Avec l’œuvre Télescope intérieur, d’Eduardo Kac, qui était récemment visible dans l’expo La vie de l’Espace, de l’Observatoire de l’Espace du Cnes, à la Friche belle de mai.
Le regarder sur petit, voir minuscule, écran, c’est un peu déceptif, mais c’est déjà bien d’en prendre connaissance !
En 2024-25, à l’atelier d’écriture de Peuple et Culture Corrèze, nous avons travaillé à écrire sur/à partir d’œuvres d’art, pour en faire des podcasts.
Épisode 1 : d’après le tableau de 1956 Four Lane road (route à 4 voies) d’Edward Hopper, avec l’aide de textes extraits de Les heures suspendues selon Hopper de Catherine Guennec L’incendie de l’Alcazar de David Bosc Soleil dans une pièce vide de Claude Esteban Edward Hopper, de l’œuvre au croquis
Par la suite quand on aura fait tous les montages sonores, vous aurez droit à :
2 —La falaise d’Étretat en Normandie, avec ses 2 arches naturelles : la Porte d’Aval (40 m de haut) et la Manneporte (50 m de haut), célèbre, entre autre à travers le livre de Maurice Leblanc L’aiguille creuse, une des aventures d’Arsène Lupin. Elle a aussi beaucoup été peinte. Nous avons regardé les peintures de : – DelacroixLe pied du cheval, Etretat – 1838 – et vers 1859 – Courbet – Falaises d’Etretat après l’orage -1870, ou La plage d’Etretat par temps de neige – ou autres peintures en 1869 – Monet – Mer agitée à Etretat– 1883 – La Manneporte (1883 et 84), en 1886 – Matisse en 1920 – coup de vent – Etretat – Falaise d’Aval à Etretat – Femmes sur la plage – Le rocher percé – Fenêtre ouverte sur la mer à Etretat – 1920-21 – BraqueLa Falaise d’Etretat (1930)
Nous avons regardé ces peintures pour les décrire, parfois les comparer, et en tirer des histoires que voilà. et écrire nos textes, avec l’aide de Victor Hugo aussi – Les travailleurs de la mer – 1866 , Maupassant, Flaubert, Raymond Queneau – Vlaminck ou le vertige de la peinture – 1949 , Jean Tolbiac : Les Falaises d’Étretat , Falaises d’ Olivier Adam , Henri Cueco – 120 paysages que je ne peindrai jamais – 2007 , David Bosc – La claire fontaine – 2013 et L’incendie de l’Alcazar – 2024
3 —Paul Klee, peintre allemand, né et mort en Suisse (1879-1940), a été professeur à l‘école du Bahaus notamment. Grand défenseur des dessins d’enfants et de l’art asilaire, il écrit ceci dans son journal : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible. Et le domaine graphique, de par sa nature même, pousse à bon droit aisément à l’abstraction. » « Écrire et dessiner sont identiques en leur fond. « « Une ligne est un point parti se promener. Un dessin est simplement une ligne qui fait une promenade. «
Ses titres se caractérisent par leur richesse et leur invention. Il emploie des titres qui eux- mêmes « font image », par leur cocasserie, par l’association surprenante de termes incongrus, ou par leur pure poésie. On peut parler à leur sujet d’« évocation ». Dans la plupart des cas, Klee joue sur le registre connotatif : le titre se fait le vecteur d’une dissonance partielle ou totale avec les éléments identifiables du tableau et relance une lecture autre que celle qui semble s’imposer.
Nous avons regardé 3 de ses œuvres : – La Volonté, une encre au pinceau sur du papier 1933 – Le fantôme loqueteux, couleur à la colle et à l’aquarelle sur papier et carton 1933 – Figure du soir de 1935, un dessin à la gouache et graphite sur papier afin de les décrire, de les interpréter, et de faire vivre et se rencontrer les figures représentées. Accompagnés de textes de P. Valery, L’ange. Avec des dessins de P. Klee (extraits), Michaux, René Crevel Paul Klee (1930), Kurt Schwitters Anna Blume (1922), Tzara en 1929, et enfin le poème Le rêve du jardinier de Hermann Hesse en 1933.
—Francis Bacon (1909-1992) déclare : « Je voudrais que mes peintures donnent l’impression qu’un être humain est passé à travers, comme une limace laisse trace de sa bave, il laisse trace de la présence humaine et des événements passés… » et qui disait à propos de Van Gogh : « très proche de la violence de la vie [qui], lorsqu’il peignait un champ, était capable de vous délivrer toute la violence de l’herbe. » Van Gogh a peint en 1888 : le peintre sur la route de Tarascon. Cette toile, brûlée lors du bombardement de Dresde, Bacon en avait une reproduction dans son atelier. Bacon a peint – 6 grandes études pour un portrait de V.G. en 1957, – puis un paysage d’après V.G. –V.G. dans un paysage, grande toile qui est au MAM à Beaubourg, – et enfin un hommage à V.G. en 1960. Nous avons observé toutes ces toiles pour écrire ces textes, avec Gilles Deleuze – Francis Bacon, logique de la sensation, PhilippeSollers – Bacon avec V. G., Pierre Guin et l’aide supplémentaire de Antonin Artaud, de Michel Leiris, Eschyle, et Shakespeare dans Macbeth
4 —Phillip Guston (1913-1980) est un peintre américain, membre de l’école de N.-Y., ami de Pollock et Willem De Kooning, marqué aussi par les peintres muralistes mexicains. En 70, reconnu comme grand peintre de l’expressionnisme abstrait, il déroute tt le monde avec de nouvelles peintures figuratives, avec des figures inspirées des comics de Robert Crumb, une narration, représentant des objets simples, soulier, livre, paysages urbains inquiétants, avec des figures du K.K.K., renouant avec les thèmes sociaux de ses 1ères peintures. Il deviendra aussi un grand ami du romancier Philipp Roth. François Dilasser (1926 -2012) est un peintre français autodidacte, marqué par Gauguin, Bissière et l’abstraction informelle de l’école de Paris. Dans les années 70, il transcende les catégories (abstraction/figuration), coloriste au trait faussement hésitant, il témoigne dans sa peinture d’une expressivité et vision personnelle. Il nous a semblé pertinent de mettre leurs œuvres en relation, en regardant : – Yellow light, de Guston, grande peinture de 1975, en lien avec la série des bateaux feux de François Dilasser (1992) – Outskirts – (faubourgs) de Guston, 1969, en lien avec série les Régentes (d’après Franz Hals, les directrices de l’hospice de vieillards de Haarlem, en 1664) – de Dilasser – 1995 à propos duquel Paul Claudel – La peinture Hollandaise (Franz Hals – Les Régentes – 1664) a écrit : « Quelque chose de plus implacable que la justice qui est le néant »
Nous avons cherché à les décrire et analyser, à les interpréter et à les mélanger dans différentes histoires. Avec l’aide aussi de textes de Guston sur la peinture, de Sollers dans le remarquable De Kooning, vite, De J.-P. Abraham, des poètes américains Richard Brautigan (68) et Jack Spicer.
5 — L’imagination, stimulée par l’observation de l’informe, est la première étape de la création artistique. Léonard de Vinci l’a mise à l’œuvre en interprétant des taches sur les murs, V.H. avec de vastes compositions de taches d’encres. Justinus Kerner,l’écrivain romantique allemand, qui s’intéressait aussi au spiritisme, pliait des morceaux de papier tachés d’encre, les dépliait ensuite, et la forme de la tache obtenue lui inspirait des écrits. Ces expériences préfigurent aussi le test de Rorschach où le psychanalyste soumettait à ses patients des taches pour interpréter leurs réponses. Nous avons observé un dessin à l’encre de Hans Arp de 1929, et une suite de dessin de l’artiste contemporaine Annette Messager, petite pratique magique quotidienne pendant le mois de mai 1973, Album collection n°43, composé de 32 dessins et écritures manuscrites, où elle écrit chaque jour son prénom à l’encre noire sur une feuille qu’elle replie aussitôt en 2 dans les 2 sens, puis interprète la journée à vivre selon la tache obtenue. Nous avons pratiqué nous-même l’encromancie en écrivant chacun notre prénom, puis écrit des histoires à partir de l’interprétation de ses taches d’encre, et du dessin de Hans Arp. Avec l’aide d’Anette Messager dans différents catalogue, également de Benjamin Peret, dans sa liste extraite de Mort aux vaches et au champ d’honneur (1950), d’extraits de Héros-Limite (1953) de Ghérasim Luca.
incroyable quand je vois la date précédente, ça fait un an que j’ai plus ou moins abandonné ce blog..! Plus envie, plus de temps et d’énergie pour ça ? Du coup, rattrapons le temps qu’on ne peut pas rattraper…!!
— La cabane des Chevaigné Un beau podcast de l’atelier d’écriture 2023-2024. Je viens de voir que ça n’est plus en podcast sur le site de la radio Bram fm, alors :
Le père et la mère Chevaigné ont eu 3 enfants, Blanche, Gladys et Maurice. Maurice a épousé Arlette, alors qu’il préférait Marie-Jo, mariée avec son copain Antoine, décédé très jeune. Marie-Jo, qui connait le secret de la famille Chevaigné, est partie vivre en Argentine, puis revenue exercer en tant qu’infirmière libérale. La mort de Maurice ravive les relations entre toustes, en faisant ressurgir les souvenirs et les questions autour de cette drôle de famille.
. Prologue 1. Maurice est mort 2 . Marie Joe et Antoine se marie, Maurice a des regrets 3. Maurice et Blanche se souviennent de leur mère 4. Blanche passe à travers le miroir 5. Arlette divague 6. Maurice apprend qu’il est allergique aux chats 7. Gladys apprend la mort de Maurice 8. la cabane vue par G et A 9. la cabane vue par MJ et M 10. A et MJ, confidences 11. le bar MJ et le tango . Épilogue
Toujours dans mon grand rangement, des notes qui trainent dans les mails que je m’envoie dans ma « boîte à doc » spéciale perso… (Beaucoup proviennent de France Culture, qui m’accompagne souvent quand je bosse)
— Commençons par du récent, Bang bang bang, et ce n’est pas Sheila…
« Cette approche a été théorisée par Steve Bannon, l’activiste d’extrême droite qui fut un temps proche de Trump. Dans une vidéo de 2019 exhumée par le journaliste Ezra Klein, Steve Bannon explique : « les médias sont l’opposition, et comme ils sont stupides et paresseux, ils ne peuvent s’intéresser qu’à une chose à la fois. Tout ce que nous avons à faire, c’est noyer la zone. Chaque jour, nous devons leur balancer trois choses. Ils en mordront une et nous pourrons faire nos affaires. Bang, bang, bang, ils ne s’en remettront jamais ». Fin de citation. Est-ce que ça ne ressemble pas à ce que fait Trump aujourd’hui ? Donald Trump a un agenda, on le voit quotidiennement. Pendant qu’on parle de Gaza, on parle moins de la manière sidérante dont Elon Musk s’est attaqué avec brutalité à l’administration, fermant des agences fédérales ou faisant main basse sur des données, ou en invitant les fonctionnaires à démissionner. »
& toujours pour Musk, (et en pensant à nos tapis avec JP), il y a ce site incroyable où vous pouvez suivre la Tesla envoyé dans l’espace par ce type le 6 février 2018… Don’t panic.
Un extrait d’un texte que j’ai écrit pour l’Observatoire de l’Espace du CNES sur les non-humains machiniques :
◎ 2018-017A FALCON HEAVY/TESLA, cabriolet électrique géocroiseur Tesla rouge cerise, avec mannequin en combinaison SpaceX au volant équipé de caméra + diffusion jusqu’à épuisement des batteries de Space Oddity de David Bowie + H2G2 – Le Guide du voyageur intergalactique de Douglas Adams rangé dans la boîte à gants + Solar Library disque- archives de l’Arch Mission Foundation + Do Not Panic inscrit sur l’écran du tableau de bord + sur une carte électronique de l’ordinateur de bord les mots gravés Made on Earth by Humans-Fabriqué sur Terre par des humains. Orbite de 557 jours autour du Soleil à 121 600 km/h, le prochain rapprochement avec la Terre aura lieu en 2091 à une distance lunaire. — La voiture la plus rapide du monde pour aller nulle part — Les satellites permettent de remonter le temps — Allons voir les plus vieux photons de l’univers — Le fond diffus cosmologique vous salue bien depuis lulure
et pour ne pas l’avoir dans la tête toute la journée, la version de Nancy Sinatra en 66, moins sautillante
En relisant un polar du fabuleux styliste Jean-Patrick Manchette (si vous ne l’avez pas encore lu, c’est de la grande littérature politique), je me disais qu’aujourd’hui, tout cela est bien révolu…
—TRANSBORDEMENT des idées De même que ça, autre combinaison, j’y ai repensé très récemment en remplissant un dossier pour une résidence à Rochefort/mer, et pour me mettre du baume au cœur après la mort de Christine (on avait participé à une expo collective à Rochefort, en 1988, j’y étais retourné l’année d’après pour une expo perso au centre culturel parce que j’avais gagné le 1er prix!!) réécouter la bande son des Demoiselles que je connais quasi par cœur, avec certaines répliques cultes et des couleurs extra (il y a très longtemps de ça, j’ai cassé ma tirelire pour m’acheter une veste lilas comme celle de Gene Kelly, en chanvre avec une couleur lumineuse plus belle encore, je ne l’ai plus, trop usée, mais avant de la jeter j’ai découpé un petit bout de tissu en souvenir — voilà pourquoi j’ai trop de bordel dans mes archives…)
J’aimerais bien avoir cette résidence, avec un projet sur les couleurs, à partir de ce beau travail de Nicolas Floc’h
—ESPACE Sinon, retourner dans les étoiles, avec David Elbaz
—ESPACE TEMPS Ou alors, revenir à ça (avec la mise à jour du site et blog ces dernires jours, je retrouve le goût d’y passer du temps et de l’énergie, (auparavant perdu en partie en reluquant les réseaux sociaux ?))
L’occasion aussi pour moi de repenser affectueusement à Christine qui vient de mourir
—TANTRA SONG et pour finir, est-ce que vous connaissez la peinture tantrique, et du coup, c’est l’occasion de découvrir ce site passionnant (sinon pour le sujet, je vous renvoie aussi au blog)
— Juste une belle image pour finir, avec un tapis persan du début 20ème
— Une compote de pommes rouges, à l’automne sur le marché de Tulle (enfin, une seule dame en vend), c’est encore meilleur tellement c’est beau ! Si vous voulez planter un pommier de cette variété, n’hésitez pas !
— Pour rester dans la couleur, je me suis fait un tailleur trop chic en Harris tweed avec un manteau trop grand mais d’une couleur tellement belle ! Ça met de la pêche dans le Landerneau !
— Super tempête peu avant Noël, impression d’habiter dans la maison des 3 petits cochons, ça foutait la trouille ! alors qu’en temps normal, les phénomènes sont plus remarquables et étranges que terribles
— Des céramiques remarquables, capturées sur internet ou chez Manée
— Pour empêcher votre chat de se gratter jusqu’au sang, des protège-griffes sinon, comme le vernis à ongles, vous pouvez avoir des griffes en couleur, ça donne du style à votre animal..!
Gama a un style transparent, lui…
Il s’appelle Gama parce que, avant lui, dans la famille Christophe, le chat de la maison s’appelait Vasco… Il adore les olives et ne rate jamais l’apéro !
— L’atelier de Miró aux Baléares, quel plaisir de voir cette photo et un masque éléphant qui auparavant était chez moi, que je suis contente de revoir à Tulle, en bonne compagnie
— Affichage à la gare de Lyon, en route vers la lune & puis, un slogan extra
— Justement, une tarte tatin aux tomates vertes, c’est délicieux en automne, et aux endives, en hiver ! & une peinture de je ne sais plus qui, qui donne envie d’être autour de cette table
— Chez Sylvie et Didier, qui me donne parfois l’impression d’être dans le salon de la Charleston Farmhouse (cette photo prise par Didier encore plus) et puis, un meuble de rêve (à bas les meubles cons !!)
— Aider Sylvie à décrocher son expo à Limoges (infotographiable), juste 2 extraits, avec Novarina
— D’autres captures d’écran, sauf que je ne sais plus de qui c’est, un livre en céramique, alors que je me pose le problème de reliure des miens, et puis une sculpture en verre, alors que je dois m’y mettre mais il fait trop froid à l’atelier…
— Après le décrochage de l’expo de Sylvie, on a déjeuné chez Isabelle Braud. Qui m’a envoyé des photos de tapis d’une artiste que je ne connaissais pas, expo de Annette Turner vue au Rabois en février 2023
— & toujours l’atelier d’écriture, après l’écriture des textes (d’une session pécédente), le montage pour la radio, autre travail avec feutres, ciseaux et colle, qui demande réflexion en petits groupes & puis ensuite, tout reprendre dans l’ordinateur, pendant que Sylvie prépare une conférence sur le musée Marmottan, et que Gama s’étale sur la table pour suivre tout ça de près avec le houx dans le dos
— Au courrier, des petits livrets qui s’alignent sur la table, un livre-lettre d’une jeune inconnue à qui il faudrait que je réponde, des trucs bien relevés en atelier par Tony Durand (c’est vraiment chouette que 3 trucs bien fasse des petits!!), et le livret sur le mot Peuple d’Adrien Chevrier que j’ai maquetté pour Pec (pas évident avec toutes les notes, mais c’est réussi !) et puis, pas loin posé sur une pile de docs, celui-ci aussi, qui me fait dire que c’est un beau format, le A6
— Et puis, j’ai repris le dessin, après un an, là aussi en petit format(± A4) parce que j’ai pas de place et j’avais une enveloppe d’une centaine de feuilles en papier Xuan, et puis marre du gigantisme et aussi des problèmes de stockage et envahissement. J’ai aussi fait des essais d’encadrement (pas chers), en vue d’une future expo, mieux se rendre compte dans ma cuisine de ma petite cuisine, justement… Mais je suis en panne de feuilles d’or, donc à suivre & puis Christine est morte. 40 ans d’amitié. Ça fait mal. J’ai fait un dessin plein d’énergie en pensant à elle. & puis, retrouvé un mot qui date de 40 ans justement, une correspondance qu’on a échangée aux Beaux-Arts de Cergy. J’ai encadré ça pour me consoler, elle attend au café, ça tombe bien, depuis quelques mois y’a aussi sa gravure (un essai qui date pour un boulot ensemble) sur le placard
— Donc le temps passe, c’est le magnifique automne correzien devant l’étang de Lachaud, c’est le pique-nique marseillais de début d’année avec Thomas après déménager du matos de l’Encre Rouge & justement, Christine (c’est une génération, j’ai 3 amies Christine) s’apprête à déménager
— Alors voilà, pour le reste on verra bien, et merci à mon opticien qui a adopté nos lunettes découpées avec la 3ème Christine, et qui me fait crédit, et qui est un artiste (j’ai essayé sa pieuvre, c’est bien comme lunettes !!) et qui cherche du temps, lui aussi
Toute la journée, il pleut, c’est l’occasion de ranger mon bureau, et le bureau de l’ordinateur, et enfin exhumer la grande liste de mise à jour du blog cachée sous des piles de documents…
En 2024, j’ai été plutôt occupée ailleurs, ou d’autres préoccupations que la mise à jour numérique… Rattrapage imagé et condensé d’une année !
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•fin de la résidence à l’observatoire de l’espace du CNES, mais le travail d’écriture court toujours (plus vite que moi) et toujours des livres et des expos qui documentent encore, et une nouvelle théière pour mieux écrire sur les non-humains machiniques •résidence art et entreprise au Domaine du Mons, avec un petit livre en perspective (en quête d’éditeur) et d’autres projets en bouse de vache, matériau formidable..!
•merveille du travail avec de jeunes réfugiés, et l’édition d’EN JEU, un jeu de cartes avec leurs dessins • expo Rothko dans la pénombre, chez LVMH, avec JP • remplacer quelqu’un au pied levé pour une courte résidence à l’ENSFEA, où est-ce qu’on mange ? voir les posts en octobre 24, sur les semaines passées là-bas en mars et mai 24 •une nouvelle horloge avec Christine Carte avant la disparition de l’atelier typo l’Encre Rouge •toujours le tufting, suite de la grande série de tapis avec Jean-Pierre Larroche voir la rubrique TAPIS VOLANTS dans le portfolio •en mai, retrouvé Christine et François à Arles, pour le salon du dessin •Daphné Corregan au printemps des potiers à Bandol, ça fait plus de 30 ans que son travail m’épate toujours •finissage de l’Encre Rouge, qui n’en finit plus L’Encre Rouge n’en finit pas de déménager. Christine et Laurent attendent une chape en ciment pour poser machines et matériel à Doizit, loin de Marseille. Thomas a repris ses affaires. Elisabeth est déjà dans un nouvel atelier avec d’autres projets. Fabienne a toujours un pied dans l’atelier, même si le second est dans son nouvel atelier-concentré de bord de mer… Il nous reste donc des cartes, des carnets, des lunettes, des horloges, des affiches, des livres, des productions diverses… à L’ENCRE ROUGE, avant disparition programmée début 2025. •expo textile au Mucem, avec entre autres des tapisseries de Claude Como, des tapis en feutre… •un petit tour à Grenoble, expo, lecture-rencontre,ateliers, où j’ai fait l’affiche pour le printemps des poètes, avec la librairie Les Modernes et Katia Bouchoueva
•petit tour au musée Debouché à Limoges •un super podcast de l’atelier d’écriture, la cabane des Chevaigné •un court stage de gravure pour ne pas oublier comment ça marche •une semaine formidable en été modelage et récit, avec de jeunes réfugiés avec un petit livret final •nouvel atelier d’écriture, l’art en toile de fond 1- avec un tableau de Hopper et la découverte d’un livre formidable 2- représentation d‘Étretat, avec Delacroix, Monet, Matisse, Braque Les grandes arcades d’Étretat, pareilles à deux jambes de la falaise marchant dans la mer, hautes à servir d’arche à des navires… Guy de Maupassant, Une Vie – feuilleton 1883 ———————————————————————————————————— L’horizon s’empourprait de tous les feux du soleil disparu, et de longs nuages embrasés, immobiles dans le ciel, formaient des paysages magnifiques, des lagunes irréelles, des plaines en flamme, des forêts d’or, des lacs de sang, toute une fantasmagorie ardente et paisible. Maurice Leblanc -L’aiguille creuse – 1909 ————————————————————————————————————— PAYSAGES de peintre. Toujours un plat d’épinards. MER. N’a pas de fond. Image de l’infini. Donne de grandes pensées. Au bord de la mer il faut toujours avoir une longue vue. Quand on la contemple, toujours dire : « Que d’eau ! Que d’eau ! » Flaubert – dictionnaire des idées reçues – 1911 ————————————————————————————————————— « Me voici depuis 2 semaines à Etretat, dans les falaises blanches et vertes, devant une mer bleu tendre et vert turquoise dont je vois sortir de superbes turbots bancs crémeux. « Matisse – lettre à Jules Romains -1920
3- Klee, avec Anna Blume de Swchitters, entre autre La volonté — Fantôme loqueteux — Figure du soir
[…] Klee souligne alors bien plus les dangers inhérents à l’attribution d’un titre, qui bien que suggéré par la « physionomie » propre du tableau, n’en est qu’un parmi tant d’autres possibles sous sa forme élaborée, mise en mots : A mesure que l’ouvrage s’étoffe, il arrive facilement qu’une association d’idées s’y greffe, s’apprêtant à jouer les démons de l’interprétation figurative. Car, avec un peu d’imagination, tout agencement un peu poussé prête à une comparaison avec des réalités connues de la nature.
Une fois interprété et nommé, pareil ouvrage ne répond plus entièrement au vouloir de l’artiste (du moins pas au plus intense de ce vouloir), et ses propriétés associatives sont à l’origine de malentendus passionnés entre l’artiste et le public. •de la générosité et du matériel typo •toujours le grand chantier de tufting •quelques travaux marseillais tout au long de l’année et des nouvelles lunettes pour voir plus clair •une formation pop-up, kirigami, avec Arno Célérier et l’ARL, ça donne des idées •Myriam et Donalie, générosité pour un apprentissage linguistique ouvert, en continu •à Montpellier, un musée d’art brutdigne de Lausanne, extraits : • quelques néons flexibles posés à la librairie de poésie l’Archa des Carmes, à Arles • revoir les céramiques de Marie-Christine Meyer, à la galerie Nendo, à Marseille et à l’atelier • réentendre les textes de l’atelier fabrication d’un livre de A à Z lors de l’inauguration de la nouvelle bibliothèque du Chastang •toujours le tufting, il nous faut avancer pour l’expo de l’année prochaine, même si ça caille fin décembre dans l’atelier de J.-P., cette fois avec Galilée, Brecht, Giraudoux et les astéroïde troyens… et quand l’idée du dégradé pour le fond du tapis vient de la vision déformée de la maquette sur l’écran ..! • & 2024, c’est enfin fini !
Voilà, le travail de création et de thèse de Nina Ferrer-Gleize, découvert dans l’expo des Abattoirs (mais il n’y en avait pas à la librairie, de toute façon cette librairie est nulle, ça se confirme à chacune de mes visites !!)
Un livre absolument extra-ordinaire, trop vite épuisé parce que tiré à 1000 ex par un « petit » éditeur, qui ne devait pas s’attendre à ce succès, ou qui ne pouvait ou ne voulait pas faire un plus gros tirage. Mais c’est carrément dommage (et nul, parce que ce travail et cet ouvrage mérite vraiment de circuler partout, damned!!) & comme le livre est vraiment très bien, on ne le trouve absolument pas en occase, ou il va falloir attendre plusieurs années…
Mais il était à la bibliothèque de l’Ensfea, jamais ouvert et m’attendant sur un présentoir (j’ai pu l’emprunter 2 mois 1/2 !!), et puis, j’ai découvert que Raphaëlle en a un aussi, cadeau d’Adrien !
Donc, en voilà quelques pages, qui ne rendent pas compte de la subtilité et de la maquette de ce livre, et du super travail de l’auteure, mais au moins si jamais vous le croisez quelque part, j’espère que je vous aurais donné l’envie de vous en saisir comme un livre indispensable !
& puis tiens, une page d’un autre livre de poésie découvert dans l’expo, et celui-là on en parle pas mal, (pourtant je le trouve pas top…! Même si le titre est génial) C’est Mon corps de ferme d’Aurélie Olivier aux éditions du commun (super éditeur)
& puis alors aussi, un livre dont j’ai certainement déjà parlé, une de mes bibles, de Françoise Maheux
édité par le Centre d’Histoire du Travail en 2007, pas la peine de dire qu’on l’a pas vu dans toutes les librairies et qu’il n’a pas eu la une dans les pages littéraires des journaux (pourtant il y a de la poésie !!) … et qu’il est tombé aux oubliettes (et je ne l’ai pas vu à l’Ensfea, sauf erreur)
j’ai prêté le livre à Raphaëlle, donc je ne peux pas le photographier, mais des recensions sur le net qui donne envie de le lire !!
Ça commence dans le bureau de Francis (dont je suis ravie de faire la connaissance, après en avoir pas mal entendu parler) et Didier. Sur les murs.
& La bibliothèque de l’Ensfea, c’est toujours l’occasion de puiser dans les ressources sans forcément chercher quelque chose, juste aller vers des découvertes, en lien — ou pas — avec mon thème de résidence… Je vous mets tout en vrac et en grand, puisque c’est comme ça que ça marche, une rencontre visuelle qui arrête…
et puis tiens ça en magasin : Sylvie et Didier ont été à Rodez au musée Soulages, voir entre autre une expo de Fontana. Sylvie m’a parlé de ses dessins et estampes, je ne savais pas du tout qu’il avait fait ça :
Lors de ma résidence à l’Ensfea, il y avait, qui tombait à pic, cette exposition vraiment formidable aux Abattoirs à Toulouse. En voilà une petite récap, en reprenant des éléments sur le net, + des photos que j’y ai prises, ou puisées le catalogue vert de l’expo. (Ça m’énerve :
je viens de voir que le catalogue est épuisé ; l’intérêt d’un catalogue, c’est entre autre de pouvoir prendre belle connaissance d’une exposition qu’on n’a pas pu voir. Je sais que sa coûte du fric d’éditer un catalogue, mais de prévoir très-trop juste, c’est juste nul je trouve, considérer un catalogue surtout comme un objet de consommation immédiate, et favoriser la spéculation lors de la vente d’occase…)
On entrait par une salle de peintures contemporaines. Dont celle-ci de Julien Beyneton. Si je vous la mets, c’est parce que sur celle-ci ou une autre du même artiste (je ne me rappelle plus laquelle), et lors de la visite de l’expo avec les étudiants de l’Ensfea, Didier nous a dit reconnaître le paysan représenté, qu’il avait eu comme élève quand il était au Lycée agricole de Naves !! C’était un chouette raccourci enseignement-agriculture et art !)
Parmi les œuvres que j’ai vraiment trouvé extra, celles de Thierry Boutonnier :
expliquer les objectifs de la production laitière aux vaches
présentation de la brochure du nouveau tracteur à l’ancien
Et cette chose extraordinaire, d’Asunción Gordo, série « CV Campesino« , 2015 : un (des) CV sur le mur, plus grand que taille humaine Je vous l’agrandis, car ça vaut le coup, chapeau bas pour cette réalisation
& puis ce beau travail de Karoll Petit, série « Un système à bout de souffle ?« , 2019- en cours. Le suicide des agriculteurs-trices (2 suicides par jour, selon la Mutualité sociale agricole) matérialisé par la chaise vide qui reste comme témoin de l’absence. Avec un texte sur le mur qui accompagne chaque photo et explique les situations. Sobre, efficace, fort et touchant
Autre artiste au boulot immédiatement reconnaissable, Damien Rouxel
& Suzanne Husky, dont on a déjà vu la tapisserie revisitée de la dame à la licorne au musée des Abattoirs. Beau travail sur le classicisme revisité par l’actualité et la politique. Cette fois, c’est l’histoire de l’éleveur Jerôme Boivin, abattu par les gendarmes en 2017 après une cavale de 9 jours, suite à un long bras de fer avec l’administration pour sauver ses animaux… Je ne sais pas si un jour cette grande tapisserie va être achetée par l’état, pour trôner dans le bureau d’un quelconque ministre de l’agriculture ou de l’intérieur, ça pourrait aider à réfléchir…
& puis, plein d’autres choses, le travail de Sylvain Gouraud, de Gianfranco Baruchello, d’Agnès Dénes, de Mathieu Asselin sur Monsanto,que j’avais vu précédemment à Arles, etc., que vous pouvez voir entre autre là sur le site d’une des commissaires de l’expo.
& la découverte du travail de Nina Ferrer-Gleize, ses sphotos et textes, avec son livre « L’Agriculture comme écriture« , objet d’un post à part…
J’ai remplacé quelqu’un au pied levé (d’autant que cette personne était en fauteuil roulant…) pour une résidence de recherche et création de 3 semaines non consécutives à l’Ensfea (École Nationale Supérieure de l’Enseignement Agricole), de mars à mai 24, à Castanet-Tolosan, tout à côté de Toulouse. Je suis le plan B.
Je m’en fous, et tant mieux si le plan A a foiré, parce que j’avais besoin d’argent (même si j’ai été payé à la saint Glin-Glin, c’est fou ces salarié.e.s qui enfouissent les factures plusieurs mois ou les perdent, iels ne pensent pas aux travailleurs précaires puisque iels sont payé.e.s tous les mois…!), et puis que ça m’intéressait (C’est toujours génial d’apprendre des choses et voir des milieux inconnus!). Il y avait un thème de recherche : (et une convention de résidence digne de l’administration, au moins, c’est clair !) et que c’était de belles rencontres et de belles découvertes. & que la bibliothèque de l’Ensfea contient des merveilles. (C’est là que j’ai découvert le livre de Nazim Hikmet chez Maspero, que j’ai acheté d’occase illico! Un bon rayon poésie et littérature, des livres d’art, et d’autres livres sur les problèmes agricoles, of course)
Résultat de certains ateliers, certains mélangeant écriture et arts plastiques.
Le self de l’Ensfea n’était plus accessible aux étudiants (ni à moi d’ailleurs). Il y avait donc le resto U du lycée agricole, après une traversée parfois boueuse et un passage grillagé entre les 2 établissements…
& le « cercle » càd la cafet quand on amenait son pique-nique…
et pour les profs et le personnel, des salles pas forcément dédiées dans quelques uns des bâtiments. Dans ces derniers endroits, un micro-ondes.
& puis le jeudi, un food truck un peu boudé à cause du prix je suppose (car c’était super bon) sur le parking à l’entrée.