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Un we à Tulle

17 février 2019

samedi
Durant toute cette semaine, hormis celles-ceux qui sont entré.e.s un peu de temps, plusieurs personnes sont entrées pour se renseigner sur le lieu ou le voir de plus près après en avoir entendu parler, et me disent qu’elles repasseront, en notant leurs coordonnées sur le cahier dédié.

• Ce matin, Bernadette pousse la porte.
Agent d’entretien à l’hôpital, elle est inquiète pour sa retraite et voudrait un petit boulot rémunéré. Elle a vu aux actualités que ça existait. Changer de métier, être au contact, parler avec les gens, essayer de les aider, s’occuper.
— Psychologiquement c’est important, j’ai envie de voir du monde.
Être bénévole à la Croix Rouge ou aux Restos du cœur ne l’intéresse pas :
— Pas envie de voir des personnes qui viennent se plaindre et demander de l’aide, qu’on retrouve au café ou au kébab. On les voit bien, Tulle c’est petit !
Même si elle convient que c’est important d’avoir une vie sociale, même quand on est pauvre.
Mais elle, quand elle était dans le besoin et qu’elle faisait appel à la Croix Rouge ou aux Restos, elle n’avait pas de quoi aller au café ou payer un kébab à ses enfants. Aux restos, des fois, les légumes qu’on lui donnait étaient abîmés.
Elle garde un très mauvais souvenirs de quand elle était obligée de s’habiller avec des vêtements d’occasion. & puis l’hygiène… Même si elle est d’accord que les vêtements sont lavés. Mais c’était dur.
— Je pouvais pas m’habiller comme ça. Maintenant je peux aller dans les magasins. J’en ai donné à la Croix Rouge, je voulais changer de garde-robe. Attention, j’vais au moins cher.
Elle est rassurée d’avoir un boulot stable. Mais elle s’inquiète :
— Mais plus tard, pour la retraite, tu vas faire quoi, là, pour t’occuper ? C’est pour ça qu’elle veut changer de contrat, tout faire pour changer. Elle se voit mal vivre toute seule sans sortir avec 910 €/mois.
— Faut que le smic augmente, les retraites, baisser la csg, la retraite à 610 € par mois, c’est pas possible, comment on fait pour vivre?
Elle ne manifeste pas, même si elle trouve que les gilets jaunes ont raison. Mais pas la violence, hein, comme on voit à la TV ou dans le journal.
Elle a même écrit dans un cahier de doléances, elle a été voir les gilets jaunes samedi dernier : baisser la csg, augmenter le smic pour tout le monde et les retraités, aider les retraités avec des petites retraites, et les hôpitaux, baisser les loyers et le prix de l’alimentation. (elle fait des gestes, en haut, en bas)
— Y’a Noz quand même. On y trouve de la lessive moins cher. Des lessives de marques.
Elle est à 4 ans 1/2 de la retraite, après 22 ans d’hôpital. Avant, elle travaillait dans une usine de batterie dans le Lot. Après, aide à domicile. & le chômage. Elle a demandé un logement social à Brive, mais on lui a dit qu’elle pouvait attendre 10 ans sans rien avoir. Alors son assistante sociale lui a dit de plutôt aller à Tulle. Ça fait 19 ans qu’elle est à Tulle. Par rapport aux enfants, c’est bien, ils avaient des copains à Tulle. Elle préfère Bordeaux. La mentalité n’est pas la même.
(Gilles aussi a dit ça..!!)

— Les contrats d’avenir, ça sert à rien du tout.
après avoir été stagiaire, CDD, il faut 5 ans de travail à l’hôpital pour avoir un vrai contrat. Pourtant ils manquent de personnels.
Il y a beaucoup de déprime parmi les infirmières et les aide-soignantes, beaucoup pleurent. Elle préfère faire le ménage,
— Pour 50 € de moins, c’est kif kif, et c’est plus facile, y’a moins de pression.
Elle voudrait faire une formation en poterie. Pourquoi la poterie, elle en a déjà fait ? Non, mais ça a l’air bien, elle aime bien l’artisanat, ça l’occuperait et ça lui ferait une aide psychologique. Elle a vu qu’à Tulle, on faisait ça.
A 65 ans, trouver un autre travail, vendeuse ou autre chose.
Elle aime bien changer de vêtements. Pas tous les jours, hein.
— Tu deviens de plus en plus classe ! on lui dit. Avant, tu te permettais pas de t’habiller comme ça ! (des leggings par ex.)
Avant, elle habitait aux HLM Sainte-Claire. Il y avait une mauvaise ambiance, des cas sociaux, des histoires… Maintenant, elle a un T2 avec Corrèze-habitat, c’est une petite résidence, ils ne sont que 9 locataires. Elle se sent mieux.
— Partir de là, j’me suis dit. Avant j’avais pas envie d’être élégante, je sortais pas, j’avais des vêtements trop grands.
J’ai fait une croisière à Naples, en Tunisie, à Marseille. J’ai rencontré des allemands sympas. Il y a beaucoup de dames seules.
& 14h de car pour voir Venise et Florence, en 4 jours, je le referais plus, c’est trop. & La Rochelle – Arcachon – Royan – Soulac/mer. J’y vais seule, pas en groupe. Faut se lever à 6h pour le petit déjeuner, manger de 12h à 12h30, faire des visites jusqu’à 18h…
L’année dernière, j’avais déménagé, fallait rembourser le crédit, je suis pas partie en vacances, j’ai fait un peu les boutiques, j’ai mangé à la cafétéria de Leclerc… J’aime bien être indépendante, pas dépendre des autres. On voit du monde. Même si je déjeune dans un restaurant toute seule, il y a des voisins, on communique.
Il y a beaucoup de personnes seules. Des dames, avec des amies de peur d’être seules. Avant, j’étais très très timide et renfermée. Il y a eu un déclic, j’ai changé de personne. Je me suis fait couper les cheveux; faire des mèches ; aller voir l’esthéticienne pour des gommages de peau. Faut changer !  Ma fille m’a dit : « là, franchement, tu m’impressionnes ! »
Je voudrais montrer à d’autres que c’est possible. Tendre le bras : « viens avec moi ! »
« J’y arriverais pas » elles me disent mes collègues. Mais s’enfermer dans votre appartement devant la TV, c’est pas bon. Il y en a qui sont aussi avec l’ordinateur, mais c’est pareil. Quand mes enfants sont partis, ma fille m’a dit : « Faut que tu t’occupes, dans quoi?  » Je lui ai répondu : T’inquiètes pas, j’ai des projets dans la tête !
Je voudrais un petit travail, pour dire aux gens qu’on a une seule vie, qu’il faut en profiter, se battre, sortir. Maintenant,je suis plus souriante, je m’avance.
Je vais faire une bonne promenade cet après-midi, j’ai mis une petite robe, manger au snack.
— Vous allez dans les musées quelques fois? Au cinéma ?
— non, je vais pas aux musées, je préfère la mer, rentrer dans les magasins, on voit des choses artisanales, des colliers, d’autres choses, c’est pas mal. Et je vois des films à la télé, quand je veux.
Le soir, c’est la pause, je préfère être tranquille chez moi. Et puis, je commence le travail à 6h. Je ne m’aventure pas seule. Je voudrais pas me faire attaquer.
— Il y a beaucoup d’attaques  nocturnes, à Tulle ?
— Je me sens pas tranquille. 21h le soir quand il fait beau, 21h30 pour les Nuits de nacre… ça ne m’empêche pas de manger un bout de pizza à la cafétéria. Mais j’évite de sortir seule. Y’a rien le soir ici.
Je  fais beaucoup de marche à pied, un petit tour jusqu’à 18h. Je passe par au-dessus (grand geste vers la Corrèze), je redescend vers la gare. Je fais 4-5 km/jour quand je ne travaille pas.

& Bernadette part en goguette, avec ses jambes fines dans des bottes en peau et des collants marrons et une robe courte en laine blanche, un manteau-blouson gris à la capuche enmoumoutée, profiter du grand soleil de la journée…

• Je suis derrière l’ordi à recopier mes notes tant que c’est frais,
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quand Thomas m’envoie un message-photo qui me fait baver d’envie.

Comme je lui réponds avec l’autocollant UTOPISTE DEBOUT,

il me renvoie cette photo :

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• Je finis mon petit travail de tamponnage pour le fléchage des nouveaux locaux de PEC, et me dis que j’irais bien voir ailleurs, parler avec des humains, quand Serge pousse la porte.
Il a rencontré dans la journée un jeune homme sdf avec son chien, qui a passé la nuit dehors (s’il fait beau la journée, ça caille la nuit!) En appelant le 115, aucune place disponible dans le coin…

Il était surpris de se voir dans le journal de PEC (et le blog)  » quand Serge vint… » et a pensé à Sergevingétorix. Je lui dit alors que le blog mange tout, et qu’il y a ce qu’il a écrit au nouvel an, par exemple, et qu’il m’a envoyé…!
Peut-être faudrait-il rajouter qu’il l’a écrit avec 2g dans le sang et qu’il l’a chanté avec une perruque rouge sur la tête..? (je me disais bien que ça devait être déclamé ou chanté!)

Quand je lui parle de Bernadette, il me dit qu’il a pensé qu’il pourrait faire assistant de vie, s’il se retrouvait au chômage. Ça manque d’homme.
La situation de son journal le préoccupe un peu.
DSC02910 Il est devenu journaliste en écrivant des critiques de cinéma, pour son plaisir d’abord, de plus en plus régulières. Les 1ères, il les glissait sous les essuie-glaces ou la porte de son copain, qui bossait à L’Echo à Limoges. Quand il pleuvait, il arrivait qu’elles se diluent…
De fil en aiguille (ou de pellicules en critiques)  il a eu un encart spécial, avec sa photo !
(et une chouette anecdote : un maître nageur abonné à l’Echo entre autre pour ses critiques de cinéma, s’est désabonné quand elles ont disparu !)
(La page culture a disparu…)
En voilà une avec un ton qui fonce dans le lard quand y’a pas d’art :
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(je lui ai demandé de me montrer son cahier d’archives, photographié le dimanche…)20190217_163510
& de critiques en papiers, il a été embauché à L’Echo.
Parcours scolaire chaotique, il a passé le bac avec un ami dans le même cas que lui, en candidats libres. Emprunt pour payer ses études, pion pour vivre. Il a préparé les concours (prof, instit, documentaliste…) plutôt que de faire sa thèse (sur Céline, comme Yves Pagès). & un CAP d’opérateur projectionniste de cinéma, avec un travail l’été dans un cinéma à Pyla/mer.
Il me parle aussi d’une revue Points d’Encrage, format A3, qu’il a faite avec un ami, après la fac de lettres à Limoges. Trimestrielle tout d’abord. Dépot dans les librairies, salons de la revue etc, abonnés. Belle fabrication, petit prix, sans subventions. Il lui en reste dans des cartons qu’il pourra m’apporter (je veux voir!)

En discutant il m’apprend un nouveau mot : la renaturation. De la Corrèze. & à aller voir à l’Auzelou, demain par exemple puisqu’il fait beau.

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Réveil tard, et trompes de manif en buvant du thé, les gilets jaunes viennent de la gare et passent sous mes fenêtres. Y’a pas foule, l’avenue est vide ce dimanche matin.
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& comme il fait extra beau, je vais donc au bord de la Corrèze
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DSC02907comme je m’emmerde un peu après avoir lézardé (c’est bon ce soleil!) sur un banc (et que ça me donne envie d’être à la mer ou dans un « vrai » endroit plus sauvage), je me dis que ça aurait été mieux avec du fil électrique dans mon sac pour bricoler mes petites affaires!
Du coup, je tente la feuille de carnet…
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Je trempe la main dans l’eau, pour voir si c’est froid, et ne sens plus mes doigts au bout de 3 secondes !

des jeunes s’installent sur une couverture sur l’herbe terreuse et un chien court après un bâton, des mémés se promènent au bras de leurs enfants et des enfants aux bras de leurs parents, c’est dimanche.

Avant d’aller vers la mer, mon message s’en va vers le centre ville… et moi aussi…
A l’aller comme au retour, 1+ 1 vues remarquées :
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Du coup, ça lui fait une petite récré alors qu’il bosse (10 jours de boulot, suivis de 4 jours de repos, etc.), Serge passe m’apporter ce dont il m’a causé hier :
ses critiques de films et des numéros de la revue Point d’Encrage.
Chaque numéro est thématique.

Sur celui-ci, il dit que rien n’a changé, il aurait pu être écrit hier (en changeant quelques noms), sauf la date..
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De la revue au journal… 10 ans après…

En relisant un peu ce qu’il m’a amené, il se dit que ses critiques de cinéma étaient écrites « avec le corps ». Je dois les lire un peu pour comprendre, compilées dans un cahier. Alors on évoque Serge Daney. & son compte twitter @sergedamned est un hommage à Daney qu’il admire..!
Fin de la récré.

• Tant que j’y suis à prendre des photos de doc, je prends celle-ci…
Faut trouver un titre pour notre session printemps des poètes. Pourquoi pas celui-là?
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Manée m’avait parlé de La Fraternelle, je ne sais plus pour quoi. En allant voir ce qu’ils font, sur leur site je trouve ça, justement pour le printemps des poètes ; c’est du titre!!! :
« à 18h Carte blanche à Fabienne Swiatly auteure en résidence 2019 à la Maison de la poésie transjurassienne : Mon bordel ne dure que 40 mn »

On termine là avec une histoire que Serge m’a raconté hier : enfant il a voulu marcher sur les fils à linge de l’étendoir au 1er étage…

• & puis du courrier avant la semaine prochaine :

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& un message de Christine Thepenier, (j’y ai pensé en me demandant si c’était de l’osier que je voyais au bord de la Corrèze..) qui est pour vous l’occasion d’aller voir ce que c’est la vannerie sauvage

 

 


semaine 7/52

15 février 2019

lundi
• rdv pris pour les ateliers d’écriture avec le secours populaire, les lundi et vendredi matin.
• relance de tous les contacts pris précédemment : venez au Lien/lieu, comme convenu je vous attends!
• Iris (qui entre autre anime un atelier souffle et voix avec Peuple et Culture) passe un long moment dans l’après-midi. Nous discutons des projets liés à la résidence, cherchons comment en développer certains ; de ses projets à elle (et des recherches de financement) avec des femmes qui ont subi des violences, et des réfugiés, et elle m’explique un peu plus longuement son travail thérapeutique sur le souffle avec des patients de tous âges.
Capture d’écran 2019-02-15 à 15.27.06Iris Bugl (nom prédéterminé!) pratique une méthode holistique, fondée en Allemagne par Ilse Middendorf, Erfahrbarer Atem (traduit par « Respiration respirante »), qui utilise le mouvement de la respiration pour le bien-être physique et mental.
La pédagogie et thérapie par le souffle est un travail somato-psychique où il ne s’agit pas d’apprendre des techniques spéciales de respiration, mais de prendre conscience de son souffle tel qu’il est à un moment donné, de son corps, de ses états intérieurs. Et à partir de là commencer à élargir ses propres possibilités et découvrir ce qui empêche de s’exprimer de manière plus libre et authentique.

Spiritus, en latin, est à la fois à l’origine du terme esprit et du mot respiration…

Mardi
Dominique A. (pas le chanteur) qui passait par là et que j’ai alpagué, que je suis contente de revoir depuis novembre, est chassé par une réunion de PEC :
à l’ordre du jour, au Lien/lieu (avec des chaises supplémentaires!), cherchons ensemble comment continuer à faire vivre le Lien/Lieu quand je n’y suis pas, et aussi quand j’y suis :
– un atelier d’écriture ouvert à tous (prononcer tousse) tous (prononcer toux) les mardis aprem (avec des consignes à distance quand je ne suis pas là) – Une permanence de PEC tous les mardis et vendredis aprem – prêter le local pour l’atelier de réparations  – des « pochettes surprises » à concocter pour distribuer aux restos du cœur, en supplément du colis de nourriture  – faire imprimer du scotch et des cartes postales – préparer le printemps de poètes…
Pour l’atelier d’écriture mardi prochain, une majorité des PECiens présents ne meurent pas d’envie d’y participer… Bernard a une belle phrase pour qualifier son désistement : « Les cris me font mal aux oreilles ».
& préparer l’atelier de demain avec Pascale et ses participants.
En quête de ficelle, je vais, sous le soleil du soir, sur les conseils de Manée et d’Iris, à la droguerie Neige, fort réputée comme caverne d’Ali Baba (Bruno m’en a même parlé lors de mon passage par Paris!)
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La preuve : le droguiste me donne (issu d’un trop vieux stock pour le vendre et dont on sait pas la composition) un magnifique « bâton de couleur pour bestiaux » dans un tube rose en alu et me dis « mais ne le mangez-pas ! »
Manée, à qui j’envoie une photo de ma trouvaille, m’envoie en retour une des siennes, la teinture Mohican, la même que quand elle était enfant (il ne doit plus y avoir de teinture rouge en stock, de même qu’il ne restait quasi que de la couleur bleue pour bestiaux et plus de rouge, la couleur reine – depuis le kermès !…)
Je ne m’en servirais pas avec les enfants (et ne le mangerai pas), j’ai d’autres bâtons de couleurs tous terrains… C’est une craie grasse qui ne sèche pas…
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Mercredi
• Nous convenons de rencontres-atelier en mars et avril au lycée agricole de Naves avec Nathalie Maisonnas. Avec les 2ndes générales, les 2ndes pro services et pro PA (en demi groupe, spécialité vache ou cheval..!)
La veille j’ai téléphoné à Frédéric Martin, du Tripode, à propos de l’Ovni (qui devrait voir le jour au salon du livre), (avec le lycée agricole? prévoir une programmation en lien?)
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20190213_120737• L’après midi, les 10 chaises sont occupées pour l’atelier d’écriture avec l’atelier d’arts plastiques de PEC + maman ou compagne ; participants de tous âges et bonne ambiance bienveillante où tout le monde se connait.
Je sors mon cahier Héraclès, où j’ai noté les consignes préparées.
Hercule reçut une solide éducation militaire, sportive et artistique et il tua son professeur de musique… Je ne veux tuer personne mais j’aurais bien besoin de sa force!

20190213_143647– nous commençons à écrire en fermant les yeux ce que l’on ressent.
– puis de la main gauche (photo) sur la non maîtrise (ou droite, mais Pascale est ambidextre !).20190213_14375620190213_163435

 

– puis de la main gauche en fermant les yeux, se présenter et s’aventurer joyeusement dans la page.20190213_163448

– & puis, écrire un « secret », quelque chose que vous pensez et ne partagez pas en vous disant que ça n’intéresse personne (pas un secret « inavouable »). Chercher comment et où l’écrire dans la page.

évidemment sur les photos, on ne voit (et encore moins lit) rien!
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– puis écrire très gros (repasser sur les lettres ou mots déjà écrits si nécessaire) quelque chose de personnel « énorme » ou exagéré.
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Bel exercice proche du dessin.
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En faisant un tour de table pour lire (ou parler de) ce qu’on a écrit, Jean-Louis et sa compagne Dominique, sans se concerter, ont raconté un même épisode : En moto sur l’autoroute, après une halte, Jean-Louis a démarré alors que Dominique était descendue de la moto (pour regarder si tout était OK) et qu’il la voyait proche de lui dans le rétro. Concentré à cause de la circulation, il ne s’en est aperçu que 200km plus loin…
Voici leurs 2 récits :
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– puis une phrase qui tient parfaitement dans la page et la remplit en entier, qui raconte votre journée d’hier.20190215_173126
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DSC02841ça me fait penser au message de Thomas reçu hier midi :
mais si j’ai assez d’énergie pour un atelier d’écriture, c’est moins sûr pour la mer à 13°…

– puis écrire quelque chose de beau que vous avez vu, ou auquel vous avez pensé, aujourd’hui ou hier.
– et quelque chose qui vous a énervé. En vous posant cette question :
est-ce qu’on écrit (choix des mots, construction des phrases et style de l’écriture) quelque chose qui nous énerve comme quelque chose que l’on trouve beau ?

– puis un message personnel que vous auriez envie de dire à tout le monde ?
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(ce serait un beau sac pour la st Valentin du lendemain, avec les vitrines dégoulinantes de cœurs rouges et de cadeaux en promo!)
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Manée vient en fin d’aprem partager un goûter réparateur avec un pot de confiture de framboises ! N’empêche, le soir, je me couche HS à l’heure des poules..!

Jeudi
• Nous cherchons avec David ce qu’on pourrait faire au Lien/Lieu avec l’artothèque. Il faut déjà que tout le monde en retrouve le nouveau chemin après le déménagement (pas tout à fait terminé).
En attendant, je l’accompagnerai lundi matin prochain discuter d’œuvres avec un groupe de jeunes. Ou plutôt, écouter les jeunes en parler. Cela le passionne, Il dit qu’il apprend des tas de choses sur les œuvres, de la maternelle au lycée ! (& qu’il n’a quasi aucune traces de ce travail).

Il me parle aussi du travail qu’il aime de Laurie-Anne Estaque, que je suis contente de découvrir.
(allez voir son site, ceci juste pour vous donner envie!)
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(paysage-cartographie, carte postale recouverte partiellement de feutre)
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• déjeuner coloré du midi, avec Manée, qui annonce le printemps! La bonne boulangerie est cachée  sous une tonne de béton au pied de la tour administrative, en bas de l’escalier à côté du Lien/Lieu, il fallait la trouver!!

& le fromager vend du gouda au pesto (basilic ou rosso) qui m’enchante, même si ce n’est pas très local, c’est en accord avec les fleurs!

• Après une séance de tamponnage, Dominique A. passe un long moment dans l’après-midi. Il me parle de son état social d’adulte handicapé avec QI et hyper-sensibilité hors moyenne (ça arrangeait bien la commission-tribunal devant laquelle il est passé de le virer du dispositif RSA pour le mettre dans cette nouvelle case), de la difficulté d’avoir un moteur-cerveau de Porsche dans une carrosserie de voiture sans permis, du hacking (il a été informaticien), de La fabrique du consentement de Chomsky, de logique floue, de to pay attention en américain alors qu’en français on la prête, ou de I don’t by it au lieu de j’y crois pas, de jeu en ligne par nuit d’insomnie où il a des partenaires australiens avec le décalage horaire et où il faut être grand observateur pour garder son armée (ce qu’il en dit est bien + complexe que ça!), …, jusqu’à ce que Catherine survienne, pour une 2nde séance d’acupuncture.
• Cette fois, elle laisse les aiguilles un peu plus longtemps, et j’apprends que quand on les laisse très longtemps, l’énergie se dissipe au lieu de se concentrer. J’en suis pas là… le soir même, bed time à 8h1/2 encore, avec tour du cadran !

Vendredi
Il fait froid mais très beau. Les tullistes sont tellement contents qu’ils enlèvent leurs manteaux à la terrasse des cafés ensoleillés, certains sont en chemise! (moi je suis emmitouflée avec 2 pulls en mohair dans ma peau de bête!!)

• Gilles rentre au Lien/Lieu. Je lui avais proposé d’entrer hier matin, après l’avoir vu passer et repasser les jours d’avant. Il est un peu handicapé et laisse par moment tomber une grande langue rose sur son menton barbu, ses yeux brillent derrière ses lunettes. Il a un pull rouge sous un gilet avec des attaches avec des boutons en buis. Avec sa maladie il ne peut plus écrire. Il peut lire (difficilement). Il voudrait retourner à Bordeaux, où il a un ami cher, qui perd l’équilibre. Il pourrait l’aider. Et puis là-bas, les gens ne sont pas pareils, ils sont moins fermés. Il doit y aller pour renouveler sa demande de logement, qu’il a déjà faite depuis 3 ans. L’assistante sociale remplit le dossier, mais c’est lui qui doit le porter et payer le voyage. Elle lui dit : va là, va là, va là, et il y va. Il habite avec une copine qui parle tout le temps sans pouvoir s’arrêter ou crie même la nuit et le fatigue. Elle ne veut pas dépenser d’argent pour acheter à manger, c’est lui qui fait les courses (si il part à Bordeaux, ce sera difficile pour elle, mais elle trouvera bien comment faire avec une assistance sociale). Il aime le thé mais n’en veut pas car il a mal à la gorge.
— Quel âge vous me donnez, je parie que j’ai le même âge que vous?!
— Je sais pas, je suis nulle pour donner un âge! Moi j’ai, attendez, il faut que je réfléchisse, 56 ans !
— moi j’en ai 64.
— Vous faites plus jeune! (moi faut croire que je fais plus vieille!!!)
Il a vécu 7 ans en Algérie, à Oran, quand il était jeune, de 12 à 18 ans et parle arabe couramment (sa mère était française, son beau-père, qui travaillait pour Boumédiène, Kabyle). Il est parti en 76, ses parents à la mort de Boumédiène.
— En 7 ans, j’ai vu une seule fois pleuvoir! mais alors ça tombait ! avec un geste qui ne laisse pas de doute.
Il a un copain algérien avec qui il parle arabe dans la rue. Moitié arabe moitié français. Qui l’a invité chez lui pour son anniversaire, il y avait du couscous et des gâteaux, ça lui a fait très plaisir.
Je lui demande s’il n’y a pas un café ou les arabes se réunissent où il pourrait aller discuter et être avec les autres, mais son copain lui a dit qu’à force, il les fatiguait à raconter toujours la même chose, alors c’est pas possible.
Et ici on le considère mal, les gens se moquent de lui.
Il va au Balto, c’est son tabac. (C’est le bureau de tabac au bout de la rue, où on vend aussi des kesra..!)
Il me raconte la mort de Minet : il rentre chez lui après 3 mois d’absence, son chat Minet (qui a 10 ans), vient sur ses genoux, il le caresse, et Minet meurt illico. Il refait le geste de le caresser, jusqu’à s’arrêter net. Il était très triste.
— Maintenant, avec un billet de 20 €, on a 5 choses, même pas, dans un commerce normal, un petit commerçant. Il va faire ses courses à Intermarché. Il habite rue d’Alverge, « le petit Porto » (c’était un quartier à forte immigration portugaise).
Il me parle de la Croix Marine (sous ce beau nom que je ne connaissais pas se cache une « Fédération d’Aide à la Santé Mentale qui a pour but d’assurer la protection, ainsi que l’entraide psychologique et sociale en faveur des personnes handicapées par déficience intellectuelle, par maladie mentale ou souffrant de troubles psychologiques avérés ainsi que l’accompagnement des personnes défaillantes face aux actes de la vie courante et plus généralement de toute personne en difficulté sociale. La croix bleu-marine, devenue Croix-Marine, a été choisie par ses fondateurs en référence à la Croix Rouge pour signifier leur volonté d’agir pour mieux prendre en charge la souffrance psychique. »), là où il y a la grande porte bleue, près du fleuriste et des pompes funèbres ; maintenant, plus de croix marine, c’est PEP19. & derrière la poste, à droite, une grande porte rouge, avec des infirmières à l’étage.
Il est un peu fatigué et timide et l’entrée de Paloma le fait partir.

Gilles n’a plus beaucoup de dents. Dominique, qui a vécu pas mal de galères aussi , non plus.
Sont-ce là les sans-dents tullistes de François Hollande…??!!
(et une ville réputée pour sa dentelle, sa manufacture d’armes et sa fabrique d’accordéon ne risque-telle pas de perdre ses dents plutôt que de rayer le parquet…?!)

• Paloma passe au Lien/Lieu dans un grand châle-poncho rouge ramené d’Amérique latine. Le semaine prochaine elle va à l’institut Cervantès de Toulouse, pour (entre autre) une rencontre avec Manuel Rivas, dont elle a traduit de la poésie. Il faudrait qu’elle rencontre Yann, à la Cave Poésie, je vais faire l’entremettrice. Elle me parle enthousiaste des expos qu’elle a vues récemment à Paris, parcours du combattant du 104 jusqu’à la nouvelle bibliothèque en passant par le petit Palais et le musée Gustave Moreau, et des galeries de ci de là (quelle énergie, dans son châle rouge!!). Dont une derrière Orsay avec une exposition d’un ami : Miguel Nùñez Rauschert. (Encore une découverte, chic!)
Capture d’écran 2019-02-15 à 22.21.37Capture d’écran 2019-02-15 à 22.23.04Capture d’écran 2019-02-15 à 22.23.48
• Plus tard Gaëlle passe, pour me donner un peu de travail pour le prochain journal de PEC
message 1  message2
message3C’est pas fini, mais je l’ai mis en ligne pour faire de la lecture de train à Manée qui va à Paris pour une réunion PEC!!!

La suite… :
• Donc Gaëlle est entrée. Pour me donner du travail, et puis…
Elle se souvient, à 16 ans, en 1ère avec son prof d’histoire, d’avoir été à l’église Saint Pierre où il y avait une expo de Marc Pataut ou/et des documents de Ne pas plier. Une profusion de choses, de découverte.
Des souvenirs pas très nets, mais très forts.
D’avoir demandé ce que signifiait UTOPISTE.
Capture d’écran 2019-02-16 à 13.42.35De s’être dit que APPRENTI UTOPISTE, c’était un projet professionnel qui lui convenait !
D’avoir collé sur son bureau l’autocollant, qui l’a accompagné ensuite toutes ses années d’études.

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D’un autre autocollant (alors que Benetton faisait plein de pub),
& de celui-ci, qui l’accompagne encore.

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D’avoir aussi passé une journée aux archives municipales avec sa classe, et d’adorer ça. (Elle y a repensé samedi dernier!)
En étant embauchée à PEC, et regardant les archives pour en savoir plus, 10 ans plus tard, elle a recollé les morceaux!
Cette expo qui l’a marquée, c’était donc à l’initiative de PEC !
& pense qu’il faudrait faire attention maintenant à conserver des archives, faire des photos des événements et aussi des activités régulières, en ces temps dématérialisés.

20190215_173622• et pendant ce temps-là des jeunes du WWF en sweet vert fluo arpentent régulièrement la rue pour demander aux gens de participer à cette bonne cause : 10 € par mois… Même si je pense que la protection de la nature est importante, je préfère les filer à un clodo pour qu’il mange ou fasse ce qu’il veule…
Le terme clodo les choque, c’est vrai qu’on ne l’emploie plus, c’est pas politiquement correct… & je n’en ai pas vu à Tulle,mais…DSC02849
• & vers 16h, le soleil entre carrément dans la vitrine, youpi!!

Plein de monde dans la rue, des jeunes qui profitent des 1ères minutes des vacances, des badauds manteau sur le bras qui lorgnent les boutiques avant d’aller à la terrasse d’un café, une effervescence palpable et printanière.

Cela semble remarquable à mon loueur de gîte, qui tempère :

Ce matin, en allant au marché de la gare (je l’aime mieux que celui du centre, même si aujourd’hui il doit être au soleil, et il est beaucoup plus près d’où je loge), j’ai pensé à Gilles, et à la porte bleue :
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dans le journal

12 février 2019

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une fin de semaine

11 février 2019

20190207_094544jeudi, Paris-Tulle.
Le jour se lève quand le bus 61 traverse le pont d’Austerlitz.
Train direction Toulouse !
Les passagers ne ressemblent pas du tout aux passagers des trains Paris-Marseille ou Marseille-Toulouse..!
Trajet en compagnie de François Cheng.20190210_123038
Des hommes d’affaires chinois sur le quai de la gare de Chateauroux.
A Limoges le ciel est très bleu, grosse pluie avant d’arriver à Brive.20190210_123010

Un jeune migrant monte dans le TER et me demande si c’est bien le train n°68404 ?
Je ne sais pas, et je n’ai pas mes lunettes. Il va à Tulle, moi aussi.
Sinon, on se perdra ensemble!
Il tique un peu puis un large sourire aux dents blanches lui fend la figure.
— C’est bien formulé!
Je n’y avais pas réfléchi, mais la formule peut s’appliquer à bien plus que ce voyage en train, pour la résidence à Tulle déjà…

Parmi mes autres réflexions voyageuses, celle des ascenseurs à la gare de Brive, pour accéder à tous les quais. Rares sont les gares ainsi équipées (moi qui ai souvent des valises pleines de livres…) A cause de la population, plutôt pas toute jeune ? & puis cette question de niveaux :
-1, la voix anglaise annonce : on the ground
0, platform

A Tulle, retrouvailles avec Manée qui m’a préparé un en-cas, dans les nouveaux locaux super ensoleillés de PEC, la preuve (avec Gaëlle la tête dans la compta..!) :
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20190207_173432Puis, direction Lien/Lieu.
affichage des vœux de l’ENSA de Limoges et un peu de tamponnage pour se (re)mettre en train…20190207_171305

 

Puis faire quelques courses et s’installer dans mon gîte pour 15 jours.
Je ne résiste pas à l’appel du mimosa en passant devant un fleuriste en train de remballer. Plutôt qu’un bouquet comme on en voit dans le sud, on pourrait plutôt dire des brins de mimosa…
Mais qui remplissent parfaitement leur rôle lumineux et réconfortant..!
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& puis le soir, projection de Grande Synthe, au cinéma, avec son producteur fort content.
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une critique qui résume assez bien la chose, me semble-t-il… :
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Et puis quelques images… Qui me font aussi penser au Havre et à Martigues-Fos. Ce sont des paysages irrespirables et en même temps magnifiques et hypnotiques (pour moi).
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Des hauts fourneaux aux fourneaux pour les migrantsCapture d’écran 2019-02-08 à 13.57.47
Sortie du ciné dans le brouillard !!

Tableau du vendredi, avec les marées énergétiques hautes et basses (en attendant des nouvelles de Ouessant…), après une rencontre avec Catherine, qui est acupunctrice.
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Chaque organe a ses heures pleines et vides (si par ex. tu te réveilles la nuit entre 1 et 3h, c’est ton foie qu’est pas content ; et si t’es super naze dans la journée plutôt entre 13 et 15h, c’est lui aussi.)
En tous cas elle m’annonce que ce n’est pas pour tout de suite que je vais retrouver l’énergie au top, damned..!
Elle me met des aiguilles plein le dos puis me demande de m’allonger (sur le dos), les aiguilles sont souples et se courbent, mais sur le moment petit flip en m’imaginant fakir sur sa planche!!
Elle me montre un exercice de massage des organes où on agite les mains dans l’espace devant pour une petite danse au-dessus de l’organe choisi et après le bercer doucement (sinon ça donne la nausée!); pareil pour la tête, ça stimules le cerveau, on s’en sert avec les malades d’alzheimer.

& puis à Tulle, impossible de trouver du scotch fluo (comme celui qu’on met au bout des tubas!)

grande journée de samedi, « Rendre le peuple à la culture, & la culture au peuple« , présentation de 60 ans d’archives, soit 12 mètres linéaires, 120 boîtes grises avec chemises et sous-chemises, répertoire numérique, 37S :20190203_163831
projection de quelques documents choisis; dans les bulletins « Ceux que l’école quitte trop tôt », les voyages au Chili et en Hollande.
Capture d’écran 2019-02-10 à 15.02.55— En 62, le musée de Castres prête à PEC Les Caprices de Goya, suite de 80 gravures, qui sera exposée un peu partout et visible pour tous (le bon temps où cela était facilement possible..!)
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& 2m, soit 25 boîtes d’archives consacrées au massacre du 9 juin 44, avec le travail de Patrick Teyssandier, qui complète le fond de la ville de Tulle et du musée de la résistance.
En (grande) extrapolation du film « La mémoire des vivants », 50 ans après 44, tous les témoignages des participants de PEC en cette journée me font penser à ça : chacun représente un bout d’archive vivante.
En témoigne les paroles sur l’expérience des unipop (universités populaires)
« Avant ils cassaient des noix à la veillée, nous on faisait les unipop »
« Ça m’a permis de discuter d’égal à égal avec tout le monde, quel qu’il soit. »
En 80, grandes années des FRAC et autres institutions instituant l’art contemporain étatique, PEC pense à inviter des artistes en résidence de façon à établir des relations plus proches avec les habitants.
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L’ancienne proviseure du lycée agricole de Naves (photo de La Montagne) rend conte (de raconter) de la résidence de Romuald Hazoume avec une jolie parole pour dire l’effervescence que son arrivée a suscité parmi les élèves :
« Est-ce parce qu’il avait une tronçonneuse? » pour faire de grands totems ; et qu’il a initié les élèves au culte vaudou, et à l’art de la récupCapture d’écran 2019-02-11 à 20.14.01

Puis une autre résidence au lycée agricole avec Cyprien (et Madeleine) Tokoudagba, qui ne voulait pas manger à la cantine avec les profs mais avec les élèves, et les 1ers jours jetait ses os de poulet sous la table, comme il se doit.
Sensibilisation direct des élèves à l’art et à la culture.
(je regrette l’absence d’ancien(s) élève(s) présent(s) pour témoigner de cette expérience).

Puis Marc Pataut parle de sa longue résidence fin 90’s – début 2000, après persuasion de la Drac par PEC qu’un vrai projet mené avec les habitants ne peut être express. Ce sera « Sortir la tête, Pays, paroles, images ».

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avec ces questions : comment produire une culture active, produire des formes qui peuvent changer notre vie, ne pas abandonner le rapport éducation, art et politique. Que toute personne qui participe, témoigne, est aussi un acteur de l’exposition.
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Dominique Grador rappelle l’importance de la venue de Marc à Tulle à un moment difficile politique et économique, une grande ouverture pour réespérer, avec la culture qui permet de redonner espoir et fierté,
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reposer les enjeux et se projeter dans l’avenir. Redonner du sens. Et pour elle personnellement réinvestissement et réengagement.
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& qu’avec PEC, durant toutes ces années, ça avait pas mal remué dans les campagnes.
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Puis, Apéro-discours (très) variés (le maire fait un peu la grimace) dans les nouveaux locaux, et retour au buffet costaud, avec toutes ces petites mains qui ont préparé du délicieux!

Les documents plus haut proviennent des tables à archives-à-emporter.20190209_094112
fin des rencontres avec un montage de films témoignages de différentes époques, dont 2 qui me permettent de voir Manée crispée au micro avec duffle-coat et cheveux longs, puis 8 ans après grand sourire, cheveux courts et chemise rouge. Le temps file et la frange raccourcit, les lunettes changent, mais l’intime conviction reste aussi vive et irréductible.

dimanche, autre genre d’archive et de trace, communiqué par Jeanne :

 

 


rendez-vous compte

5 février 2019

• au courrier, les prochains rdv de PEC. On se retrouvera donc dès cette semaine, et ce we pour la fête des archives20190203_16374720190203_163831
• Manée m’envoie aussi une photo de l’ascenseur..!! (c’est au 1er!) (l’affiche de vœux ne donne pas vraiment envie de s’en servir !!)
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• Hier dans l’Huma, en lien avec la Marelle et le collectif de la rue d’Aubagne, six regards sur le mal logement et la politique pourrie de la mairie, en cahier central. Avec des textes de Valérie Manteau, Michea Jacobi, Roberto Ferruci et Frédéric Valabrègue. & un autre texte de Claudine Galea sur l’humanité.fr. Ça fait du bien de lire ça. Alors le voilà.
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& ça me fait penser à ça, d’autant que les éditions Verticales sont « menées  » par Yves Pagès. Sur son blog (http://www.archyves.net/html/Blog/) , il y a quelques années, j’y ai relevé ces messages qu’il avait photographié d’un monsieur en difficultés qui s’exprimait à l’extérieur de sa maison. Une grande leçon. Si tout le monde faisait ça ? On serait moins seuls.
& graphiquement, pas besoin de grands moyens pour un message qui cartonne…
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• je repense aussi à mon atelier ; des fois c’est bien quand la mairie traine…
Après une grande nuit d’angoisse, prendre l’escabeau et écrire ce qui nous prend la tête, ça fait du bien et puis ça se sait et on en parle… Cela va faire 14 ans que j’ai sorti ma bombe de peinture et que je redonne un petit coup quand ça s’efface…
non à la démo


la mer, Babar, la mer !

3 février 2019

Réveil à Saint-Gratien, avec des courbatures aux épaules comme si j’avais porté un gros poids…
Quelques coups de téléphone, et direction Paris, avant le train du soir. Ma valise est moins lourde qu’à l’aller, même si je rentre avec mon petit étau et des outils apportés pour réparer le verre en cas de casse (l’étau servant à tenir le chalumeau qui a failli nous exploser à la gueule… du coup les 2 seules choses cassées au montage le sont restées, mais si on le sait pas…)
Ça me fait penser qu’hier soir, j’ai oublié de remercier Didier Dubois, le super transporteur d’art !

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J’hésitais entre une expo de vannerie japonaise au quai Branly et le ciné, les films de 4h étant surtout visibles à Paris (et encore, dans une petite salle avec un écran comme un mouchoir de poche!)

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• Au courrier en rentrant, la bonne année de Pascale Evrard, toujours aussi fortiche! Et cette bouée, elle tombe bien!
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Une carte aussi d’Hervé Bouliane
Cette année, j’ai pas eu le temps d’envoyer des vœux, voilà qui doit être réparé (les vœux en retard, c’est du rab bon à prendre!)
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• & pendant ce temps-là, Corinne a fait de la com’ pour l’expo!
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et Julie, merci les filles!!
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Lendemain vendredi. La capsule du yaourt me prévient de la date prochaine de ma présence à Tulle.
20190201_092559 (2)Je suis ici peu de temps, et je dois me réparer vite fait de ma loquitude! L’acupuncteur ne peut pas me donner un rdv avant que je reparte, aussi j’appelle Anna au secours pour une (petite) séance d’ostéo. Ce sera mardi matin, le jour du printemps chinois, quand l’énergie repart, ça tombe bien!
voilà la suite du programme :
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• En réapparaissant hors de ma grotte d’hibernation, je pense à demander à Carine d’envoyer le catalogue de Jean-François Bourlard, qu’elle a exposé à Saint-Gratien, à Jeanne à Limoges. Si jamais ils ne le connaissent pas, son RAKU PUNK devrait faire du bien aux étudiants de l’école d’art!
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évidemment, son huître perlière me fait rêver, même si sa réalisation doit être un peu violente!
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En en parlant avec Violaine, elle le connaît bien. J’espère que nous pourrons organiser une session de rencontre dans son jardin, car la céramique ou le verre punk m’interessent même si j’ai la trouille du feu (mais être habillé en scaphandrier…)
« Le Raku s’est développé au japon au XVIème siècle en lien avec le Zen et la cérémonie du thé.
Le «Raku Punk» est une technique de cuisson que j’ai mise au point sur les marchés de potier. Ma volonté était de pousser la logique expérimentale le plus loin possible sans souci de la casse, de l’esthétisme, du transport, de la vente, de la durée dans le temps des pièces produites.
 »
• & justement, la newsletter de l’ENSA Limoges avec ces nouvelles du temps capricieux
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• Mais je rate le coup de téléphone de Pascale, de PEC
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Ben oui, on va travailler! la description des participants donne encore plus envie de les rencontrer!!!
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En pensant depuis mon lit à la manif contre les logements pourris (ou pas de logements..) pour que ça bouge, et arrêter le laisser pourrir, et qu’on en parle plus (+!)
L’année dernière, il y avait ça :
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Mais toujours ces tentes si près de l’autoroute, vues depuis la bagnole au chaud, quand j’ai été chez Christine en sortant du train…
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je voulais aller au Frac, voir l’expo de Rodolphe Huguet, car je risque de ne pas être rentrée ou tout juste quand elle se termine, mais impossible de me forcer à sortir…
« Invité au Frac en 2017 dans le cadre d’une résidence croisée avec le Frac Franche-Comté, il entame à Marseille un travail avec la tuilerie Monier et réalise un ensemble colossal d’œuvres dont l’élément central est la tuile. Après avoir arpenté inlassablement la tuilerie, Rodolphe Huguet s’est adapté à ses règles de fonctionnement, a échangé avec les ouvriers, a testé et apprivoisé chacune des contraintes techniques.
C’est la tuile elle-même, dans ses différentes étapes de fabrication, qui est devenue l’élément central des œuvres réalisées à Marseille. Rodolphe Huguet s’est appuyé sur les fonctions premières de cet objet façonné depuis des siècles : l’abri, la protection, la sécurité. Travaillant notamment autour des phénomènes de migrations depuis des années, il transforme et façonne chaque tuile en sculpture, sans jamais vraiment s’éloigner des situations de vie qu’endurent les migrants.
L’exposition au plateau expérimental sera augmentée d’une installation sur la terrasse en cœur d’îlot. »
(je ne supporte pas cette terrasse qui donne directement sur les fenêtres des habitations et habitants en face (pas riches, bien sûr), et encore moins quand je ne suis pas en forme!)
Capture d’écran 2019-02-03 à 21.47.25 Capture d’écran 2019-02-03 à 21.47.47Capture d’écran 2019-02-03 à 21.48.17
et puis élucider ça, qui me semble nouveau. Le Frac se met au petit commerce? les bénef sont partagés comment avec l’artiste (& la tuilerie Monier?)? (et les migrants, ah ah, je plaisante..!)
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• faudrait aussi que je réponde à Serge, qui m’avait envoyé un mail de bonne année quand j’avais la tête dans le chalumeau :
Bonjour Fabienne
Je te souhaite mes meilleurs voeux en cette nouvelle année : des bons caractères et des lettres heureuses.
Une fois par an je m’essaye à la poésie sans prétention pour fêter entre amis le réveillon sur un thème choisi. Tu auras deviné cette année ce choix…
voilà le résultat 2018-2019 !

L’aventurier des mots
Je suis l’aventurier des mots qui monte sur une échelle pour voir plus beau
Je suis l’aventurier des mots qui tombe le nez dans son écuelle quand il en sait trop
Je suis l’aventurier des mots qui crache au dessus de vos têtes en mode stéréo
Je suis l’aventurier des mots qui déborde du fleuve en cru de ses larmes & maux
Je suis l’aventurier des mots qui jette l’encre dans le coeur des paquebots
Je suis l’aventurier des mots qui taille la route au fil des morts et des oripeaux
Je suis l’aventurier des mots qui cherche fortune tout au long de son cash flow
Je suis l’aventurier des mots qui brûle son âme dans l’enfer de la raison mur
Je suis l’aventurier des mots qui caresse les pierres pour en extraire l’or dur
Je suis l’aventurier des mots qui aime se perdre dans l’entrelacs des chimères !
Je suis l’aventurier des mots qui pique la tête la première dans les étoiles de mer
Je suis l’aventurier des mots qui touche le fond quand il est en forme d’eau !
Je suis l’aventurier des mots qui sème le vent au semelle de ses sabots
Je suis l’aventurier des mots qui traîne sa chienne de vie de port en dépôt
Je suis l’aventurier des mots qui mène le bal au doux son des murmures
Je suis l’aventurier des mots qui marche de travers en trou vert vers l’azur
Je suis l’aventurier des mots qui se berce les nuits de lune des chants oubliés des oiseaux
Je suis l’aventurier des mots qui rote, qui ris, qui pris, qui pète et qui tempête le verbe ô !

ça se chante ou se dit version rap?
Ça me fait penser à Pascale et à ses « élèves » qui vont venir au Lien/lieu, dont ce jeune homme allergique à l’écriture et aux mots… Va falloir trouver quelque chose!
IMG_4451Comme dans le film de Hu Bo : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile…

La destination importe moins que le déplacement.

Les pas dans la neige.

Et l’écriture chinoise de la photo de Manée

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VISITE d’exposition

2 février 2019

comme si vous y étiez : suivez le guide
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(ça fait bizarre de voir son nom écrit aussi gros!)

• VUES D’ENSEMBLE
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• RIDEAU DE VERRE
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(photo Laurent Grumbach, pas fastoche de photographier ce rideau de verre avec cette lumière d’expo)

DE PORCELAINE
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DE FIL DE FER
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• LES HORLOGES à mettre à son heure
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• LES AQUARIUMS

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L’ESPACE DES MOTS

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PENSEES FLOTTANTES

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LES MOTS TOURNENT AUTOUR DE LA TERRE

• PORCELAINE GRES ET VERRE sur la grande table
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• EXTRAITS de la ribambelle
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• AU DETOUR D’UN POTEAU
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• UNE ESTAMPE POUR SAINT-GRATIEN
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vernissage

2 février 2019

dernier coups d’œil de Carine, avant le vernissage
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encouragements de Kristel
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et briefing pour éviter la casse
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fléchage dehors sous la pluie
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pas de photos de ça, mais grande émotion de voir les ami.e.s venues de loin ou de Paris-banlieue
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Marianne d’Arles, d’abord, même si je savais qu’elle profitait d’être à Paris pour venir
Jeanne et Manée, venues de Limoges et Tulle, côte à côte comme une apparition souriante et malicieuse, je devais avoir les yeux comme des soucoupes, avant qu’ils ne s’emplissent de larmes, état border larmes avec la grande fatigue !
Corinne et Bruno, qui ne m’avaient pas du tout dit qu’ils venaient
Puis Maria de Rouen, qui rentre juste d’Inde, et qui débarque avec Virginie et Martial, puis Xavier
& bien sûr Christine, avec sa lettre en porcelaine exposée
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Violaine n’est pas là, elle m’a envoyé un message juste avant, et un paquet me dira-t-elle après (pas arrivé), mais elle est bien présente puisque je porte une de ses bagues en grèsportrait
(reportage de Corinne !)
et un message de Jean-Pierre
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& le soir un mail de Thepenier
aujourd’hui j’ai enfin pu acheter ton dernier livre à l’Hydre car je suis à Marseille
je ne l’ai pas encore lu, mais ce soir oui ! Je l’ouvrirai en espérant y trouver des paquets de joie non imaginées encore…
& je crois bien que c’est ce soir ? Le vernissage de ton expo à Saint Gratien alors je t’imagine une coupe de champagne à la main et je t’espère heureuse !
De mon côté, ce qui me remplie de joie aussi c’est d’aller très bientôt, rejoindre Till en Camargue,  pour l’initier à sa demande lui et ses potes maraichers à la vannerie ! Mais aussi plein de toutes petites choses qui bougent autour de Bichard (toujours)
je te raconterai à l’occasion ! Il me tarde de te voir ici ou là (toujours)
& je t’embrasse fort
Christine

Le lendemain un petit mot de Thomas.
Toutes ces présences et attention me touchent fort,

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après tant de boulot et arrivée à un état d’épuisement, ne pas être seule au monde quand on n’a plus d’énergie, soutenue dans cette étape de vie et de travail, forte émotion

Puis ouverture et petit tour de l’expo avec le maire, avant le discours et le buffet. Il reconnaît que cette photo a été prise dans le golfe du Morbihan, où il fait de la voile!
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(ça m’étonne toujours qu’on puisse situer ce genre de photo!)
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en fin de vernissage, les trainards sont les ami.e.s, et Corinne continue son reportage
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Ploum ploum tralala…
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– Quel est le point de départ de cette exposition prévue au sein de l’Espace Jacques Villeglé ?
Carine Roma connaissait mon travail, entre autre parce que j’ai participé à une résidence d’ « inventaire(s) » en 2014, en binôme avec Christine Morel. Déjà, je travaillais l’illustration avec des mots car je suis aussi auteure (nous avons entre autre travaillé sur la « mémoire » de la ville à travers des phrases prononcées par les habitants).
Elle a vu une exposition rétrospective de mon travail début 2017 à Toulouse (où plusieurs pièces réalisées pour « inventaire(s) » étaient exposées) et m’a  proposé cette idée de « mots suspendus ». Donc dès le départ, il y a les mots dans l’espace Villeglé.
Les mots suspendus, c’est aussi l’espace de la poésie qui s’ouvre à partir d’un texte.
– Vous créez des oeuvres pour le lieu et pour cette exposition spécifiquement ?
Oui, une exposition dans un tel espace donne envie de faire des choses spécifiques. Et une exposition est une belle occasion de faire de nouvelles pièces. Il ne s’agit pas d’arriver là et juste d’accrocher ce qu’on a « en réserve » dans son atelier. Ce serait dommage pour cet espace d’exposition qui est exceptionnel, et une occasion ratée de se surprendre soi-même, de découvrir de nouvelles pistes de travail.
Vu la configuration du lieu, j’avais envie de travailler le verre, parler de l’espace dans lequel nous vivons avec un matériau transparent. Donc il y aura entre autre des éléments en verre, créés spécialement pour être exposés là.
De même, nous avons réfléchi avec Carine Roma et Kristel Maliges à comment montrer les différentes œuvres dans le lieu, pour que les idées circulent de l’une à l’autre, comment les spectateurs peuvent déambuler dans l’exposition et appréhender l’espace des œuvres et l’espace du lieu, qui est un peu modulable. Une exposition est aussi un travail collectif auquel on ne pense pas quand tout est en place et qu’on est heureux de la visiter.
– Quel est le dénominateur commun des oeuvres montrées ?
Les mots, le texte, la poésie. Des mots simples qui nous parlent quotidiennement, qui enrobent les objets, ou des pensées qui nous traversent, en regardant quelque chose, une forme, une lumière, ou la vie comme elle va.
Remettre de la poésie dans l’espace public où elle disparait de plus en plus au profit de la communication. Je voudrais qu’on retrouve la beauté des mots qui ne sont pas là pour vendre un objet, une idée ou une idéologie. Des mots et des idées à partager pour nous rendre la vie meilleure, pour nous sentir vivant à l’intérieur, pour avoir les idées qui gigotent..!
Un lieu d’exposition est un espace privilégié, où les gens sont plus attentifs, viennent voir de nouvelles choses, une autre façon de penser et voir le monde, appréhender l’espace. Ils sont prêts à être surpris, dérangés, émus, à penser, à réfléchir, à voir autrement ou à travers un autre regard. C’est une ouverture et un partage. Déplacer le point de vue, je crois que c’est une des fonctions de l’art, encore plus nécessaire aujourd’hui.
Une exposition est un monde parallèle, qui a priori peut nous sembler étranger, mais où chacun peut trouver sa place à travers sa façon de l’aborder. Découvrir de nouvelles choses qui nous permettent de penser autrement, qui nous font découvrir d’autres idées, d’autres émotions. Je crois que c’est une exigence importante, d’autant qu les scolaires visitent le centre d’art,
– Qui est Fabienne Yvert ?
Artiste plasticienne et auteure, qui travaille les mots sur des supports variés, en dessin, typographie, en porcelaine, en verre… ou dans des livres qu’on peut trouver en librairie. C’est l’espace des mots qui m’intéressent, avec la poésie et la politique que cela comporte. Des phrases personnelles qui parlent à tout le monde, c’est ce que j’essaie de faire.
Poursuivre inlassablement un travail inclassable entre poésie et arts plastiques.

pour le mot de la fin, la phrase préférée de Jeanne :
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si tu crois que c’est du tout cuit…


accrochage

2 février 2019

lundi matin, on attaque! 3 jours de montage à 5, avec Carine Roma, la commissaire d’expo, Kristel Maliges, son assistante, Fred et Bruno, les techniciens, (+ Serge qui est venu faire une petite modif sur la magnifique table qu’il a construite).
1ère opération, décider de l’emplacement exact des 3 rideaux, de verre, de porcelaine et de fil de fer, et comment les suspendre. Il nous faudra une journée entière pour monter en 2 équipes les 2 rideaux de verre et porcelaine, en restant concentrés et en mesurant nos gestes…
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Avec la trouille de casser un élément en l’accrochant, de bien tenir les ficelles en montant peu à peu la barre de suspension au fur et à mesure de la construction des lignes…20190202_184046_resized
Pour moi aussi, c’était une 1ère, puisque j’avais réalisé les éléments sans jamais les voir accrochés séparément ou ensemble…DSC02809DSC02808
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L’éclairer était aussi une affaire compliquée
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j’ai demandé une lumière à éclairer les ombres…
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ensuite, autre gros morceaux, le mur d’élecriture, en reprenant/adaptant des phrases déjà faites ou des nouvelles pour faire les liaisons…
Cette fois, il est accroché en hauteur, nous n’avons pas à nous préoccuper des normes de sécurité visiteurs, mais il me faut passer une journée sur l’escabeau et à monter/descendre
(après la journée accroupie pour le rideau de porcelaine et les courbatures qui vont avec, c’est sportif d’accrocher une expo!)
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je demande à Carine et à Kristel de me faire une phrase chacune, tant qu’à faire de bosser ensemble !

Là encore, concentration pour pas me planter dans mes branchements aux réseaux un poil alambiqués…
Je préfère faire ça tranquillement, seule dans la grande salle jusqu’à 22h30 le mardi soir. (Le mercredi, Fred était tout confiant, moi j’avais la trouille avant le verdict du branchement! )
& en sortant dans la nuit direction l’hôtel (et sa baignoire pour se détendre de la dure journée), il neigeait! Surprise de voir l’affiche en grand éclairée sur mon itinéraire !
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& voici les gars accrochant les photos, pendant qu’on s’occupe de la table…
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On a fini le mercredi aprem pour le vernissage le soir, pas le temps de s’occuper de com’ et de mailing, mais Carine a posté quelques images sur son Instagram « les lunettes rouges »
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prépa du dimanche

2 février 2019

rattrapons le silence !
• Dimanche dernier, avant d’attaquer le montage de l’expo le lundi, train Marseille/Paris, avec des devoirs : terminer le dossier d’une candidature à envoyer le soir même par mail pour une résidence d’écriture à Ouessant…! Cela fait partie des résidences d’écriture qui me font rêver… J’ai demandé à Corinne de corriger les fautes et de me dire si c’était compréhensible.
Allez, voilà, je la partage d’autant plus que je pense avoir peu de chance d’intéresser le jury (il faut avoir un rapport avec l’insularité, dans ses écrits ou habitat)  :
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Inch Allah..!
ça me fait penser au tube de harissa, (que j’ai retrouvé au retour en train dans le livre de Paul Cox!)
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j’ai fini mon devoir en fin d’après-midi, pendant que Christine Patry-Morel bossait sur photoshop pour son expo sur les femmes de marins de l’île d’Arz, qui doit accompagner le documentaire Femme de marin, qu’elle a réalisé avec Jean Loiseau et Valentin Morel, où elle a repris l’imagerie des faïences de Quimper en animation, pour les différents « chapîtres » :
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et alors on a profité d’une petite éclaircie dans le ciel parisien, avec bien visiblement les arbres qui balaient les nuages devant chez Corinne :
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• et pendant que la pâte à crêpes reposait un peu (faut bien se donner du courage!), on a regardé une sélection de films d’animation, dont ces 2 là formidables :
AU COEUR DES OMBRES
Capture d’écran 2019-02-02 à 11.06.16Réalisé par Alice Eça Guimarães et Mónica Santos (PRODUCTIONS VIVEMENT LUNDI !), entre le polar des années 50, le fantastique et le surréalisme symbolique de Magritte, Breton et Dali.

LA MORT, PÈRE & FILS Réalisé par Denis Walgenwtiz et Winshluss (JE SUIS BIEN CONTENT) (rien que le nom des boîtes de prod, c’est bien!!)
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Le fils de la Mort ne veut pas reprendre l’affaire familiale.
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Il a le rêve secret de devenir ange gardien,
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(admirez le papier peint ! même la mort a besoin de lunettes pour lire…)
ce qui va l’amener à déclencher une série de catastrophes. Son père devra alors le sortir de ce mauvais pas.
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Pour finir le film et ce travail colossal, les réalisateurs ont fait appel à kisskissbankbank…

• et puis, un joli mail de Manée :
IMG_4459Hello Fabienne, elle est magnifique la table coudée ! Je pense souvent à toi tous ces jours, tu as déjà commencé l’installation de l’exposition ou bien seulement à partir de lundi ? Ici neige et froid froid. Hier en allant faire un tour dans la châtaigneraie j’ai rencontré de drôles d’animaux, un oiseau à cornes et un hérisson châtaigne et vu une peinture japonaise et même un petit coin de ciel bleu. Un PPPQ…
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la peinture chinoise devenant visage au quart de tour…
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pour se préparer à la neige qui allait tomber le mardi soir…
• et puis, pour moins de mort et de chûte, répondre à un mail de Valérie Manteau et signer l’appel qui sera publié dans le monde quelques jours après, en se demandant ce que va nous réserver l’après-Gaudin…
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Une chanson pour terminer avec plus de niaque :
Nous sommes tous des enfants de Marseille


au courrier

26 janvier 2019

Au courrier aujourd’hui, des surprises !
• On commence par la bonne :
Le journal Brin de Paroles n°3, de l’association Paroles Expressions, à Toulouse.
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J’étais pas au courant…
Du coup le texte explicatif est plutôt approximatif quand à la réalité, mais bon, le partage est important… & comme quoi les photos qu’on partage sont bien regardées !
Pas que des bonnes nouvelles pourtant, puisque la bêtise a encore frappée :
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• et une mauvaise :
j’ai reçu une lettre déjà ouverte bien proprement au cutter sur 2 côtés, avec le chèque qu’elle contenait qui a disparu (mais pas les papiers, dont le relevé des ventes, y’en avait pour du pognon!)
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Du coup j’ai fait une réclamation à la poste, bien que je doute que ça les pousse à faire des CDI et des meilleures conditions de travail…
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J’espère au moins que ça donnera envie au voleur(se) d’aller faire un tour chez N’a qu’1 œil, à Bordeaux, pour voir tout ce qu’ils présentent !!
& vu sur le fb de n’a qu’1 œil, cette photo vraiment très belle
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aperçu d’espaces

26 janvier 2019

Carine Roma, la curatrice comme on dit maintenant (ça fait un peu travail d’égoûtier….) du centre d’art de St Gratien, et Kristel Maliges, son assistante, avec qui nous avons concocté ce dispositif, viennent de m’envoyer la photo de « The » table de 15 m de long… (c’est pourquoi j’avais de quoi flipper)

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Ayant déjà eu plusieurs histoires de tables avec Jean-Pierre Larroche (grand constructeur à Saint-Pardoux!), et vu qu’il habite à l’autre bout de la ligne de RER qui mène à St Gratien (ça doit bien faire 2h 1/2 de transport…), je lui ai envoyé les photos de la choses…
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Carine m’a aussi prévenue que le mardi en fin d’aprem, elle ne pourrait pas rester pour l’accrochage, car elle a un rdv avec Jean-Jacques Lebel. Le nom me disait quelque chose, mais je ne savais pas exactement quel était son boulot aujourd’hui, donc j’ai été faire un tour à la pêche sur internet.
J’en ai surtout retenu ce happening (19 novembre 1966), pour le festival Sigma, à Bordeaux, cette file en écho avec la longue table, et les sacs..!
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Toujours Sigma :
bonheur
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& Ben…
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Ça me fait penser que j’ai collé ça dans mon carnet, dont on voit la page dans le journal de PEC, mais on n’en voit pas les détails et on doit se demander ce que c’est ! Capture d’écran 2017-11-20 à 12.33.32
Une page de catalogue de vente aux enchères, un peu moins de 50 ans après…
Cette impression et messages sur papiers peints de salon ou de chambre de Mr et Mme Tout-le-monde me réjouit! Grande simplicité et efficacité et irrévérence d’une estampe à accrocher au mur comme décoration !
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& puis, en pensant à l’écriture sur bâtiment (et à celui du Secours populaire à Tulle, dont la livraison tarde, et pour lequel Aysé souhaitait un habillage qui marque…), à Blois, les bâtiments de l’école d’art et de la Fondation du doute, avec la grande cour du Mur des mots réalisé par Ben, en 1995, et poursuivit en 2013, mur constitué de 300 plaques émaillées, rétrospective des célèbres tableaux-écritures de l’artiste.Capture d’écran 2019-01-26 à 10.48.20flyer-Mur-des-mots-de-BenCapture d’écran 2019-01-26 à 10.27.41
Est-ce que ce genre de message ne serait pas plus adapté pour un affichage en grand sur des bâtiments administratifs ?
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Pour finir dans l’admiration et dans l’espace, une sérigraphie de Blexbolex, dont il y a une expo qui se termine bientôt dans les locaux de Fotokino, à Marseille
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& pendant quelques jours, ce sera le silence des mots suspendus sur le blog, jusqu’à février !
fabienne rouge @


ça chôme pas

23 janvier 2019

En ce moment, la lune est là le matin
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IMG_20190123_102316221_HDRPar la fenêtre de PEC, comment dire, ça fait quand même moins rêver (je demandais à Gaëlle s’il y avait de la neige)…
Mais la chaleur est dedans, grande tablée pour les envois du journal et des infos pour le 9 février
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Dans ce journal, il y a un topo sur le Lien/lieu, et comme j’étais (beaucoup) trop occupée ailleurs, Manée et Gaëlle s’y sont collées à ma place…
« Je suis plongée dans ton blog depuis hier pour récupérer des passages et bricoler une page centrale pour le journal de février. C’est un vrai plaisir de te lire, c’est un peu comme si tu étais là, même quand tu es ailleurs! Et j’ai l’impression de faire ta connaissance par ordinateur interposé, étrange… D’ailleurs on a repris ta phrase du « blog qui sert aussi de lien, quand il n’y a pas de lieu… ». En cliquant sur janvier, je viens de voir ton texte sur nos « problèmes de police ». Et c’est mon deuxième GRAND merci : je rigole toute seule depuis 5 bonnes minutes et ça va me faire ma journée! »
Du collage justement, des extraits de blog, qui j’espère donneront envie aux gens de participer à cette aventure et de venir lorgner par ici de temps en temps ! (je n’ai pas trouvé comment faire ni si c’était possible pour/de s’abonner au blog)…
J’aime bien cette photo, ça me permet de voir un peu les nouveaux bureaux (et par la fenêtre) avant d’y aller! & l’affiche de vœux sur le tableau, ça me rend contente!
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Les grandes tables de pliage… je connais bien le principe! Mais ça m’impressionne de voir cet étalage de pages avec nos petites affaires!!
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& comme c’est mercredi, Gaëlle a trouvé 2 jeunes stagiaires bricoleurs..!
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•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
& pendant ce temps là… :
moi aussi je fais du travail manuel…
fin d’emballage des céramiques/verre, des petits emboitages en carton pour les tenir prisonnières, du bulle et du scotch pour ne pas que ça bouge dans les caisses…. Y’en a un peu partout dans la maison pas grande, pour pouvoir bouger quand même!
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extraits des PPPQ avec Corinne (ça va plus vite qu’une explication!) :
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& maintenant, les étagères sont vides!
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« Mercredi pendant ton vernissage, on sera à la salle Latreille pour une soirée de solidarité avec les migrants organisée pendant le festival « du bleu en hiver » par deux jeunes étudiantes en BTS horticole. Ça va être chouette!
Dommage, le festival sera fini quand tu reviendras. »
Ça me fait penser que j’avais relevé ça :
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& ce tableau me fait penser à une nouvelle nouvelle :
le compte de l’association Garantisanspigeon, — qui a entre autre produit le film de Christine Thepenier Les cahiers de Lavis sur Roger Bichard, dont les dessins ont été exposés au musée Sabourdy,  — qui même raplapla n’était pas nul, a été clôturé en lousdé par le crédit coopératif (un peu de contre-pub, bien cordialement, ça fait pas de mal..!), dixit madame Limousin (!)
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Un petit texte pour nous remettre de toutes ces saloperies, puisque nous ne sommes pas des chiffres :
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IMG_20190123_144110642& rdv pour nous retrouver à Tulle le 9 février :
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sur une planète

21 janvier 2019

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Quelques nouvelles nouvelles, en attendant la délivrance!
La date fatidique du début d’accrochage de l’expo (sans anicroches, I hope so) est même sur la capsule du yaourt…

Ça tourne pas tout à fait rond, mais y’a espoir!
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Avec les goélands qui me font sursauter à me marcher sur la tête
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Pourtant, faut que j’évite de sursauter, et les gestes brusques à l’emballage sont proscrits sous peine de réparation(s) ou d’adieu…
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Mais il y a des sujets qui redonnent de l’énergie et la motivation de mettre le réveil à 6h du mat,
comme l’éclipse de lune cette nuit, ou plutôt ce matin tôt.
& plus tard, c’était toujours aussi beau… avec un petit nuage qui décapite provisoirement la lune (et mon appareil photo qui rend les photos trop bleues)
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Les PPPQ avec Corinne le disent impec (justement!), surtout avec ces numéros, un beau 100ème
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On en revient à ces fondamentaux…
La tarte au citron meringuée, cette assiette de Picasso qui m’émeut tant, le temps qui nous tourne autour, l’horloge qui sera aussi dans l’expo, avec une nouvelle consœur…
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pour que ça tourne + rond
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Du Hublot d’Ivry, naviguons au PPPQ 98 avec Jean Rolin qui vient de sortir un nouveau livre chez POL
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avec cette (ces) photo envoyée par Corinne, qui fait écho avec une carte d’épiphanie de quelques années en arrière
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pour nous donner de l’appétit…
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Prométhée

18 janvier 2019

J’ai les neurones dans les chaussettes, envie de dormir jusqu’en 2043, et peux difficilement répondre aux demandes extérieures, la tête dans le guidon (ou le guidon dans la tête..). Vivement fin janvier.
& début février à Tulle!

Mais il y a des problèmes d’affichage des photos envoyées par Manée sur le blog, que je ne vois pas sur mon ordi… Je les avais importées d’une façon à gagner du temps, c’est raté, il a fallu recommencer ! Donc si vous voyez des anomalies, prévenez-moi, c’est mieux! (là j’ai fait exprès de renverser la réalité, hein !)
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Comme Manée  :
« Je viens de lire ton blog, je ne sais pas si tu as vu qu’il y’a des photos horizontales au lieu de verticales et celle de Dominique et Joris à l’envers mais bon peut être ce n’est pas très important …
Ce qui l’est plus : les croisements: je vois apparaître sur la revue 17 le nom de Laurent Albaraccin, tu sais c’est Laurent qui a créé la petite édition du Cadran ligné dont je t’ai apporté des exemplaires au lieu/ lien .
Autre croisement, je ne sais pas si nous avons une copie de Aïda Palestine, je vais vérifier mais je me souviens que nous étions au FID quand son film a été projeté et primé et nous étions heureux de voir ce jeune gars sur la scène et je suis allé parler avec lui.
Et je ne sais pas comment mais plus tard j’ai eu connaissance de son texte et de sa liste de matériel acheté à Leroy Merlin. Voilà c’est ça plutôt que de se lamenter inventer de fabuleux pieds de nez ! C’est jouïssif et ça donne de l’énergie. Et du sens.
Et l’esprit d’escalier : avec Gaëlle nous avions pensé à te demander un texte sur ta résidence ( son objet, ses débuts ) et des visuels pour le journal de février qu’elle doit mettre en page assez vite et puis comme nous ne voulions pas te bousculer nous avions pensé à la place prendre des extraits de ton blog mais bien sûr si tu peux envoyer qqchose c’est encore mieux. Tu vois pour des personnes qui disaient ne rien vouloir te demander en ce moment c’est pas mal ! « 
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Je n’ai pas la disponibilité de cervelle pour répondre quand faut réfléchir… Je retrouve cet édito d’un journal de PEC que j’avais copié. Voilà un programme que je pourrais afficher au Lieu/Lien…

ou au Lien/Lieu ; ce blog sert de lien quand il n’y a pas le lieu

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C’est plus facile de répondre à Gaëlle, et c’est une super occasion de jouer avec une grosse trame! D’autant que le bâtiment des nouveaux locaux est graphiquement très repérable dans la ville. (Aviez-vous prévu cet avantage?!)
quoi qu’il y ait des jours où l’informatique semble réticent à nous faciliter le travail, avec des problèmes de police (pas étonnant, la police a mauvais caractère, surtout en ce moment… et elle s’appelle Dirtyhouse)
Capture d’écran 2019-01-18 à 09.55.31Alors qu’un coup de tampon c’est fiable comme l’administration..!
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« Salut Fabienne,
J’espère que tu vas bien et que la préparation de ton expo se déroule comme tu le souhaites!
J’ai reçu ce matin au courrier tes affiches, merci encore!
J’ai eu Manée au téléphone et bon, qui ne tente rien, n’a rien… on s’est dit qu’on allait te faire une demande. Si tu as le temps de t’en occuper, ce sera un grand plaisir (visuel!) pour nous et sinon, c’est pas bien grave!
On souhaite envoyer une invitation en format A5 pour la journée d’inauguration des nouveaux locaux et la présentation du fond d’archives.
carton pecLa demande, ce serait d’avoir un visuel sympa sur le thème « A PEC, ça déménage! » (c’est le titre qu’on avait donné à la journée à défaut de trouver autre chose…d’ailleurs, si une autre formule te venait, on te laisse carte blanche!). J’avais pensé copier sur toi et bricoler qqchose en m’inspirant de tes tampons.
On se laisse jusqu’à lundi pour faire un envoi courrier avec le journal du mois de février, dis moi si tu penses que c’est possible pour toi ou non (encore une fois, ne t’y sens aucunement obligée!) Bises et à très vite, Gaëlle »
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je ne sais pas la version qui sera choisie, on a tou.te.s des contraintes de temps !
« C’est peccable ! ( c’est mon frère qui disait ça quand il était petit )
Depuis hier Orange a enfin installé la ligne et le premier document que nous avons imprimé sur le copieur ( ça s’arrose » ) c’est ton blog; c’est vraiment bien, je suis en train de repérer des passages pour le journal »

Alors, pour respirer un peu et prendre le temps, j’ai reçu hier la carte postale d’une fresque d’Ostia Antica envoyée par Corinne de Rome le 7 janvierCapture d’écran 2019-01-16 à 21.49.09
et faire ce blog me donne de l’air, même quand le temps est compté!

& le matin, ça laisse un peu le temps d’un chauffage minimal de l’atelier, alors que je mets le chauffage en route quand je me lève, et que je l’éteind quand je travaille (pour des histoires de prises et de ventilation avec le chalumeau..)
Prométhée enchaîné…
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