courriers confinés

20 mars 2020

Lundi, tout s’accélère, (pour se ralentir…)
Des formulations laissent pantois.e.

Lundi matin, aussi, ce texte dans lundi matin


et chacun se fait un peu de soleil qui circule dans les messages…
 
Mettre à profit ce temps de confinement obligatoire pour travailler..!
avec Jean-Pierre, par ex., qui s’est occupé des oreilles ce we, “avec des légendes parce qu’il y a des mots pour tout”

“tu sais comme c’est compliqué de dessiner ou de peindre une oreille ?
un bourrelet devient un creux, l’extérieur passe à l’intérieur, ce qui distingue deux régions s’estompe, on ne sait jamais où les formes commencent et où elles s’arrêtent
c’est un vrai problème pour quelqu’un comme moi qui ne sait pas faire le modelé, mes oreilles font souvent n’importe quoi…”
je lui réponds, et lui envoie le livre extra de Joël Baqué (qui vient de ressortir chez POL) La mer c’est rien du tout (on avait travaillé à partir d’extraits dans un atelier d’écriture)
accompagné de la carte de vœux 2019 de la Cave-Poésie, avec un texte d’Emanuel Campo


et par rapport à l’auriculothérapie, on peut parler à un organe directement, d’autant qu’on a les doigts dans les oreilles…!!!

mardi,

cette annonce d’un fonctionnement dé-confiné pour les oreilles (et la tête) à la cave poésie, chouette, c’est là, et ça donne envie d’y participer ! (à suivre…)

& on reçoit un max de mails de différents sites, sociétés, etc. pour nous informer de leur nouveau fonctionnement, tous un peu pareil…
En voilà un qui m’a fait rire (c’est eux qui vendent les “néons” flexibles!)

& puis mercredi, dans la boîte :

ça faisait juste plusieurs mois que je l’attendais…
… depuis avoir travaillé pour ce projet au mois de juillet, en écrivant dans des magasins parisiens de tous les arrondissements et banlieues…

… depuis avoir repris la maquette pour mon texte, pour que ce soit plus lisible…
… depuis avoir attendu d’être payée à la saint glinglin…
… depuis être sans nouvelle depuis des mois…

en voici des extraits de mon texte, avant version pour l’édition, en ces temps de rues vides :

& puis, c’est le printemps, qui s’en fout du confinement :
Des extraits de