LOGO-CAVE POESIE20171113_12303520191123_12042220180829_142820 (1) 

QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

considérations avec girafe et ours

Date : 31 mai 2019

20190526_115124 Admirez mon comité d’accueil-de-départ!

Cette fois encore, je repars de Tulle avec du tissu (et des livres…) dans ma valise qui pèse 3 tonnes : le magasin de tissu de la rue de la Barrière « Maison Peregnaud » est une mine d’or (il me faudrait juste du temps pour coudre…!)
20190525_121016et puis, avec 2 très beaux torchons ramenés de Catalogne par Manée;
20190526_125711dont la toile est beaucoup trop belle pour en faire des torchons!
Cette fois encore, je mets à profit le voyage pour mettre à jour mes notes pour avancer le blog.
J’ai pris goût à Tulle (je vois Manée sourire en lisant ça!!) mais c’est quand même trop loin… de Marseille! (encore plus quand le temps est pourri!)

20190527_110953 je reviens aussi avec de la confiture de noix achetée au marché, un pot pour Corinne et Bruno ; c’est une tuerie..! ( mais je préfère la crème de noix pas sucrée, les recettes italienne de Crema di noci ou pesto aux noix, qu’on trouve rarement — heureusement…)
En attendant de l’ouvrir, on se fait un atelier cuisine après l’apéro d’arrivée ! Ça fait plaisir d’utiliser un four après 15 jours de rbnb-pas-de-four-sauf-micro-ondes..!
20190526_19263520190526_192624
20190527_202112Le lendemain, Bruno nous concocte une délicieuse poêlée aux asperges vertes dans assiettes rouges qui me font oublier le délice des fèves toutes fraiches mangées à Tulle,

et puis vu ces assiettes en grès magnifiques avec un bel émaillage !


Sans titre& tout ça pour se requinquer de cette soirée électorale!
Le lendemain lundi matin d’atelier, Manée me demande des précisions concernant les consignes de l’atelier du lundi…
Puis ce message,
suivi de ces 2 animaux qui font plaisir à voir, sur le chemin (des écoliers) de Saint Pardoux!
IMG_5448
IMG_5447
Tant qu’il reste des girafes et des ours…
Ça me fait penser à cette analyse d’affiches électorales qui est pas mal! Les plus réussies sont celle de Ian Brossat et d’europe écologie… Bon, comme quoi les affiches….


drôles d’oiseaux

Date : 29 mai 2019

Catherine a envoyé un mail : Le vendredi 24 mai à 18 h00 une rencontre avec Claudie Guyennon-Duchêne au centre Jacques Cartier de Brive sera l’occasion de présenter les réalisations qui ont été faites avec un groupe de femmes du quartier.
& Vendredi soir, vernissage de Claudie à 18h au centre Jacques Cartier.

Nous y allons avec David; voyage sous la pluie battante, nuages bas dans les champs trop verts spongieux, ça me déprime un peu. Comme je lui en fait part, David, qui pense que c’est bien pour la nature, convient que c’est quand même un peu trop en ce moment pour le moral…
Heureusement, le centre affiche des belles couleurs déjà à l’extérieur.!

& c’est la 1ère fois que je vois la cape de Claudie en vrai, qui nous saute aux yeux en entrant,  je ne la connaissais qu’en « image » !!
20190524_18110920190524_18104920190524_18205820190524_18102220190524_182350  20190524_181041
Le temps de regarder des drôles d’oiseaux, et les magnifiques nids de Tisserins brodés d’or…
20190524_18191420190524_181357
20190524_181506Un adjoint à la culture fait un petit discours. Alors qu’on commence à s’ennuyer, Claudie intervient dans son discours pour remercier aussi et citer tous les noms des personnes avec qui elle a travaillé,
ce qui rend le discours plus interactif mais désarçonne un peu le discoureur.
Elle le félicite aussi d’avoir mis une chemise avec des marguerites, pour s’assortir mieux à l’exposition.
Voilà un beau discours combiné!!
20190524_18311720190524_183153
Claudie fait un petit tour d’expo pour présenter son boulot, dont sa grande tapisserie en feutre, pas encore finie.20190524_18292320190524_18203620190524_183101
On voit rarement ce genre de cartons dans les expos!
20190524_183217

Des amies à elle sont venues d’un peu loin, qui connaissent aussi Violaine à Toulouse…
L’une d’elle reconnaît m’avoir vu à Fraïssé des Corbières il y a longtemps, se souvient des livres en porcelaine; le monde est petit..!

Nous repartons bien contents d’avoir vu cette œuvre si personnelle et garderons en mémoire la méthode pour ne pas s’emmerder aux discours!
Arrivés à Tulle, la pluie a quasi cessé de tomber, et j’accroche sans tarder l’affiche en vitrine du Lieu/lien.
Faites un petit tour à Brive voir ce boulot singulier!
20190524_195506


l’art c’est pas pour nous, nouvel épisode

Date : 29 mai 2019

20190518_181101

Heureusement qu’on avait prévenu Odile, qui est venu avec 5 personnes du Secours catholique, car sinon, on aurait été bien seuls…


Mohamed est venu aussi, mais il n’a pas trouvé le local, je pensais qu’il avait compris mes explications, qui ne valaient pas un bon plan, d’autant que le ciel était menaçant…

Voici un reportage complet, (manque que les paroles!)

20190524_140828

 

On commence avec un Adami 
David évoque l’Italie, la commedia dell’arte,

les participants sont un peu timides au début,
et seule la jeune fille de la famille arménienne-ukrainienne parle un peu français
et sert de traductrice

David sort beaucoup d’œuvres, car on reste très peu de temps sur chacune, faute de vocabulaire

20190524_14131820190524_141928
De Klasen, voyager derrière un camion de produits dangereux, devenu paysage, à Cueco et sa fabrique de roses, quand le travail est aussi dans la tête de l’artiste.
Nous passons de l’usine au patron, avec Aubry, son patron codé en musique20190524_142259
Puis un artiste portugais dont j’ai oublié le nom, mais qui suscite de l’intérêt, et surtout dans les détails, tout voir et déchiffrer bien au-delà des attentes de David. Le croissant musulman et la croix de Malte servent de repères entre navigation et camping, un voyage intérieur en caravelle, avec le sigle de l’USSR vite repéré par notre expert!
20190524_142733
20190524_144138Aillaud avec un cerval
avant un okapi en gros plan,
qui ressemble à une girafe,
le monsieur nous mime son cou et ses cornes,
c’est facile à comprendre et on rigole ensemble,
puis un ours pour compléter la famille

20190524_144902

 

 

des chaises en arbre en pot, ou graine de chaises.
& vous, vous auriez envie de faire pousser quoi?
20190524_14534920190524_145707
Di rosa, baobab du Ghana, et des fleurs de lotus du Vietnam, avant la piscine de Monory20190524_145902
Puis chacun va choisir dans le meuble artothèque une œuvre qui lui plait !
20190524_15105320190524_15113920190524_152319
Buisson ; une image comme un film à la TV, une dame pousse un garçon, petite scène tragique, réelle ou imaginaire. Peut-être ou peut-être pas… Réfléchir pour faire la lumière… (David sort l’autre partie du dyptique)20190524_153844
20190524_152055Comme notre timing est parfait, en voilà la preuve : un super orage éclate dehors avec cet éclair!!

Puis fred. Clavere. Le monsieur qui l’a choisi est content de le présenter et de dire pourquoi il l’a choisi, mais sa jeune traductrice refuse de traduire..!!

20190524_15130420190524_151330
(il ne nous reste qu’à imaginer..!)
Nous restons dans les manipulations anatomiques avec ces cœurs et flux de Laurine Estac. (pas bien sûre de son nom ni de l’orthographe, je vais me renseigner…)
Le monsieur amateur-d’art-qui-voit-tout repère immédiatement que ça représente une carte du monde inversée-déformée! D’ailleurs le titre est PNB.
20190524_151218
Plus c’est rouge, plus c’est riche. Quand le cœur est trop gros, il explose. Même si ça représente beaucoup de richesse, c’est tout petit perdu dans l’univers…
20190524_152619
Gaëlle a choisi un Saura, mélange joyeux de gens. C’est la fête.
David en sort un autre où c’est pas la fête, inspiré de Goya.
20190524_15124220190524_153621
Puis une carte de Tulle de Jochen Gerner, qui nous déboussole. (contrairement à la photo, pas de femme-louve en bordure de Tulle…!)20190524_155255
avant de revenir à Laurine Estac (penser à vérifier son nom…) à échelle historique et européenne, vue inversée… avant les élections du we…20190524_154627
Pour finir bien ces 2 heures intenses, une joyeuse « Machine Infidèle »,20190524_154205
qui trompe énormément…, et à propos d’arrosage, prenez vos parapluies..!
Merci David, merci Odile et tous les participant.e.s, c’était un bon moment !!


un jeudi marqué d’une pierre de sel

Date : 29 mai 2019

20190523_114332• essais de bloc de sel
(2 recettes différentes)
par Jean-Pierre et Dominique, pour les lettres à lécher par les vaches, en juillet à St Pardoux

20190523_114315

• Sur la longue route qui mène au Secours populaire, jeudi dernier, après avoir vu Aysé par ciel vraiment bleu, qui rend le vert plus sympathique…
20190523_112201

20190523_154346• Il est imprimé, on a été le chercher chez Maugein jeudi aprèm, et il est beau !

On oublie complètement que c’est une réédition d’un petit livre tamponné, qu’il a pû être autrement qu’en typo!
20190523_15441420190523_154503
20190523_15454920190523_15463020190523_15460820190523_154420

 

Maintenant, il va falloir s’occuper un peu de le diffuser…

Que les choux se répandent…

 

 

 

 

• Maurice Lemoine ex rédacteur du Monde Diplomatique était à Tulle jeudi soir pour nous aider à appréhender la situation au Venezuela hors de toute propagande; nous espérons que vous avez saisi l’opportunité de cette rencontre, car c’était intéressant!!DDQ vénézuela

Et puis, son « cv » donne envie de le rencontrer !!DDQ vénézuela-2


atelier d’écriture du lundi n°13

Date : 28 mai 2019

Les objets

1 — Phrase d’Olivier Leroi dans « 123 conseils aux extraterrestres » ed. Adélie :
« Bien se caler dans son fauteuil et faire la liste de tous les objets de la maison. »

Faites une liste d’objets non utilitaires étant dans votre maison, développez en 2-3 lignes pour certains.

 

 

 

 

2 —Victor Hugo à propos des objets : « Le soupir sortant des choses »

« Quand on écrit et qu’on cherche à « attraper le réel », c’est toujours le détail qui compte, parce que le détail est une condensation d’une quantité incroyable de choses. » Leslie Kaplan, entretient avec Nathalie Quintane, à propos de son dernier livre, Désordre. (qui ne parle pas d’objets, sauf à utiliser comme armement à portée de main)

« Ce sont les détails qui souffrent le plus de la sécheresse ». Marie-Hélène Clément

Vous avez rapporté un objet qui compte pour vous.
Décrivez-le, son histoire et la vôtre avec/à propos de lui. Insistez sur les détails.

A__40DE1

 

 

quelle surprise ! ça m’émeut un peu..!

 

 

3 —Parmi tous les objets, choisissez celui de quelqu’un d’autre. Que voyez-vous ? Décrivez-le. Qu’en feriez-vous s’il était à vous? Inventez-lui une histoire.

 

 

 

 
20160901_10490920160901_10485320160901_104845

 


penser-souffler

Date : 27 mai 2019

Manée avait vu cet article paru dans La Montagne, début mars, et me l’avait envoyé.

souffleuse
Capture d’écran 2019-05-22 à 09.36.43
Samedi dernier, quelques mois plus tard, nous partons en virée à Uzerche avec Manée rencontrer Julie Lefebvre.
Avec une idée derrière la tête, réalisable là-bas ou non, inspirée des bulles de savon (non sphérique):
Capture d’écran 2019-05-22 à 14.26.47Capture d’écran 2019-05-22 à 14.26.26Capture d’écran 2019-05-22 à 14.34.24Capture d’écran 2019-05-22 à 14.29.21
et des bulles de BD : faire des bulles de pensées,en verre.
Est-ce qu’on peut souffler du verre et dire un texte — ou moduler son souffle avec une intention de paroles?

Julie s’est installée depuis peu à Uzerche juste après son CAP, un atelier au bord de la route, avec une porte ouverte qui nous la fait voir en train de travailler quand on passe incidemment (ou pas) par là.  Auparavant, elle était prof de LSF au lycée, mais l’inspecteur n’appréciait pas que ce poste soit occupée par une entendante… & le verre la fascinait déjà.

Julie, dubitative, fait quelques essais, et Manée, qui participe à l’atelier souffle d’Iris, nous fait des suggestions.
Julie conclut : une fois la bulle de verre formée, on peut bien sûr facilement « parler » dans la canne de soufflage, en espérant que ces paroles ne s’envolent pas quand on la détache..!!

Julie nous montre sur son téléphone 2 petites vidéos d’une expérience artistique à laquelle elle a participé : emprisonner la pollution dans une bulle de verre en branchant une canne sur un pot d’échappement.
Pour la 1ère expérience, on met le moteur en route alors que la 1ère bulle n’est pas encore formée, et la pression est telle qu’une grosse bulle se forme très vite puis explose.
2nde tentative réussie, en mettant le moteur en route avant, avec une pression constante.
C’est une belle matérialisation d’une idée!!

Nous repartons en nous fixant un rdv pour juin : d’ici là, Julie va faire différents essais, d’après quelques croquis que je lui ai laissés, car la forme « topinambour » est plus difficile à obtenir (et n’est pas homologuée dans l’apprentissage..) qu’une forme sphérique régulière..!

 


secours pop – 6

Date : 27 mai 2019

Pour cet atelier, 2 participantes, Adama et Nafisatou.

3 choses, situations… que vous avez trouvé particulièrement belles

Adama :

1 – Passé
Mon association à Limoges appelé JRS Welcom jeunes : me donne l’envie d’être avec des personnes comme les membres de cette association, elle est composée de jeunes de toutes nationalités : guinéenne, afghan, mauritanienne, française etc…
Tous les mercredis, on se trouve un lieu de rencontre pour faire des activités de jeu, de poésie, de danse, d’écriture, de visite des lieux publics, et un dimanche de la seconde quinzaine de chaque mois on va à la terre en partage pour s’autres activités, on fait différents repas à chaque rencontre d’un pays. C’était des moments très généreux pour moi, je rencontrais tout le temps des nouvelles personnes.

2 — Présent
A Tulle, je suis dans une association d’aide où je fais le bénévolat, appelée « Secours populaire ». J’ai une responsable, ma patronne : impeccable, joviale et toujours souriante ; je l’aime vraiment pour sa simplicité et la manière qu’elle fait pour nous donner ce sourire. Le moment du travail, tout le monde se met à la tâche pour achever son boulot. S’il s’agit de distraction, elle joue aussi un rôle très important.
J’ai une famille à Tulle, une maman et un papa, des frères et sœurs.

3 — Futur
1- la plus belle chose qui m’arriverait c’est le jour où j’apprendrai(s) que j’ai mon statut de réfugiée, ou ma protection.

2- Trouver une formation et avoir un travail.

3- Trouver l’homme de ma vie et avoir une famille en couple, en compagnie de nos enfants.

Voilà ce qui compte pour le moment.

Nafisatou :

1 — La relation avec mon mari.
Quand tu as épousé quelqu‘un, tu l’aimes, tu es heureuse. L’amour c’est pas toujours facile, ça balance, mais…
J’étais heureuse, dès qu’il a voyagé, c’était compliqué.

2 — & mes enfants.
Ma vie, c’est mes enfants.

3 ­— quand j’étais jeune fille, avec mes amies.
J’étais « mannequin » à 18 ans, tous les samedis, je sortais avec mes amies, en vacances on va la mer…
A 19 ans, tu es jeune, tu fais comme tu veux, tu sors, on fait beaucoup de choses ensemble.
J’étais en train de dormir, ma copine est venue me réveiller :
— Viens m’accompagner !
J’étais en train de marcher dans la rue avec ma copine, elle était en train de saluer quelqu’un, j’étais plus loin, je m’arrêtais.
Lui il connaissait ma copine.
— La fille avec qui tu étais, c’est qui ?
— Ma copine.
— J’aime cette fille, là.

— Tu lui plais, il veut t’épouser si tu veux.
A 20h tu viens, je vais vous présenter.
— Mais moi je ne le connais pas !

— Moi je veux bien sortir avec toi, je veux t’épouser si tu m’aimes.

— Il est bien, lui, faut pas le laisser partir.. !
C’est comme ça, au fur et à mesure, l’amour il est venu. Même pas 4 mois, après on s’épousait. Il voulait aller vite, il disait que sinon, quelqu’un d’autre allait me prendre !

3 choses, situations,… qui vous ont le plus étonné

Adama :

3 choses incroyables

1 — Quand ma demande d’asile a été rejetée par l’Ofpra, malgré tout ce que j’ai fait comme effort pendant l’interview. J’étais étonnée d’avoir un résultat négatif.

2 — Quand mes parents ont refusé que j’épouse l’homme que j’aimais, parce que je suis sortie avec lui pendant un moment.
Chez nous, il est interdit d’épouser un homme que tu as fréquenté.

3 — Quand j’ai été orientée à Tulle, chose que je n’ai pas cru, je ne m’attendais pas à quitter Limoges avec tout le temps que j’ai fait ; j’imaginais ne plus bouger.

Nafisatou :

1 — le décès de mon mari.
J’étais contente de le voir après 8 ans. J’avais tous mes dossiers. Dieu n’a pas voulu.
Ça m’a trop choqué.

2 — Avant j’ai travaillé en Italie. A cause de mes enfants, j’ai laissé mon travail pour venir ici. Ça fait 2 ans que je ne travaille pas. Des fois, c’est un mélange dans ma tête.
A Perugia. Tu comprends facilement l’italien. Eux ils comprennent et parlent français. Quand tu ne comprends rien dans un bureau, ils te disent de parler français.
Quand tu parles avec les gens, tu comprends vite. Tu regardes les dessins animés aussi, c’est ça qui m’a aidé.

Avant de prendre ta valise, il faut que tu prennes ton courage. Chez toi, tu connais, mais là où tu vas, tu ne connais pas.
Comme quand je suis arrivée en France, j’ai pris beaucoup de courage, laissé mon travail, pris mes enfants. Beaucoup de doute ; quelqu’un pourra t’il me soutenir ? Beaucoup de souffrance.
Dieu merci, un jour, je suis partie chez mon assistante sociale à Brive, en même pas 2h, ils ont régulé tout, et un endroit avec mes enfants.
En Italie, avec le regroupement familial, je n’ai pas souffert, comme ici pour les papiers.
Les italiens ne veulent pas faire l’aide à domicile, il n’y a que les étrangers. Si tu travailles 2 semaines, tu as un contrat, tu peux avoir des papiers.
Quand j’ai quitté l’Italie, je travaillais mais je dormais sur place, je laissais mes enfants seuls, si tu travailles et que tu laisses tes enfants sans éducation…
Travailler toute la journée, mais pas la nuit. Dormir là où sont mes enfants.

3 ­— Je ne savais pas, jusqu’à présent je n’ai pas vu le dossier. Le jour que je vais avoir mon dossier, carte & titre de séjour, ça va bien m’étonner, avec mes enfants. Ça me rendrait bien.

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

et une petite discussion avec Naffissatou :
— Tu es toujours bien élégante, avec des couleurs assorties !
— je n’ai pas de couleur préférée ; quand je vois une couleur qui me plait, ça me va, voilà.
Rose, c’est mon préféré, un peu… noir, beige, bleu, orange. Rouge c’est trop, trop rouge. Moi c’est rouge bordeaux que j’aime.
Offerta… en Italie, les soldes, c’est le moment où je pouvais m’acheter des vêtements. Ici, il n’y a pas ma taille, et puis…
Au resto du cœur, des fois, tu peux trouver à ta taille ce que tu veux, mais pas à tous les moments. Je suis habillée à l’européenne, j’ai laissé mes habits africains.


tout ce que avez toujours voulu savoir… & bien plus

Date : 22 mai 2019

Un ami m’envoie une photo extra :
Resized_20190519_115315_3991
Belle bête, impressionnante!! On dirait qu’elle est en bronze patiné!
Même si je n’aime pas trouver une limace qui mange mes plantes, ces bêtes m’ont durablement impressionnée..!
La scène la plus érotique que j’ai vue est un accouplement de limaces tigrées, quand j’étais linotypiste à la campagne !
A l’époque, je n’avais pas de téléphone portable pour faire des photos ou plutôt une vidéo, tant c’était un exercice acrobatique de haut vol, avec mouvements de volutes incessants, tant des limaces que de leurs doubles légèrement bleutés (l’organe sexuel de la limace tigrée (les autres, je n’ai jamais vu!) est aussi grand qu’elle et avec la même forme).
on a appelé le voisin et ses enfants pour voir cette scène exceptionnelle, mais comme ça se passait dans une vieille cabane-wc à la peinture écaillée dans un coin de la cour devant le grand champs, l’endroit n’était pas super sexy, d’autant que ça dure longtemps !
& en cherchant sur le net, il n’y a rien d’aussi « bien » sur le sujet.
Sauf là, avec un texte bien et plein de photos :
limaces
En cherchant d’autres images de limaces, je tombe sur celle-ci, qui est à n’y pas croire :
Capture d’écran 2019-05-19 à 21.51.25
& de fil en aiguille, je découvre qu’on peut voir cet animal réalisé en verre au muséum de Genève.
Capture d’écran 2019-05-22 à 13.00.30
& bien plus, Léopold et Rudof Blaschka, verriers allemands, ayant produits un nombre considérable d’animaux marins, et plantes en verre.


lundi – mardi…

Date : 21 mai 2019

lundisoir, 2nde session au Foyer des Jeunes Travailleurs.
Après l’atelier d’écriture de la semaine dernière, il est temps d’écrire sur les cartons ramassés (il faudra continuer après, pour avoir une montagne de cartons pour la fête du 13 juin..!)
20190520_19581220190520_19574120190520_19255220190520_19584020190520_19583120190520_19573120190520_20182520190520_192600  20190520_19253420190520_195754
En rentrant, je trouve un mail de Jean-Pierre :
Capture d’écran 2019-05-20 à 23.27.02
Le lendemain, José m’envoie une photo des 1ers cartons bien entassés contre le mur en attendant le « déménagement » pour la fête !Resized_20190521_102600
mardi, avant de partir bosser, je dois envoyer des typos à Jean-Pierre.
J’en ai trouvé une toute spéciale pour lui, qui va l’enchanter :
20190520_122912
Puis c’est la journée badges aux restos du cœur.
Je n’ai pris que 2 photos, mais la petite fabrique a fonctionné à plein..!
20190521_10220220190521_153214
David me retrouve là-bas en fin de journée, et nous devisons sur notre projet de L’ART C’EST PAS POUR NOUS, vendredi avec les restos du cœur, qui ne semble pas intéresser grand monde.
Face à une grande précarité, est-ce que l’intitulé n’est pas plutôt :
L’ART C’EST PLUS POUR NOUS…?!!


secours pop – 5

Date : 21 mai 2019

Les questions-consignes du jour :

20190520_094249

 

 

1 —

 

Quand vous étiez enfants, comment vous représentiez-vous l’avenir, en général, du monde, de votre pays, de votre famille, le vôtre..?

 

 

 

Quand j’étais petit, je pensais que la vie était facile mais en grandissant j’ai su que c’était autre chose.
Parce que dans la vie humaine, il y a des moments où on se trouve dans des difficultés qu’il faut surmonter ou soit surpasser pour mieux appréhender l’avenir.
Il arrive un moment où on se pose des questions pour savoir si on est dans la bonne voie de notre destin, ou soit on est déjà égaré.
La vie en soi nous réserve beaucoup de surprises, il faut tenir compte de certaines réalités.
Parfois, il arrive des moments où on pense qu’on a gagné mais on se trompe parce que la vie humaine sur cette terre est un combat perpétuel.
Dans la vie humaine, il y a des moments positifs et négatifs.
Les positifs sont les moments où on trouve quand même le sourire dans notre vie, c’est un bénéfice qu’il faut beaucoup capitaliser pour aller plus loin avec nos projets.
Les négatifs sont les moments où on se trouve en face des réalités auxquelles on ne s’atendaient pas. Malgré ça, il ne faut pas abandonner, nous devons tenir compte de points négatifs comme enseignement pour rebondir.

•••••••••••••••••

Moi j’ai traversé une enfance très douloureuse, due à cette tradition et ces coutumes de mon pays et surtout celle de ma famille paternelle.
Je parle toujours de cette excision qui m’a bouleversé toute mon enfance jusqu’à l’âge de l’adolescence.
En outre, j’avais des rêves que je ne pouvais atteindre seule, mais au fur et à mesure avec l’aide des gens (des personnes de bonne volonté) et surtout mon courage m’a permis d’étudier jusqu’à un certain niveau, et j’ai eu aussi à faire des activités de lutte pour sauver d’autres filles.
Mon rêve était de finir mes études, me spécialiser en médecine, être une femme modèle, malgré que je rêvais d’être hôtesse de l’air, mais compte tenu de ma situation j’ai changé de rêve.
J’ai traversé une enfance dans un désordre total.
J’ai voulu être un exemple pour mes frères et sœurs.

J’ai rêvé d’avoir une vie de couple idéale, une famille unie, moi, mon mari, mes enfants. Mon souhait est que mon mari soit à moi seule.

•••••••••••••••••

L’enfance, pour moi, c’est deux périodes distinctes mais pas vraiment non plus ; car le fil conducteur est resté ma famille.
La vie en Algérie jusqu’à mes 8 ans, et certainement le désir de reproduire les modèles féminins qui m’entouraient. Mais déjà j’étais attentive aux autres et soucieuse de les aider.
Ensuite en France après le départ d’Algérie, le monde a basculé surtout pour mes parents qui ont beaucoup souffert de ce déracinement ; aussi je voulais, me semble-t-il, m’intégrer et réussir ma vie pour m’éloigner de cette détresse et sûrement leur faire plaisir.
Je voulais être « inférmière »…
Je cherchais à la fois la chaleur du groupe et l’indépendance, l’autonomie qui, me semble-t-il aussi, évite la souffrance.

•••••••••••••••••

Lorsque j’étais petit, je rêvais d’étudier. Après avoir fait mes études je voulais devenir un grand patron pour créer dans ma propre entreprise en tant que directeur du marketing commercial.
Dans ma vie je voulais développer trois secteurs dans mon pays tels que l’agriculture, l’élevage et la pêche. Après avoir développé les trois secteurs, je voulais me marier pour avoir une meilleure vie pour avoir des enfants.
Je voulais devenir un bon responsable dans mon foyer pour que mes frères prennent exemple sur moi.

•••••••••••••••••

Lorsque j’étais petit, je partais à l’école dans mon quartier. J’ai trouvé mes amis en classe, une amitié.
Le monde était beau, on jouait au ballon, j’étais beau, je voulais devenir un enseignant parce que notre monsieur nous faisait des chansons.
Quand j’ai grandi un peu, j’ai trouvé le monde beau, mais mon rêve c’est de continuer à savoir. Pour la vie, j’’ai trouvé que l‘éducation est très bien.
Je veux étudier, car d’être sans avoir étudié : je veux fonder une famille, mais fonder une famille sans étudier, c’est nul.
Quand tu n’as pas étudié, tu n’as pas de place dans le monde actuel. C’est regrettable mais tu n’as pas le choix.
Si tu n’as pas étudié, c’est difficile de s’exprimer.

•••••••••••••••••

Comme je n’ai pas fait l’école, j’ai commencé le commerce, j’avais 13 ans. Je voulais me débrouiller.
Ici, c’est difficile pour vendre. Chez nous, même si tu es pauvre, tu peux vendre beaucoup de choses.
Mon avenir, trouver un bon époux, avoir des enfants, la vie tranquille.
Venir en Europe ‘était pas dans mon programme, je n’y pensais pas du tout.
Comme tout ce que fait Dieu est bon, c’est mon mari qui m’a fait venir ici, c’était pas mon idée.
Depuis que j’étais petite, je ne voulais pas demander l’aide de quelqu’un. J’avais honte. Je voulais me battre, gagner moi-même.
J’étais la seule fille. Tout ce que je voulais, mon père le faisait pour moi. Je ne voulais pas lui demander à chaque fois, pour lui montrer que je pouvais le faire.

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
2 — Plaidez pour votre avenir.
Alors que je pensais cette consigne plutôt « littéraire », voilà ce que note Adama :
Faire un plaidoyer auprès des autorités compétentes afin qu’ils puissent nous aider à avoir nos droits.
Sur les 6 participants, 5 sont sans papiers, et ont déjà écrits 4 pages ou plus pour leur dossier de demande d’asile à l’Ofpra.
Alors nous discutons, d’autant qu’un coup de téléphone — toujours au sujet de papiers — vient bouleverser l’un d’eux lors de l’atelier.

Cela fait 6 ans que je suis parti et que je n’ai pas vu mes enfants

Je n’arrive pas à dormir à cause de ma famille

J’ai tout ça dans ma tête, ça me rend fou

Tu parles seul, tu réponds seul

Ça change tous les jours, c’est de plus en plus compliqué.

Tu quittes ton pays pour une cause

On espère

Le médecin il t’écoute, il te soigne ; l’administration, rien

Ça va aller. Un jour viendra…

Ça va venir

Le jour viendra

On fait notre part, Dieu aussi

Par coup de chance de tomber sur la bonne personne

Rencontrer la personne ressource

Tu as besoin d’être dans des normes, surtout si tu as des objectifs

On est bloqué

C’est difficile de dormir avec tant de choses dans la tête

Y’a des choses qu’on doit dire, d’autres qu’on peut pas dire

Je suis étranger mais je ne suis pas étrange

Mes enfants me manquent tellement

6 ans en Europe sans papiers, ma famille me manque, 2013-2019

Des papiers pour vivre

Se nourrir avec sa propre sueur

C’est trop compliqué

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

& en badges pour le lendemain aux restos du cœur… :
badges A3 - copie2badges A3 - copie

 


atelier du lundi n° 12

Date : 21 mai 2019

D’abord la lecture du texte AUTOBIOGRAPHIE  « JE N’AI JAMAIS » de Pierre Tilman(Tout comme unique, éd. Voix) :
tilman1
tilman2
tilman3
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Et vous ? Qu’est-ce que vous n’avez jamais fait, senti, pensé, vécu… ? Au boulot !
20190520_125512

Manée :

Je n’ai jamais su danser, je n’ai jamais réussi à apprendre à jouer de l’accordéon, je n’ai jamais porté de talons hauts et de jupes courtes, je n’ai jamais eu les yeux bleus ni verts, je n’ai jamais été grande, je n’ai jamais chanté publiquement car je chante faux, je n’ai jamais pris la parole en public sans avoir mal au ventre et les pieds qui décollent, je n’ai jamais publié un livre de poésie, je n’ai jamais dessiné autrement que maladroitement, je n’ai jamais peint sauf mes appartements, je n’ai jamais su nager le crawl, je n’ai jamais marché sur un fil, je n’ai jamais été aimée autant que j’ai aimé, je n’ai jamais réussi à être narcissique, je n’ai jamais fait de psychanalyse, je n’ai jamais été morte, je n’ai jamais fait pousser de thé dans mon jardin ni d’oranger dans mon verger, je n’ai jamais su coudre les vêtements que j’aimerais porter, je n’ai jamais travaillé dans une imprimerie du temps de la typo, je n’ai jamais été menuisière charpentière, je n’ai jamais su faucher à la faux, je n’ai jamais fait d’études de philosophie ni d’histoire, je n’ai jamais fait d’études qui servent à gagner de l’argent sur le dos des autres,  je n’ai jamais réalisé un documentaire sonore, je n’ai jamais sorti un oiseau de mon chapeau, je n’ai jamais construit une cabane pour y habiter, je n’ai jamais inventé une police de caractère, je n’ai jamais construit un mur en pierre sèche ou une fontaine, je n’ai jamais fait de commerce ou d’affaires, je n’ai jamais rien vendu pas même mes anciennes voitures car elles étaient pourries foutues, je n’ai jamais eu de chambre qui donne directement sur le Pacifique comme Pablo Neruda ou la Méditerranée comme Fabienne Yvert, je n’ai jamais habité près de la mer, je n’ai jamais habité au centre de Paris où d’une grande ville dans une maison avec un jardin, je n’ai jamais habité sur une péniche sur le canal du Midi, je n’ai jamais habité un quartier apartheid, je n’ai jamais fermé ma maison à clef, je n’ai jamais habité dans un bidonville ni une favela, je n’ai jamais été obligée de dormir dans la rue sans toit, je n’ai jamais eu faim à en défaillir,  je n’ai jamais acheté de canapé ni de table basse, je ne suis jamais allée à Florence ni en Mongolie ni en Iran, je n’ai jamais vécu au Chili, je n’ai jamais voulu aller aux États Unis, en Arabie Saoudite ni en Israël (sauf pour rejoindre la Palestine) je ne mange jamais de patate douce ou d’avocat ou quoi que ce soit qui vienne d’Israël, je n’ai jamais pu bien parler anglais ou espagnol, je n’ai jamais émigré, je n’ai jamais voté à droite mais je ne suis pas sûre d’avoir voté à gauche, je n’ai jamais pu me décider à ne pas voter mais ça ne saurait tarder, je n’ai jamais été riche ni très pauvre, je n’ai jamais été obligée de quitter mon pays de peur de mourir, je n’ai jamais été torturée avec la peur de parler et de mettre en cause la vie d’autres personnes, je n’ai jamais eu à choisir entre tuer ou être tuée, je n’ai jamais tué personne pas même un animal, je n’ai jamais subi de violences de la part d’un homme, je n’ai jamais été violée, je n’ai jamais été excisée, je n’ai jamais reçu 100 coups de fouets, je n’ai jamais été mariée de force, je n’ai jamais eu les pieds bandés, je n’ai jamais considéré que d’être quelque part avec des racines à n’en plus finir était une chance ni d’ailleurs un handicap, je n’ai jamais traité personne de sale étranger, arabe, juif, nègre, communiste, anarchiste, pédé, gouine, mongolien, je n’ai jamais supporté les titres, les rôles, les médailles, les décorations (je n’ai jamais eu la légion d’honneur car je l’ai refusée), les chefs, les présidents, les directeurs, les chargés de mission et d’omissions et autres trous du cul, je n’ai  jamais été normopathe comme on disait en 68 ou en tout cas j’ai essayé, je n’ai jamais cru que l’histoire était finie, je n’ai jamais pu m’arrêter de croire aux miracles.
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
David :

Je n’ai jamais supporté l’autorité.
Je n’ai jamais voulu quitter l’enfance.
Je n’ai jamais été riche.
Je n’ai jamais envisagé sereinement l’avenir.
Je n’ai jamais eu de bonnes dents.
Je n’ai jamais eu de voiture neuve.
Je ne me suis jamais plaint de ma compagne, pas celle-ci en tout cas.
Je n’ai jamais pu m’empêcher de bouffer du piment alors que ça me fait mal aux tripes.
Je n’ai jamais lu un livre ennuyeux ou les premières pages seulement.
Je n’ai jamais pensé que l’art était utile en quoi que ce soit.
Je n’ai jamais vraiment aimé les chiens à quelques rares exceptions.
Je n’ai jamais tué d’êtres vivants sans me sentir un peu con, insectes, escargots ou diverses bestioles sous les roues de ma bagnole.
Je n’ai jamais été raisonnable ou alors j’ai fait semblant.
Je ne suis jamais allé à Grenoble, Dunkerque ou Villetaneuse.
Je n’ai jamais su raconter une histoire drôle.
Je n’ai jamais vraiment pu couper le cordon, j’attends que la mort s’en charge.
Je n’ai jamais renoncé à l’idée de tout abandonner.
Je n’ai jamais offert de fleurs, ou en tout cas je ne m’en souviens plus, ou quelqu’un me les avait mis dans les mains pour que je les offre.
Je n’ai jamais vraiment compris ce que je foutais là.
Je n’ai jamais aimé Michel Sardou.
Je n’ai jamais sauté à l’élastique du haut d’un pont.
Je n’ai jamais lu les mémoires de Charles de Gaule.
Je n’ai jamais pu aligner trois accords sur une guitare, même « jeux interdits » c’était une catastrophe.
Je n’ai jamais demandé la lune.
Je n’ai jamais regretté d’avoir un enfant.
Je n’ai jamais pu avoir la maîtrise morale, physique et intellectuelle sur mon organe sexuel.
J’attends que la mort s’en charge.
Je n’ai jamais compris les vainqueurs.
Je n’ai jamais été croyant.
Je n’ai jamais pris d’antidépresseurs.
Je n’ai jamais supporté ni désiré aucune forme de pouvoir et c’est bien dommage pour moi.
Je n’ai jamais été à la chasse.
Je n’ai jamais envisagé de devenir président de la république.
Je n’ai jamais marché à coté de mes pompes ou alors je ne m’en souviens plus.
Je n’ai jamais pu me séparer de quelqu’un. Je préfère que l’autre s’en charge.
Je n’ai jamais pu devenir un adulte, je fais seulement semblant.Je n’ai jamais arrêté de lire et relire les albums de Gaston Lagaffe.
Je n’ai jamais pu faire pousser quoi que ce soit dans un jardin. Les plantes ne m’aiment pas.
Je n’ai jamais aimé l’école. Aujourd’hui je me venge à ma façon.
Je n’ai jamais compris François Bayrou. Si quelqu’un peut me l’expliquer je lui en serais très reconnaissant.
Je n’ai jamais détesté les araignées, les serpents, les trucs qui piquent et qui font peur à tout le monde.
Je n’ai jamais aimé revenir en arrière.
Je n’ai jamais été en prison mais on ne sait jamais.
Je n’ai jamais été voir une prostituée mais on ne sait jamais.
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

 

 

 


résumé d’une semaine passée

Date : 19 mai 2019

Dimanche dernier :
train + trouver en arrivant un magnifique bouquet de narcisses sauvages qui embaume le Lien/lieu
20190512_18584220190512_203804
lundi :
atelier d’écriture avec le secours populaire + atelier du lundi + rassemblement devant la préfecture
20190513_104010DSC0308120190513_142217
+ PEC flyer et préparation de l’atelier badges du lendemain + atelier d’écriture au foyer des jeunes travailleurs pour préparer leur fête du 13 juin
20190411_173412José Ribeiro était venu me voir la dernière fois pour qu’on mette ça au point, m’apportant le livre de l’année dernière, avec ce remarquable travail de portraits (et installation) du photographe Patrick Fabre, qui donne envie de passer et repasser devant ces bâtiments au bord de la route!!!20190411_17305820190411_173001
Tobie était là aussi lundi soir, par exemple…
20190411_17324020190411_172949
Avec un tag que j’avais remarqué en passant un jour en bagnole avec Manée20190411_173046
mardi :
20190514_162213Grande journée aux restos du cœur, avec badges, tout faits, à faire….

 

et notre flyer pour une rencontre à l’artothèque, qui a visiblement du mal à intéresser les gens, malgré les explications…

20190514_10223120190518_181101
mercredi :
Taper tous les textes, les mettre sur le blog, penser au prochain atelier de vendredi, qui revient vite…
Bien nettoyer les vitres du Lien/Lieu, pour que Jean-Pierre puisse dessiner facilement la nouvelle vitrine samedi…
Commencer un texte d’explication pour le projet de la forêt du souvenir…
jeudi :
20190516_113635Virée à Limoges avec Manée, pour 2 rdv.,
projets initiés par Jeanne au LAC&S Lavitrine,

et par l’ENSA Limoges au Populaire du centre, à propos d’une linotype dont ils sont assez embarrassés…

DSC03066
Seule dans ce grand entrepôt en travaux comme un scarabée mort recouvert de poussière et un peu abimé…
DSC03069DSC03068
linotype 2Ça me fait très plaisir de revoir cette machine extraordinaire après mon passé fugace de linotypiste..!

Je suis sûre qu’il y a moyen de faire de très belles choses avec les étudiants !

Linotype et porcelaine…

Dans l' »idéal », elle devrait quitter l’entrepôt et venir sous l’escalier , rappeler l’histoire du journal et des techniques,
DSC03077avec notre projet en sus…
On verra ça… car la linotype n’est pas  une potiche!DSC03075
& Parmi les artistes exposé.e.s au LAC&S Lavitrine, je suis contente de revoir quelques pièces de Julie Legrand dans une plaquette d’expo de 2016, « Choses communes », avec ce boulot qui m’avait donné envie de me mettre au verre…(avant de me mettre au vert…)
Capture d’écran 2019-05-19 à 16.33.26Capture d’écran 2019-05-19 à 16.44.58

en voyant ça maintenant (et non recuit), je me dis que ça doit être absolument intransportable..!
vendredi :
Atelier 4 avec le secours pop, Adama a pensé à un badge pour la semaine prochaine aux resto du cœur…
20190517_100920Capture d’écran 2019-05-17 à 19.49.36
20190517_134223Sylvie vient déjeuner avec moi, Gilles passe un bon moment parler de ses problèmes, entre autre du psychiatre qui le suit à l’hôpital et qui semble être un  grand fan de médicaments…
Il attend impatiemment de toucher sa retraite fin juin, et de partir 1 mois 1/2 en vacances à Bordeaux chez son ami handicapé…
samedi :
20190518_11191920190518_11194220190518_135645

Jean-Pierre Larroche, après une nouvelle session de travail  à Saint Pardoux, vient dessiner la vitrine du Lien/lieu.
On est bien content de se revoir !

Il a pensé à un accordéon, et ouvre son cahier de croquis…

20190518_135725
20190518_13565320190518_135708
à moi de trouver le texte qui ira dans les touches, dit-il…
20190518_14285720190518_14291720190518_152158
20190518_151909Après déjeuner, des bonnes pastillas achetées au marché sous la pluie et des cerises pour nous encourager, c’est plus dur de trouver le 2nd texte…
En tous cas, les gens ont l’air d’apprécier de reconnaître « leur » accordéon..!

L’occasion d’écouter Gainsbourg tout beau tout jeune… (et toujours aussi balaise côté paroles…!!) :

Après lundi dernier devant la préfecture pour les papiers du jeune somalien menacé de mort alors qu’il « doit » être reconduit dans son pays, et les ateliers avec les migrants qui rament fort même sans radeau, on va rester inspiré par le grand Serge, entre l’accordéon et les petits papiers : ACCORDEZ DONC LES PAPIERS
20190518_164841
Puis avant que Jean-Pierre reparte, on doit encore bosser sur d’autres projets. Parmi les plus urgents :
— Pour Saint Pardoux, qu’ils aient pensé avec Zoé à L’ART C’EST PAS POUR NOUS pour les lettres en sel à lécher par les vaches me ravit.
D’autant plus que je n’aurais plus de phrase à trouver !
Pas du tout, il en faut maintenant une autre…
— & chercher une typo pour que cela soit facile de faire les moules et que les lettres soient solides. Envisager plutôt le principe « gruyère », avec des trous, ou coins; faire un mix en s’inspirant de celles-ci..? :
Capture d’écran 2019-05-19 à 17.47.21Capture d’écran 2019-05-19 à 17.46.58Capture d’écran 2019-05-19 à 17.51.09 Capture d’écran 2019-05-19 à 17.47.53Capture d’écran 2019-05-19 à 17.48.57Capture d’écran 2019-05-19 à 17.50.16Capture d’écran 2019-05-19 à 17.50.36Capture d’écran 2019-05-19 à 17.48.41
— & pour leur vitrine d’objets transparents, alors que je lui fait part de cette très belle phrase de Victor Hugo sur les objets :
LE SOUPIR SORTANT  DES CHOSES
, Jean-Pierre me la commande en verre !
Capture d’écran 2019-05-19 à 14.39.16& le projet ensemble sur le son…
à démarrer à l’automne prochain !
Jean-Pierre me montre des images de machines acoustiques, toutes vues quand on avait travaillé avec Arthur sur Faites-moi signe, on s’entend bien, sauf celle-ci :
un détecteur acoustique individuel qui rend aveugle..!

 

Parmi les autres images qu’il a dans son ordi, celle-ci me fait éclater de rire :20190518_153632

extra, faut oser, que ce soit au 1er ou 2nd degré, en ces temps de politiquement correct !

J’espère que ses chansons sont à l’avenant!

Dans un autre genre, ça me donne envie d’écouter Robert Mitchum, du calypso au Lieu/lien, avec la pluie dehors, d’autant « qu’on se croirait dimanche », comme dit Jean-Pierre, avec au loin le bruit de la fête à neuneu !
Capture d’écran 2019-05-19 à 13.53.4672.thCapture d’écran 2019-05-19 à 14.00.47

Un peu d' »exotisme » avec d’autres codes et d’autres scandales…

 

 

 

Après le départ de Jean-Pierre pour de nouvelles aventures à Hérisson, la patrie de Roger Bichard, 20190518_174527
en soirée le soleil revient faire des ombres :
20190518_18481620190518_18490720190518_184847
20190518_205721Avant le concert/danse du soir de l’Empreinte, au Musée du Cloître :
Douce dame, partant de la chanson d’amour courtois de Guillaume de Machaut.
Avant que le spectacle commence, apprécier le vitrail de fête foraine, juste derrière !
Parmi les 4 interprètes qui dansent et chantent, un « vrai » chanteur, Vivien Simon, qui (me) rend la chose possible…
En cherchant sur le net, voilà une interprétation peu commune (fort éloignée du chanteur entouré de fesses de Saint Pardoux..!!!)

dimanche :
20190518_181412
A la suite d’un mail d’un site américain, je découvre une illustratrice, Britta Teckentrup :
Britta Teckentrup8Britta Teckentrup6Britta Teckentrup7
Britta Teckentrup4Britta Teckentrup3Britta Teckentrup2Britta Teckentrup5Britta Teckentrup
Hier, j’ai fait découvrir Blexbolex à Jean-Pierre, Les saisons, livre que j’ai rapporté pour notre bibli du Lien/lieu;
Capture d’écran 2019-05-19 à 19.15.29Capture d’écran 2019-05-19 à 19.14.41
bibli qui me sert entre autre pour les ateliers d’écriture, et il me faut penser à ceux de demain, allez, au revoir !

 


@