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Au Chastang et à Nougein

24 janvier 2022

atelier du mercredi n°8

23 janvier 2022

atelier d’écriture n°8 du mercredi 19 janvier 22
Aujourd’hui, nous allons parler d’animaux..!
& puis, cette semaine, il y a eu aussi des ateliers d’écriture à Nougein et au Chanstang, l’occasion de faire travailler également sur ces textes, et de réunir les lectures/enregistrements !

Avec les Histoires naturelles de Jules Renard. Quelques extraits :

Nous avons choisi d’autres animaux (ce qui ne vous empêche pas de lire ce que Jules Renard écrit sur l’âne ou la fourmi…!) :

L’âne :

 

 

Le dromadaire :

 

 

 

La fourmi :

 

 

(l’occasion pour moi de montrer la belle girafe de Buffon!)

L’hermine :

 

 

 

& quelques devinettes :

 

 

Puis nous avons lu quelques fables de La Fontaine, pas les plus connues :


Avec un des animaux que vous avez décrit, faites une fable :

Pierre — Le cochon et l’hermine :

 

 

Salomé — Le dromadaire et l’eau :

 

 

Sylviane : Le périmètre de l’âne :

 

 

Clara — Le tigre et l’éléphant :

 

 

Sylvie —La girafe et le tigre :

 

 

Puis, avec le héron du bord de la Corrèze, faites une autre fable :

Sylvie — Le héron et la ville :

 

 

Salomé — Le héron migrateur :

 

Pierre — Valérie et le héron :

 

 

Sylviane — La police esbaudie :

 

 

Clara — Le charme du héron :

 

 

Buffon, et son héron en habit


atelier d’écriture du mercredi n°7

7 janvier 2022

atelier d’écriture n°7 du mercredi 5 janvier 22
Aujourd’hui, youpi, on se retrouve plus nombreux pour l’atelier d’écriture.

Avec Hélène Bessette et son Ida :

& quelques extraits :

 

1 — Écrivez-décrivez un personnage-personne (mélange de gens que vous connaissez, personnages de livres? etc..) en vous inspirant de Hélène Bessette (et son style d’écriture)
J’ai pris une photo du cahier de Sylviane, qui a eu besoin de dessiner pour écrire

Puis, distribution à chacun.e d’un magazine flamand en stock sur les étagères (pour les découpages en art plastiques), avec l’avantage de pouvoir s’inspirer des photos sans comprendre le texte !

2 — Utilisez les photos du magazine pour rajouter des éléments descriptifs pour une suite à votre texte.

3 — Votre personnage rencontre un autre personnage évoqué lors des lectures par un.e collègue, pour une suite du texte (faites toujours attention au style)

Puis des extraits de Mère éléphante de Fabienne Swiatly :

vous pouvez aller voir son site-blog
& celui des Éditions des Lisières



4 — En reprenant des éléments de votre texte, faites 2 “faux” haikus, en vous inspirant de F. S.

A la suite de toutes les lectures après chaque exercice, nous avons décidé collectivement qu’il serait plus intéressant de reprendre les textes en entier.

 

 

 

 

(Pierre n’a pas pu faire tous les exercices)

 

 


entre 2

7 janvier 2022


La vitrine du Lieu/lien, nouvelle crèche inspirée de l’atelier d’écriture du 18 décembre

Profiter de 15 jours d’entre 2 (et s’en foutre des fêtes obligatoires) pour être à l’atelier L’Encre Rouge et imprimer des Pan-Cartes, c’est nouveau !
En compagnie d’un magnifique corbeau de papier de Christine Carte.
& à l’atelier, des gens passent, et parfois de belles rencontres, avec suite :

Alors, ça sert de bosser !

Elles ne sont pas toutes finies d’imprimer au verso, mais cette nouvelle série me plait bien !

Ne pas oublier pour autant le chalumeau, besoin de belles couleurs portatives fragiles et solides à la fois…

Puis penser aux vœux, 22, ce sera l’année du tigre ; un tigre dans le moteur, c’était un beau slogan…
 
Ce serait bien d’attaquer zen…
mais c’est pas certain, un coup de massicot mal calé  ou une panne d’électricité le 31 décembre est vite arrivé..!

& nous y voilà..! Une année test..?


atelier du mercredi n°6

18 décembre 2021

Aujourd’hui, nous sommes à l’artothèque, atelier d’écriture à partir des œuvres exposées.

Maladie, crève, flemme de sortir le soir quand il fait froid, autre chose à faire malgré l’engagement à l’atelier,
seule 2 val(h)eureuses assurent ;
les mêmes que la semaine dernière,
merci les filles de votre présence!!

On s’installe une petite table au milieu, et en route!

 


1—
Décrivez une œuvre de votre choix comme si vous la décriviez à une personne qui ne voit rien (dans tous les sens du terme)

Sylvie :

(Camping, de Klaus Staek)

Marie-Jo :

 

2 — Racontez une histoire à l’aide de plusieurs œuvres
 
(Joël Hubaut -Gros mot long — œuvre non empruntable (pourquoi ?))

(Gérard Paris-Clavel)

Sylvie :

 

Marie-Jo :

 

 
(Taysir Batniji – (œuvre non empruntable, why ?))


(Gérard Paris-Clavel)

 


(F. Y. – dessins dégradés)

3 — Faites un mélange de tous les textes


Marie-Jo :

 

 



(Nelly Morel – pictogrammes)

Sylvie :

 


ici et là, là et ici

11 décembre 2021

Beaucoup de retard sur le blog, mais en ce moment mon emploi du temps explose!
• Une formation au logiciel de montage son Reaper, à Radio Vassivières, super!

qui sera bien utile pour les futurs projets

• et sur la route qui tourne, visite au musée Rebeyrolles à Eymoutiers


Je ne connaissais pas ses grands paysages

• à l’atelier à Marseille,
où je suis peu
réparer la presse avec Laurent
(avant, comprendre le problème…),
faire imprimer notre calendrier 22,
composer et imprimer nos 9 “oracles” avec Christine pour le projet Fakikir Avenir,



(les belles photos sont de Laurent Carte)




faire une ouverture d’atelier avant Noël où on ne voit quasi personne…

 
avoir quand même le temps de me faire de nouveaux badges pour égayer le regard et la cervelle

• poursuivre mon chantier, voilà, mon atelier de Tulle est quasi opérationnel


et j’ai découvert un système pour assembler un meuble (une table basse-bibliothèque tournante) sans compétences particulières,
Jean-Pierre proteste

• lors d’un échange de travail, découvrir un éditeur qui est une mine, les éditions du commun

• Un petit tour à Toulouse, pour une rencontre franco-chilienne de poésie avec la Cave-Poésie (plaisir de les retrouver!!)

Cette fois, on ne va pas à Santiago, c’est un zoom, et en attendant la connexion et les réglages de l’enregistrement, Modesta Suarez me parle de poésie chilienne que je ne connais pas, hormis Nicanor Parra, encore quelque chose à découvrir…

L’occasion de re-voir Souad Labbize, Jean d’Amérique et Perrine le Querrec et d’assister à leurs échanges avec des poètes-traducteurs chiliens. (j’espère qu’on les rencontrera un jour, à l’inverse, de traduire leurs txetes!)

Ici Perrine, qui lit des textes de son blog, que je vous recommande
& puis, j’espère rencontrer Juan Pablo Fante, qui a organisé l’affaire et vient en France bientôt, et va aller à Tulle filmer Laurent Albarracin (!!)

Un extrait de la convention avec l’institut français du Chili, articles exotiques…

• juste le temps d’un petit tour à la librairie Terra Nova et son rayon poésie qui dilate le cœur (et fait soupirer en pensant à bien d’autres librairies…)

C’est Delphine Ferro qui a dessiné leur totebag, bleu marine et bien épais solide pour porter plein de livres!

et aux Abattoirs, voir vite fait les tapisseries de La dame à la licorne qui s’est déplacée…
 

& une belle adaptation contemporaine

& puis, toujours aux Abattoirs, l’expo sur François Tosquelles, qui a un titre formidable (et un catalogue sur papier bouffant qui ne pèse pas une tonne)


Des trésors à voir dans toutes les salles !

& une photo du camp de Septfonds, où la croix rouge devient suprématiste….

 

 

 

 

les broderies de Marguerite Sirvins


Les cahiers d’Aimable Jayet


et des films, dont Regard sur la folie, de Mario Ruspoli

Manée m’apprend qu’un livre vient de sortir aux éditions l’Arachnéen (il n’était pas à la librairie des Abattoirs, ça aurait fait concurrence ?)

• Après ça rentrer avec la tête qui bouillonne, même si le train du soir est parti le lendemain matin…

avant de repartir encore, en attendant de pouvoir se poser…

et penser à la suite !


atelier du mercredi n°5

11 décembre 2021

atelier d’écriture n°5 du mercredi 1er décembre
Aujourd’hui, en compagnie de

qui écrit depuis l’hôpital psychiatrique Gugging à Vienne.
Seulement 2 valeureuses participantes, Sylvie et Marie-Jo, & chacune s’assoit dans la salle du côté de sa couleur..!

Avec peu de participant.e.s, on travaille plus!!

Dans les enregistrements,
Wina, qui vient du Congo, les rejoint,
l’atelier que j’ai fait le vendredi à Uzerche était presque pareil

(et le même absentéisme!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à tous 3 pour cette belle session!!!


compagnonnage, autour de nous

11 décembre 2021


Atelier d’écriture dans la salle de la mairie, avec tous les présidents de la république accrochés au mur, en ringuette, par ordre de succession, de De Gaulle à Macron (Sarko est dans le renfoncement)

Avec l’aide de Pierre Tilman et son C’est l’histoire d’un type


(L’occasion de (re)voir des affiches de Le cas échéant…)

Ou dans une médiathèque ailleurs, une semaine comme une autre est une autre semaine… avec les Leçons de chose d’Hervé Brunaux et parfois la difficulté à écrire ou à lire

 



avec le beau corbeau en papier découpé de Christine Carte, pour clore ce post


compagnonnage à la campagne

11 décembre 2021

Avec le dispositif campagnonnage de la région Nouvelle-Aquitaine :

A une trentaine de km de Tulle en passant par campagnes et forêts par des petites routes, feuilles rousses la 1ère fois, forêt enneigée 15 jours plus tard, on passe directement d’un bel automne à l’hiver précoce. Seule dans la forêt éclairée par les phares le soir en rentrant, ou dans l’après-midi en y allant, je pense à l’atelier d’écriture, aux mots qui résonnent avec le paysage…



Justement, après Chez nous (d’après Géraldine Kosiak), c’est la lumière de Nicolas Cendo qui nous guide…

15 jours après, avec la neige, Les Djinns de Victor Hugo, augmentation et diminution

 

 

 

 

puis avancer son récit avec des verbes

 

 

 


atelier du mercredi n°4

29 novembre 2021

atelier d’écriture n°4 du mercredi 17 novembre
Aujourd’hui, nous allons travailler à partir de Stèles de Victor Segalen

« La forme Stèle m’a paru susceptible de devenir un genre littéraire nouveau, dont j’ai tenté de fixer quelques exemples. Je veux dire une pièce courte, cernée d’une sorte de cadre rectangulaire dans la pensée, et se présentant de front au lecteur. »
Le projet du livre n’était pas évident : Briques et Tuiles présente d’abord une série de « réflexions personnelles qui sont devenus des stèles ». Le passage de ces notes à Stèles s’opère par gommage de tout « exotisme » au sens touristique du terme, effacement du voyageur au profit de l’objet lui-même, abolition du regard pour le seul regardé.

Art lapidaire, densité et concision
La stèle circonscrit un espace et fixe un moment du temps dans son rectangle.
Structure interne qui varie peu : proche de l’épigramme et du sonnet, presque toutes les stèles se terminent par un trait expressif : produire un effet de surprise ; ou couronner une gradation amenée.
Composition souvent en 2 parties:
1ère partie pour exposer une anecdote, un fait…
2nde suggère le sens allégorique de ce qui vient d’être dit (le lecteur effectue le décryptage.) L’allégorie, chez Segalen, c’est dire autre chose faute de pouvoir exprimer directement l’essentiel, qui est indicible.
Selon 3 aspects :
– opposer deux attitudes, opinions, idées… tout en conservant la diversité
– après avoir utilisé la feinte et la ruse dans la première partie, il dévoile soudainement et laconiquement, voire ironiquement ses sentiments profonds
– élimination radicale du premier volet, usage de l’allégorie

Précédés d’une préface, les poèmes sont répartis en six ensembles :

  • Stèles face au Midi : stèles portant les décrets, l’hommage du Souverain à un Sage, l’éloge d’une doctrine, un hymne de règne, une confession de l’Empereur à son peuple…
  • Stèles face au Nord : stèles amicales
  • Stèles orientées  : stèles amoureuses
  • Stèles occidentées : stèles héroïques et guerrières
  • Stèles du bord du chemin : stèles sans thème prédéfini, qui « suivront le geste indifférent de la route »
  • Stèles du milieu : stèles portant « les décrets d’un autre empire, et singulier »

1 — faites vos stèles érigées à différents endroits de la ville

Sylvie :

L’ARC-EN-CIEL
Comme une pluie après l’orage, le prisme des couleurs s’étale. Voici donc le roi Coniculus qui s’avance, en majesté, il marche sur l’arc, il est vêtu de son manteau à sequins.
Les collines le portent et son regard embrasse le paysage jusqu’à l’horizon.
*
Rendons grâce à ses beautés singulières et à ses merveilles.
Les ténèbres s’ouvrent à son passage.
Le ciel mauve scintille en mille gouttelettes et je m’émerveille.

LE PARC
Grave plaine verdoyante, elle porte des fruits, espèces selon leurs noms.
Les odeurs sures et puissantes font frissonner mes narines, les plaqueminiers débordent en grappes et font ployer les plus hautes branches.
– Les vieux palmiers ont été brûlés la nuit dernière, j’enrage.
*
Pour ces infâmes et lâches mioches qui traversent tes douves, décidément ils troublent notre sommeil. Que ce dieu qui a déclenché la foudre regarde ses pieds. Disons que ces arbres ne sont pas morts.

LE GRAND ÉPICÉA
Les étourneaux tournois dans le ciel gris et l’obscurcissent. Des ténèbres rondes et mouvantes planent au-dessus de nos têtes. Silence. Les branches se courbent chargées de têtes d’épingles. Rien ne bouge. L’énigme de leurs tournoiements et de leurs arabesques nous obsède.
*
Le sens caché ? La danse noir des oiseaux ? Que devinons-nous dans l’obscurité de notre monde-terre ?
Il garde ses fragiles et modestes secrets : son tronc est énorme et son écorce épaisse. Nous venons en pèlerinage et tournons autour de l’épicéa. Oh Maître du jardin quadrillé.

LES TAPIS DE CYCLAMEN
Encore et toujours les cyclamens ! Ils reviennent par période dans le parc souverain. Deux lions gardent l’escalier, leurs babines se soulèvent. Rémy et Colette abusent, c’est la fin du livre vert, le plus beau moment de l’année. Ils se sont retrouvés pour hanté ces lieux. Je me penche vers leurs petites têtes violacées, elles se courbent doucement vers la terre.
*
Je viens d’un monde imparfait. Je rêve de paradis, il n’est pas de ce monde. L’autre nuit, je me souviens à peine… décidément ça ne me revient pas. L’année dernière les tapis m’étaient apparus plus grands à l’ombre des grands épicéas.

LES TRIPODES
Grandes barres en osselets gigantesques, ils font bel effet vu du ciel. L’architecte les a pensé et tracé dans une belle harmonie. La dalle et ses coursives.

Franck :

 

 

Clara :

 

 

Marie-Jo :

 

 

Pierre :

 

 

Sylviane :

 

 

2 – Vous voyez une des stèles décrites à l’exercice précédent

Clara :

 

 

Franck :

 

 

Marie-Jo :

 

 

Pierre :

 

 

Sylviane :

 

 

Sylvie :

STÈLE DE LA MINIATURE AU-DESSUS DE LA TOUR EIFFEL
Je passe par là et je la cherche. Je l’aperçois à peine : j’avais entendu dire qu’elle était visible dès que le brouillard se dissipait. Il me revient instantanément l’histoire du chien assis sans maître au pied de la Tour Eiffel. J’essaie de me raisonner et de balayer cette idée saugrenue.
En effet sa forme est à peine perceptible mais je la devine tout de même : c’est une chaise ! Quelles forces méchantes ont pu installéer un tel symbole sur la Tour du champ de Mars ? Arrêt des combats ? Arbitre de luttes absurdes ? Histoire d’un philosophe contrarié ? Une créature céleste peut-elle s’y asseoir commodément ? Où serait-ce le piédestal d’une femme ravissante ?
Hélas ! Les brises épaisses la laissent souvent vide.


C’est l’automne

8 novembre 2021

L’automne est là avec ses couleurs

Arthur Rackham, 1906

A Argentat, visite de l’expo Camelote et déchets les effets du déplacement systématique (assemblages et collages, 1995-2020 – collection Faclim) à la médiathèque.

J’avais oublié mon téléphone pour faire des photos..! Juste récupérées celles-ci (où on voit bien la moquette du lieu et l’effet de l’éclairage avec les vitres vertes ou roses par endroit, idéal pour un lieu d’expo…)

L’occasion de découvrir le boulot de quelques artistes, dont Anita Molinero avec un boulot ancien.

Grande discussion avec P. qui ne voyait pas l’intérêt de la chose…


Un texte issu d’une expo récente, mais qui convient bien à cette pièce !

Allez lire ce qu’elle écrit, c’est passionnant.
& le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris présentera Hérrissé et cramé, une exposition de ses travaux, du 25 mars au 24 juillet 2022

Sans titre (Floraison pour Nollapa), l’œuvre la plus imposante de l’exposition évoque une créature de science-fiction. 
Au château de Versailles, ça en jette!!

& Thierry Costesèque, avec des dessins-collages et une peinture.
Là encore, pour en savoir plus, c’est

Pendant ce temps-là, les travaux de l’atelier avancent à pas de limace, mais bientôt installé…

& le boulot avec des ateliers d’écriture “à la campagne” avec le dispositif Compagnonnage de l’ALCA Nouvelle-Aquitaine :


1er exercice pour faire connaissance lors du 1er atelier au Chastang, avec ce livre que je trouve formidable, Chez nous de Géraldine Kosiak.
Avec aussi Une odeur de géranium de Dominique Dureau, il faut que je lui dise que je me sers de son livre..!

A Uzerche, avec la P’tite fabrique solidaire, l’association d’insertion Prox et la médiathèque, je n’ai pas enregistré le même exercice de début, mais parmi la dizaine de participant.e.s, 2 jeunes hommes n’ont pas voulu lire leurs textes ou pas en totalité, se sentant trop en décalage…
Ils me les ont confiés après l’atelier, défroissant la boulette que c’était devenu pour l’un…

& puis, nous avons aussi travaillé à partir de C’est l’histoire d’un type de Pierre Tilman

Va falloir arriver à ce qu’ils entendent que ce qu’ils écrivent est aussi bien que les autres participant.e.s avec une vie plus “normale”, et qu’ils écrivent bien, qu’ils peuvent en être fier..!

J’ai découvert aussi lors d’une réunion préparatoire que l’association Prox fait des meubles avec du bois de palette et de récup, avec les gens qui ne peuvent plus physiquement travailler sur les chantiers :

(on peut aussi leur commander un modèle personnel)

Un meuble TV ?


& puis, aussi, il m’a fallu reprendre le texte de cet été pour l’Observatoire de l’espace…
L’occasion de re-découvrir des éléments (c’est infini!) et des images formidables :

Une méduse comme une soucoupe volante ou un drôle de satellite
Ce qui me fait penser que j’ai un texte capturé de côté depuis longtemps :

& quant aux câbles sous-marin qui doublent les satellites


Une fresque soviétique

Le fameux lever de Terre d’Apollo revu par Lunar Orbiter LRO

A quoi serve les satellites, parfois… sans compter le militaire…

Ça nous emmène loin de la poésie….

& puis, des livres dont on parle bien, si vous ne savez pas quoi lire, ou qui vous donneront envie de les commander :



& pour finir hier soir, avec un coucher de soleil automnal


atelier du mercredi n°3

8 novembre 2021

1 —

Voici des extraits de Encore mort déjà vivant
de Arnaud Viviant et Gérard Marty,
ed. Verticales

 

 

 

Faites 4 X court récit de vie et pensées avec un dessin un peu décalé qui l’accompagne

Marie-Jo :

 

 

Dominique :

 

 

 

Clara :
     

2 — Extraits de Extrait de la liste interminable des lieux, places, espaces et divers endroits rencontrés dans ma vie  de Frédérique Soumagne,  Dernier Télégramme


Ecrivez un enchainement de descriptions de lieux et actions comme un script cinématographique de souvenirs personnels.
Pensez aux éléments nécessaires sans fioritures, construction des phrases, enchainements, temps suspendu entre 2 séquences.

Marie-Jo :

 

 

Clara :

 

 

Dominique :

 


en passant par l’Aveyron

21 octobre 2021

Profiter d’un séjour chez Violaine à côté de Villefranche-de-Rouergue, pour aller faire un tour à Rodez, au magnifique musée Fenaille (qui vaut un grand détour!)
“Fondé en 1837 grâce au mécénat de l’industriel Maurice Fenaille, le musée d’archéologie et d’histoire du Rouergue est abrité dans le bel hôtel de Jouéry (14e-18e siècle). Il expose également de belles collections de l’époque Gallo-romaine à la Renaissance, + des expos temporaires.
Voir les statues-menhirs



Dont la “Dame de Saint-Sernin” découverte par :


& découvrir en 2005 une de ces merveilles en labourant son champ, l’histoire et le temps qui ressort de terre…
extrait d’un site sur l’Aveyron :



Voir une tête de Gaulois avec ses moustaches, ou une tête plus impressionnante encore



Madame Fenaille a été sculptée tête et buste par Rodin. Ici, je ne sais plus qui l’a perchée en haut de la colonne !

Impression de Soulages :

IDOLES, L’art des Cyclades et de l’Anatolie à l’Âge de bronze, c’est l’expo temporaire.


(Passez les 7 1ères min de blabla)


& puis ensuite, direction Le Fel pour aller au Don du Fel voir une expo de céramique

Dont les vases-sculptures qui m’enchantent (c’est con d’être trop pauvre pour pouvoir vivre avec l’un d’eux !) de Philippe Godderidge

(les vraies couleurs sont pimpantes!)

C’était juste impec de voir ça après le musée Fenaille…
 
un vase-sculpture de Johannes Nagel

& il se trouve grâce à Violaine qu’on a fait un tour dans les réserves… (sauf que je ne me rappelle plus de qui est cette pièce)

Retour par Conques en fin d’aprem, et l’abbatiale Sainte-Foy avec les vitraux de Soulages

“Un joyau de l’art roman (exceptionnel tympan du Jugement dernier), lieu des premières émotions artistiques de Soulages pour lequel il créa 104 vitraux en verre translucide en 1986.”
Pas la même émotion que lors de ma 1ère visite, mais quand même..!
Le covid est passé par le bénitier…

et ce système super ingénieux de pierre trouée qui avance pour fixer une balustrade à un mur du village

Chez Violaine à la Salvetat-Peyrales, on vit aussi avec de la belle céramique.
Ici des super tasses de ? Marina Le Gall ou Marianne Abergel ?

Vu dans une revue


les architectures de Daphné Corregan

& puis, vu sur Instagram, divers petites choses qui m’ont plu, de la peinture sur porcelaine numérique à la broderie qui m’a fait rire

à la peinture étonnante au berceau spatial…

Puis on s’éloigne de l’Aveyron direction l’espace originel, avec Lucy !


atelier d’écriture du mercredi n°2

21 octobre 2021

atelier d’écriture n°2 du mercredi 20 octobre
Aujourd’hui, nous allons travailler à partir de poèmes d’e.e. cummings (grand poète américain mort en 1962) tirés du recueil 95 poèmes (flammarion)

Il a expérimenté de façon radicale la forme du poème (ponctuation, orthographe, syntaxe) inventant une nouvelle langue dans la langue : l’écriture dans sa matérialité même affecte la langue et le sens.

Pas d’affolement pour autant !
Comme en atteste la préface du traducteur (et poète) Jacques Demarcq

1 — Faites votre poème sur la Lune, en adoptant des formes de Cummings : renvoi à la ligne, mots coupés (pas n’importe comment…), déplacement de la syntaxe pour mettre en valeur certains éléments de la phrase, ….

Marie-Jo :

Rousse ronde l’une dan
Se ( seule ) moi regarde ciel ver
Tige longue caresse corps sur
Beau c est bien triste à la fois
On reconnaît personne enlacé dan
Ce.

Clara :

Ici dans la nuit vag
abonde la rêve&rit
la (nuit ici)lumine
les corps célestes
abon(de Christ/Aline
dans le désert d&serrance
m’hypnotise cet œil(plan&te
ré(confort cette mère dix vresse

Sylviane :

 

 

 

2 — Faites votre poème sur le thème parent(s)-enfant(s) en vous inspirant de l’écriture de Cummings :
renvoi à la ligne,
mots coupés (pas n’importe comment…),
syntaxe et phrase simplifiée,
mots mis en valeur au dépend (?) d’une construite classiquement,
ritournelle,…

Pensez au rythme et aux sons des mots
(ça ne veut pas dire que ça rime….)

Clara :

Toi petit très
bûche&
test an
la lime
ite)d&
raisons de
panser ta(bless
sûre câlin tout
doux fait pas
ci(pas ça
va pas
la tête
toi(chut
dors main
&tenant
pas(face
cil(vie(parent
après(sent
repos.

Sylviane :

 

 

Marie-Jo :

Enfant regarde mère occupée aux tâches ancillaires
Air du fils intrigué ( mère occupée )
Chut aucun mur
Mûre ( mère occupée )
Arrête le temps stop l’heure
Regarde moi
Seule isolée quand
Suis occupée

 

3 — Une pensée développée sous une forme de poème,
où l’on voit le cheminement de l’esprit
toujours en vous inspirant de Cummings,

le but de l’exercice est de vous faire écrire “autrement” d’une façon moins policée que votre façon d’écrire habituelle

Clara :

mousse touchant trous
farandoles guirlandes
le tintement est derrière
plus loin c’est doux

laine sucre de mariée
comme on l’imagine
les nuages s’épuisent
à chercher leur saison

le sommeil dans la nuque
au sol la terre isole
cils nuée caresse
dans les cendres dissolues.

Marie-Jo:

Rêve éveillé vérité ébréchée
Sentiments écorchés
Corps martyrisés
( mais heureux dans ce monde )
Criant à l’autre ( ou à moi )
Corps sans vie, amour sans idéal, vie bonheur absence .

Sylviane :

 

 

 

4 — Description d’un objet quotidien sous forme d’un poème, toujours en vous inspirant du style de Cummings et des exercices précédents

Marie-Jo :

Réceptacle de douceurs et de joies
Brûlots sur âge jeunes vieux
Tousse respiration saccadée dé
Serres moi dans main fermée non ouverte
Sur odeur chaude sucrée piquante
Acide feuilles tombées fleurs écloses sur mouillé fondu 2 3 4 cui
Hier aujourd’hui jour
Naux regarde tasse
Devant moi.

Clara :

Attrape
le truc noir
la chose dure
pas si dur
du sens&s’en
servir on sait
l’objet du bruit
de silence à l’aube
jet d(inerte
ci cela
par(ci ou(&
parla cria
tourne la(tête
plas’
toc(qui
vocifère
rouge bleu vert
bouton plas
toc)dans
l&cerveau
ça vaut rien
des fils
filmiques
on(zappe l’essence
ciel
la télécommande.

Sylviane :

 


expos à Tulle

19 octobre 2021

Lors de mon dernier séjour à Tulle :

Une exposition didactique à ne pas louper, pour tout le monde!!
Ici, juste quelques extraits capturés





• Sur la Corrèze, cette installation de Delphine Ciavaldini, “tissée” au “poinct de Tulle” géant, de la broderie contemporaine qui fait plaisir à voir
(et accessoirement enfin comprendre et voir sans loupe comment c’est fait!)

Ici, vous saurez tout, c’est la suite !

& puis, l’exposition des Monuments de Saint-Pardoux était toujours en place après l’inauguration-événement en fanfare de cet été le 14 juillet.
Parcours d’octobre en fin de journée, en voici quelques photos de saison, au gré de mes enthousiasmes et batterie vide de mon téléphone…

— Le champs de champignon feutrés (c’est la saison!)

C’est l’occasion d’un moment de littérature (extraits) :

Alice, une minute durant, resta à regarder pensivement le champignon en essayant de déterminer quels en étaient les deux côtés ; et comme il était parfaitement rond, le problème lui parut difficile à résoudre. Néanmoins, elle finit par étendre les deux bras le plus loin possible autour de sa circonférence, et de chaque main elle détacha un morceau du bord du cryptogame.
« Et maintenant, lequel des deux est le bon ? » se demanda-t-elle en grignotant, pour en essayer l’effet, un petit bout du morceau qu’elle tenait dans la main droite ; à l’instant suivant, elle ressentait, sous le menton, un choc violent : il venait de heurter son pied !
Passablement effrayée par ce changement subit, elle comprit qu’elle n’avait pas de temps à perdre car elle rapetissait rapidement ; elle se mit donc en devoir de manger un petit bout de l’autre morceau. Son menton était si étroitement pressé contre son pied qu’elle n’avait guère de place pour ouvrir la bouche ; mais elle finit par y réussir et parvint à avaler un fragment du morceau qu’elle tenait de la main gauche.
« Allons, ma tête est enfin dégagée! » dit Alice en montrant tous les signes extérieurs d’une joie qui se changea en effroi, l’instant d’après, lorsqu’elle s’aperçut qu’elle ne retrouvait plus nulle part ses épaules […]
Lewis Carroll – Alice au pays des merveilles

Nous étions douze à table. Du jour au lendemain, un plat de champignons me laissa seul au monde. Seul, car j’avais volé huit sous dans le tiroir-caisse pour m’acheter des billes – et mon père en courroux s’était écrié : Puisque tu as volé, tu seras privé de champignons !
Sacha Guitry – Mémoires d’un tricheur

Dire que les champignons sont souvent difficiles sinon impossibles à déterminer, c’est avouer en tout cas qu’entre la description et la vision il y a un abîme […] Il est facile d’apercevoir un champignon. Mais lequel ? Il faut toujours une sorte de révélation. Une vision doit traverser les paroles et les imageries et nous transporter dans un monde où s’affirme enfin dans son impossible vérité le champignon vivant.

L’ennui c’est qu’ils ne ressemblent pas aux magnifiques illustrations des livres. Nous avons à faire à des sortes d’excroissances, souvent mal chapeautées. Ces champignons s’ingénient à ne pas ressembler à eux-mêmes, en se vouant à des attitudes grimacières. Une façon de s’enfler, de se dégonfler, de se tordre, de pâlir (ils sont hygrophanes, nous dira-t-on) ou de forcer sur une couleur. Comme si nous nous présentions à la frontière avec un air ahuri rien que pour plonger les douaniers dans un doute interminable.
André Dhôtel – Rhétorique fabuleuse – Le vrai mystère des champignons


— Un de mes monuments préféré, celui célébrant le vers de terre

— & puis, le monument aux sons et celui du point de vue.

Il faudrait un monument aux sons dans tous les villages,
on y est particulièrement bien et “protégé” du monde (et du frais ambiant en cette saison) dans la cabane oreille!

 

la voici lors de sa construction avec Jean-Pierre au fond de l’oreille


& puis, un monument du meilleur point de vue, ce serait bien partout aussi!

Ici, un livre avec le point de vue de chacun dans le petit tiroir protecteur,

on s’assoie tranquille pour le lire,

et puis, lever les yeux sur le paysage encadré…

— Le monument aux questions (interrogation penchée, avant de tirer la corde pour l’agiter)

Toute question se termine par un hameçon

Toutes les questions finissent par un hameçon

Un hameçon à réponses en forme de point d’interrogation

Une question pour aller à la pêche aux réponses

Pêcher une réponse avec un point d’interrogation

Pêcher une réponse à l’aide d’un point d’interrogation

— Il y avait aussi le monument aux bricoleurs du dimanche
(ma visite à Saint-Paroux était le samedi, après un tour au Leroy-Merlin du coin..!)
— Passe-moi le tournevis.
— Lequel ?
— Celui avec le manche orange.
— J’en vois pas avec le manche orange.
— Bon Dieu, tu l’as devant le nez !
— C’est pas un tournevis à manche orange, c’est un tournevis à manche rouge.
— Bon, fais pas chier, envoie-le.
— C’est pas la peine de t’énerver.
Jean-Paul Dubois – Parfois je ris tout seul

 

— Le monument – ou ce qu’il en reste – aux anthropophages

 

avant qu’il soit dévoré par la nuit…

 



 

Celui-là n’était pas célébré…

Vous pouvez tous les voir ici

Patience, il y a plein d’images alors la page est longue à charger, mais le temps veille sur vous..!