les non-humains machiniques niveau 0

21 mai 2021

Je passe beaucoup de temps en ce moment à faire des recherches pour le laboratoire éphémère d’écriture de l’Observatoire de l’Espace du CNES sur “les Non Humains dans l’espace”, et plus précisément pour moi sur les Non Humains Machiniques (NHM)…

J’ai été invitée dans cette aventure par David Christoffel que je ne ne connaissais pas auparavant — ni l’Observatoire de l’Espace (en gros, je sors de ma caverne!) et sa revue Espace(s) que je vous engage à lire/regarder.

Dans notre laboratoire éphémère, Sophie est chargée de réfléchir aux NH minéraux, Amélie aux NH biologiques, Éric aux flux des ondes, Karin aux flux des esprits, David aux flux des données…

J’ai noté le 26 avril après notre 1ère rencontre parisienne masquée, que la distance en train Paris-Brive est idéale pour lire et apprécier la revue Espace(s) (aux dépends d’Ulysse et L’Odyssée dans sa nouvelle traduction, autre exploration de l’espace…)

Donc je lis, je cherche (à comprendre, déjà…), je regarde beaucoup d'”images”, un sujet m’amenant à un autre en une immense toile.
Le net, grand fournisseur de docs sur les NHM, et ceci grâce aux NHM, les satellites qui peuplent l’espace proche.

Déjà, ça commence où l’Espace ? Je dois reprendre au B. A. BA…

Le ciel commence à hauteur des semelles : les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles.
Par définition, l’espace commence au-delà de l’atmosphère (fine pellicule de gaz qui enveloppe les planètes).

L’atmosphère terrestre est divisée en cinq couches : de bas en haut, la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’exosphère.
Par convention, l’espace commence à la ligne de Kármán, altitude de 100km, où la vitesse de vol exigée égale la vitesse orbitale. Pour des raisons mnémotechniques, les USA situent cette ligne à 50 miles terrestres (80,5 km).

L’espace est conceptuel et pratique.

À 120 km (400 000 pieds), les 1ers effets notables de l’atmosphère lors de retours de vols en orbite. À 200 km, l’orbite la plus basse permettant une stabilité sur le court terme (quelques jours) ; à 350 km, l’orbite la plus basse permettant une stabilité sur le long terme (quelques années). À 690 km, frontière entre la thermosphère et l’exosphère, bye-bye dans l’espace intersidéral.

Je pars de mes repères, jusqu’à présent…
et mes repères sont terriens le nez (ou les yeux…) levé au ciel…

Jusqu’à présent, je ne me suis pas pré-occupée de machines ni de “conquête” de l’espace…

Je sais qu’on vient de l’espace et qu’on peut aller sur la lune depuis que j’ai lu (et regardé et adoré au point qu’il est toujours dans ma bibliothèque) petite Joaquim Quelque Chose (publié fin 1959, je suis née en 62).

Donc Apollo 11 et le drapeau américain sur la lune ne m’a pas particulièrement ému, je n’ai jamais demandé un costume de cosmonaute à Noël, je n’ai pas de connaissances poussées du cosmos ni de ses lois ni de ses découvertes, je n’ai pas regardé le robot sur Mars dont on parle aux infos, ni Thomas Pesquet le nouveau héros français…
J’ai aimé ce passage d’un film nordique vu il y a longtemps (et dont je ne me rappelle ni le nom ni le réalisateur), où une petite fille parle à Laïka dans la nuit en regardant la Lune.

Marcher sur un rayon de lune sans tomber comme un gecko qui se déplace à toute vitesse sur un mur ou au plafond.

La conquête de l’espace revient au goût du jour, direction la Lune et Mars pour le second épisode, c’est pas la même économie que stationner sur un rond-point avec un gilet jaune ou dériver sur un zodiac surchargé en méditerranée, mais ça fait rêver. Parce que c’est inaccessible mais c’est accessible : Icare n’avait pas la bonne colle pour recouvrir ses ailes de tuiles de céramique-verre résistant à la chaleur. On peut lever les yeux au ciel et regarder par le bon bout du télescope : ça commence par un petit tour en orbite pour une souris, un singe, un chien, un cosmo-astro-spatio-taïko-vyoma-gaga-naute, un milliardaire, ça ne finit jamais, l’univers est en expansion et l’homme et le militaire aiment l’expansion et l’internautisme. Aller voir là-bas si j’y suis ou si je pourrais y être.

Le nom et les prouesses d’Ingenuity envahissent les infos, idem Thomas Pesquet, c’est la contamination positive par le virus de l’espace. “Être dans la lune“ bientôt remplacé par “être sur mars“ et “être sur orbite“, en route vers le succès, fini de songer les coudes sur la table et la tête dans les mains. Le nouveau héros : un air de 1er de la classe propre sur lui, pas moche, sportif, intelligent, simple, super communiquant, rasé de près, assez grand pas gros, représentant la France au carré ; le rêve de toute belle-mère, un scientifique dans la famille, qui nous regarde de haut mais vulgarisateur, le rêve de l’espace et de sa conquête.
Il manque son portrait géant près du Vieux port, Zidane est détrôné, est-ce que les petits mecs des quartiers pourront jamais s’identifier à T.P. ? Est-ce qu’il y a un.e astronaute français.e qui s’appelle Aïcha, Boubakar (ne serait-ce qu’en hommage aux savants persans dont le nom a été donné à des cratères de la lune) ou Boubacar ? Comment orienter son tapis de prière vers la Mecque dans une navette spatiale ? Votez blanc habillé en uniforme bleu marine, engagez-vous, l’espace c’est super, la science est humaine, conquérir pacifiquement, plus de fric pour la recherche, la-Terre-est-belle-sauvons-notre-planète.

Naviguer dans l’espace (& sur la toile grâce à la navigation dans l’espace).
Florence Arthaud, tombée de nuit en pleine mer avec son téléphone, sauvée de la noyade grâce au ciel et au GPS – et à sa famille et à son gilet de sauvetage.
Circumnavigation
Une flotte spatiale, comme sur l’eau (la flotte vient de flotte ?)
vaisseau (amiral – cuirassé)
(Aigle transporteur- Cosmos 99)
(USS Enterprise et Voyager – Star Trek – 64…)
(
destroyer stellaire – Star Wars)
La réalité et la fiction se rejoignent…
The USS Enterprise CVN-65 : “During the Cuban Missile Crisis it served in a blockade.  During the Vietnam war, pilots from the Enterprise flew more than 13,400 missions in just 132 days in 1967.
Planes from the Enterprise also served in the wars in Afghanistan and Iraq which followed the terrorist attacks in New York on September 11, 2012. ”

En temps de Guerre des étoiles, chasseur, (chasseur droïde à canons laser et torpilles ioniques ou à proton), bombardier, défenseur, frégate d’escorte, station spatiale sidérale mobile (Étoile de la mort), cargo (Faucon millenium, le top de la rapidité).
A Arromanches, avec la Mazda aux phares pop up de Xavier, on a aussi expérimenté en photo la vitesse de la lumière ; passer dans un trou de ver sur le chemin de terre emprunté par les vaches…

(les maquettes sont aussi “vraies” que la fiction)
En général, ils sont mieux designés-aménagés-rangés et il y a moins de fils partout que dans l’ISS.
USSC Discovery One, (2001…) l’engin spatial le plus rapide, de la Terre à Jupiter en un mois, le seul astronef à être équipé d’une centrifugeuse intérieure pour permettre à l’équipage de disposer d’une pesanteur artificielle et éviter une atrophie musculaire.
(l’ISS en Lego, le bon principe de construction)
Station spatiale Deep Space Nine (DS9), ± 1km de diamètre, large cercle externe d’embarquement et de débarquement, cercle interne comportant les résidences, un cœur contenant la promenade, les réacteurs à fusion et le centre d’opérations. Trois ensembles de pylônes verticaux à équidistance de l’anneau externe, décrivant une forme sphérique, avec aux extrémités des zones d’accostages destinées en priorité aux vaisseaux de gros tonnage tel L’Enterprise.
Après lobbying des fans de Star Trek, la NASA nomme Enterprise le prototype de la navette spatiale.
On baptise un navire au champagne. Est-ce qu’on baptise un navire spatial ?

cargo, remorqueur, baliseur, navire de services, chalutier (pour récupérer les débris), frégate, corvette, patrouilleur, croiseur.
 
Sous-marin
HROV Ariane –  2015 – “Un concours a été proposé en interne Ifremer pour trouver un nom de baptême à ce nouvel engin. Parmi les 167 propositions reçues, c’est le nom Ariane qui a été retenu, l’explication proposée par le gagnant ayant convaincue le jury :” Sa fibre optique, très fine, qui s’enroule et se déroule au gré des déplacements du sous-marin hybride, fait penser au «fil d’Ariane »
Suppositoire, balle traçante, obus, missile.
Comme la 1ère fusée de Méliès, 1ères images cinématographiques de la Lune en 1902.

La 1ère femme a mis le pied sur la lune en 1928 (Fritz Lang – Hermann Oberth)

J’aime avant tout le cinéma muet et les effets de carton pâte plutôt que les effets spéciaux à la 2001… (même si les maquettes de la fusée (baptisée Friede, la Paix) furent détruites ultérieurement par les nazis « comme étant de nature à nuire au secret qui devait entourer la conception des V2 ». 1er vol réussi d’un engin spatial en 1942 est un missile balistique V2, origine de tous les missiles intercontinentaux et de la conquête de l’espace.)

Avec Fritz Lang, le 1er compte à rebours d’un lancement spatial fut narratif : « Quand j’ai tourné le décollage de la fusée, je me disais : ” Si je compte un, deux, trois, quatre, dix, cinquante, cent, le public ne sait pas quand le décollage aura lieu. Mais si je compte à rebours dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un — cela devient très clair “

L’espace est scientifique, militaire et politique avant de devenir commercial. (On est pourtant prévenu que la quête de l’or lunaire provoque des drames !)
(et je l’ai re-regardé sur le net avec des cartons espagnols, Sea como sea, quoi qu’il en soit, de toute façon, c’est bien de voir la mer revenir !)

On navigue avec les astres.
Découvrir les terres inconnues, être le 1er à les baptiser + drapeau.
Voyage autour du monde par la frégate du roi La Boudeuse et le navire L’Etoile, Bougainville en 1766-69.
Cook (nom donné à un cratère de la lune) en 1768, à bord de l’Endeavour (effort) (nom d’un cratère martien) explore le Pacifique sud avec pour principales missions l’observation du transit de Vénus (3/06/69) (couverture pour) et la recherche d’un continent austral. Il débarque à Tahiti le 13/05/69 et fait construire un petit fort avec un observatoire, afin de recueillir des mesures pour déterminer plus précisément la distance séparant Vénus du Soleil, pour en déduire la distance des autres planètes, sur la base de leur orbite. Mais les 3 mesures relevées varient bien plus que la marge d’erreur anticipée et comparées à celles effectuées au même instant en d’autres lieux, le résultat n’est pas aussi précis qu’espéré.
2ème voyage à bord de Resolution. En janvier 1774, il écrit qu’il veut aller « … non seulement plus loin qu’aucun homme n’est allé avant moi, mais aussi loin que je crois possible à un homme d’aller ».

3ème voyage, Resolution et Discovery. Ses restes sont immergés avec les honneurs militaires. (Si un astronaute meurt dans l’ISS, qu’est-ce qui est prévu ?)
La Pérouse (nom donné à un cratère lunaire en 1935) sur La Boussole et L’Astrolabe, naufrage lors d’une forte tempête, d’Entrecasteaux (1791-1794) à sa recherche sur La Recherche et L’Espérance.
Karin, qui ne sait pourtant pas que je “navigue” à vue, m’a envoyé ce mot :

Manureva, le trimaran d’Alain Colas disparu en 78 sur la route du Rhum, il n’y avait pas encore de balise Argos (et il avait oublié sa balise de détresse). Est-ce qu’il a vu le Hollandais volant  avant de chavirer ? Maintenant, et pensé des les années 70, on envisage des voiliers solaires à propulsion photonique (et des courses de voiliers solaires entre la Lune et Mars).
En parlant de Flying Dutchman, une Facel Vega d’Ava Gardner a été vendue aux enchères en 2019. Les sondes Russe Vega 1 et 2 (Vega pour Venus et Halley-comète de) sont en mission de 84 à 87. Un profilé aérodynamique, une silhouette à plusieurs étages, une star, Vénus, une comète…

& depuis 2012, le lanceur Vega qui œuvre avec plus ou moins de succès…

Satellite artificiel. Orbiteur. Atterrisseur. Sonde spatiale. Navigation automatique et dirigée.
« Bip bip », 1957, Spoutnik 1, une boule de pétanque en aluminium de 58 cm de diamètre avec 4 antennes de radio, 83,6 kg et 97mn pour faire le tour de la Terre à une altitude de 900 km.
Suivi par Compagnon de voyage 2, un cône de 2 m de diamètre sur 4 de haut, 508 kg. Les russes vont envoyer beaucoup de chiens dans l’espace.

Mais qui menace son chien ainsi :
— Ta gueule, ou je t’envoie dans l’espace !
Gromit accompagne Wallace pour aller manger du Cheddar sur-de la lune

En 54, Tintin, Haddock et Milou marchent sur la lune avant Armstrong, qui vient planter un drapeau avec Apollo, dieu de la lumière, de la musique et de la poésie, filant vers le soleil sur son char attelé de cygnes.

Avant le reciblage du programme Artemis, sa sœur jumelle protectrice du monde sauvage, déesse de la Lune et de la chasse, pour y envoyer une femme et un homme de couleur (first, les hommes blancs, seigneurs et maîtres!) et du matériel pour construire-imprimer en 3D à l’aide de la poussière-régolithe une base lunaire-pavillon de chasse…
 
Cosmos 99 – entreposer des déchets nucléaires sur la Lune…

En 2015 l’Agence spatiale européenne lance l’idée d’un village lunaire, base permanente (2030) développée par l’ensemble des nations spatiales.
Coloniser l’espace – (des colonies pénitentiaires, une alternative au surpeuplement des prisons, de la main d’œuvre pour aider les robots à exploiter un gisement de minerais sur mars, utiliser la glace lunaire pour faire une station de carburant pour la navigation interstellaire.)
Une nouvelle terre(s) promise(s) avant que ça engendre des guerres.

Dans les années 20 du XXème s. le camping était plus simple…

Une couverture de survie pour les migrants et le tour est joué :

“Si les sondes spatiales ressemblent à des paquets cadeaux emballés de papier doré, ce n’est pas pour faire joli. Dans l’espace, les conditions sont rudes pour un satellite. Le rayonnement du Soleil n’est pas atténué. Résultat : certaines zones de surface se retrouvent exposées à de fortes chaleurs. Or, seule une température stable garantit le bon fonctionnement d’un satellite. Pour lutter, on recouvre l’appareil d’un matériau réfléchissant et isolant, comme la feuille de mylar doré. Ces feuilles de plastique métallisées et isolantes offrent une surface dorée et une argentée. Dans le cas d’un satellite, puisqu’il faut réfléchir les rayons, le côté doré doit se trouver vers l’extérieur.

Pour les hommes : il suffit de les retourner. Au départ destinées à protéger Appollo, ces couvertures de survie ont trouvé un autre usage, grand public cette fois. Dès qu’il s’agit de conserver sa température, contre un refroidissement brutal, comme après un choc ou une épreuve sportive, la couverture de survie est de rigueur. Dans ce cas, il faut la placer côté doré (réfléchissant) vers le corps afin qu’un maximum de chaleur soit conservée. Aujourd’hui, elle fait partie de toutes les trousses de secours.”

Différents profils de satellites, brillants sous leurs couvertures.
Ils réfléchissent la lumière solaire et on peut les voir dans la nuit.

Extérieurement genre tambour de machine à laver (ou mon four de céramique) agrémenté d’antennes paraboliques ou non et de panneaux solaires.
On n’est pas loin des équilibres de Fuschli & Weiss

ou de la sculpture-lampe que j’ai offert à Anna, du Meccano…



jusqu’aux Cubesat, mini modules moins chers dont usent les étudiants en télécommunication par ex., construits sur une base 10 cm X 10 cm (1 Unité, 2U, 3U taille boite à chaussure, jusqu’à 6U) qui utilisent des composants électroniques banalisés (et donc plus susceptibles de panne).

“La forme cubique permet au satellite, dont l’orientation n’est généralement pas contrôlée, de disposer, quelle que soit celle-ci, d’énergie électrique si toutes les faces sont couvertes de cellules solaires.”
Ce n’est plus la conquête de l’espace au carré mais au cube…

On s’éloigne des ballons sonde à des fins météorologiques ou rôdeur pour empêcher toute évasion du numéro 6.

Mais est-ce qu’on est des hommes libres (la libre communication…) avec autant de satellites au-dessus-autour de la Terre ?
Qu’on ait ou non quelque chose à se reprocher, liberté et sécurité :
“Au cœur des commentaires de la presse allemande aujourd’hui (2005) : la décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe d’autoriser la surveillance de terroristes présumés par satellite, avec le système de repérage GPS. Les juges ont en fait débouté un ancien terroriste d’extrême-gauche, arrêté grâce aux informations transmises par une balise GPS dans sa voiture. Condamné à 13 ans de prison en 1999, l’homme avait alors porté plainte pour violation de sa sphère privée. Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal de Karlsruhe, mais qui relance le débat sur l’atteinte des libertés civiles dans la lutte anti-terroriste.”

Outre les bracelets électroniques prison-chez-soi, ceux anti-rappprochement pour contrer les conjoints violents,  la Knesset, le Parlemet de l’Etat hébreu, a approuvé pendant le confinement l’utilisation d’un bracelet électronique pour les voyageurs revenant de l’étranger “afin de s’assurer qu’ils ne sortent pas de leur domicile durant la quarantaine.”

Prendre la maquis, c’est fini, on peut vous repérer depuis l’espace à 10 cm près (sans compter les précisions plus militaires…) Va falloir rentrer sous terre et retourner dessiner/graver dans les cavernes (en espérant échapper à la détection par flux et ondes diverses).

La plaque de la sonde Pioneer (lancée en 1972, elle quitte le système solaire en 86) avait vocation à expliquer à d’éventuels extraterrestres l’humanité et l’emplacement de la Terre dans le système solaire.
Elle était aussi dans Pif Gadget.

La sonde Voyager, en 77 (Jupiter, saturne et au-delà), embarquait aussi gravés sur un disque en cuivre doré (avec mode d’emploi d’utilisation) 110 images et 1h30 d’enregistrements représentants les sons et messages de notre temps. En français on entend une voix féminine dire « Bonjour tout le monde » (déjà un message inclusif !)
& une déclaration de Jimmy Carter (comme maintenant, la campagne politique aux extras-terrestres que nous sommes bat son plein !) : « C’est un présent d’un petit monde éloigné, une marque de nos sons, de notre science, de nos images, de notre musique, de nos pensées et de nos sentiments. Nous essayons de survivre à notre temps de sorte que nous puissions vivre dans le vôtre. »

L’espace nous scrute et on scrute l’espace :
Toute la série des Sentinel(les) scrute la terre.
Vous pouvez suivre les satellites en direct sur différents sites, et puis aussi, si vous aimez les listes, allez voir

Le 8 janvier 2018, le satellite d’espionnage américain Zuma disparait mystérieusement des radars, quelques heures seulement après son lancement.

Le “Deep Space Network” – le réseau de communications avec l’espace lointain – de la NASA a intercepté (2016) un signal du satellite STEREO-B (2006- mesure de l’énergie solaire en direction de la Terre) après 22 mois de disparition.
Scott Tilley, technicien en électricité de 47 ans, profite de ses temps libres pour fouiller l’espace à la recherche de satellites-espions en utilisant des signaux de radiofréquences et un amalgame de caméras et d’antennes installés sur le toit de sa maison de Roberts Creek.
Le 20 janvier, un signal inhabituel l’amène à repérer un satellite de la NASA appelé IMAGE (2000) ou « imageur d’exploration globale de la magnétopause aux aurores polaires » pour prendre des images de la magnétosphère et cartographier le mouvement du plasma. La NASA a perdu le contact avec son satellite en 2005 et le projet a été abandonné en 2007 :« Les types de disques durs et de systèmes d’exploitation utilisés dans le centre d’opération de la mission IMAGE n’existent plus et les autres systèmes ont été mis à jour de nombreuses fois par rapport à ce qu’ils étaient à l’époque, ce qui va nécessiter un important travail d’ingénierie inversée »

Le satellite français Taranis (2020- étude les phénomènes lumineux transitoires que l’on observe lors des orages, afin d’en prévenir les conséquences). “Huit minutes après le décollage de la mission Vega VV17, suite à l’allumage du moteur de l’étage supérieur Avum une déviation de trajectoire a été identifiée, entraînant la perte de la mission.” d’après Arianespace.
Lancé par Ariane 5 (oct. 2010), le satellite W3B d’Eutelsat a été déclaré perdu, suite à une anomalie de son système de propulsion : « C’est une pièce mécanique qui a cassé, alors qu’une heure avant le lancement tout fonctionnait bien. Mais le responsable de l’assurance a déjà prévenu qu’il n’y aurait probablement pas de litige. C’est rare. »

Assurer l’espace, et assurer seul dans l’espace, le grand ou le familier…

Comme Fancky Zapata sur son Flyboard Air, qui frime pour le défilé militaire du 14 juillet, tenant un fusil (vrai ?). Après les gardes côtes et sentinelles spatiales, les gardes montés sur des chevaux, bientôt les gardes volants, une nouvelle unité de CRS.
& des pirates en orbite du ciel marin ?

Gare aux avions à gueule de raie :

L’US Space Force (USSF) (après l’USSR…) a créé une unité dédiée uniquement à la guerre orbitale – elle comprend l’avion spatial expérimental secret X-37B.
Les membres de la Force spatiale supervisant le vaisseau spatial sans pilote font partie de la nouvelle unité delta de la mission, connue sous le nom de Delta 9.

“The USSF is a military service that organizes, trains, and equips space forces in order to protect U.S. and allied interests in space and to provide space capabilities to the joint force. USSF responsibilities include developing Guardians, acquiring military space systems, maturing the military doctrine for space power, and organizing space forces to present to our Combatant Commands. ”
Programme Solar Warden (journal de Reagan – page 334, mardi 11 juin 1985 : Diner avec 5 des meilleurs scientifiques de l’espace. C’était fascinant. L’espace est vraiment la dernière frontière et certains des développements en astronomie, etc., sont comme la science-fiction, sauf qu’ils sont réels. J’ai appris que notre capacité de navette est telle que nous pourrions mettre en orbite 300 personnes.
Les rumeurs d’une flotte hautement classifiée de véhicules antigravité circulent depuis des années aux Etats-Unis.
SF et réalité (nous) s’embrouillent.

On est loin des anges et de l’esprit Saint.

Quelques fusées spirituelles de Giotto
Ou le moteur à rayonnement :

L’immatériel a souvent un « traducteur » matériel.

Ici de l’usage protecteur et conducteur de la cravate-serpent et des plumes (musée du Quai Branly)

Quant à la navette spatiale, on l’a habillée de 33000 tuiles de céramique/verre collées à la main plutôt que des cravates pour la protéger lors de la rentrée dans l’atmosphère…

Sur les forums ou si vous êtes potes avec des ingénieurs, vous pourrez assister à des conversations étonnantes :
“La protection thermique de l’Orbiter est constituée de plusieurs matériaux différents appliqués extérieurement sur la carlingue de l’engin. Le véhicule étant essentiellement construit en alliage d’ aluminium et en graphite époxy, il a fallu le recouvrir d’ isolant thermique afin de résister à la longue et dure traversée des couches denses de l’atmosphère. Durant la rentrée dans l’atmosphère, la protection thermique de l’Orbiter doit résister à des températures supérieure à + 1650°C. En plus elle doit être réutilisable pour 100 missions après reconditionnement et maintenance. Le matériau employé doit résister au grand froid de l’espace, avec des -121°C jusqu’ au + 1670°C.”


Pendant que je faisais ces recherches, j’étais au centre verrier de Meisenthal avec les étudiants de l’ENSA de Limoges, à apprécier les télescopes d’une étudiante, ou les “vases” soufflés dans des moules de vannerie qui brûlent lors du soufflage avec la température du verre, superbe travail d’un étudiant, initié lors de l’arpentage et des rencontres (là, de vanniers) sur la “diagonale du vide”.

Ou encore soufflé dans un moule en terre biscuité imprimé en 3D.
 
& ailleurs qu’à Meisenthal, ce travail de verre soufflé dans un moule en terre (extrait de sol) (je crois que c’est Mathilde Caylou, pas sûre…)

Ou cette pièce de Richard Meitner
(Sottsass II –
ça a un côté nom d’engin spatial!)

et le mélange verre et granit de Vladimir Zbynowsky.

ou mon Dans les nuages et la grande agitation spatiale

& auparavant, en déjeunant chez Sylvie et Didier, apprécier leur service à café :

C’est le système de mise en relation du « ricochet solaire » d’Aloïse, « Système du ricochet solaire en consubstantialité alternative », une « terre royale est parfois frappée par un rayon solaire qui vient ricocher sur sa surface en provoquant un jaillissement d’images ».
La création , les pensées et la recherche par ricochet…

Là encore, un ricochet terre/espace : construire un terrain lunaire ou martien pour tester les astromobiles ou rover (vagabond – sur la diagonale du vide ?)

dont les rover MER (on y revient, les acronymes ne sont pas innocents) (mars exploration rover) Spirit et Opportunity (2003-2018)

Puis Curiosity, Insight, avant les petits nouveaux qui inondent les infos.
Pour les noms, la video est claire :

Ingenuity, ingeniosité, l’hélicoptère martien, embarqué sous le châssis de l’astromobile Perseverance avec ses hélices alignées en position couchée sur le côté, naît sous le rover, atterri (marti ?) sur ses pattes sur le sol comme un petit animal, présenté sympathiquement. Un mammifère robotique qui donne naissance à une machine libellule ou moustique dans un environnement hostile. La terre s’émeut.

Les engins prennent des selfies ” regardez, on y est”, comme le selfie ultime de la sonde israélienne qui s’est écrasée en alunissant.

La com c’est pas pour les chiens de l’espace!

« Peuple d’Internet, les images de Mars que vous attendiez avec impatience sont là », a écrit l’agence spatiale chinoise dans une publication sur les réseaux sociaux.

“L’atterrisseur Tianwen-1 s’est posé avec succès dans la zone prédéfinie” sur Mars avec à bord le robot Zhurong, a indiqué la télévision publique CCTV, qui a diffusé une édition spéciale intitulée “Nihao Huoxing” (“Bonjour Mars”), et précisé qu’un “signal” avait été reçu sur Terre.” C’est au sud de la vaste plaine Utopia Planitia (la surface utopique, tout un programme).

A noter le conditionnel. Tianwen, « question au ciel » :

Même si les questions scientifiques impliquent des questions politiques et commerciales, le nom est poétique (pour nous autres).
De même, le logo chinois pour les explorations lunaires change des logos de la Nasa et autres…

En reprenant cette affiche passée du festival d’art singulier (qui a lieu à Nice le 1er we de juin), je pense aux couleurs :
Jaune, Soleil
Rouge, de Mars


& Bleu comme une orange

Notre référent : Sol
Notre situation : sol d (à quel prix) = la Terre
Un satellite : sol d-a = Terre 1 = la Lune (un terrain à exploiter)
Ainsi, cette phrase mnémotechnique pour se rappeler l’ordre des planètes du système solaire :
Mon Vieux Tu M’as Jeté Sur Une Navette

En cherchant des typos “spatiales”, j’ai vu de belles drôles de choses :


& puis, aussi, dans les explorations, utiliser cette appli de la Nasa, avec des NHM à L’Encre Rouge ;

Cassini et Voyager près de l’ours typographique de Zaven Paré (qu’il nous a apporté quand il était confiné dans sa résidence marseillaise dans le jardin de l’observatoire, à côté du boulevard Cassini, à travailler sur Le spectacle anthropomorphique. Entre les singes et les robots, livre qui va sortir bientôt aux Presses du Réel)

InSight qui se mesure aux papillons de Christine, ou le module de descente de Curiosity

Curiosity en chien de compagnie


Garer son rover pas loin de chez soi

C’est beaucoup plus dur d’utiliser l’ISS..!




En attendant, si vous préférez aller sur Mars

& vous apprécierez aussi cet article en français

Pour finir cette 1ère étape qui donne le vertige et part dans tous les sens, avant de s’attaquer aux débris, gateway et missions précises, etc., et toutes les idées et pistes qui vont surgir lors de notre prochaine rencontre,
revenons à la base, avec mon nécessaire Kit de survie