je ne suis pas sûre que cet amour du don soit complètement complètement gratuit….
En Suède on a le droit de mettre des petites pancartes sur le bord de la route où il est écrit LOPPIS ; Loppis c’est un petit bout de son chez soi où l’on met des objets désuets mais souvent jolis, et qui trouvent une nouvelle histoire d’amour avec le visiteur de passage.
En Suède si vous prenez un petit objet dans le Loppis de quelqu’un, le propriétaire dudit Loppis vous offrira en sus une tasse de café avec un petit gâteau à la cardamome, tout en engageant la conversation. C’est le Fika.
J’installerai un Loppis dans la maison de la dernière partie de ma vie. Il y aura aussi du café mais pas seulement.
J’aime, pour le moment, ne pas avoir d’autre plan.


journal de bord (de mer)

Date : 2 juin 2019

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Le soir en rentrant de mon séjour lointain, en voulant prendre une galette sur les étagères, pour manger avec du fromage, que vois-je ? Une petite souris dans le paquet!
20190529_074127Je la fais prisonnière en fermant le paquet avec une épingle à linge, mais pas suffisamment : en voulant ouvrir la porte contre le grand vent, un geste maladroit, et elle en profite pour se carapater sous le buffet!
Damned. Mais le piège et sa gourmandise ont bien fonctionnés dans la nuit! Voilà ma jolie prisonnière du matin, qui s’est envolée peu après dans le terrain vague, libérée par fort mistral qui secouait sa petite cage…20190531_102108

Super timing de l’envoi, merci Manée, bien reçu le colis avec beau scotch  de ne pas plier qui contenait la machine à badge et des livres, 5 kg de trop pour mettre dans la valise !

Même de loin, Manée a l’œil à tout..!! (et moi la tête comme une passoire cabossée!)
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Bon, j’avoue, les fèves mangées à Tulle étaient meilleures que celles-ci !

 

& puis, cette semaine lors d’une rencontre en ville, j’ai repensé à ce film vraiment étonnant et formidable, une “adaptation” d’Une chambre en ville, de Jacques Demy : si jamais vous êtes des fan de Demy et si vous vous souvenez du film, vous apprécierez encore plus celui-ci, intelligent, subversif et drôle(ment) tragique, qu’on ne voit pas à tous les coins de cinéma !

Ce we aussi, c’était le festival de films d’art singulier organisé par Pierre-Jean Wurtz et Hors Champs à Nice. Je voulais y aller, mais pas place de train disponible (!! merci oui-non!) ni assez de temps… Ce festival a lieu tous les ans, le 1er we de juin, on peut le noter à l’avance dans son agenda (ce que j’avais fait, d’autant que je voulais voir le film sur Angus Mc Phee!).
De temps en temps, Pierre-Jean peut aussi faire une programmation “ailleurs”, à la demande… Ce serait bien, à Tulle , non?!
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Il y a aussi le dictionnaire, qui recense plus de 110 courts métrages sur l’art brut et singulier sur 10 ans de programmation des rencontres Hors-Champ au MAMAC de Nice. Les acteurs, réalisateurs, commentateurs et historiens de cet art, interviennent largement dans l’ouvrage. De Laurent Danchin, Lucienne Peiry, Bruno Montpied, Jano Pesset, Guy Brunet à Caroline Bourbonnais…Ouvrage unique sur ce sujet, avec une filmographie jamais constituée…

& puis, toujours au sujet de films, un mail de l’IMEC qui projette le film de Grémillon :Capture d’écran 2019-06-02 à 11.53.46
Mais si Caen est trop loin, on peut le voir

Vendredi 7 juin à 18h, il y a l’inauguration à Tulle des nouveaux locaux du Secours populaire. Ce sera l’occasion d’afficher certaines choses faites en atelier d’écriture au Lien/Lieu, comme ce “dictionnaire personnel”, ici la lettre S :
abecedaire secours pop


considérations avec girafe et ours

Date : 31 mai 2019

20190526_115124 Admirez mon comité d’accueil-de-départ!

Cette fois encore, je repars de Tulle avec du tissu (et des livres…) dans ma valise qui pèse 3 tonnes : le magasin de tissu de la rue de la Barrière “Maison Peregnaud” est une mine d’or (il me faudrait juste du temps pour coudre…!)
20190525_121016et puis, avec 2 très beaux torchons ramenés de Catalogne par Manée;
20190526_125711dont la toile est beaucoup trop belle pour en faire des torchons!
Cette fois encore, je mets à profit le voyage pour mettre à jour mes notes pour avancer le blog.
J’ai pris goût à Tulle (je vois Manée sourire en lisant ça!!) mais c’est quand même trop loin… de Marseille! (encore plus quand le temps est pourri!)

20190527_110953 je reviens aussi avec de la confiture de noix achetée au marché, un pot pour Corinne et Bruno ; c’est une tuerie..! ( mais je préfère la crème de noix pas sucrée, les recettes italienne de Crema di noci ou pesto aux noix, qu’on trouve rarement — heureusement…)
En attendant de l’ouvrir, on se fait un atelier cuisine après l’apéro d’arrivée ! Ça fait plaisir d’utiliser un four après 15 jours de rbnb-pas-de-four-sauf-micro-ondes..!
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20190527_202112Le lendemain, Bruno nous concocte une délicieuse poêlée aux asperges vertes dans assiettes rouges qui me font oublier le délice des fèves toutes fraiches mangées à Tulle,

et puis vu ces assiettes en grès magnifiques avec un bel émaillage !


Sans titre& tout ça pour se requinquer de cette soirée électorale!
Le lendemain lundi matin d’atelier, Manée me demande des précisions concernant les consignes de l’atelier du lundi…
Puis ce message,
suivi de ces 2 animaux qui font plaisir à voir, sur le chemin (des écoliers) de Saint Pardoux!
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Tant qu’il reste des girafes et des ours…
Ça me fait penser à cette analyse d’affiches électorales qui est pas mal! Les plus réussies sont celle de Ian Brossat et d’europe écologie… Bon, comme quoi les affiches….


drôles d’oiseaux

Date : 29 mai 2019

Catherine a envoyé un mail : Le vendredi 24 mai à 18 h00 une rencontre avec Claudie Guyennon-Duchêne au centre Jacques Cartier de Brive sera l’occasion de présenter les réalisations qui ont été faites avec un groupe de femmes du quartier.
& Vendredi soir, vernissage de Claudie à 18h au centre Jacques Cartier.

Nous y allons avec David; voyage sous la pluie battante, nuages bas dans les champs trop verts spongieux, ça me déprime un peu. Comme je lui en fait part, David, qui pense que c’est bien pour la nature, convient que c’est quand même un peu trop en ce moment pour le moral…
Heureusement, le centre affiche des belles couleurs déjà à l’extérieur.!

& c’est la 1ère fois que je vois la cape de Claudie en vrai, qui nous saute aux yeux en entrant,  je ne la connaissais qu’en “image” !!
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Le temps de regarder des drôles d’oiseaux, et les magnifiques nids de Tisserins brodés d’or…
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20190524_181506Un adjoint à la culture fait un petit discours. Alors qu’on commence à s’ennuyer, Claudie intervient dans son discours pour remercier aussi et citer tous les noms des personnes avec qui elle a travaillé,
ce qui rend le discours plus interactif mais désarçonne un peu le discoureur.
Elle le félicite aussi d’avoir mis une chemise avec des marguerites, pour s’assortir mieux à l’exposition.
Voilà un beau discours combiné!!
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Claudie fait un petit tour d’expo pour présenter son boulot, dont sa grande tapisserie en feutre, pas encore finie.20190524_18292320190524_18203620190524_183101
On voit rarement ce genre de cartons dans les expos!
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Des amies à elle sont venues d’un peu loin, qui connaissent aussi Violaine à Toulouse…
L’une d’elle reconnaît m’avoir vu à Fraïssé des Corbières il y a longtemps, se souvient des livres en porcelaine; le monde est petit..!

Nous repartons bien contents d’avoir vu cette œuvre si personnelle et garderons en mémoire la méthode pour ne pas s’emmerder aux discours!
Arrivés à Tulle, la pluie a quasi cessé de tomber, et j’accroche sans tarder l’affiche en vitrine du Lieu/lien.
Faites un petit tour à Brive voir ce boulot singulier!
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l’art c’est pas pour nous, nouvel épisode

Date : 29 mai 2019

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Heureusement qu’on avait prévenu Odile, qui est venu avec 5 personnes du Secours catholique, car sinon, on aurait été bien seuls…


Mohamed est venu aussi, mais il n’a pas trouvé le local, je pensais qu’il avait compris mes explications, qui ne valaient pas un bon plan, d’autant que le ciel était menaçant…

Voici un reportage complet, (manque que les paroles!)

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On commence avec un Adami 
David évoque l’Italie, la commedia dell’arte,

les participants sont un peu timides au début,
et seule la jeune fille de la famille arménienne-ukrainienne parle un peu français
et sert de traductrice

David sort beaucoup d’œuvres, car on reste très peu de temps sur chacune, faute de vocabulaire

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De Klasen, voyager derrière un camion de produits dangereux, devenu paysage, à Cueco et sa fabrique de roses, quand le travail est aussi dans la tête de l’artiste.
Nous passons de l’usine au patron, avec Aubry, son patron codé en musique20190524_142259
Puis un artiste portugais dont j’ai oublié le nom, mais qui suscite de l’intérêt, et surtout dans les détails, tout voir et déchiffrer bien au-delà des attentes de David. Le croissant musulman et la croix de Malte servent de repères entre navigation et camping, un voyage intérieur en caravelle, avec le sigle de l’USSR vite repéré par notre expert!
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20190524_144138Aillaud avec un cerval
avant un okapi en gros plan,
qui ressemble à une girafe,
le monsieur nous mime son cou et ses cornes,
c’est facile à comprendre et on rigole ensemble,
puis un ours pour compléter la famille

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des chaises en arbre en pot, ou graine de chaises.
& vous, vous auriez envie de faire pousser quoi?
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Di rosa, baobab du Ghana, et des fleurs de lotus du Vietnam, avant la piscine de Monory20190524_145902
Puis chacun va choisir dans le meuble artothèque une œuvre qui lui plait !
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Buisson ; une image comme un film à la TV, une dame pousse un garçon, petite scène tragique, réelle ou imaginaire. Peut-être ou peut-être pas… Réfléchir pour faire la lumière… (David sort l’autre partie du dyptique)20190524_153844
20190524_152055Comme notre timing est parfait, en voilà la preuve : un super orage éclate dehors avec cet éclair!!

Puis fred. Clavere. Le monsieur qui l’a choisi est content de le présenter et de dire pourquoi il l’a choisi, mais sa jeune traductrice refuse de traduire..!!

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(il ne nous reste qu’à imaginer..!)
Nous restons dans les manipulations anatomiques avec ces cœurs et flux de Laurine Estac. (pas bien sûre de son nom ni de l’orthographe, je vais me renseigner…)
Le monsieur amateur-d’art-qui-voit-tout repère immédiatement que ça représente une carte du monde inversée-déformée! D’ailleurs le titre est PNB.
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Plus c’est rouge, plus c’est riche. Quand le cœur est trop gros, il explose. Même si ça représente beaucoup de richesse, c’est tout petit perdu dans l’univers…
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Gaëlle a choisi un Saura, mélange joyeux de gens. C’est la fête.
David en sort un autre où c’est pas la fête, inspiré de Goya.
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Puis une carte de Tulle de Jochen Gerner, qui nous déboussole. (contrairement à la photo, pas de femme-louve en bordure de Tulle…!)20190524_155255
avant de revenir à Laurine Estac (penser à vérifier son nom…) à échelle historique et européenne, vue inversée… avant les élections du we…20190524_154627
Pour finir bien ces 2 heures intenses, une joyeuse “Machine Infidèle”,20190524_154205
qui trompe énormément…, et à propos d’arrosage, prenez vos parapluies..!
Merci David, merci Odile et tous les participant.e.s, c’était un bon moment !!


un jeudi marqué d’une pierre de sel

Date : 29 mai 2019

20190523_114332• essais de bloc de sel
(2 recettes différentes)
par Jean-Pierre et Dominique, pour les lettres à lécher par les vaches, en juillet à St Pardoux

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• Sur la longue route qui mène au Secours populaire, jeudi dernier, après avoir vu Aysé par ciel vraiment bleu, qui rend le vert plus sympathique…
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20190523_154346• Il est imprimé, on a été le chercher chez Maugein jeudi aprèm, et il est beau !

On oublie complètement que c’est une réédition d’un petit livre tamponné, qu’il a pû être autrement qu’en typo!
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Maintenant, il va falloir s’occuper un peu de le diffuser…

Que les choux se répandent…

 

 

 

 

• Maurice Lemoine ex rédacteur du Monde Diplomatique était à Tulle jeudi soir pour nous aider à appréhender la situation au Venezuela hors de toute propagande; nous espérons que vous avez saisi l’opportunité de cette rencontre, car c’était intéressant!!DDQ vénézuela

Et puis, son “cv” donne envie de le rencontrer !!DDQ vénézuela-2


atelier d’écriture du lundi n°13

Date : 28 mai 2019

Les objets

1 — Phrase d’Olivier Leroi dans « 123 conseils aux extraterrestres » ed. Adélie :
« Bien se caler dans son fauteuil et faire la liste de tous les objets de la maison. »

Faites une liste d’objets non utilitaires étant dans votre maison, développez en 2-3 lignes pour certains.

 

 

 

 

2 — Victor Hugo à propos des objets : « Le soupir sortant des choses »

« Quand on écrit et qu’on cherche à « attraper le réel », c’est toujours le détail qui compte, parce que le détail est une condensation d’une quantité incroyable de choses. » Leslie Kaplan, entretient avec Nathalie Quintane, à propos de son dernier livre, Désordre. (qui ne parle pas d’objets, sauf à utiliser comme armement à portée de main)

« Ce sont les détails qui souffrent le plus de la sécheresse ». Marie-Hélène Clément

Vous avez rapporté un objet qui compte pour vous.
Décrivez-le, son histoire et la vôtre avec/à propos de lui. Insistez sur les détails.

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quelle surprise ! ça m’émeut un peu..!

 

 

3 — Parmi tous les objets, choisissez celui de quelqu’un d’autre. Que voyez-vous ? Décrivez-le. Qu’en feriez-vous s’il était à vous? Inventez-lui une histoire.

 

 

 

 
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penser-souffler

Date : 27 mai 2019

Manée avait vu cet article paru dans La Montagne, début mars, et me l’avait envoyé.

souffleuse
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Samedi dernier, quelques mois plus tard, nous partons en virée à Uzerche avec Manée rencontrer Julie Lefebvre.
Avec une idée derrière la tête, réalisable là-bas ou non, inspirée des bulles de savon (non sphérique):
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et des bulles de BD : faire des bulles de pensées,en verre.
Est-ce qu’on peut souffler du verre et dire un texte — ou moduler son souffle avec une intention de paroles?

Julie s’est installée depuis peu à Uzerche juste après son CAP, un atelier au bord de la route, avec une porte ouverte qui nous la fait voir en train de travailler quand on passe incidemment (ou pas) par là.  Auparavant, elle était prof de LSF au lycée, mais l’inspecteur n’appréciait pas que ce poste soit occupée par une entendante… & le verre la fascinait déjà.

Julie, dubitative, fait quelques essais, et Manée, qui participe à l’atelier souffle d’Iris, nous fait des suggestions.
Julie conclut : une fois la bulle de verre formée, on peut bien sûr facilement “parler” dans la canne de soufflage, en espérant que ces paroles ne s’envolent pas quand on la détache..!!

Julie nous montre sur son téléphone 2 petites vidéos d’une expérience artistique à laquelle elle a participé : emprisonner la pollution dans une bulle de verre en branchant une canne sur un pot d’échappement.
Pour la 1ère expérience, on met le moteur en route alors que la 1ère bulle n’est pas encore formée, et la pression est telle qu’une grosse bulle se forme très vite puis explose.
2nde tentative réussie, en mettant le moteur en route avant, avec une pression constante.
C’est une belle matérialisation d’une idée!!

Nous repartons en nous fixant un rdv pour juin : d’ici là, Julie va faire différents essais, d’après quelques croquis que je lui ai laissés, car la forme “topinambour” est plus difficile à obtenir (et n’est pas homologuée dans l’apprentissage..) qu’une forme sphérique régulière..!

 


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