atelier du mardi n°16 – pour la nuit de la lecture

15 janvier 2020


& pour cet événement, ce soir, l’atelier d’écriture du mardi n° 16 va se préoccuper de lecture(s) !

Julien Gracq – En lisant en écrivant :
« La lecture d’un roman (s’il en vaut la peine) n’est pas réanimation ou sublimation d’une expérience déjà plus ou moins vécue par le lecteur : elle EST une expérience, directe et inédite, au même titre qu’une rencontre, un voyage, une maladie ou un amour – mais, à leur différence, une expérience non utilisable »
« Si je pousse la porte d’un livre de Beyle, j’entre en stendhalie »

& ces réflexion sur l’acte de lire, glanées sur le net :
• La vraie question est « Que s’est-il passé ? » quand on a lu.
La lecture est un acte, une production et non une réception.
La pratique de la lecture, ce pourrait être la recherche d’une accommodation juste entre formes et sens.
Impossible de lire sans entrer dans un jeu de rôles (ou alors le livre nous tombe des mains), mais impossible de lire en ignorant tout à fait le jeu des règles littéraires (ou alors le livre devient arbitraire, voire incompréhensible). Si l’on admet que la lecture privée est dominée par le plaisir du jeu de rôles et que la lecture critique est dominée par le plaisir du jeu de règles, on comprend mieux leur complémentarité.

• si la lecture est un jeu de rôles, les rôles y sont largement mis en scène par le texte lui-même. C’est ce qui rend ce jeu de rôles intelligent, c’est ce qui en fait aussi déjà un jeu de règles – et non pas un simple écran de projection de nos imaginaires privés. Bien lire, ce n’est donc nullement refuser l’identification, c’est comprendre à quelles identifications nous sommes invités, comment est modulée notre proximité ou notre distance à ce qui est raconté.

• Le lecteur (en dépit de son apparence immobile, silencieuse, voire légèrement somnolente) est infiniment plus actif qu’un simple récepteur ; non pas un dévoreur de livres, confondant rêve et réalité, mais un constructeur.
Lire, au sens plein du terme, c’est non seulement jouer mais saisir le changement de règles et donc l’activité, chaque fois nouvelle, qu’une œuvre assigne à son lecteur.

• Particulièrement dans le cas de la versification, la règle prend facilement un sens politique, car versifier c’est une certaine façon de concevoir les relations entre loi collective et expression individuelle. Chaque style de versification gère à sa façon ces relations. Et lorsqu’en 1886 le vers libre s’est imposé, c’est-à-dire la possibilité pour chacun d’inventer et de faire varier la longueur des vers en dehors de toute règle préétablie, on a beaucoup associé cette liberté à la démocratie et aux droits de l’individualisme.
Sartre définissait la lecture comme une liberté dirigée.

• Parce qu’elle active les zones cérébrales impliquées dans la théorie de l’esprit, la lecture nous aide à comprendre les autres.
La littérature permet de mieux comprendre les émotions d’autrui.
La littérature a déjà été intégrée dans des programmes destinés à renforcer le lien social, comme ceux visant à promouvoir l’empathie chez les médecins, ou à développer les aptitudes des détenus.

Pour nous aider à travailler, ces superbes illustrations tirées de ce livre
(découvert sur un site qui recense, entre autre, des livres pour enfants qui bien souvent m’enchantent)
& puis aussi, quand on va sur le site de Brainpickings, une fenêtre s’ouvre, et c’est une drôle de publicité :

1 — & la lecture ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 — un texte sur la lecture, en vous inspirant d’une illustration parmi celles proposées :

 

 

Sophie Blackall (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

 

 

 

 

 

Ofra Amit (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

 

 

 

Cindy Derby (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

 

 

 

Daniel Salmieri (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

 

 

 

 

Olivier Tallec (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

 

 

 

Shaun Tan (issu de Velocity of being, et trouvé sur Brainpickings)

 

 

3 — Un livre emblématique (avec un ou des personnages “connus”) exporté au Togo, “ailleurs”. Vous dialoguez avec les personnages.

 

 

 

 

 

 

4 — le 1er livre qui vous a puissamment marqué

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parler d’un livre qui nous a marqué avec sourire et complicité et manger du gâteau au chocolat ou des fruits secs ou des dates pour se donner plus d’énergie quand l’atelier finit tard après la journée de boulot…

et en parlant boulot, puisque j’étais assise en face, une photo volée en pleine réflexion

& puis, les cahiers des ateliers 14-15 ne sont pas tous finis et revenus à l’atelier, il faut encore attendre pour les admirer tous.
En attendant, justement, une double page pour vous mettre l’eau à la bouche :