décollage à l’observatoire de l’espace

Date : 13 mai 2023

J’ai ouvert le mail pas rassurée, quitte ou double : eurêka, je pars pour l’Espace, la résidence à l’observatoire de l’Espace avec la région Ile-de-France est programmée, départ le 18 avril 23..!!

Avant moi, Eric Pessan et Karin Serres avaient déjà eu ce plaisir ; ce petit texte de Karin dans le nouvel Avant-Poste (le journal du newspace) donne le ton :

Rdv avec Guenièvre (et tous les autres heureux participants à ce dispositif généreux, ça vaut le coup de le rappeler, parce que c’est pas si commun…) pour la signature du contrat à St Ouen dans les locaux géants-modernes de la région Idf.
Faut un QRcode pour entrer, nous voilà déjà avec les machines. Ça ne fonctionne pas top bien évidemment, l’hôtesse d’accueil doit nous aider à franchir le portillon ! & j’ai l’immense plaisir de voir arriver Bénédicte Vilgrain avec sa valise, (à qui j’ai pensé il n’y a pas très longtemps, alors qu’elle venait au CIPM) qui poursuit sa longue quête de traduction avec la grammaire tibétaine. Bénédicte, qui a un téléphone antique, a imprimé son papier d’accès (et c’est toujours problématique de passer ces portillons..!) Elle sera en résidence à la librairie Textures, chouette !

En sortant de là, Chiara Mezalama nous demande de la photographier avec sa libraire accueillante, du coup, on fait pareil pour nos archives! et on cause avec elles dans le métro rapide du retour, vive la  ligne 14 ! (et de nouvelles librairies à découvrir où ont lieu différentes résidences !) (et le site de Remue.net où on peut tout voir/lire sur toutes les résidences et le « vrai » site Remue à ne pas louper!)
Après le bunker de l’IdF, celui du CNES aux Halles, où faut montrer patte blanche pour entrer, et encore plus pour pénétrer. Je suis Guenièvre direction le bureau de Gérard, avec déjà des livres qui pourraient m’intéresser sur la table, dont le dictionnaire de spatiologie (faut commencer par les basiques!)

Après un déjeuner pour fêter ça, direction le centre de documentation sans documentaliste mais avec un beau bureau vide et fermé, avec une fenêtre… Là, c’est sans fenêtre, mais comme y’a personne et pas grand monde autour, je peux m’étaler sur la moquette jusqu’à dans le couloir… entre autre pour déplier la chronologie de la conquête de l’Espace, même si elle n’est pas du dernier jour de ponte, comme qui dirait…

La conquête de l’espace s’étale sur la moquette, au fil des années passe la porte et dépasse la poubelle noire en orbite stationnaire…
Je vise le trou noir en y jetant un mouchoir…

Je picore dans le fond documentaire pour ces 1ères heures, juste attirée par les titres, les couvertures et les images à l’intérieur (méthode enfantine, vous me direz, mais j’assume!)

Demain, je dois aller au musée de l’air au Bourget, les musées de l’air russes, ça semble valoir le déplacement !


Gueorgui Kroutikov a imaginé des villes volantes et Galina Balachova a dessiné (entre autre) l’aménagement intérieur des vaisseaux Soyouz et de la station Mir

ça donne envie d’aller visiter une usine!

Autre livre, Cosmos, guide d’exploration :

(je mets les image assez grandes, en me disant que ça va vous intéresser aussi… Appréciez le vocabulaire!)

& puis celui-ci, trop beau, un atlas qui fait rêver, à peu près haut comme 2 chaussures 39… Les livres très grand format nous (me) ramènent à une position enfantine, être absorbés par les images plus grandes que notre tête…

exploration de la nomenclature…

et de l’imagerie qui me fascine (les couleurs réinterprétées, les différentes vues suivant les engins photographieurs, les « vues d’artiste » (exemptes de cet ouvrage), etc…

Phobos, avec Mars derrière

Miranda, un satellite d’Uranus (j’ai pris certaines photos, en me disant qu’il faudrait essayer de faire des « planètes » en céramique, même si je suis là pour l’écriture, j’ai pas d’œillères !)

 

 

Jupiter (pour l’effet de peinture..), avec ses satellites Ganymède vu par la sonde Pioneer en 1973 (soit dans l’antiquité!)

& les veinages d’Europe, puis Mercure, que se partagent Shakespeare, Beethoven et Renoir… (Pour Renoir, je proteste, c’est pas un peintre génial, j’ai pas envie de le retrouver dans l’Espace!!)

Vénus (on dirait une image sous-marine!)

Autre ouvrage que je trouve étonnant de voir là (je ne sais pas si il y a les albums de Tintin sur la lune, faudra que je regarde la prochaine fois!)

Les croquis sont très beau

Autres ouvrages, autres images, des bêtes spatiales, Laïka et Hector (tiré d’une revue de l’Observatoire de l’Espace, lors de la nuit des musées, Gérard cherche toujours de nouveaux dispositifs pour lier espace et art)

Autre revue, céramique et espace, des pièces qui m’ont tapées dans l’œil (Lise Damsager Hansen, Sake Set, porcelaine (et grès ? je suppose) ; et Anders Ruhwald, Lamp, faïence, 2011))

Autre revue, avec ici des détecteurs de sursauts gamma (phénomène astronomique extra-galactique le plus violent et dégageant la plus forte énergie dans notre univers après le Big Bang ; sursauts courts au rayonnement perceptible 0,3 s et sursauts longs majoritaires d’une durée moyenne de 30 s.).

C’est là que je me rends compte que j’aime bien les machines, ou du moins qu’elles m’intéressent !
Comme ce gyrolaser du lanceur Ariane 5.
vers 19h, j’en ai plein la tête, c’est le moment de partir. Gérard me propose un livre à regarder pour la prochaine fois…

Avant, de quitter le Cnes, j’apprécie une dernière fois les autocollants (imprimés lors d’une expo) qui indique un bureau pas comme les autres…
 

Comme mon texte dans le dernier Avant-Poste, va falloir trouver le bon calage-décalage…


matériel et linotype

Date : 10 mai 2023

Trouver du matériel typo à un prix abordable ne devient pas simple. Remarque, ça ne l’a jamais été : les imprimeurs à leur époque l’ont acheté cher, et souvent, un peu aigris en fin d’activité, rechignent à le céder à un prix « dérisoire » comparé au prix d’achat. Le prix symbolique est cher aussi : c’est toute leur vie qui s’en va, à une époque où les processus d’imprimerie sont de plus en plus numériques. & il y a du monde sur le marché de la reprise, pas forcément imprimeurs : des brocs, des décorateurs, des graphistes qui veulent s’amuser, etc. Sur les sites d’occasion, on trouve souvent des gens qui vendent les caractères bois à la pièce (tu peux t’en servir comme tampon, avec tes initiales, ou pour composer ton nom d’art director qui ne lit pas à l’envers par ex…), ça me rend furax, alors que ce matériel peut toujours servir pour l’imprimerie, mais y’a pas de petits bénefs….

Cette fois, ça n’était pas en regardant les petites annonces. Un monsieur est entré à l’atelier, en passant par hasard devant. Son père était imprimeur, une partie de son matériel est dans son garage, cela pourrait peut-être nous intéresser ?!

Garage bien rangé mais rempli du sol au plafond de matériel divers, pas que d’imprimerie, quelques casses de bois et de plomb, des caractères dépareillés, des lingots en alu, une presse à épreuve A3, quelques clichés, …
Bien sûr, celui-ci m’a fait bondir ! Oui, je le veux, j’en ai besoin, je sais tout de suite quoi en faire!!

& puis, je n’ai pas pu m’empêcher de photographier cette petite caisse avec les ficelles bien rangées qui servaient à ficeler les compos (une composition : le bloc de texte composé au plomb et bien justifié, en plusieurs lignes, avec des interlignes entre les lignes). Je trouve ça particulièrement touchant ; un monde disparu…

Après, « déménagement », nettoyage, rangement… Le lingotier est bien rempli !! Il faut aussi trier une caisse de caractères bois en vrac, dont un petit caractère étroit, miam, même s’il n’est pas tout à fait complet (il manque certains caractères, ou certaines lettres sont peu nombreuses…)
& pour celui-ci, il n’y a que quelques lettres accentuées et le & que j’aime tant ; & il est beau!!! Vivement de l’utiliser !

& puis, il y avait cette « barre » dans une caisse, qui m’a fait bondir, alors qu’il n’y avait plus aucun matériel de linotype (il se trouve que j’avais été dans l’imprimerie du père du monsieur il y a… une vingtaine d’années, et donc que j’avais vu son matériel, alors, qu’il avait dû vendre entre temps…)
Ceci ne vous dit probablement rien, hormis qu’on se demande à quoi peut bien servir cette pièce usinée (et usée)…
Je n’ai pas trouvé le film idéal, mais avec celui-ci, on comprend le fonctionnement de cette machine : la linotype est une machine exceptionnelle de composition : de l’horlogerie suisse qui pèse 1t. Un bijou de précision !
« Cette combinaison de machine à écrire et de micro-fonderie »
ici, vous pouvez en savoir bien plus sur cette géniale mécanique, comprendre les subtilités des rouages et des dentures.



mais surtout, ces films là sont extrêmement précis pour mieux comprendre : 1 2


Il avait fallu apprendre un autre type de clavier (pour le français, correspondant pour chaque langue aux gestes des doigts les plus ergonomiques par rapports aux lettres les plus usitées)  : 6 rangées de 15 touches, correspondant à 90 matrices différentes, divisé en trois grandes zones :
à gauche, les lettres de bas de casse (minuscules), au milieu, les signes de ponctuation, les chiffres, les ligatures et les lettre spéciales (par exemple les petites majuscules), à droite, les lettres capitales.

(photo Laurent Carte, en 2001 dans l’atelier de Harpo&, ça nous rajeunit pas, hein!)
Faut dire aussi que contrairement aux apparences, ça n’est pas une machine sur laquelle on travaille « décontracté ». Il fallait faire attention à tout, avoir l’œil et l’oreille perpétuellement aux aguets (et faire attention à ses mains, c’est comme pour les menuisiers, c’est une profession avec des doigts en moins…)

 

 

& puis, cette scène du Miroir de Tarkovski, qui me fait doublement penser à la linotype, en entendant le poème russe : quand je travaillais avec/pour Harpo&, on avait racheter des magasins (un magasin c’est une « casse typo » de linotype) à une imprimerie russe parisienne, pour imprimer des livres de poésie bilingue. Un linotypiste, pour se venger de ses conditions de travail ou de fin de travail, avait systématiquement vidé toutes les colonnes de e (je ne sais plus si c’était cette lettre, toujours est-il que du coup, c’était inutilisable. Il avait fallu trouver les mêmes polices en français, et recranter les matrices pour qu’elles tombent dans la bonne colonne…)

une autre photo de Laurent carte, avec un N&B magnifique, Harpo devant sa machine à écrire qui éjecte des toasts en bout de ligne, c’est tout à fait le principe de la linotype!!


archives du net

Date : 1 avril 2023

Je suis une fille du papier. J’ai construit mon site en août 2014, (avec aussi au départ l’idée que ça éviterait de passer du temps à faire des porte-folios pour des dossiers, etc, mais pas du tout hélas!)
… & depuis, je n’avais pas fait de véritable mise à jour, ça fonctionnait sur un ancien système devenu obsolète sur les nouveaux appareils, pas d’accès sécurisé, etc…
Mais bien sûr, tout mettre à jour à la fois, ça pose des problèmes, d’autant que j’ai dû racheter un nouveau thème (frère jumeau de l’ancien, mais quand même… soit-disant amélioré, en tout cas plus compliqué d’utilisation !), & puis ça prend du temps (et du temps pas très intéressant !)
Je crois qu’auparavant, je n’avais pas complètement intégré que ça repose sur du vent, et que tout ce colossal boulot de construction peut disparaître comme ça sans autre forme de procès. Pfft, plus rien.
Donc, retrouver un aspect tel que je le souhaite, retrouver des images disparues mystérieusement, etc…
J’y ai passé une semaine entière, et encore, j’ai pas réussi à faire tout ce que je souhaitais..!

Mais, si j’ai pu travailler sans trop de difficulté à refaire ma vitrine, c’est grâce à un site d’archives de sites internet, une nouvelle bibliothèque colossale.Et possiblement éphémère.?! (mille mercis!!!)

https://web.archive.org/

& puis, j’ai reçu ce mail de Benoît Labourdette


des lustres

Date : 1 avril 2023

On commence par les définitions du CNRTL (une mine au trésor plus qu’un dictionnaire) :

À Tulle, depuis des lustres je dois finir des lustres !
Un lustre en verre, un lustre vénitien adapté pauvre — quoi que, les boules de noël de Meisenthal, éléments clés de l’affaire, ne coûtent pas rien, mais on peut les acheter au fur et à mesure… (enfin, après le 2ème confinement, on pouvait les acheter en ligne, maintenant, c’est nettement plus compliqué, et le plus simple est de faire une virée à Meisenthal et à St Louis, etc… mais avant faut faire des économies!) (et du coup, c’est une rare chose qui coûte presque 2 fois plus cher d’occase que directement là-bas!!)

Un 1er lustre, de l’année dernière :
 

Regardez les vidéos, qui expliquent la naissance chaque année de chaque boule, c’est passionnant.

Celle-ci est une des mes préférées, je trouve l’idée formidable!!
(mais j’ai pas pu en acheter, faut faire avec ce qu’il y a, et récemment, les offres et mon porte-monnaie étaient limités..!)

Mais presque tant mieux, ça oblige à compléter et à alléger le dispositif (dans tous les sens du terme, car si on accroche les boules en verre de Meisenthal sur un sapin, il a intérêt à être bien arrimé, et avec des branches qui ne sont pas des brindilles!!)

Voici donc le 2nd nouveau plus petit et plus léger (seulement 3 boules de Meisenthal, les temps sont durs, mais j’avais un stock de boules-pas boules soufflées pour mes essais de flotteurs..!) :

 
C’est presque chose faite, il manque encore quelques éléments marins (je voudrais des petites vagues, enfin, on verra…), mais pour cela j’ai besoin de mon chalumeau, la suite pour bientôt !

& d’ailleurs, puisque on est le 1er avril, un magnifique bouquet
(sorry, je ne me rappelle plus de qui est le dessin)


adieu le Lieu-Lien

Date : 27 mars 2023


À Tulle, quand j’ai commencé ma résidence avec Peuple et Culture en octobre 2018, j’ai voulu un local pas cher à louer « en ville », qui serve de lieu de rencontres, d’expo, d’atelier… C’est ainsi qu’après des travaux de rafraichissement, on a baptisé le Lieu/lien, dans la rue piétonne….



qui attirait les gens la nuit aussi, pour regarder et lire…

Ma résidence finie, j’ai continué à faire des vitrines, puis je n’étais plus beaucoup là et personne n’a pris le relais.

La dernière affiche que j’y ai mise, était celle-ci, d’après Brecht, en fluo :

& puis ces derniers jours :
 

 
hier, il restait encore l’autocollant au fond du local, avant disparition totale…

On (et je) tourne la page…


dessins quotidiens à Toulon

Date : 27 mars 2023

En rentrant d’Antibes le 16, j’ai fait une halte sur ma route (sur mes rails) à Toulon, je voulais voir l’expo de Ronan Bouroullec à l’Hôtel des arts, après y avoir été tellement « happée » par l’expo de Pierre Charpin l’année dernière.
Il y avait de belles choses, mais j’ai quand même été déçue… L’espace d’expo est formidable, le boulot intéressant et subtil, mais il y manquait la générosité et la légèreté de Charpin, et surtout, au bout d’un moment, je ne voyais plus que les cadres! J’ai rarement vu un boulot à ce point sur-encadré!! À en devenir écœurant! (pourtant il expose au Japon…) (et le fric que ça doit coûter, — et le côté maniaque —, à moins qu’il ait un lien particulier avec un encadreur qui veut prouver que son boulot est précieux…)

Justement, en parlant de cadre, cette série est magnifique, avec un cadre et un bas relief en céramique sur un fond en craie à l’huile sur bois (je crois me rappeler — sans voir la légende sur le cartel, je pensais que c’était aussi en céramique), avec des couleurs très subtiles (et techniquement top)


Il pose aussi ses bas reliefs dans des cadres en alu peint, plus grands, mais c’est bien moins beau à mon goût, mais plus graphique peut-être (et moins lourd…!)
Les cadres en céramique servent aussi pour des dessins, et j’en revient à ce que j’ai dit plus haut…

du coup, j’ai photographié les cadres (alors qu’écrire le numéro des œuvres au crayon sur le mur est si léger et simple !)
 

Capture de quelques dessins sur différents supports, pages de carnets ou autre, dans le « cabinet de dessin »

Ses carnets aussi sont en cadre pour l’expo

& de drôles de dessins avec des formes en relief (imprimante 3D)

Sorry, mes photos sont mauvaises, et même si les cadres m’ont gênée pour voir son boulot, ça vaut le déplacement!

& cette phrase, à retenir, de Jean-Luc Nancy à propos du dessin :
« la mise en œuvre du plaisir de désirer donner forme et présence à ce qui dépasse toute présence et toute forme »


venez à Nice

Date : 17 mars 2023

Les dates à l’avance, pour préparer votre we !

(trop honorée d’avoir fait l’affiche!)


des plats à faire baver

Date : 17 mars 2023

Au très beau musée Picasso, d’Antibes (Allez-y les yeux fermés, mais ouvrez-les tout grand!!!) , il y a cette salle avec les plats de céramique, qui me fascine autant à chaque visite !
Quelle merveille!!!

 


& puis, à faire baver aussi, les oursins :


visite guidée à la médiathèque d’Antibes

Date : 17 mars 2023


Pas facile le lieu, un bel espace, mais des tas d’obstacles, dont une rampe de spots et cimaises qui « coupe » les murs ! & bien sûr, des portes, un écran, des prises, des poteaux, une baie vitrée sur tout un mur..!

Mais on a réussi un accrochage top !

& entrée dans l’espace par un texte « spécial Antibes »


Des mots sous toutes les formes : dessins, photos, céramique, verre, et bien sûr, des livres d’artiste uniques ou multiples, et des livres « de librairie ».
Les mots flottants, aussi, devant la grande vitre, reflets/échanges dedans/dehors :


Une vitrine de livres d’artiste multiples :


Une vitrine de livres en porcelaine :

Une grande vitrine avec des livres et des céramiques et verre :


& des pièces en céramique et verre sur 4 tablettes (comme des livres couchés), sur les murs :


Alexandre, le directeur de la médiathèque, avant le vernissage, que je remercie pour sa confiance, son enthousiasme et son engagement.

Nos amis de Hors-Champ, à Nice, venus en amis et voisins, avant les 26èmes rencontres de films d’art singulier, les 13 et 14 mai.
& puis, la librairie du Rempart, et Jerôme, libraire ami, que je remercie pour son accueil royal, qui fait aussi partie de l’association Hors-champ, ici avec Pierre-Jean.


la poésie de la couleur

Date : 9 mars 2023

Je suis « tombée » en arrêt sur cette merveille, un livre de couleurs poétique, et en couleurs extrêmement subtiles !
Aux éditions Chêne, qui fait nettement plus rêver et apprécier les nuances qu’un pantonier!!!



la mode en peinture

Date : 9 mars 2023

Une suite à l‘article de fin décembre, et qui me plait bien !




mais de toute façon, ça fait un max de pub..!!


si c’est ça le destin

Date : 28 janvier 2023

Il y a quelque temps, avec Peuple et Culture, j’ai vu un film comme on en voit peu, une merveille, un film rare. Je n’ai pas vu d’autres films de cette cinéaste, mais ça donne envie. Chapeau bas!



Ce résumé ne me semble pas représenter tout le film, déjà dont la forme est exceptionnelle.

La cinéaste dit : « Les rapports de violence au sein de la famille sont l’expression d’une pression existentielle, d’une capacité d’amour empêchée, où une mère n’a que des devoirs de femme au foyer à remplir, où d’autres besoins passent à la trappe, où elle doit fonctionner à plein régime – le courage de s’y confronter et la tentative de sortir de cette détresse quotidienne, voilà ce que montre Irene Rakowitz. »

Trouvé ça sur le site de Beaubourg, où il a été projeté :
Le film a pris plusieurs années à se faire « ensemble ».
C’est la 1ère fois que je vois un film construit comme une cure analytique, qui avance en spirale, en repassant par des mêmes questions mais à chaque fois déplacées plus loin, qui creuse le propos avec la principale protagoniste jusqu’à l’os, avec son entourage, sans jamais aucune complaisance. Dont une scène renversante vers le milieu du film, où la douleur de dire est extrême, presque jusqu’à l’hystérie, et la distance de la cinéaste tellement respectueuse et en même temps d’une grande présence. Qui s’apaise finalement, avec même une transmission et un regard possibles.

& d’ailleurs, cette magnifique formule qui accompagne Helga Ridemeister :

Si vous parlez allemand petit.e.s veinard.e.s, vous pouvez voir le film


@