à suivre avant de s’assoir

Date : 14 mai 2020

• On pense bancs pour la Forêt du souvenir
pas trop compliqué ni cher à fabriquer, et sur un terrain pas plan,
qui résiste au temps et au temps…

Qu’on ait envie de s’y assoir et d’y rester un peu…

 

 

Déjà, un peu de doc-idées :
les stèles gravées de Ian Hamilton Finlay

avec des branches

P. Demazeau qui fait des bancs jaunes

les grands bancs (et petits) de Claude Ponti au jardin des plantes de Nantes

celui de Lilian Bourgeat à La Défense

ceux plus ou moins sophistiqués autour d’un arbre


en palettes

avec parpaings

plus design
(je ne me rappelle plus qui a conçu ce beau fauteuil, ça fait plusieurs années qu’il est capturé dans mon ordi…)

Jeanne nous suggère les constructions d’Enzo Mari
« enzo mari 2,50 € le banc en bois de coffrage mettre plutôt des vis que des clous et si possible faire 2 planches en une »

https://indexgrafik.fr/autoprogettazione-enzo-mari/

Ikea puissance 12
A suivre, jusqu’à s’assoir au mois de juin….

• Ça me fait penser au tas de bois de Jean-Pierre, avec sa future construction…

D’ailleurs son dernier mail contient une oreille (j’ai remarqué celles d’Enzo Mari!) qui écoute un son tapi(s) et un message :
j’aime beaucoup tes dessins dégradés !
(je me suis réveillé en les imaginant en très (très) grand format dans ton église)
Ça aussi, à suivre, « mon » église….
& les mammouths ont des petites oreilles…
Zaven, la semaine dernière au téléphone, prisonnier-covid du jardin de l’observatoire où il est en résidence, a aussi imaginé des dispositifs avec un rapport efficacité technique et visuelle/coût/temps qui dépotent, pour répondre à mes inquiétudes…

• & puis, aussi un article sur Pierre di Sciullo dans Index Grafik, youpi, avec cette image juste réjouissante!!

https://indexgrafik.fr/pierre-di-sciullo/


atelier d’écriture du mardi – N° 32

Date : 13 mai 2020

atelier 32, mardi 12 mai, chacun.e chez soi

Voilà des extraits de Naissance de l’Odyssée de Jean Giono :


et de textes critiques :

& puis, le poème de Du Bellay :

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Prenez vous aussi des libertés avec un récit mythique
(quelle qu’en soit l’origine, mythologique, historique, fictionnelle, et le médium par lequel il a été développé)

Pensez aux exercices précédents, thématiques et stylistiques quant au développement d’un personnage et d’un paysage

Je vous demande un récit développé en prose
et un récit plus succinct en vers (qui peut différer du premier)
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Sylviane : je ne sais pas si cela correspond bien aux consignes mais je me suis bien amusée en faisant resurgir Tartine qui a été ma première héroïne modèle de vie.

Je ne connaissais pas Tartine, alors j’ai mené l’enquête pour mieux apprécier le texte de Sylviane :


J’aimerai bien voir une pancarte de Bongo… En attendant, j’apprécie les jurons potagers…
Mais voici le 2ème exercice :

David :
DE L’ENFER
Je traînai ma carcasse géante au bord du Styx, je ressassais des idées sombres comme le fond de l’Averne. Des gamins loqueteux écarquillaient leurs yeux en me voyant apparaitre et détalaient comme des bouts de papiers emportés par le vent. Depuis qu’on m’avait sorti du labyrinthe, j’avais traversé les siècles en toute discrétion. Mes libérateurs m’avaient scié les cornes mais elles repoussèrent très vite. Mon aspect n’était pas très engageant pour trouver une femme, du boulot, une vie normale. Un directeur de cirque a voulu m’enrôler mais il m’a fait boire au moment de signer le contrat, je l’ai tué sur un coup de tête. Tout le monde me croyait mort depuis longtemps. Ariane la fileuse d’embrouilles avait fait croire à tout le monde que Thésée m’avait fait la peau. J’en avais ma claque de tout ces mythomanes, d’errer comme une âme non ensevelie, je voulais faire quelque chose de mon existence, autre chose qu’une œuvre de mort. Le problème était dans mon esprit, calqué sur le schéma du labyrinthe, et ce qui y rentrait de bon n’en ressortait pas vivant. Je scrutais au loin les sinistres lueurs au-dessus du triple mur des terres de Rhadamanthe, ce lieu rempli d’effroi fermé par l’immense porte du Tartare. Loin des ruines antiques je pensais trouver un monde meilleur en ce début de vingt et unième siècle mais la cruauté sans égale des hommes d’aujourd’hui me dégoutait profondément, ce qui est un comble pour un monstre sanguinaire de mon envergure.

J’ai bien tenté de m’en sortir avec l’aide d’un psychanalyste Freudien très éclairé en mythologie grecque mais le pauvre n’a pas tenu le coup. Encore une impasse, toute l’histoire de ma trop longue vie. Et puis la terre avait changée, elle ne ressemblait plus comme à l’époque à une belle femme aux formes généreuses, c’était comme si le labyrinthe la recouvrait jusqu’aux confins. Dedans, dehors, partout, visible et invisible à la fois. Mon dernier crime était ce crétin de producteur de cinéma que j’avais poussé par-dessus le balcon du trentième étage, lui aussi m’avait fait boire et m’avait humilié avec son projet de film ridicule où un petit freluquet en collant rouge façon toile d’araignée, spider machin chose, était sensé me terrasser devant le monde entier avec ses supers pouvoirs.

Non ce monde n’était plus le mien, je voulais disparaître, au fond d’un volcan en fusion, ça me semblait la meilleure façon de s’éteindre pour toujours.

 

LES REMORDS
Maudit qui comme Ulysse
A fait tant de désastres
Voguant dans les ténèbres
Guidé par les astres
Conquérant par la ruse
Violant les femmes pillant les récoltes
Semant la haine, le meurtre et la révolte
Piégeant sournoisement le tranquille cyclope
Se bouchant les oreilles pour vaincre les sirènes
Sacrifiant ses meilleurs compagnons
Engloutis de Charybde en Scylla
Pour toi l’homme bon est un perdant
Tu es duplicité, habileté malsaine
Sachant utiliser les hommes et les choses
Ta valeureuse épopée
Le plus beau des mensonges
Explorateur infatigable prédateur
Tu ne mérites pas tant de vers et de prose.


Manée :

Mythe familial, l’histoire (depuis combien de générations ?) de la chatte banarde, de cet animal sauvage qui apparaît à la tombée de la nuit dans la montée d’un pré, à l’orée d’un bois, au fond du jardin, pour apeurer les enfants alertés par les adultes : « attention la chatte banarde est là ! »
Et les enfants essayant de l’apercevoir, finissent par l’apercevoir bien sûr, floue, mouvante, insaisissable, sorte de fantôme blanc qui se faufile, légère, menue ou au contraire massive, sombre, effrayante avec des cornes retournées, parfois une seule corne…
Ils craignent qu’elle les emporte sans savoir où et en même temps sentent que le grand-père ou la grand- mère qui les a prévenus ne semblent pas si effrayés et qu’ils vont sûrement les protéger.
Plaisir et crainte mélangée, jouissance de la peur.
En fait une bonne vieille peur qui évite bien des angoisses non identifiées.
Plus tard, devenus parents ou grand parents ils perpétuent le mythe de la chatte banarde.

Connaissez-vous cette créature fuyarde
Qui apparaît parfois le soir, hagarde?
Non ce n’est pas une vieille renarde
C’est la chatte banarde

PS: en occitan limousin, corne se dit « bane », la chatte banarde est un animale mythique moitié chat moitié animal à cornes.

Et je ne résiste pas au plaisir de t’envoyer une version particulière du mythe d’Ulysse : introduction du livre Mensonges de femmes de Ludmila Oulitskaïa (qui vit à Moscou, généticienne de formation, elle a écrit de nombreuses pièces de théâtre et scénarios de films et se consacre exclusivement à la littérature depuis les années 80)


ben moi, ça ne me donne pas tellement envie de lire ce livre..!
Chez Giono (Naissance de l’Odyssée a été écrit en 25-26 et publié en 1930), Pénélope n’attend pas 20 ans, Antinoüs, un copain musclé de son fils Télémaque, et d’autres avant lui, lui ont fait oublier son mari, elle a vendu des terres de la ferme et des animaux, et quand Ulysse rentre, elle envoie chercher « le tissage de cette grande toile qui encombre le grenier » pour se faire une façade… et ils s’arrangent tous les 2 avec les aventures et mensonges de l’autre!

à suivre…. (pour vous donner envie de le lire!)

 

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Parce que c’est formidable que la poésie devienne populaire :

 


l’art plastic

Date : 11 mai 2020


• Parce que ça ne court pas les rues, voilà l’initiative privée d’Antoine de Galbert, le fondateur dela Maison Rouge :


& puis, vous pouvez le réécouter là, c’est intéressant à entendre

 

• & Pascal Neveux dans libé :

• & pour finir, un petit air, avec la bouche grande ouverte…


plus de légèreté

Date : 10 mai 2020


Un peu de légèreté
et de mousse avant demain

Je suppose que la bague est en savon, c’est bien pour un jour de déluge.

& puis, pour mieux qualifier un coup de blues, un super tableau :

L’horizon est devenu courbe

Des dessins dégradés

 

& puis des mots en équilibre

 


des bonnes idées

Date : 7 mai 2020

Aujourd’hui des bonnes idées : (et puis, il va falloir m’équiper pour prendre le train…)

• évitez les mauvaises…

• achetez un masque éléphant Bamikele (Cameroun), ils sont si impressionnants,  (en plus, les oreilles tiennent à distance…)

• Corinne m’a envoyé le lien pour découvrir les masques « repoussants » de l’islandaise Ýrúrarí Jóhannsdóttir

• Un autre choix motivé de motif :

• ou plus smart (quand il est propre), un pare-brise pare-soleil portatif design (mais faut un grand sac)

• un autre système expérimenté par une coiffeuse ingénieuse :

• & puis un peu d’histoire de masques, pendant la grippe espagnole : de l’élégance

des photos de classe

des slogans sympathiques

• & puis, quand on veut aller au Drive Mc Do et qu’on n’a pas de bagnole, une solution peu couteuse :

•  & aux heures creuses, un nouveau jeu possible dans les gares :

• Jean-Pierre, qui veille à mon moral, m’a envoyé un mail tôt ce matin, en attendant la livraison de son bois de chantier  :
(avec la typo plomb, on est habitué à lire à l’envers-à l’envers, j’espère que vous ne devrez pas faire les pieds au mur..)
Il a aussi expérimenté ce type de masque il y a quelques années, lors d’un spectacle qui s’intitulait à Distances… sans commentaires, dit-il

• & Christine m’a envoyé cette proposition : Vidéo

• & puis, Marion Renauld avec une L, a répondu à mes remerciements avec une photo d’un autre « Gros mot doux », glissé en ville :

Merci les ami.e.s !!!


un livre vraiment unique pour tous

Date : 7 mai 2020

Fin avril, je vous avais partagé ce mail d’une libraire amie :
   

& c’est vraiment un livre extraordinaire, comme vous n’en avez jamais lu, alors foncez le commander à votre libraire préféré.e !!!
isbn 2-9519363-6-2   20 € (ça les vaut!!!)

Pour ne pas vous perdre dans ce théâtre de la nature et du cœur, une aide en début de récit :


atelier d’écriture du mardi – N° 31

Date : 7 mai 2020

atelier 31, mardi 5 mai, chacun.e chez soi

Voilà des extraits de Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo


& de Liberté dans la montagne de Marc Graciano (Corti)


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Appréciez le style de chaque écrivain, entre autre à travers la précision recherchée, visuelle et des impressions.
Les adjectifs qualificatifs, les noms, les constructions grammaticales….
Le récit comme une vision, une tension.
Pas d’emphase malgré l’emportement.

Je vous demande d’écrire un texte sur là où vous êtes, là où vous habitez, en vous inspirant (stylistiquement) de ces textes.
en 2 parties,
la première plus descriptive,
le seconde qui fait vivre votre « paysage » comme un personnage familier ou inconnu.

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Là encore, je vous demande du boulot, pas que de l’amusement, mais je pense qu’au terme de l’exercice, les 2 sont liés…
Ce qui m’interesse, ce n’est pas juste que vous vous exprimiez (pas besoin de moi) mais que vous puissiez découvrir des possibilités personnelles en vous « forçant » à écrire autrement.

En écho, cette chose d’animation culturelle prônée par le gouvernement :

Je suis résolument contre.
Je ne suis pas une (pas gentille) animatrice, et on n’est pas au Club Med

Donc un atelier d’écriture perdu dans l’espace et la distanciation….
Allo, vous êtes morts ?

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David :

La vallée perdue.

Une seule route principale longe la rivière le Doustre entre deux vastes reliefs vêtus d’une épaisseur de tous les verts, vert olive, vert vif, vert prairie, vert Véronèse, vert sombre, vert de gris. De part et d’autre du pont de granite merveilleusement rénové tout récemment par le conseil général, les chemins partent à flan de colline vers les hameaux des hauteurs. La petite église somnole au centre du village, dénudée de ses mousses et lichens et traces multi centenaires par l’action déterminée de la géniale équipe du conseil général et bâtiments de France. Les nouveaux arrivants remplacent bien dangereusement ceux qui peu à peu ont disparu, occupent l’espace avec leurs cortèges et guirlandes de méfiance, paranoïa, peur des serpents, luttent contre les mauvaises herbes et les ronces, ferment les vieux passages, s’accaparent les terrains, et se surpassent au grand concours des langues de pute aux aguets.

A nous autres il nous reste des no man’s land dans les pentes raides ou les machines ne vont pas, sous ces pans de roche pourrie, royaume des sources moussues et fougères, ombres sans nom couvertes d’un mikado géant de branches et de troncs fracassés qu’il faut franchir en s’échinant. C’est le havre de paix des non humains. Parfois un grand cerf s’y brise une patte et meurt en silence et partage la pestilence de sa carcasse mouvante de vermine et autres nécrophores avec les jardiniers outrés de perdre si violemment le suave parfum des fleurs.

Ma vallée est encore un peu sauvage, un peu oubliée, parfois assaillie sans vergogne par une horde de chasseurs écumants, parfois un frêle pécheur solitaire vient y passer un paisible moment. C’est là que nous avons construit notre maison.

 

Après plus de cinq heures de route depuis Bordeaux, guidé par mon GPS, je trouve enfin la charmante petite vallée du Doustre indiquée par le site Gobage.com. Je gare mon SUV Nissan X Trail sur le coté de  la route longeant la rivière et sort ma canne à pêche en fibre de carbone et mes mouches. Je fais quelques photos avec mon smart phone et constate qu’ici il n’y a pas de réseau. C’est un peu décevant. Une violente effluve me percute soudain les narines, quelque chose pue la mort, comme une bête crevée. L’épaisse végétation s’élevant en murailles de chaque coté de la rivière accentue ma sensation d’étouffer. Je comprends qu’il sera malcommode de pêcher à la mouche dans un tel fouillis végétal effondré des parois rocheuses penchées sur les trous d’eau noire. Je fais quelques pas dans l’eau sur les galets glissants et m’étale de tout mon long, une douleur atroce au genou me cloue sur place. Je m’assois une minute pour récupérer puis reprend ma lente claudication vers l’amont. Je me demande ce que je fous ici. Un grand arbre effondré en travers de la rivière me barre le passage. Je tente de le franchir mais me retrouve complètement coincé dans les branches, je perd l’équilibre et me fracasse l’entrejambe sur le tronc, mon téléphone tombe à l’eau et dans un mouvement de panique pour le récupérer je m’empierge dans ma canne qui se brise net. Je retrouve mon téléphone noyé, me remet debout, sonné et chancelant, tuméfié de partout et très angoissé.

Je regagne prudemment mon confortable SUV en me promettant de ne plus jamais mettre les pieds dans cet enfer de vallée maudite et d’accoler la plus mauvaise note au site Gobage.com accompagné d’un commentaire des plus sévères.

Manée : Mieux vaut tard que… ?

Botanique et architecture en forme de pamphlet…

Une sorte d’île verte, improbable…
Hellébores qui ont fleuri blanc sous le gel craquant tout près du jasmin d’hiver, non pas envahissant mais généreux; lilas au printemps, mauve clair, foncé, blanc aussi, odorants, dans le frais desquels enfouir son visage. Et en ce moment: euphorbes ordinaires pointant vers le ciel leur forme géométrique, fragiles fleurs d’églantiers sauvages blanches ou d’un rose délicat, iris violets au cœur veiné d’un jaune vif, iris parmes au cœur veiné de blanc, pivoines d’un rose incomparable et pistil rouge, romarin, lavande, sauge, lilas d’Espagne dont les longues tiges blanches ou rose foncé se penchent vers l’herbe sous le vent; bouleaux venus d’un lointain étang qui viennent de mettre leur feuilles d’un vert si tendre qu’ils donnent envie de les manger, châtaignier qui ne sait plus trop où il est, néflier négligemment appelé d’Israël ( alors qu’on devrait dire de Palestine) cerisier Montmorency avec déjà de petites cerises vertes formées laissant espérer un bocal à l’eau de vie qui moussera au soleil, cerisier bigarreau burlat ( avec, peut être dans deux ou trois ans de grosses cerises noires luisantes et craquantes ) mirabellier très jeune et prometteur aussi. Et à venir encore: framboises, cassis, capucines, cosmos du Japon, cosmos d’un orange ardent, asters violets… Et l’érable du Japon flamboyant à l’automne.
Et j’allais oublier : moineaux, rouge gorges familiers, mésanges à la gorge jaune, bouvreuils, rouge queues et d’autres dont il faudrait bien finir d’apprendre les noms, qui dès le matin tôt jusqu’à la nuit chantent leurs chants d’oiseaux.

 

Qui suis-je ?
Un petit jardin de campagne ?
Une terrasse végétalisée ( comme on dit maintenant) de l’ immeuble d’un quartier riche ?
Un coin du Jardin des plantes ?
Et bien non, je suis une des terrasses en prolongement d’un appartement HLM au plein cœur d’Ivry sur Seine, une banlieue pauvre et rouge ( de celles dont Paris Match écrivait récemment en pleine épidémie au sujet des actions de solidarité menées dans les quartiers populaires, qu’elles l’étaient « en bandes organisées »).
Je suis née à la fin des années 70 avec 170 appartements de l’ensemble dit du Liégat, des appartements dont pas un ressemble à l’autre, ouverts, lumineux, tous donnant sur une ou plusieurs terrasses dont aucune n’a la même forme.
Sur moi, pas de dalles, mais de la terre, une vraie terre qui permet de semer, repiquer, planter. J’aime être là de manière surprenante, inattendue, improbable. Je le dois à la création d’une femme architecte ( rare à l’époque) et à son engagement pour un logement social digne ( rare et plus encore aujourd’hui ) Renée Gailhoustet et à la volonté politique de la municipalité communiste d’Ivry.
Parfois j’entends dire qu’aujourd’hui ce ne serait plus possible mais c’est un pur prétexte pour, justement, ne pas avoir sur ses traces continuer à inventer et réaliser des logements sociaux où il ferait bon être, où disait-elle « vivre de manière un peu plus libre ».
Et je pense à cette phrase de Prévert : « L’architecte d’aujourd’hui n’a pas une fleur à sa boutonnière » ou encore à quelques unes des 100 déclarations du Comité de vigilance brutaliste* : Il y a plus d’architecture dans un James Bond que dans un programme des partis politique. Ou : Il faut arrêter de parler du logement social mais du logement tout court. Ou encore: l’architecture est avant tout une expérience du corps une expérience sensorielle.

PS: Quel.le autre architecte que Renée Gailhoustet habite aujourd’hui un appartement dans un ensemble de logements sociaux qu’il ou elle a conçu ?

* Le terme brutalisme vient du mot « brut ». Le « béton brut » est le terme employé par Le Corbusier qui voit dans ce matériau de construction un aspect sauvage, naturel et primitif lorsqu’il est employé sans transformation et avec l’absence d’ornements.


(merci pour ces photos, car si on n’y a pas été, on n’en connait que la littérature)

Sylviane : vaut-il mieux tard que jamais? j’ai passé un moment chez mes enfants, ce confinement était difficile pour moi, je suis revenue en Corrèze reboostée

Le rebut

« Pour nous, les Corréziens, ici c’est du rebut »

Voilà comment mon voisin, gros propriétaire terrien sur la commune, issu de purs corréziens sans doute depuis des millénaires, qualifia mon modeste lieu d’habitation alors que je lui demandais d’élaguer quelques branches.

Définition de rebut : ce qu’il y a de plus mauvais (dans un ensemble)

Mon rebut n’est qu’une petite parcelle sur une colline autour de Tulle. On y accède par une petite route qui se tortille en montant à travers bois sur environ 200m de dénivelé. Au fur et à mesure de la montée, les maisons s’égaillent laissant place aux prés et aux vaches. Un petit chemin sur la gauche, c’est là. A l’origine, il y a une quarantaine d’années, de gros engins ont dû fendre la colline, percer la forêt pour aplanir ce qui est aujourd’hui mon lieu depuis 24 ans. Malgré tout il faut encore monter un petit chemin pour arriver à la maison. C’est un déferlement de végétations de toutes les espèces : hêtres, noisetiers, chênes, bouleaux, acacias, pins, châtaigniers, bruyères, fougères ; une marée de verdure jusqu’au pied de la petite maison où s’accrochent des fleurs .Le sol est dur, la roche est sous les pas feutrés par la mousse et les bruyères. Du haut du talus, la maison semble accroupie au milieu de l’espace. Le soleil se lève au fond de la parcelle, là où on ne va nulle part, révélant par beau temps les toiles tissées la nuit par les grandes araignées effilées. Les couleurs font la ronde derrière le pin. Ici c’est le paradis des écureuils, des hérissons, des oiseaux piaillant aux fenêtres de ce nouvel HLM. Descendant du haut talus des petits sentiers sinueux révèlent la présence d’autres animaux : chats et chiens en quête d’un petit quelque chose à se mettre sous la dent mais aussi le renard pleureur et quelque chevreuil aventureux et celui et ceux qui viennent fouir le sol à la recherche des châtaignes de l’automne passé, enterrées et germées.

Ici la vie est secrète, l’habitude n’est pas au m’as-tu-vu …ne pas se faire voir ni entendre. Toutes ces vies cachées animent mon rebut, le modèlent, le nourrissent, la couleuvre s’y dore au soleil plus tranquillement que sur la route, les rats taupiers trouent la surface quand ils s’ennuient sous terre laissant des monticules qui dessinent des formules magiques.

Je connais le hérisson qui danse dans les phares de la voiture quand je rentre le soir au printemps puis quelque temps plus tard je le vois au crépuscule qui remonte dans le bois suivi de ses petits. Le crapaud est toujours sous la même pierre tel un prince charmant n’osant pas se dévoiler, les rainettes agiles le font bisquer en sautant dans les flaques les jours de pluie. Il y a aussi cette couleuvre qui aime se lover sous le seau à cendres et me surprendre mes poils tout hérissés par la peur. Les guirlandes de vers luisants transforment le 15 août en un Noël étouffant, la salamandre (est-ce toujours la même?) s’agite dans un mouvement sans fin. Il y a encore les lézards verts dans leurs cuirasses mordorées qui font le goûter des chats, les jeunes merles gris perle effrontés jusqu’à venir picorer les framboises sous mon nez. Tant d’autres encore dont j’ignore le nom, les habitudes, le logis…

Un rebut pour toutes ces vies affairées et affamées ? Non, simplement c’est un coin de nôtre terre paré de couleurs, de chants, de cris, de mouvements, de luttes…Au milieu, le jardin comme une trouée vers le soleil. Des fleurs, le rhododendron tel une palissade d’où s’éclateraient des centaines de fleurs roses en mai, un mur vivant du chant des oiseaux et qui sépare le petit potager ; là encore des fleurs, des fraises, des limaces et des escargots, des abeilles douces comme le miel, des frelons harceleurs. Il faut beaucoup de ténacité pour obtenir quelques légumes arrachés à toute cette faune…

 

Je pourrai encore longtemps décrire ce qui se passe dans mon rebut. Il est mon lieu, mon havre ; je m’accroche telle une liane à ces mille vies me nourrissant de ses arômes, de ses senteurs, du temps qui y passe. Je connais chaque recoin et je découvre encore chaque jour quelque détail, les changements selon les saisons, les empreintes des êtres qui y vivent. Quelquefois je m’imagine être une reine dans ce grand royaume ; à chaque pas quelque chose bouge, me donne à voir, à sentir, à toucher, à prendre, à admirer, à écouter. Ma vie est mêlée à toutes celles d’ici, plantes et animaux, souffles du vent, couleurs du ciel, douceur des saisons.

J’ai répondu à mon voisin :

« Peut-être pour vous c’est un rebut, mais j’aime beaucoup ce rebut… il faudrait juste un peu plus de soleil pour mon potager… si vous coupiez ces quelques branches ? »

 

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• Pour en savoir plus sur le travail de Renée Gailhoustet :

• & puis, pour vous faire découvrir un peu plus la langue (incroyable et contemporaine) de Marc Graciano, des extraits de Embrasse l’Ours (Corti) paru en avril 19, avec des belles photos… de zoo, où les petits nés cet hiver sortent du confinement et partent à la découverte du monde (restreint…)



& cet ourson orphelin sauvé dans un zoo avec grands espaces de l’Oregon (habitué à l’homme donc non relaché dans la nature), qui à 16 ans, joue dans sa baignoire en ce printemps et qui nous donne envie d’en faire autant !!


contre un coup de mou

Date : 5 mai 2020

Voilà des affiches à Toulouse, où des groupes, avec entre autre des artistes, sont organisés contre la pub depuis pas mal de temps, & où la Cave-Poésie, une fois par an, met la poésie en sucettes !!!
La pub Decaux est confinée aussi depuis plusieurs semaines, mais voilà une chose vue/reçue ce matin qui me fait vraiment très plaisir, depuis qu’on est prisonniers (in)volontaires…

& puis, ça résonne aussi ce soir avec un mail reçu d’un « inconnu », et qui m’aide aussi à retrouver la niaque de ce jour avec coup de mou!
Merci à vous, les toulousains !!!

Au 1er mai, ya aussi eu « affichage », à défaut de manifester à distance « de sécurité » (sic)
J’avais mis de côté quelques images, mais décidément, je préfère les affiches de Toulouse sans les slogans de « d’habitude » même s’ils sont version coronavirée


Joli jeu de mot en contre-écho au présidentiel « premiers mai joyeux, chamailleurs parfois, qui font notre nation. »
Une nouvelles définition pour chamaillerie :

va falloir y ajouter les tirs de LBD, les jets de lacrymos, les interpellations abusives et/ou violentes…

& autre chamaillerie en cours qui me plait bien :


A Limoges, on n’arrête pas le progrès..! Faut croire que la confession en ligne, ça n’existe pas…

Pourtant

& puis, un autre mail qui fait du bien en ce jour :

Alors, vous ne pourrez pas cliquer sur les liens du mail, mais avec le nom de Marion Renauld, vous pourrez facilement découvrir son travail et son site.
Pour vous donner envie, quelques images de boulot que j’y ai glanées :

& puis j’ai appelé super Jean-Pierre parce que j’avais envie de causer avec lui, lui dire que j’arrivais pas à bosser ni pour moi ni pour lui, mais bon…

Il m’a envoyé des liens pour aller voir ses dernières créations, lampiste entre autre.
Et cette photo-portrait en arrivant sur son site, c’est juste formidable et je ne m’en lasse pas!!

Il a mis ces semaines à profit pour « une aile »à sa maison-atelier, ça fait plaisir, vive les constructeurs!!
& cette photo me réjouit d’autant plus que je sais qu’elle a été prise depuis sa chambre-cabane dans un arbre…

& puis, il m’a parlé de Albert Marcœur, que je ne connaissais pas du tout, avec ce refrain :

et ça qui m’enchante, et qui est parfait pour terminer à fond une journée avec coup de mou :


punaise !

Date : 1 mai 2020


(une double page de Sampler…)

Une lettre-mail de Sandrine, qui tient la librairie l’Archa des Carmes à Arles, que je vous partage en totalité, qui donne envie de découvrir une œuvre :




Aussi des liens dans une lettre de Peuple Et Culture Corrèze
Pour aller voir ce qui se passe dans le Cantal
Ou vers Grenoble (et bien plus loin…)

& ce texte de Bruno Latour
Imaginer-les-gestes-barrières-contre-le-retour-à-la-production-d’avant-crise

& ce genre de question, pour le pas oublier les bateaux de migrants ou susciter des vocations…:

& les mots techniques (comme le dentifrice Signal..!)



Projection de Philippe Echaroux depuis son balcon marseillais.
Un autre effet de lumière moins gentillet dont on se passerait, un arc en ciel de confinement….

& un bout d’un article de Christophe Boltanski :

Manée m’a appris l’existence d’une « manufacture » de masques à Tulle !

L’occasion de voir à distance super Sylvie en action !
(faudrait faire un masque bleu/blanc/rouge à monsieur le Maire!!)

En cherchant des images de masques extra, en voilà des haute couture

• Et restons masqué sans pousser la consommation de masques, de machines à laver, et de lessive biocide…
Cette méthode simple qui vient de Limoges :

• & j’ai découvert cet artiste branché, Max Siedentopf, qui peut vous donner des idées de masques étanches même sans norme afnor…

Il fait aussi des objets artistiques multiples, comme celui-ci qui garantie un réveil artistique pour 250 €…

& puis, 2 chercheurs, qui causent de ce qu’ils savent, eux….

https://youtu.be/4MqArCjrkmI


atelier d’écriture du mardi – N° 30

Date : 28 avril 2020

atelier 30, mardi 28 avril, chacun.e chez soi

Je vous ai demandé de regarder un film, et de vous intéresser spécialement à un PERSONNAGE.

& voici des extraits de Supplément à la vie de Barbara Loden, de Nathalie Léger (POL)
(à partir du film et du personnage de Wanda et de la vie de B. Loden, actrice et réalisatrice du film)






et des extraits de textes critiques :


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Vous avez choisi un personnage.
Qu’est-ce qui a présidé à ce choix, pourquoi, comment, s’attache-t’on à un personnage, quels échos de soi, de sa vie, fait-il résonner ?
Quels sont les liens, les correspondances que nous pouvons tisser entre vie (la sienne, acteur-personnage, la notre, spectateur) et personnage ?
Est-ce qu’on a une « famille recomposée » de personnages fictifs (littéraires et cinématographiques) qui accompagnent nos vies ?

Écrivez-moi un texte sur « votre » personnage, n’oubliez pas que vous le construisez (pour nous) en même temps, nous ignorons tout de lui…
— comment le décrire
— son contexte, le votre, celui de votre rencontre
— les liens que cela vous suggère
— ….

Je vous demande de réorganiser-retravailler votre texte avant de l’envoyer.
Pensez construction, enchainements, rythme, choix du vocabulaire en lien ou en rupture avec votre personnage, avancement du récit…

Je me réjouis de vous lire et de découvrir votre personnage avec vous, ou l’inverse….
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Leslie :
Dans ce monde de coïncidences, j’ai choisi sans le savoir un film sur la poésie.
Merci pour cet atelier, ça fait du bien, et c’est du travail qui devient réflexe, la matière, retravailler, changer la forme. C’est bien aussi de s’habituer à être lue et « publiée » sans retour ni jugement, ni validation, débrouille-toi !

(cliquez sur le titre du texte pour le lire)
         FANNY BRAWNE

David :
C’était pas facile, je ne peux pas aller chercher des films à la médiathèque à cause du confinement, mais mon choix aurait sans doute été le même.
J’ai eu du mal, je livre ce que j’ai fait mais malgré tout j’assume.
Ça m’a vraiment touché de devoir aller un peu au-delà avec des choses qui me dérangent.
(cliquez sur le nom pour lire le texte)   JACK TORRANCE

& comme vous êtes un peu seulets, j’ai décidé de vous accompagner :
  NEVERS -HIROSHIMA


derrière les masques

Date : 28 avril 2020

Pour un projet de collier de mon amie Violaine, j’ai repensé à ces (incroyables) portraits de Cranach

Avec les couleurs, on se demande si les colliers sont en métal ou en cheveux



Pas si loin des parures « primitives »… (ici au musée du quai Branly, je ne sais plus si c’est des « poils » animaux ou humains)

Des cheveux, passons aux dents….
Depuis un mois, adieu plombage, suivi d’un gros bout de dent… et no dentiste because no matos de protection… jusque quand ?
J’ai réussi à avoir un rdv après le 11 mai à mon centre mutualiste, mais pas sûr que ce soit pas reporté qu’ils ont dit
(…je ne sais pas si le confinement va me coûter une couronne ou alors un implant…)
Mais en ce moment, les #dentisteapoil « manifestent » sur le net pour être équipés.

C’est pas mal comme nouveau procédé pour avoir envie d’aller chez le dentiste plutôt qu’en étant mort de peur!!

Vous connaissez ce tableau?

Tout l’homme autour du cou :

Collier de dents humaines – Chasseurs de Têtes – Fidji (image et légende provenant du net)

(Un collier de dents pour homme – Papouasie-Nouvelle Guinée)

D‘un outil de dentiste à un pistolet touffeter, voilà des tapis… (c’est pas parce que c’est le confinement que je ne m’intéresse pas aux sujets de d' »habitude » !!)

Des mots doux ?

Tous ces tapis sont édités par Nodus

comme cet Amaurodes Chernobilis (bel ouvrage, non?)

La bête est pas mal non plus, et voilà une cousine africaine belle comme un masque (et réciproquement)
Une autre cétoine, que je vois de plus en plus dans mes fleurs ou égarée dans la maison, photographiée ici sur le sourire de la dame de mon plateau « Corona extra la cerveza mas fina »…
Nom scientifique : Oxythyrea funesta (Poda, 1761) ou « drap mortuaire » !


Revenons au ciel avec ce tapis pour s’assoir sur les nuages (en pensant à la mythologie ?)

Je ne sais pas, là où vous habitez, mais ici, depuis 1mois 1/2 sans trop de bagnoles, l’air est visiblement beaucoup plus transparent (même avec un peu de brume!), on voit bien plus loin et net, et la nuit, les étoiles sont incroyablement plus présentes




On entend même des grenouilles ou crapauds, et je me demande bien d’où ils coassent…

& un tintement clair des anneaux de verre… (et en porcelaine pour les gros)
Pendant ce confinement, j’arrive pas trop à bosser sur ce qui me préoccupe, ni écrire, mais pour le reste, faire avec les mains…
et passer du plat en volume…

Ça me fait penser, le travail manuel — enfin, on n’appelle plus ça comme ça, c’est devenu dévalorisant — à cette « chose » que j’avais relevée, spécial confinement :

jusqu’au copyright qui laisse songeur…

Toujours en volume, différents sujets :
• Une cène de Pâques vivante réactualisée à l’hôpital
(on est bien loin du terrible renard…)

• Faire des masques pas (trop) moches ?

Adopter et adapter un tuto…

Être jalouse du tissu des copines..!!
Se dire que peut-être tous ces masques, ça pourrait être joyeux visuellement..! au moins c’est déjà ça…

& avec les lunettes de soleil en plus, le contrôle au faciès, ça va se faire comment ?
& pour les manifs ? Des masques anti lacrymos ?

• Admirer le design « simple »

Alexey Brodovitch (for the international competition for low-cost furniture design) 1949
• Penser à des bancs ? pour la forêt du souvenir ? (un des banc de l’artiste Demazeau)

La vie reprend un peu, comme à L’Attrape-Cœurs, avec ce mail qui fait plaisir :


in dog we trust et autres rossignols

Date : 25 avril 2020

Connaissez-vous les bulimes tronqués ? Je ne sais pas s’ils sont remontés jusqu’en Corrèze..?
Il a plu 4 jours de suite ; j’en ai ramassé 3 poignées dans mes plantes-en-pots-et bacs. On s’est posé une question avec mon ami Thomas : comment sont-ils arrivés là (il n’y a pas de « vraie » terre). Ils viennent de la colline et ont traversés l’avenue et le quartier, attirés par l’odeur des plantes ? ils viennent du bas de la falaise et ont fait de l’escalade en sachant qu’ils trouveraient un garde manger ? Au lieu d’une cigogne, c’est un goéland qui les as apportés ?

et cette pluie, c’est l’occasion de faire découvrir Un rude hiver(qui fait partie de mes livres cultes) de Raymond Queneau, à ceux qui l’ignorent :


J’ai cherché une photo que j’aime bien d’une couverture customisée au tampon d’Un Rude hiver, mais c’est dans l’ordi de l’atelier fermé en ville….
C’était à l’occasion d’un Ouvre-boîtes
Voilà une super occupation si vous avez des couvertures de livres fracassées ou trop moches!

& autre chose « culte » à partager, cette découverte en juillet 2012,au festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence (!)
(L’annulation des festivals cet été continue de nous enfermer… (en Allemagne, les théâtres sont fermés pour 18 mois !)
Par contre, on retourne dans les magasins…)

sur le programme du festival :

et

Une découverte avec (grâce à) Christine Thepenier, dont voici les photos :
avant le « spectacle », dans la salle du Bois-de-l’Aune (contenant plusieurs salles et une déambulation ouverte), il y a déjà à voir et à entendre dans le parc derrière les HLM







Situation-spectacle avec Jean-Paul Curnier (allez-voir sur par exemple, pour en savoir plus), ici en train de parler et moi d’écouter (je découvrais Curnier !)
(on voit peu de monde sur les photos, il faisait archi-chaud!)
Pizza gratuite si une faim nous prenait, pour tout promeneur, ou avant d’aller dans la salle,
il y avait aussi une table avec des jeunes du GIP (groupe d’information sur les prisons)
& le petit livre bleu à disposition




Vous pouvez lire/voir/télécharger le livre ici

& puis passer du temps
& voir par exemple cette photo d’un autre spectacle-situation… (le Préau d’un seul – 2009)

Donc plus de spectacle, sauf

un mail de la libraire de l’Archa des carmes, à Arles




Autre session de poésie, tous les jours un mail reçu de l’Antre Lieux (que je ne connais pas, mais dont le nom résonne avec notre Lieu/Lien !) avec un poème
(on doit pouvoir leur demander d’être inscrit sur leur liste d’envoi, je suppose)

& un film improbable à regarder, Les idoles, de Marc’O, en 68 (qui a réalisé Closed vision en 52!)

https://www.youtube.com/watch?v=GJZNlvXbOGo

 


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