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mots invalides

17 juin 2018

Les grandes oreilles ont écouté les créations des détenus, destinées à être diffusées à l’intérieur (bibliothèque) et l’extérieur de la prison (bibliothèques, cave poésie suivant différents dispositifs..)
& l’autorité judiciaire a déclaré  2 phrases invalides parmi les 7 « morceaux » sonores.

VALIDER : Rendre ou déclarer valide, valable.
VALABLE : Qui remplit les conditions requises pour être accepté par une autorité. Qui remplit les conditions pour pouvoir être accepté, être pris en considération par une autorité judiciaire.
Qui a un fondement accepté et reconnu, qui est vraisemblable.
Qui a un effet, une valeur dans certains cas, pour certaines personnes.
Qui a des qualités, qui est digne d’être apprécié, estimé.

Le valable n’est pas le même pour tous… ( & la censure n’est pas forcément là où nous l’attendions ;  « tous sans exception veulent se faire la belle » dans Chronique d’un griot (le texte qui parle le + de la détention) n’a pas gêné les grandes oreilles, mais pas possible de parler fumette ou corde (au cou), entre autre…)
Comment faire pour que ces morceaux puissent être diffusés, (car si ils passent aux oubliettes la censure est encore plus importante) ? mettre des bip à la place (en admettant que ça soit accepté…)?  couper un seul mot dans les phrases qui défrisent les grandes oreilles pour que ça passe sans changer fondamentalement le sens de l’idée? Trouver d’autres mots presque semblables dans le stock d’enregistrements? ou des bruits de clés de surveillants?
Ludo et Manu, des Obliques, s’y attellent ou s’y attèlent…

à suivre…

bulle
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nuage carré pour pas tourner en rond

16 juin 2018

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• Un petit bilan de nos ateliers à Seysses, avant que de pouvoir partager ce que les détenus ont réalisé (faut attendre la « validation » de l’autorité pénitentiaire…)10 mots
• et pendant ce temps-là… :
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• et un « retour » qui résume bien la chose et le boulot à poursuivre (reste à trouver comment…) :
« Bonsoir Fabienne,
Je t’avais promis un retour de notre part….suite à ce beau spectacle que tu nous as offert à Toulouse. Je n’avais pas oublié mais un peu accaparée par des tas de choses à faire en cette fin d’année scolaire.
Voilà les différents retours des unes et des autres:
On a aimé le dispositif, les textes lus ou à lire en regard avec la gestuelle. L’originalité du propos et les idées défendues.
La traductrice est géniale, on a toutes été subjuguées par sa gestuelle et sa présence physique.
Nos remarques:
il faudrait moduler davantage ta voix.
trop d’informations et parfois trop de chiffres (vers la fin)
les informations scientifiques et les recherches faites sur le sujet sont tellement denses que l’on est frustré de ne retenir que quelques bribes. On a été impressionnées de toutes les recherches que tu as du faire.
on aurait aimé comprendre davantage le principe de la traduction en langue des signes, peut-on tout traduire? Comment la palette des émotions est- elle traduite?
on a pas le temps parfois de lire le texte du milieu; ce n’est certes pas facile de donner autant de place aux « 3 tableaux ». Jouer davanatge avec les éclairages?
on aimerait que tu accentues le côté surréaliste, décalé, humoristique et poétique.
Il semble que tu en fais un acte militant et revendicatif vers la fin, il faudrait marquer une rupture ou un changemen si c’est le cas.
pourquoi ne pas faire participer le public? A la fin ou pendant la spectacle? Sous quelle forme?
(Ce ne sont que des réactions qui n’appartiennent qu’à nous).
Je te souhaite une belle suite dans toutes tes démarches créatives et je n’hésiterai pas à aller faire un tour de temps à autre sur ton site qui est très chouette!
Des bises, Anne »

• et du courrier de St Orens, avec un peu de brosse à reluire, ça fait pas de mal de temps en temps

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• et un petit travail en cours (1ère étape) pour se faire une nouvelle police-à-affiche-numérique, avec le Modulographe acheté dans une chouette librairie d’Angers, du temps de la résidence chez Gracq…
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Ce Modulographe, c’est une idée extra, et y’en a un autre qui vient de sortir, aux éditions PPAF.
(Ils étaient au marché de la poésie, c’est con que notre candidature soit passée aux oubliettes, c’était l’occase de se rencontrer!)
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• et à Emmaüs, un bricolage improbable (…le genre de truc qui me navre!!) (un imprimeur alcoolique à la retraite?)
Bon, ça m’a pris beaucoup de temps pour tout démonter proprement, et maintenant, il va falloir remettre tous ces caractères en état de service, si possible…)

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mercredi à paris

3 juin 2018

Si vous êtes à Paris, une soirée à la maison de la poésie
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Synchro avec le marché de la poésie, place St Sulpice, du mercredi 6 au dimanche 10 juin, où on devait avoir un stand avec N’a qu’1 œil, et puis, ils nous ont oubliées parce qu’on ne les avait pas harcelés… bon ben tant pis…
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(ou tant mieux, vu que rentrer le dimanche soir pour repartir le mercredi à l’aube, y’en a marre de ce genre de sport !)

 

Du coup, on s’était speedé pour faire un nouveau tourniquet pour ce début juin… vous le verrez tout bientôt!


envoyer balader les mots

3 juin 2018

Samedi 2 juin, atelier à la médiathèque de St Orens.
Ce matin, nous étions 7 pour faire connaissance, chercher des mots dans l’emploi du temps de nos vies, nos têtes, des livres ouverts au hasard dans tous les rayons de la bibliothèque.
Puis, chercher les formules à mettre à sac, pour aller les photographier dans l’après-midi non loin de la médiathèque.
Résultats immédiats, et à suivre…
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variable

1 juin 2018

Depuis que je viens à Toulouse, je n’ai jamais été à la fondation Bemberg à Hôtel d’Assézat. C’était l’occasion cet après-midi.
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La découverte de quelques merveilles.
Venus et Cupidon (1531) de Cranach l’ancien
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& puis des peintures impressionnistes et fauves
La liberté de Berthe Morisot, avec ses Femmes au jardin de 1882
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Et puis, et puis, une salle entière de Bonnard… dont des peintures jamais vues, comme cette petite (21 X 22,7 cm) La femme au restaurant
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retrouver avec joie ses cadrages et mises en plans
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avec lui qui nous regarde en se lorgnant
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et bientôt retrouver la mer, possible et impossible carte postale, avec toujours cette question : comment capturer l’espace
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Auparavant dans mon séjour, mercredi, seul jour « de vacances » dans ces 15 jours ici, petit tour au musée du verre de Carmaux
Avec ces verres gallo-romains
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des belles reconstitutions à partir de tessons
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dans de minuscules vitrines comme de petits aquariums temporels
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& chez Violaine, à Albi, dans la revue de la céramique et du verre, la découverte de Suzanne Alberg (en attendant la formation de verre filé que j’espère faire en septembre!)
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et les carreaux de Claudie pour sa maison dans les bois
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avec un collier en nouilles de porcelaine qui dansent, que maintenant j’ai autour du cou, faut bien ça..!!
20180530_151344 (1)& ce mail de Geoffrey, du Tripode, trouvé hier soir en rentrant de St Orens, (après une rencontre vraiment sympathique et encourageante, animée par Brice Torrecillas) :
Bonjour Fabienne,
Une pensée en citation (interview d’Arthur Cahn pour Diacritik) :
« Enfin dernièrement, j’ai eu un coup de cœur pour un livre, Papa part, Maman ment, Mémé meurt de Fabienne Yvert. Un livre incantatoire. J’aime cette langue des fous, des sorcières, des enivrés de l’écriture qui malaxent les mots comme une matière. »

Travaillons la matière, mots, terre, verre, espace, peinture, temps, vie…

Comme Christine Petit, toute récente lauréate du prix Kavli, décerné par L’Académie des sciences et des lettres de Norvège, qui a fait avancer la compréhension des mécanismes moléculaires et neuronaux de l’audition
(depuis FAIS-MOI SIGNE.., ces explications ne sont plus du chinois!) :
« les trois lauréats ont utilisé des approches complémentaires pour éclairer les mécanismes par lesquels les cellules ciliées dans l’oreille interne transforment le son en signaux électriques pouvant être déchiffrés par le cerveau ». Ils ont également « révélé les mécanismes génétiques et moléculaires expliquant la perte de l’audition ».
Où cela va conduire?


après le beau temps, la pluie

31 mai 2018

20180605_08151920180525_113154Cette semaine, fait pas très beau. Des nuages, des orages.
& les ateliers d’écriture en prison, qui s’accordent avec le temps.

Avec les transport en commun, mardi, départ métro midi et retour 6h pour un atelier qui dure 2h…
Un détenu plus âgé, l’ancêtre (il a un an de moins que moi!), se souvient avoir été en prison à St Michel, la prison maintenant fermée qui était encore « en ville » et pas au trou du cul du monde au fin fond de la zone industrielle et commerciale de Seysses.
20180525_121248Le bus 58  fait des circonvolutions pour y arriver, et parfois, il ne va pas jusqu’au bout, alors il faut continuer à pied. L’occasion de passer à Seysses devant la fontaine d’un ancien lavoir, où il est interdit de laver son linge…
Quand on a du bol, suivant les horaires, le terminus retour du bus est directement devant la prison.
En attendant qu’il démarre, on pense à ceux qu’on a laissés dedans et qui l’ont un peu oubliée 2h durant…
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Ou en voyant certaine passagère pachydermique occuper 2 places avec son sac, sans se soucier du monde entassé, penser au détenu qui ne pouvant supporter ce genre de manque de savoir vivre, intervient violemment pour dégager le terrain… (et qui donc préfère s’abstenir de prendre les transports en commun…)

En sortant du métro, j’ai été dire bonjour à Fabrice, à Terra Nova. L’occasion d’apprécier la vitrine avec cette affiche qui maintenant est épuisée (moi aussi!)
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& j’ai changé de crèmerie rbnb… Le nouveau studio est plus en accord avec le temps et son emploi ; sans oublier la porte coulissante grillagée avec code dans la rue, mais ici pas besoin de présenter sa pièce d’identité…
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Pas comme à la banque… J’ai oublié mon code de CB, ou plutôt j’en ai fait 3 fois un faux, à la poste ce matin, pour m’envoyer un petit carton de livres (les livres pour les ateliers en prison de cette session et du mois dernier, sinon ma valise serait intransportable)… Adieu Berthe! Plus de CB pendant plusieurs semaines.
C’est la tête en purée, ou de se dire qu’on travaille et qu’on est ruinée, qu’il faut même payer pour travailler..?!
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Heureusement, il y a quelques éclaircies!
Un bout de carrelages, devant une entrée, en passant dans la rue…
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Dimanche dernier, un petit tour aux Abattoirs voir l’expo Chillida…

 

(Notre affiche, même moche, se repérait bien sur le mur près des vestiaires!)

 

Encore une fois, les petites maquettes me plaisent  et me touchent plus que les grandes sculptures…
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Et une belle pièce en feutre, découpée et peinte à l’encre
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et une lettre (2 feuilles de papier) en apesanteur de l’expo Gravité zéro
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Je suis en train de lire La Langue chienne d’Hervé Prudon. Quelle écriture formidable! (mais c’est archi glauque!) peut-être que ça plombe aussi un brin..!
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Pour finir bien, une peinture d’oreille envoyée par Jean-Pierre, pour me dire que les photos du spectacle donnaient envie d’y assister!
oreille interne& ce soir, une rencontre à la médiathèque de Saint-Orens !
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on s’est bien entendu

27 mai 2018

FAITES MOI SIGNE, ON S’ENTEND BIEN
& voilà, notre petite aventure à la Cave Poésie, c’est fini.
Doublement : ça clôt la résidence démarrée en septembre 2016, & la découverte de la LSF lors de la lecture de Le Rouge et le rouge, de Luc Soriano (accompagné de Marc Maffiolo au saxophone) en décembre 2016. Marc était là hier soir.
20180527_105532Depuis, Luc est mort. On peut mourir vite. Virginie Cassagne m’a demandé, mercredi soir après le spectacle, de lire Ça plairait pas à ma mère, et d’en tirer 3-4 phrases pour faire des affiches en sérigraphie qui seront exposées à Pau à l’automne, en hommage à Luc.

Cette semaine aussi, Yann m’a dit une chose terrifiantement drôle, jaillie spontanément, après l’incinération d’un ami : J’ai mis mon pote au feu. je ne sais pas si ça aurait plû à Luc Soriano, mais j’espère que oui!
& puis aujourd’hui, c’est la fête des mères, alors, ce titre de livre est parfait!

Justement hier soir, une fille et sa mère sont venues voir le spectacle, c’était un cadeau de fête des mères..!! (je me sentais responsable..!)
& ouf, elles étaient absolument ravies en partant.
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Hier soir, nous n’avons eu que des compliments (ou alors, les autres se sont tu — encore un verbe avec lequel on pourrait jouer, entre taire, tuer et traitre!)
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Cécile m’a confirmé ce que je crois :  il faut poursuivre et pousser plus loin cette découverte et aventure..!
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La prochaine étape serait de travailler avec un(e) sourd(e) (et un traducteur!) pour cette fois faire l’inverse :
partir de la LSF, de ses jeux de signes, structure, etc, pour adapter-bricoler un texte-jeu sur la langue française.
Partenaires, pognon , et temps à trouver….
Une bonne fée…?
Comme pour le loto, il faut déjà jouer ; c’est fait…
& penser aux probabilités..!

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Voici quelques photos de Janick, avec antennes, s’interrogeant devant le téléphone de Mr Bell :
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ou rasant l’écran avec son rasoir :
« Il y a un autre langage secret au sein du sérail, le salam, pratiqué par les femmes, qui n’ont pas le droit d’adresser la parole à quiconque sauf au Sultan.
DSC02278Le salam est structuré comme un langage poétique à partir du turc ; l’équivalent en français pourrait être : envoyer un rasoir pour dire « venez discrètement, c-à-d en rasant les murs (et non pas vous êtes rasoir). »

 

D’autres scènes, avec ensemble patates, pavillons, éditions Corti, manœuvre de Valsalva, DSC02306
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& une photo du roi Midas qui me plait bien :
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18ème, siècle des lumières, en atteste la photo…
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DSC02324(En 1843) Victor Hugo écrit à Berthier : « Qu’importe la surdité de l’oreille, quand l’esprit entend ? La seule surdité, la vraie surdité, la surdité incurable, C’est celle de l’intelligence » C’est Beau, hein ?! Quelle plume ! On dirait un chef Sioux…
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La plume d’indien, pour la langue des signes des indiens des plaines, préparée sur ma table, au milieu de tous les accessoires à utiliser…
Dont le téléphone, avec une application de morse et plus tard dans le texte de traduction de l’écriture en parole…
& la sonnette-cloche pour Graham Bell…!
C’est Janick qui nous a indiqué où la trouver, la secrétaire sourde à son boulot l’utilisant pour appeler la comptable entendante (ou inversement, je ne me rappelle plus!)
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côté technologie, voilà les « tables de travail » d’Arthur…
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avec images, son, vidéo, à envoyer synchro

 

 

 

 

 

 

 

 

& puis, en attendant le début du spectacle, on s’est fait des photos avec Gisèle (en mangeant les cerises que nous avait amené Arthur..!) :
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A la prochaine..!!!
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spectacle

26 mai 2018

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Aujourd’hui samedi, c’est la dernière représentation, ce soir, de FAITES-MOI SIGNE, ON S’ENTEND BIEN
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édifiante suite et poursuite des étapes Hein? et D’eux, qui nous ont menées du colimaçon jusqu’à Star Trek, en passant par Midas et la conjugaison, Tarzan et la bière trappiste, avec huître, épée et rasoir (etc.) ;
Cette fois, nous avons rajouté Star Wars, Ubu, des plumes d’Indiens, AC/DC, une cloche, le cinéma muet, la TV, La Fontaine et la technologie…
Où allons nous finalement arriver ?
Je sens que le complot sourd (verbe du 3ème groupe)…
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On a tellement bossé tous les jours (sur ça et les affaires « courantes »), fait des modifs pour améliorer la chose, que nous n’avons pas communiqué comme on dit.DSC02231
De la représentation d’hier soir à la Cave poésie, voilà des belles photos qui donnent envie de venir nous voir!!  DSC02187 DSC02202DSC02203 DSC02200
Avec Janick, en pleine forme
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& Arthur et ses machines pour le son, les images, video et lumières, qui nous suit ou nous précède mots à mots
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On s’est même payé le luxe de l’auto-citation, avec « notre » Simone!
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L’iconographie remporte un franc succès…
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des prothèses diverses aux oreilles d’âne du roi Midas, memento, souviens-toi
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La conjugaison du verbe OUÏR est aussi un grand moment
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Tout ce que vous voulez savoir sur l’oreille et sa machinerie, et les machinations françaises…
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& on espère bien le re-présenter plus tard, ailleurs..!
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accueil

22 mai 2018

Dimanche dernier (we 19-20), il y avait Francine et sa Fabrique sensible à St Rémy pour une sorte de Publications d’artistes bis, qui ne peut avoir lieu cette année aux Baux de Provence. Je n’ai pas pu y aller mais cette image me l’a fait regretter!
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& ce dimanche, arrivée à Toulouse, après la mise à profit de 4h de train matinales pour bosser sur le texte de FAIS MOI SIGNE ON S’ENTEND BIEN.
J’ai passé le samedi à préparer mes affaires et nettoyer-ranger ma petite maison de bord de mer, pour la prêter à La Marelle, qui accueille des écrivains et illustrateurs en résidence.
Julie
Pendant mon séjour à Toulouse, David Vann sera à la maison..! J’espère qu’il s’y plaira (mais y’a pas de raison..!!) Cet Hiver, il y avait déjà eu Joseph Boyden. Bon, je ne les ai jamais lu ni l’un ni l’autre…
Il faudrait que je demande à La Marelle, en guise de contrat de mise à disposition, qu’ils me filent les livres des écrivains qui viennent chez moi!
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Pendant ce temps-là, pour me loger à Toulouse, je loue des rbnb…
qui me désespèrent de l’âpreté au gain de mes congénères.
Pour la 1ère fois, ce dimanche, j’ai l’impression d’être très accueillie, dans un logement beau, clair, agréable, pas plus cher que les autres, où il y a de la place même si ce n’est pas immense, où l’espace est pensé (& ça fait sacrément du bien!), où tout n’est pas cheap, où il y a de belles couleurs… Et où le soleil rentre l’après-midi.
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bref, où on peut respirer et se sentir un peu chez soi même si on n’y est pas (quand on se met à penser : mais qu’est-ce que je fous dans cette galère alors que je pourrais être tranquille chez moi à travailler et avancer !), et se requinquer du boulot pas toujours facile (surtout avec les ateliers d’écriture en prison programmés…).
& où il y a une théière..! (grand signe de civilisation !! c’est la 1ère fois depuis que je loue des rbnb, j’suis pas puriste… mais le thé qui infuse dans une casserole, bof…)
OUF! MERCI!
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& du coup, même si on a commencé à travailler à la Cave Poésie dès le dimanche après-midi avec Arthur et Janick (d’abord dehors pour profiter du soleil avant de s’enfermer!), dès lundi, ce petit studio clair était parfait pour y accueillir les 3 ordi (!) d’Arthur, et le fauteuil était au goût de Janick.
Sinon, on ne pouvait bosser qu’à la cave de la Cave, en vue de la représentation dans la grande salle de la grammaire de Grand Magasin ce mardi soir (& j’ai pas pu y aller vu qu’on n’avait pas fini, grrr), et alors… le choix était vite fait!
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3 Grandes après-midi de boulot jusqu’à 21h30… (et le matin, on fait pas rien, on prépare le boulot de l’aprem!!)
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du courrier

18 mai 2018

Hier, au courrier, une 2nde carte postale qui complète la 1ère reçue un peu avant,  dans la bonne tradition :
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Une réflexion en passant : maintenant, pour tous les projets, il faut faire une demande auprès de la Drac de la région où on habite. Quelle est la chance de voir aboutir un projet sur Longwy alors qu’on habite en région parisienne?
Xavier Pinon, avec qui on a joué l’année dernière (avec Virginie Rochetti et Arthur Daygue)à la Cave Poésie Pourquoi l’horizon ne suit pas la barre tordue du balcon… La preuve par carte postale :

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En regardant la mer, hier, de l’avantage de se faire ratatiner au foot, service de bateau normal !
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& aussi, j’ai demandé à Maïté l’affiche de FAIS MOI SIGNE ON S’ENTEND BIEN (ou FAITES MOI SIGNE, je le mets souvent au pluriel…) pour envoyer un mailing : venez, venez, venez..!
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& puis, je suis passée à la librairie L’HYDRE (96 rue St Savournin), voir Mathilde et Lucas. L’espace est super beau, et eux tout content.
Le 8 juin, en partenariat avec le Gœthe institut, ils accueillent Julia Korbik pour une rencontre-lecture, avec Julie Tirard, sa traductrice, étudiante l’année dernière au Master de création littéraire, à Toulouse !

& alors, un mail de Julie, que j’avais revue cet hiver à Arles, alors qu’elle était au Collège International des Traducteurs Littéraires :
« Le monde est tellement petit c’est incroyable. Mais ce n’est pas par là que je voulais commencer. Je voulais commencer par un MERCI. Marianne a décidé d’éditer la biographie de Simone de Beauvoir, Oh Simone!, et a acheté les droits !!!! Sans toi je n’aurais jamais eu l’idée de lui proposer le projet, alors vraiment du fond du coeur et de tout le reste, merci merci merci.
Pourquoi le monde est-il petit ? Parce que Julia (l’auteure) donne une lecture de Oh Simone! à Marseille en juin, et m’a demandé de venir avec elle pour lire quelques extraits en français… Et où se passe cette lecture ? À l’hydre aux mille têtes !! Je vois sur Facebook que tu les connais, et lis dans les commentaires que ce sont des libraires de Terra Nova (ma librairie toulousaine préférée) :))) Bref, tout fait sens, tout s’assemble, sentiment merveilleux.
Je voulais t’envoyer une carte et une bouteille de vin mais je me suis dit que tu ne les recevrais pas forcément tout de suite ; tu es souvent « unterwegs » comme on dit ici. Je serai à Marseille du 7 au 12 juin du coup, j’espère t’y croiser ! Et si je ne te vois pas je laisserai la fameuse bonne bouteille à la librairie 🙂
Je t’embrasse
Julie
P.S : excellent Arno Schmidt !!!

& justement, à L’HYDRE, vu un livre édité à la ville brûle qui m’a bien plu, ICI, de Gaëtan Doremus, :
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on n’est pas aidé…

15 mai 2018

Hier, longue journée, 7h-minuit 1/2, aller-retour sous la pluie Marseille-St-Orens, pour monter l’exposition à la médiathèque, avec la petite voiture remplie
(et merci la petite voiture qui a bien fait son boulot avec un pareil temps de chiottes, merci le chauffage, la radio et l’essuie-glace !)
C’était le 4ème des saints de glace et d’essuie-glaces…
« Au printemps ramène l’hiver,
Pancrace, Servais et Mamert.
Puis le bon Saint-Boniface,
Entre en brisant la glace. »
Mais s’il n’en trouve pas
il faut bien qu’il en fasse.
Jusqu’à Saint-Urbain,
qui tient tout dans sa main. »

St Urbain, c’est le 25 mai, le matin, atelier à la prison de Seysses, le soir, spectacle-lecture à la Cave Poésie…Capture d’écran 2018-05-15 à 12.53.13

où je parlerai entre autre des oreilles d’âne du roi Midas.

Justement concernant les pneus, j’ai pu apprécier hier leurs différentes sculptures, profil silencieux, ou du grand art parfois quand on se retrouve derrière une bagnole ou en doublant un camion dans un épais brouillard d’eau, et encore mieux la nuit..!
« Présente sur la bande de roulement des pneus, la sculpture attribue à ces derniers toutes leurs performances. Il existe différentes sculptures à savoir la sculpture symétrique, la sculpture asymétrique, et la sculpture directionnelle. Le choix ne doit pas se faire au hasard, car chacun des profils présente des avantages qui lui sont propres. Le profil pneu asymétrique par exemple offre une conduite silencieuse, ce qui n’est pas le cas du profil directionnel qui reste toutefois plus résistant à l’aquaplanage que le profil symétrique. »

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Pour l’expo, j’ai pris vite fait quelques photos, d’une des 3 vitrines, par exemple

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et du mur d’élecriture (qui revenait de Bordeaux, mais sans douilles, merci… Vive Casto, et 3/4 d’h de perdues…) Quand on a fini les branchements à 20h05 : Fiat lux !
& heureusement, car Pascale (The bibliothécaire, qui s’est initiée avec moi à l’électricité!) n’avait pas la clé de l’armoire électrique, et puis…
je préférais repartir sous la pluie avant la nuit, tant qu’à faire…
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Il y a aussi un rideau de mots en fil de fer sous la verrière (heureusement que Raoul nous a amené une grande barre de + de 3m pour le fixer, car impossible de planter un clou dans la poutre en béton, et fallait faire gaffe à l’escabeau trop petit avec la marche cassée…)
Photos la prochaine fois..!
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& puis, il manque les affiches introuvables hier à la Cave po, mais là encore, ce sera pour la prochaine fois !
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& pour clore la journée, un gentil mail :
« Salut Fabienne,
Est-ce qu’on t’a payé les droits d’auteurs 2017 ??? On était en vacances, puis en revacances et je ne me souviens pas du tout de ce que j’ai fabriqué ? Dis-moi vite !
Je suis super désolée, bises ! »
(Rêvez pas, il s’agit exactement de 158,16€, un poil plus que essence et péages pour Marseille-St Orens A/R..)
Bon, ben, il ne restait plus qu’à aller se coucher!


1000 têtes

5 mai 2018

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C’EST QUOI ?
exposition programmée à la médiathèque de St Orens (à côté de Toulouse) du 15 mai au 2 juin

 

C’était l’occasion prévue de ré-afficher en ville (de St Orens) une partie des affiches créées pour la Cave Poésie en février 2017…

 

C’est ce qu’on croyait. Puis, les panneaux Decaux n’étaient plus libres, la date a changé. Puis, il n’y en avait plus que quelques uns. Puis les places d’affichage (sucettes et abribus) sont finalement toutes occupées. A la place le service communication propose un affichage sur les panneaux de proximité avec 30 « affiches » au format A3..!

On est peu de chose face au(x) service(s) communication(s)

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Bon ben NON !
(remarque, de + en + petit, des timbres poste, ça me plairait bien…)

Une bonne nouvelle : L’HYDRE aux 1000 TÊTES
Mathilde
et Lucas, qui étaient libraires à Terra Nova, ouvrent leur librairie à Marseille
Affiche

Bonjour à tou-te-s,

C’est avec joie que nous vous annonçons (enfin) l’ouverture de la librairie L’Hydre aux mille têtes le samedi 12 mai, à Marseille. Après des mois de travail sans répit, des litres de peinture, des kilos de tambouille, et pas mal d’huile de coude, le local décrépit du 96 rue Saint Savournin s’est transformé en librairie prête à vous recevoir.
Si nous sommes impatients de garnir les rayonnages des milliers de livre choisis avec soin, nous le sommes encore plus de voir cet espace prendre vie. Ami-e-s, lectrices, lecteurs (ou non), passant-e-s, habitant-e-s du quartier, gens d’ici et d’ailleurs, c’est avec vous que nous ferons de cet endroit un lieu d’échanges, ouvert et accueillant. Un lieu, en plein cœur de la Plaine, où nous pourrons partager bien davantage que nos lectures, entourés de livres porteurs de rêves et de rage.

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Le 12 mai, nous vous attendons dès 17h afin de fêter le début de cette belle aventure. Nous commencerons à 18h avec une rencontre avec Jean-Roch Siebauer autour de son livre Ici sont les lions, publié aux éditions Anacharsis. La discussion sera animée par Guillaume Monsaingeon, membre de l’Ouvroir de CARtographie POtentiel. Nous entendrons des extraits du texte lus par Corinne Esparon. A 20h, nous poursuivrons avec une lecture-concert par Fred Alpi de son livre Cinq ans de métro, édité par Libertalia. Et pour clôturer cette première soirée, le Malalatesta Crew nous fera danser au milieu des livres.

Au plaisir de vous y croiser!

Mathilde et Lucas
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vuvuvuvuvuvu

5 mai 2018

En continuant de travailler sur le texte de FAITES-MOI SIGNE…, de ci de là, mes recherches et l’esprit d’escalier m’emmènent dans différents endroits quelques fois improbables…

• Mais certains documents font un bien fou, même hors sujet…
(à partir des 3 signes méthodiques de l’abbé de l’épée pour l’imparfait, le parfait et le plus-que parfait, je suis arrivée au BIEN FAIT, PAS FAIT, MAL FAIT, de Fillliou, puis repartie…)

• La technologie pour le sous-titrage pour les sourds évolue à toute blinde.
Et dans tous les cas de sous-titrage, se pose le problème de la traduction.

Des choses intéressantes lues sur le net :

« Mais en remontant dans un passé plus lointain, à l’époque du « cinéma muet », « silencieux » (« silent film ») ou « sourd », selon l’heureuse expression de Michel Chion, on trouvait déjà des exemples de ce phénomène. […] « de nombreux spectateurs de films muets étaient devenus adeptes de la lecture sur les lèvres. Ils pouvaient savoir si l’intertitre avait quelque chose à voir avec ce que le person­nage venait de dire. […] Le langage des acteurs, spécialement celui de Victor McLaglen et Wallace Beery, était trop cru pour les intertitres. » McLaglen joua notamment dans Au service de la gloire (What Price Glory?, Raoul Walsh, 1926). Le réalisateur du film en a parlé ainsi dans ses Mémoires :
« [Au service de la gloire] reçut aussi un autre genre de publicité qui hérissa les bonnes âmes de la censure : un spectateur qui savait lire sur les lèvres déclencha un scandale en déclarant que Flagg et Quirt s’exprimaient avec une grossièreté inimaginable, comme cela ne s’était jamais vu à l’écran. D’autres qui savaient également lire sur les lèvres, constatèrent la même chose et nombreux furent ceux qui retournèrent une deuxième fois voir le film pour vérifier si cela était exact. Il était fréquent à Broadway d’entendre quelqu’un dire : “Allons au Roxy voir le ca­pitaine Flagg traiter le sergent Quirt de sale con [son of a bitch] !”
•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Godard, qui travaille spécialement le son, pose des problèmes aux traducteurs pour chaque film…

« Week-end sortit aux États-Unis en VO sous-titrée, et la première scène du film montre l’une des vertus potentielles de cette forme barbare de traduction qu’on appelle le doublage. L’actrice principale est assise sur une table, très peu vêtue, et évoque ses aventures sexuelles passées. Au grand désarroi du public, des bruits de fond, des effets sonores et une musique étrange vont crescendo puis diminuendo, obligeant les spectateurs à se concentrer sur le récit érotique du personnage. Alors que Godard souligne dans ce passage le phénomène du “voyeurisme auditif”, les sous-titres, ironiquement, retranscrivent parfaitement les paroles prononcées. À chaque fois que je visionne ce film, bien que cela m’en coûte de l’admettre, je souhaite en mon for intérieur le voir en version doublée, et je me demande si Godard me pardonnerait, comprendrait ce que je ressens. »

Ici, l’adaptateur a considéré que le message, bien qu’inaudible, était suffisam­ment clair pour le spectateur comprenant la langue employée pendant le tour­nage, notamment de par la durée des plans en question (presque trente se­condes), le cadrage et le contexte. C’est ce qui a également été présumé dans le scénario édité (« [Pierre] prononce le mot [sic] “je t’aime”, inaudible », ASC, p. 19 ; « Charlotte murmure un “je t’aime” inaudible », ASC, p. 30).
« En obligeant le spectateur à lire sur les lèvres du personnage (et la phrase est suffisamment sim­ple pour qu’on y parvienne), Godard l’amène à ne faire qu’un avec le locuteur : le spectateur lui-même répète mentalement en boucle cette phrase. »

Dans l’avant-dernière scène de Vivre sa vie (1962), l’héroïne, Nana (Anna Karina), est avec « le jeune homme » (Peter Kassovitz), qu’elle a rencontré dans un café et dont elle est amoureuse. Nous entendons la musique du film, mais pas le dialogue entre les deux personnages, qui est rendu par quatre sous-titres (ce passage dure un peu moins de trente secondes). De plus, nous ne voyons pas les lèvres des personnages, ce qui renforce l’étrangeté de la scène. Godard s’en est expliqué dans un entretien assez peu cité :
« C’est une idée que j’ai eue au montage. Je trouvais que cette scène n’était pas bonne. Je voulais qu’on sente qu’elle était jouée, et ce n’était pas du tout le cas. J’ai alors eu l’idée de la “distancier” un peu, de lui donner un côté “carte postale” en utilisant les sous-titres. » Pour désigner le procédé cinématographique décrit ici, celui qui consiste à entendre intérieurement ce que l’on lit, mais qu’on n’entend pas, Michel Chion parle d’« endophonie », mot qui signifie étymologiquement « son intérieur ».

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DÉFINITION : Le sous-titrage en version sourds et malentendants supplée aux informations importantes pour la compréhension et l’appréciation de l’œuvre par une personne privée de l’audition, qui n’accède qu’aux informations visuelles du film.
Il est placé et coloré de manière à désigner :
Les dialogues et la source de ceux-ci :
En blanc : les dialogues dont les locuteurs sont visibles dans le cadre,
En jaune : les dialogues dont les locuteurs sont situés hors-champ (non visibles dans le cadre,
En vert : les dialogues entendus et donc transcrits en langue étrangère dans le film, ou traduits d’une langue étrangère ;
En turquoise : la voix-off d’un narrateur, les pensées d’un personnage ;
Les bruits et autres éléments non dialogués de la bande son :
En rouge : les bruits et la source de ceux-ci ;
En fuchsia : la musique.
Les normes de durée et de nombre de caractères par sous-titre diffèrent de celles recommandées pour la VOST (version originale sous-titrée), qui restitue la traduction des dialogues d’un film en langue étrangère.

ça prend de la place sur l’image…
Comme ce procédé en salle « normale » avec « rétroviseur »…
faut pas s’installer n’importe où pour que ça marche…

sous titrage
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D’autres systèmes élaborés en ce moment
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jusqu’à la reconnaissance vocale version science-fiction :
2001: l’Odyssée de l’espace, avec HAL qui lit sur les lèvres. Les deux membres de l’équipage, se sont isolés, croyant que l’ordinateur ne peut les entendre, mais il suit leur dialogue à distance.
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• jusqu’à cette actualité en Chine qui nous rapproche terriblement de 1984…

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fin avril en trombe

30 avril 2018

• Parce que c’est la 1ère fois que je vois (de loin) ) une trombe marine  (joli nom ; une trombe d’eau, c’est quand on est dessous?)
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du coup, j’ai cherché sur internet des trombes..!
multiples en Italie, ou qui fait pendant à un phare, entre le champignon et la méduse…
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Et puis, le grand Courbet…
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• & revenons à nos moutons (qui font signes…), voilà Edison (qui devint sourd à 13 ans), tout fier devant son 1er  phonographe.
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Quelques temps avant, Charles Cros (poète et professeur de chimie à l’institut des sourds muets de 1860-63) invente le principe d’un appareil de reproduction des sons : le paléophone.
Alphonse Allais en fait un portrait à sa mort (en 1888) :
« Un jeune homme venait d’inventer un instrument bizarre qui enregistrait la voix humaine et même tous les autres sons, et qui non seulement en marquait les vibrations, mais reproduisait ces bruits autant de fois qu’on le voulait. L’instrument s’appelait le paléographe. La théorie en était d’une simplicité patriarcale. Le lendemain, grâce à mon ami Lorin, je connaissais Charles Cros, l’inventeur du merveilleux appareil dont M. Edison devait prendre le brevet, l’année suivante.
Charles Cros m’apparut tout de suite tel que je le connus toujours, un être miraculeusement doué à tous points de vue, poète étrangement personnel et charmeur, savant vrai, fantaisiste déconcertant, de plus ami sûr et bon. Que lui manqua-t-il pour devenir un homme arrivé, salué, décoré ? Presque rien, un peu de bourgeoisisme servile et lâche auquel sa nature d’artiste noble se refusa toujours. Il écrivit des vers superbes qui ne lui rapportèrent rien, composa en se jouant ces monologues qui firent Coquelin Cadet, eut des idées scientifiques géniales, inventa le phonographe, la photographie des couleurs, le photophone.”

Et puis, juste pour le plaisir, les derniers vers de son Hareng Saur
J’ai composé cette histoire – simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens – graves, graves, graves,
Et amuser les enfants – petits, petits, petits.


pensées classées (!…)

30 avril 2018

Puisque ce blog me sert aussi à « ranger le temps »,
j’y rentre des captures d’écran et autres qui traînent sur mon bureau :

• Des cartes de visite en langue des signes, même si elles sont floues, vues sur la thèse  de Yann Cantin « Les Sourds-Muets de la Belle Epoque, une communauté en mutation. »

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le 1er téléphone de Alexander Graham Bell (dont la mère et la femme étaient sourdes)
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et un dispositif (au col cassé) de méthode orale
oralisation
• Un « Petit mot » de Benjamin de N’a qu’1 œil, (et Yann) envoyé la semaine dernière depuis Toulouse (N’a qu’1 œil y est en résidence)  :
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et comme je vais rarement voir sur messenger, j’y ai aussi vu de sa part un vieux message qui m’a fait rire :
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• & en cherchant quel texte de présentations faire pour les rencontres de Lure cet été (ce qui est toujours un exercice pénible pour moi), je reprends la bio faite pour la Revue 17 :
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– résumé de votre intervention : 300 signes espace compris
Aimer les mots jusqu’à avoir les mains dedans : jeu et manipulation. Les mots mènent la danse ; formuler, broder, estamper, en tordre le fil : écrire. Ouvrir les catégories : braconnage du possible.
Imprimer sans se soucier de faire impression.

repères biographiques : 200 signes espace compris
Née en 62, artiste et auteure, livres d’artiste, livres de librairie, faire des livres en franc-tireur, mettre les mots dans l’espace, sur-vivre de son boulot. www.fabienneyvert.com

• & des images publiées par Christine Carte sur le compte instagram de L’Encre Rouge :
le badge qu’elle a adopté  – les lettres en bois rangées sur l’étagère
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le D (de notre abécédaire en cours) découpé au lasercut pour remplacer un caractère bois trop vrillé pour être imprimé proprement
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• & puis, des images glanées pour rêver,
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réfléchir à un projet
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donner des idées…
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• & aussi la bonne nouvelle de par ici , quand même !
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