atelier d’écriture du jeudi qui a lieu le mardi – n° 10

26 janvier 2021

Atelier 10 – mardi 26 janvier

Dans le cadre de la quinzaine franco-allemande, aujourd’hui, nous faisons un atelier de traduction avec un poème de Georg Trakl (Autrichien 1887-1914)

Voilà un poème de Trakl en Allemand.

Même si vous ne connaissez pas la langue, faites-en une traduction.
Pour vous aider, la traduction obtenue avec Google, dont il ne faut pas se fier…


Par contre, nous avons avec nous Iris Bugl, qui est allemande, et qui aime la poésie de Trakl. Nous pouvons lui poser toutes les questions nécessaires (vocabulaire, construction de la phrase, sens possibles, idées suggérées, rendu poétique…) pour nous aider à traduire le poème.

Manée :
Errer dans le vent noir qui chuchote au creux des roseaux
dans le silence de la lande
Dans le ciel gris un vol d’oiseaux suit
Traverser des eaux sinistres

Révolte. Dans une cabane d’un autre temps
l’odeur de tourbe s’élève avec des ailes noires
Des bouleaux malingres soupirent dans le vent

Le soir dans une taverne abandonnée
Enveloppé par le chemin du retour
et le douce mélancolie des troupeaux de pâturage
Quand la nuit vient, les crapauds émergent des eaux argentées

Dominique :

Martine :
Le vagabond dans la noirceur du vent
Le roseau sec murmure doucement dans la lande
Dans le ciel nuageux
Un vol d’oiseaux sauvages font leur migration

Révolte, dans une cabane délabrée
Une odeur de putréfaction flotte dans l air
Des bouleaux n’osent plus bouger

La nuit venue dans une taverne abandonnée
Sur le sentier du retour
Des troupeaux broutent dans une ambiance paisible
La nuit vient : des crapauds émergent des eaux argentées

David :

Après la lecture des différentes  traductions des participant.e.s à l’atelier, peaufiner votre traduction

Dominique :

David :

Manée :
Errer dans le vent noir qui chuchote au creux des roseaux
dans le silence de la lande
Dans le ciel gris un des oiseaux sauvages survolent de sinistres eaux

Dans une cabane d’un autre temps
l’odeur de tourbe s’élève avec des ailes noires
Des bouleaux tortueux font se plaindre le vent

Le soir dans une taverne abandonnée. Puis sur le chemin du retour,
enveloppé par la douce mélancolie des troupeaux de pâturage.
Quand la nuit vient, le chant des carpeaux monte des eaux argentées

Marie-Jo :

& puis, voici 4 traductions françaises différentes du même poème. Comparez, apprécier les différentes versions, et celles que nous venons de faire à l’atelier :

faites une “traduction” qui soit plus une interprétation personnelle, avec un vocabulaire plus actuel, en gardant le sens et l’esprit poétique du poème.

Dominique :

Martine :
Un vagabond marche malgré un vent puissant
Le roseau chante doucement dans la tourbière
Dans le ciel nuageux
Passe un vol d’oiseaux sauvages

Tumulte, dans une cabane délabrée
Il monte une odeur de puanteur
Des bouleaux gémissent dans le vent

La nuit tombe, dans une auberge abandonnée
Des troupeaux pâturent tranquillement
Des crapauds commencent leurs doux chants sortis des profondeurs de leur marre

David :

Manée :
Errer dans le vent froid et les craquements des roseaux secs
Dans le ciel gris un vol d’oiseaux migrateurs au dessus des eaux sombres

Dans une cabane abandonnée monte l’odeur âcre de la tourbe
Des bouleaux squelettiques font hurler le vent

Le soir dans un refuge improvisé
Sur le chemin du retour la douce image des vaches qui semblent méditer
Quand la nuit vient commence le chant des crapauds

Marie-Jo :

une libre interprétation :

Dominique :

Martine :
Un voyageur marche dans le marais
le calme règne
on entend au loin le doux murmure des roseaux
le ciel est menaçant
au-dessus de sa tête passe un vol d’oiseaux
près d’une cabane abandonnée une odeur de pourriture flotte dans l’air
des bouleaux tortueux font entendre leurs frémissements
quand la nuit tombe
des troupeaux se reposent
des crapauds dans leur marre
commencent leurs chants
dans le calme de cette belle nuit
troublée par le silence apparent

David :

Marie-Jo :

Manée :
Marcher dans la lande
les couleurs de la lande
les odeurs de la lande
la lande sauvage, solitaire
et le bruit des ruisseaux
des arbres et des bêtes qui parlent
ou rester près du feu
dans la maison chaude
près du chat qui ronronne
à lire vaguement
des poèmes de Trakl