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atelier d’écriture du mardi – N° 34

26 mai 2020

atelier 34, mardi 26 mai

Voilà des extraits de Le Petit chaperon rouge,
de Joël Pommerat
(théâtre – Babel – Actes sud)

 



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Je vous demande, vous aussi, de réécrire la représentation d’un conte célèbre parmi ceux-là :
— Cendrillon
— La Belle au bois dormant
— Pinocchio
— Le Petit Poucet
— La Barbe bleue
— les Trois petits cochons
— Peau d’âne
— La Petite Fille aux allumettes
— La princesse au petit pois
— Le Vilain Petit Canard
— La Petite Sirène
— Le Maître chat ou le Chat botté
— Les Souhaits ridicules

Il n’est pas besoin de se souvenir exactement de l’histoire, mais non plus de l’ignorer…
regardez la définition (cnrtl) de “représentation”
Vous pouvez mélanger les époques
Pensez au style, aux temps de conjugaison, etc…

Si vous pouvez, avant de commencer, dire aux autres quel conte vous choisissez, et si possible en choisir chacun.e un différent….
(mais si plusieurs d’entre vous choisissent le même et y tiennent, alors pas de problème)

en 3 parties développées + personnages
—  les personnages
—  prologue
—  dialogue
—  épilogue

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Raphaëlle :  Je rentre de Paris et repars faucher (mais riche ;-)) immédiatement
je crois bien que je me rattraperai pas mon retard
Peut-être à la semaine prochaine je t’embrasse

David : levé à 5h du matin, une grande tasse de café et enfin un peu de temps pour taper mes textes.
Voila la petite histoire. On était deux avec Agnès à l’atelier.
Je retourne à mon chantier

Personnages :
Pinocchio, Geppetto, Méline la fée bleue, Fred le chat, Jimmy le renard, Prince Vladimir.

Geppetto sortait de trois ans de prison pour diverses arnaques sur internet. Expert en informatique, robotique et intelligence artificielle, un peu fatigué par la vie, un peu seul, il reprit son grand projet secret. Créer un humanoïde très proche du réel et qui l’aiderait à supporter le quotidien.
Troublé par l’idée que se soit une femme, Geppetto étant un peu coincé, ou un homme qui lui renverrait sa propre image, il se décida pour un enfant, un garçon.
Grand admirateur de Stanley Kubrick et donc très méfiant envers les machines et leur propension à la duplicité diabolique, il décida de l’affubler d’un nez qui s’allonge en cas de mensonge.
Le mardi 26 mai 2020 à 19h15, tout fut prêt et il activa toutes les fonctions du petit droïde qui commença à s’animer là, devant lui sur la table de travail.
Le regard, les premiers gestes, son allure, c’était bluffant. Geppetto était submergé par une profonde émotion.

— Bonjour petit, comment t’appelles-tu ?
— je suis grand et je m’appelle Pinocchio.
— Bon, moi c’est Geppetto, je suis un peu ton papa, un peu ton maître, un peu ton ami.
Le petit montra la fenêtre et demanda :
— Qu’est ce qu’il y a de l’autre coté ?
— Là-bas, et bien c’est le monde, les autres, c’est dehors.
— Ho, j’aimerai bien y aller.
— Bien, on va faire une expérience. Je te donne cinquante euros, avec ta fonction GPS tu devrais très bien t’en sortir, je te donne une liste de courses à faire dans le quartier.
Le petit sortit sur le palier. Son processeur tournait à fond devant un tel spectacle. Tout se mettait en place. Sa mission : Boulangerie, épicerie, kiosque à journaux.
Une petite fille en robe bleue l’aborda.
— Je ne t’ai jamais vu dans le quartier, tu viens jouer avec moi ? Je suis une fée, je fais des tours de magie. Je m’appelle Méline.
— Je m’appelle Pinocchio, je dois faire des courses pour mon papa maître ami, après je reviens te voir.
— Ok, je suis là-bas au bac à sable.
Il continua son chemin mais deux individus lui barraient le passage.
— Vas-y tu fais quoi dans le quartier ? J’te connais pas, t’es qui ? Tu vas où ? Moi c’est Fred le chat et lui ce gros bâtard c’est Jimmy le renard.
— Je m’appelle Pinocchio, je fais des courses pour mon papa maître ami.
— Vas-y t’as d’la tune fais voir.
— non je n’ai rien du tout !
— Ha oui mais c’est quoi ce pif trop chelou de un mètre de long, c’est une canne à pêche ? Jimmy choppe le par le nez que je le fouille. Sa mère, cinquante euros ! Vas-y le p’tit menteur.
— Vous êtes des malfaisants !
— Ha ha ! comment tu parles trop comme un vieux ! Allez, viens avec nous, on va faire tes courses ensemble et on partagera le reste de la tune, ton père il y verra que dalle. Tu vois on n’est pas des bâtards, on est plus humain que tu ne crois.
De retour à la maison, il rendit les quelques centimes d’euro à Geppetto qui s’étonna du peu de monnaie.
— Alors et le reste ?
— Pas de reste, tout est là.
Son nez fracassa la télé en face de lui, il se retourna brusquement et s’enfuit à toutes jambes.

Geppetto chercha son petit pendant des jours et des semaines. Au bout du rouleau, il pris sa voiture, l’abandonna sur le pont de Saint Nazaire et se jeta par-dessus la rambarde dans la mer. Il s’assomma sur le Prince Vladimir qui émergeait des profondeurs.
Pinocchio fut recueilli par une prostituée très sympa mais qui le faisait tout le temps mentir pour s’amuser avec son nez. Très gêné de la situation, il s’enfuit à nouveau avec une bande de jeunes surfeurs qui lui firent découvrir la mer.
Il essaya toutes sortes de drogues avec eux, mais sur lui rien ne marchait.
Seul les mensonges lui procurait une sorte d’ivresse mais le résultat en était toujours catastrophique.
Une nuit il pris un planche de surf et s’éloigna du rivage vers l’horizon éclairé d’une demi-lune, d’après sa mémoire vive il y avait plein de choses à découvrir de l’autre coté.
Au large le Prince Vladimir le souleva hors de l’eau et un marin russe sortit de l’écoutille suivi par un homme à la tête bandée.
— Geppetto !
— Pinocchio !
Longtemps après ces retrouvailles pleines d’une émotion indescriptible, de retour dans le quartier, le petit droïde devint un véritable enfant grâce à la magie de la fée Méline mais ça c’est une autre histoire.

 

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& puis :


Tagada turlutu tue

22 mai 2020

• Petite visite du jeudi chez Raphaëlle :
agréable circuit entre les plantations du jardin, bien étiquettées sur ardoise

(ce qui me rappelle de chercher où retrouver le crayon blanc gras dont je me sers pour dessiner :

 
avec la mine enroulée dans du papier ou un copeau de bois, pratique tout terrain)

& puis, voir le nouveau toit en bois de la grande grange, qui a occupé Raphaëlle ces derniers temps :

avec sa crête qui suit la ligne horizontale et pas le faitage
Le bois fondu dans le paysage, qui passe de l’ocre au gris en une année
Madame avec laquelle nous causons planches, pour nos bancs..!

& Jeanne qui suggère un montage qui dure plus que sauvagement visser :

et après la réflexion, la joie partagée d’un bon déjeuner ensemble au soleil, avec feu d’artifice des desserts, dont un Tagada digne d’un 1% de rond-point..!


Après Job et des discussions de transat qui dilatent le cœur, retour sous la garde des nuages

• & des nuages repassons au toit, avec les épis de faitage normand,
comme celui-ci datant du XVIIe siècle

et une fabrique près de Caen, la poterie de Bavent, dont Jeanne nous a parlé :
(je ne sais pas si on pourra y faire un tour avec Xavier!)



Pour tous les goûts..! avec les tuiles vernissées…

• au Lieu/lien, suite des dessins dégradés en jaune, avec les événements des derniers jours, sous le soleil :



• & pendant ce temps-là, entre Marseille et Tulle :

• & pour un projet de couture, la chemise japonaise de Manée :

• reçu de Pierre Tilman et Agnès Rosse, un masque en duo :

et cette chose réjouissante envoyée par Christine :


pour tous les goûts

20 mai 2020

• Un beau message encourageant de Jean-Pierre, avec une découverte :

ohé
merci pour l’oreille dédiée
j’aimerais faire comme toi des dessins dégradés, ils me donnent envie de dessiner
continue à tout dégrader comme ça, ne t’arrête pas !

l’image que je t’ai envoyée l’autre jour est un tableau-objet de Joaquin Torres Garçia
ça vaut la peine d’aller voir de près du côté de Joaquin Torres Garçia. Je l’ai fait récemment par hasard.
Ce J.T.G est un connu très inconnu ou inversement un inconnu peu connu – j’espère que tu ne le connais pas vraiment pour apprécier les images que j’ai ramassées pour toi (il a fait des jouets pour enfants et des livres qui on l’air formidables et puis le bonhomme a quelque chose de vraiment sympathique)
bonne journée Fabienne



• Autre architecture, dans la Montagne, le Liégat..!

• Ça compense l’énervement sncf, avec des billets de train pour des trains qui ne circulent pas, des réservations de place obligatoire alors qu’il n’y a pas de billet qui y correspond, des correspondances impossibles entre régions…
Tulle-Brive-Toulouse-Marseille devient finalement Mautauban-Marseille, au retour comme à l’aller… Grrr


& aujourd’hui, ce n’est pas une mare, mais un étang avec l’eau à 20-21°, 1ère “vraie” baignade de l’année sans combi!! (& sans surveillance..)

• & depuis le temps que je voulais voir le maréchal ferrant chez Manée,
cet après-midi Cadichon et Rosa se faisaient rectifier les sabots !
Manée, après s’être inquiétée, avait réussi à “emprisonner” les ânes dans leur cabane (avec foin à volonté et eau, y’a pire comme prison!)
Reportage, (et 1000 questions au jeune maréchal ferrant !) et pendant que je faisais des photos,
j’ai fait des manip involontaires, avec l’écriture d’un message ponctué..!
Donne la patte, Cadichon !!


… à gauche, sabot pédicuré avec bon appui de la patte, à droite, sabot trop long

… finition à la lime
Puis, c’est au tour de Rosa, moins nerveuse mais plus craintive
(admirez l’élégance, les licols sont assortis à leur robe!!)

… gros plan sur quelques bouts “d’ongles” coupés, avec la tenaille et un couteau à parer

& le maréchal ferrant nous propose des porte-bonheurs qu’il va bazarder ; c’est lourd, un fer à cheval ! Ils sont tous différents suivant les pattes et les sabots des animaux, et devant-derrière…


… en voilà un avec un joli sourire de patte arrière ! (il faut toujours les accrocher ouverture en haut, pour recevoir le bonheur — qui vient du ciel ?!)


atelier d’écriture du mardi – N° 33

19 mai 2020

atelier 33, mardi 19 mai

 

Voilà des poèmes de Karel Appel (qui est plus connu pour ses peintures et dessins, il appartenait au groupe CoBra)
extraits de Océan blessé


New-York, 1979

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“Je serai là, à Hellemmes, derrière mon ordinateur… Mais j’ai pas fait mes devoirs…
Je vous envie de vous retrouver !   Bise    Leslie”

éloignement anti-virus, on ne peut pas lorgner sur ce qu’écrit sa voisine ou son voisin…
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1 — En 9 épisodes-minutes, racontez ce qui se passe quand on est amené à prononcer une chose personnelle à laquelle on tient, difficile à dire pour soi et, et qu’on peut supposer difficile à entendre pour l’interlocuteur(s).

Avant-pendant-après, préparation psychologique et discursive, action, comment ça sort, développement…
Je ne vous donne pas cet exercice pour connaître vos secrets et que vous les révéliez à tou.te.s, ce qui m’intéresse c’est l’analyse précise des sentiments, sensations, impressions lors de cette situation, et ce qui se passe pour vous avec la langue (le discours), comme un petit théâtre intime de la parole.

Raphaëlle :
Raymonde ne sent pas bon et ça coupe mon élan
1. Bon, elle pue et ça me dégoûte. C’est mon constat.
2. Je ne peux lui dire comme ça. Dès le matin.
3. Et puis après elle fume, ce qui n’arrange rien. Bon est-ce vraiment ça qui me gène ?
Oui, oui. Et puis même ses habits sentent. Et puis toute la maison. Bref, il faut faire quelque chose. Proposer des solutions mais comment quand l’autre ne voit pas le problème.
4. Lui dire : Raymonde, il faut que je te parle d’un truc qui me pose un peu problème. Bon, là, je vois bien, j’ai minimisé. Et puis j’ai un peu honte de le lui dire. Si ça se trouve, il n’y a pas de solution et elle n’y peut rien. Quant à fumer, c’est son problème, pas le mien. Je n’ai qu’à m’écarter. Je ne suis pas chez moi après tout. Mais quand même, ça brouille mon élan. Alors c’est important.
5. Rajouter : bon en fait, c’est un truc un peu perso qui te concerne mais que tu peux totalement ignorer. Car il n’est pas impossible que cela ne te pose aucun problème. Et que je sois la seule à le remarquer.
6. Et dire : mon sentiment est que tu sens fort. Autrement dit, que tu dégages une odeur forte et qui est un peu gênante. En tout cas pour moi.
7. Oulala. c’est un peu n’importe quoi de dire un truc pareil. Ne pas oublier d’ajouter : est-ce que ça te pose problème que je te le dise ? Qu’est-ce que ça te fait ?
8. Et là, bien écouter sa réponse voire son silence. Et puis développer un peu. Voir si elle en a conscience.
9. Dans le meilleur des cas, trouver ensemble des solutions. Bien lui expliquer ce que ça me fait à moi.

Agnès : C’était bien de se retrouver à l’atelier “pour de vrai” !

 

 

Sylvie : C’était heureux de se retrouver
Épisode 1/
Papa m’emmène à l’école
J’adore
Il prend le Solex
Sur le porte-bagage
Je suis fière

Épisode 2/
Sur le chemin
Dans les fossés
Courir
Une bousculade
Tomber dans la vase du fossé
Caché par les hautes herbes

Épisode 3/
Attendre le bus
Aimer s’asseoir sur les genoux
Des garçons
Jouer à se mettre la main

Épisode 4/
S’embrasser avec une paille de blé
Entre les dents
Croquer une cerise aigre
Dévorer le petit asticot
Blanc qui se cache
À côté du noyau
Cerise meulée
Tombée
La terre est bonne

Épisode 5/
Je porte toujours une culotte
Propre
Blanche
Ma grand-mère me dit
« On ne sait jamais »
J’écoute

Épisode 6/
La vase est noire
Puante
En sautant par dessus

Épisode 7/
La veille
C’était presque Noël
Se faufiler dans les bois
Avant la nuit
Et couper le genévrier
L’enguirlander
Seule
Les autres sont partis

Épisode 8/
Grandir
Se mesurer
Avec ma robe rose en synthétique
Achetée au supermarché
La veille de ma communion
Sentir le regard
Et puis cette odeur âcre
De mes 11 ans

Épisode 9/
Ne pas vouloir obéir
Attendre son soutien
Et y croire
Une ronce sur le bas-côté,
Elle la ramasse
Et me met
Me la colle
Sur les mollets

David :

1 – Il faudrait que je parte
pour recommencer autre chose
mais je ne vais pas vraiment partir
je vais juste me déplacer
en dehors de moi-même

2 – Comment dire, je vais partir sans partir
je serai là et pas là à la fois
en même temps tu vois, non tu ne vois pas
bon mais pour l’instant je suis là

3 – Bon imagine je pars, mais pas loin,
ou alors très loin mais je t’appelle une fois par jour
deux fois par semaine bon d’accord
je pensais que plus ça serait mieux
mais tu sais je ne suis pas encore parti

4 – C’est quand même plus dur
d’imaginer rester là, ne rien changer
mais tout arrêter pour autre chose
ça semble presque impossible
ou alors juste pour un moment
mais ça risque quand même de tout changer

5 – Imagine une chrysalide
avec un papillon à l’intérieur
cette forme brune et sèche presque inerte c’est moi
je sors de là-dedans avec toutes mes couleurs
et je me barre d’une fleur à l’autre

6 – Bon je ne serai jamais un papillon
je suis lourd et enraciné
plombé par le quotidien des hommes
englué dans le recommencement des choses
et cette vie d’en ce moment n’est pas si mal.

7 – Finalement je vais rester là
je construirai un bateau dans le jardin
je mettrai des couleurs de papillon tout les matins
pour les fleurs il y a tout ce qu’il faut

8 – Oui je reste
je ne pars plus
je te jure j’ai bien réfléchi

9 – Peut être un petit voyage
histoire de changer d’air
ça me ferait vraiment du bien
tu ne crois pas ?

 

2 — A partir du texte de votre voisin.e, inventez les paroles à dire et paroles dites, comment s’exprime cette différence et comment elles sont dites.
(Pour celles et ceux qui travailleront seul.e.s à distance, je vous propose soit d’attendre de lire un texte d’un.e participant.e à l’atelier publié sur le blog, soit de passer l’exercice 3)

Raphaëlle :
– Coucou, heu, ça va pas trop
– Bon, ça va pas trop mais je ne sais pas non plus comment te le dire.
– En fait, ça me terrorise.
– Bref, j’ai peur de tout : de mal savoir dire et de tout gâcher. J’ai peur de moi et donc j’ai peur de toi aussi. Parce que j’ai peur de ce que tu vas penser de moi. De dire des choses pareilles je veux dire.
Bon mais c’est angoissant tout ça. Deux secondes, il me faut un moment perce que je ne sais même pas comment je vais te le dire.
– En, fait, j’avais pensé t’écrire. Tu crois pas ? ça aide à poser les choses tu comprends. A prendre de la distance. Je sais que toi tu n’as pas de mal à dire les choses. Pfff, après tout, il faut bien que je jette alors voilà, désolée d’avance :….
– Et puis non, je ne dis rien, je suis trop lâche, j’encaisse et j’essaie de ne pas bouder. Au moins, pour une fois, j’aurai fait des progrès. Pour la lettre, on verra après.

Agnès :

 

 

Sylvie :
Simone (elle prend une large inspiration) : Tu sais Raymonde, ça fait maintenant quelques temps que j’habite chez toi. Tu sais, quand je suis arrivée, on ne se connaissait pas vraiment. Bon, tu m’as invitée à venir ici. J’ai hésité mais j’ai pensé qu’on allait bien s’entendre, on aimait bien se parler, on avait des idées communes qu’on arrivait bien à partager, l’une commençait une phrase et l’autre la finissait.
Ça allait bien nous deux.
J’y ai vraiment cru au début. Bon évidement, pas de douche et pas l’eau courante, la vie rustique quoi, j’étais surprise mais j’avais envie de tenter l’expérience, de tenter cette vie. Évidement tu m’avais bien dit certaines choses, l’eau au fond de la cour, la maison un peu isolée. Bien sur, au début, j’ai pensé que je m’y ferai…
Mais petit à petit c’est devenu difficile pour moi, pas le manque de confort, non c’est pas ça, c’est plutôt, comment te dire, que j’ai du mal (ouhlala, je respire à fond), enfin j’ai l’impression que tu as une odeur un peu forte, ou en tout cas que cette odeur devient un peu gênante pour moi. Voilà, c’est ce que je ressens.

David :
—  Emmène-moi sur le solex
—  Vas-y montes mais ne fais pas ta fière, gamine
—  Je reviendrais de l’école par le chemin
—  Tu vas encore tomber dans le fossé comme l’autre jour, prends plutôt le bus.
—  Ho oui avec tous les garçons
—  Comment ça les garçons ? tu t’assois devant toute seule
et je ne veux pas entendre d’histoires de bisous avec des pailles
et de petits asticots blancs et fait une bise à mamie en passant
—  Ho non elle va encore me parler de cette histoire de culotte
—  Mais non, et ne vas pas trainer vers le fossé plein de vase
—  Je fais ce que je veux c’est Noël
—  Tu vas abîmer ta belle robe avec les ronces partout
et j’aimerais bien que tu n’en fasse pas qu’à ta tête

 

3 — A partir de votre texte 1, inventez des choses dites dérisoires, faites-en un petit texte qui reprenne la forme des préparation – hésitation – prononciation – soulagement, regrets ou remords

Leslie nous a rejoint par Skype, même si la connexion n’était pas terrible, on a pu faire une lecture commune!

Raphaëlle :
Quand j’arrive chez ma belle-mère, c’est toujours la même histoire : il faut que je mette les chaussons mous en tissu qu’elle me tend.
Elle aime que sa maison soit propre. Mais pas propre grosso modo. Archi propre.
Si propre que je ne sais même pas où m’asseoir.
Alors non seulement je ne sais pas où m’asseoir mais je ne sais pas non plus marcher avec ces trucs qu’elle me tend.
D’abord, je les trouve moches mais en plus, je trouve que tout est ridicule.
Enfin bon, je pourrais bien prendre un peu de hauteur. Des chaussons, même moches, c’est pas très grave.
Mais non, ça m’énerve. J’aime pas qu’on m’impose le truc.
Bon, c’est moi qui suis ridicule. Qu’est-ce qu’on s’en fout si c’est ce qui lui fait plaisir ?
Oui mais quand même, elle aussi pourrait me faire plaisir non ?
Je sais : la prochaine fois, j’y vais en échasses. 1. j’ai pris de la hauteur. 2. je ne peux chausser les chaussons…

Agnès :

 

 

Sylvie :
Se souvenir d’un rêve ?
Comment arriver à se souvenir d’un rêve qu’on n’a pas fait ?
Ou mieux encore inventer un rêve !
Oui, c’est ça, je vais inventer un rêve !

Je suis sur le porte-bagage d’une moto et on file à toute allure – enfin, c’est plutôt un vélo-solex…
On suit un gros camion, d’un peu trop près, et hop tout de suite après je me retrouve sur la remorque d’un 35 tonnes, assise, et je balance mes jambes.
C’est bête !
Je veux courir mais je ne peux pas, mes pieds sont lourds et collent à la terre, les forces me manquent.
C’est absurde !

Je suis volontaire pourtant pour me souvenir.

David :

Ce matin j’ai envie de manger des biscottes, ça fait très longtemps que je n’ai pas fait ça.
Je ne le faisais plus car les dernières fois, elles se brisaient en plusieurs morceaux et ensuite j’avais de la confiture plein les doigts, et des bouts de biscotte molle qui flottaient sur mon café. Une biscotte, ça a une certaine texture en bouche, ça doit croustiller, et les morceaux tout mous dans le café, franchement c’est désastreux pour commencer une journée. Peut être y a-t-il une marque de biscotte plus solide, ou alors je m’y prend mal, si le beurre est trop dur par exemple, ça fragilise la structure de la biscotte et là, c’est le drame. Si on sortait le beurre la veille au soir du frigo pour qu’il soit plus souple, ça pourrai rendre les choses plus facile.
Je sais qu’avec les tartines il n’y a aucun risque mais le croquant n’est pas le même et je ne peux pas en manger dix comme avec les biscottes. Et puis il vaut mieux prendre les petites, les grandes se cassent plus facilement, enfin il me semble.


quelques jours bien remplis

19 mai 2020

• Avec Xavier, on a été rétamé à une candidature pour une résidence photo l’année prochaine, l’occasion pour moi de découvrir, parmi les sélectionnés, le travail (et ce diptyque) de Georges Pacheco :Nous comprenons bien le choix des sélectionnés par rapport à ce qui était demandé.
Néanmoins, on se pose cette question (en général) : quelle est la chance de voir son dossier retenu quand on n’a pas fait d’école de photo (Xavier est autodidacte), quand on n’a pas un discours archi bien ficelé maniant les concepts comme il “convient”, quand on n’a pas un CV béton de parcours d’art contemporain et qu’on commence à être un peu vioque… et quand on a les 4 éléments qui s’additionnent..!!

& puis plus généralement, toute cette exigence pour être payé en droits d’auteur lbien souvent ras les pâquerettes, avec les cotisations d’Urssaf à la charge des artistes, profiter de la demande pour maintenir des offres de rémunération avec lesquelles les gens qui les proposent ne pourraient pas vivre ou juste subsister (comme pas mal d’asso…)
Comment est-ce qu’on peut vivre “normalement” et à qui s’adressent certaines résidences, avec en plus des animations comprises dans l’enveloppe, aux rentiers ?  aux toujours pauvres et dévoués sans compter ? aux purs esprits créatifs ? Artistes smicards fermez vos gueules et soyez contents, vous n’êtes pas à l’usine, la plus-value culturelle c’est pas pour vous !
Bref, pas de réponses à toutes ces questions qui se reposent souvent..!

• Samedi matin, ouvrir la porte du Lieu/lien, fermées depuis 2 mois !
Effacer la vitrine avec virus de la poésie et courage, parlons d’autre chose !
L’occasion de faire passer d’autres messages :

Comme Manée m’a rejointe après le marché, multiplions les messages :

L’après midi, après une heure de lecture au soleil tout au bord de la rivière (il fait trop beau pour ne pas être dehors!!)

je poursuis les annonces :

Plusieurs personnes entrent dans l’après-midi, intriguées, ou pour discuter ; je leur propose de venir aussi écrire des messages ou dessins dans la vitrine, qui n’auront pas la vocation d’y rester longtemps. A suivre…!!

avant de continuer la série des dessins dégradés :

avec les fonds préparés à Marseille et les notes de dessins possibles…
Y surgissent aussi les préoccupations du moment, dont le projet pour la forêt du souvenir…

Le Lieu/lien transformé en atelier, en ces temps de rencontres compliquées, c’est agréable d’y travailler :



Je reste à l’atelier un peu tard, le soleil fait de belles ombres, le plus dur est de résister jusqu’à mardi pour envoyer les photos à Jean-Pierre!!

un dernier dessin pour JP (comme une cuillère pour…) avant de partir  :

• Dimanche extra beau, programme et promenade du dimanche :
l’eau de l’étang est fraîche- baignable
On voit loin sur le promontoire rocheux entouré de genêts
& le soir les ombres de la glycine jouent sur le mur

 

 

• Lundi, reprise, refaire une vitrine, la commencer, pour annoncer les bancs dans la forêt du souvenir :

• Envoyer un mail à MissTic, lui demandant l’autorisation de reproduire en ouverture une de ces photos de pochoir (2018) dans le journal de PEC de juin :
J’espère qu’elle sera d’accord..!!!

• Mardi matin, pas de réponse, mais un message de Jean-Pierre, en son jour d’anniversaire :
accompagné d’un tableau-objet de Joaquin Torres Garçia
“alors là oui, je vais passer une belle journée avec cette entrée en matière
la vitrine de poésie à mon honneur avec sa bulle et son pointillé, tout ça me réchauffe la tête et le coeur
des bises, des bises, jp”

• et puis aussi, en réponse à mon mail intitulé “remettre ça sur le tapis“, puisque nous avions déjà évoqué l’idée de fabriquer un chassis (géant, alors, après avoir été épaté par le travail d’Alexandra Kehayoglou) et de s’équiper. Ça pourrait être bien plus simple et modeste, c’est à dire plus léger !

“eh oui ! c’est vraiment l’outil magique
(avec une jolie transformation apparente de mouvement circulaire en mouvement de translation alternatif )
(et tu as vu, il est capable du pire, l’outil magique )
donc, oui oui qu’est-ce qu’on attend ? (j’ai un énorme problème avec les points d’interrogations en ce moment, ça ne se voit pas : mon clavier déconne, c’est un défaut sur la série de macbook, mauvaise pioche ! en bref je ne peux plus faire de point d’interrogation je suis obligé d’aller en chercher un pour le copier et le coller, c’est compliqué…c’est compliqué de se poser des questions…je vais peut-être arrêter de poser des questions, ou alors toutes les regrouper en paquet chaque jour)
affirmatif : faut plus attendre pour rebricoler ensemble, j’ai envie de rebricoler des tapis, étagères, tarots”

youpi!!

(A Tulle, après la manufacture de masques, ouvrir une petite manufacture de tapis pour relancer les affaires ?!!)

et puis, en ces temps où l’animation culturelle est sur le tapis….


à suivre, suite

15 mai 2020

• Rdv vendredi soir à la forêt du souvenir, pour causer bancs et emplacements :

(bien contente de vous revoir détendu.e.s au vert..!)
David, Dominique et Marie ont ce banc simplissime en poche :
En rentrant, je cherche d’autres modèles de bancs rondins, par curiosité :
 

• et je reçois un mail de Jean-Pierre :
“ohé Fabienne
je t’envoie des bancs suspendus pour ta collec (ah ! je rêve que tu les trouves dignes de faire partie de ta collec)
on les avait construits avec Jérémie à l’ENSA Limoges ”

Bien sûr qu’ils sont dignes de la collec, même des très belles pièces !
Je crois que celui que je préfère est le plus rustre (et pas suspendu, du coup), la chaise-longue palette!!
Allez voir les constructions made in Jean-Pierre !

• & en attendant qu’il y ait des bancs (simples et sobres dans l’idée, la mise en œuvre et l’esthétisme) dans la forêt du souvenir, un portrait volé de Manée :
• & des fleurs de navet cueillies dans le jardin de Serge, juste au-dessus de la forêt, pour accompagner (un petit goût de moutarde et de raifort) la salade du dîner :
” Dites-moi, mon chou, poursuivit-elle, c’est Lotus pensif, votre pseudo, ou Fleur de Nave ?”
M’as-tu vu en cadavre ? de Léo Malet (1956), dans Les enquêtes de Nestor Burma et les Nouveaux mystères de Paris (10e).
• & on repart chacun avec un butin, offert par Marie,
frais du jour :

C’est con, on n’avait pas pensé amener de quoi se faire un apéro-forêt (sauf les moustiques tigres qui ont dévorés Louise!), avant le travail qui nous attend les semaines qui viennent..!!

 

• & pour finir, les livres, éditeurs, libraires… Une réflexion à suivre (plusieurs, au choix) ici


à suivre avant de s’assoir

14 mai 2020

• On pense bancs pour la Forêt du souvenir
pas trop compliqué ni cher à fabriquer, et sur un terrain pas plan,
qui résiste au temps et au temps…

Qu’on ait envie de s’y assoir et d’y rester un peu…

 

 

Déjà, un peu de doc-idées :
les stèles gravées de Ian Hamilton Finlay

avec des branches

P. Demazeau qui fait des bancs jaunes

les grands bancs (et petits) de Claude Ponti au jardin des plantes de Nantes

celui de Lilian Bourgeat à La Défense

ceux plus ou moins sophistiqués autour d’un arbre


en palettes

avec parpaings

plus design
(je ne me rappelle plus qui a conçu ce beau fauteuil, ça fait plusieurs années qu’il est capturé dans mon ordi…)

Jeanne nous suggère les constructions d’Enzo Mari
“enzo mari 2,50 € le banc en bois de coffrage mettre plutôt des vis que des clous et si possible faire 2 planches en une”

Autoprogettazione – Enzo Mari

Ikea puissance 12
A suivre, jusqu’à s’assoir au mois de juin….

• Ça me fait penser au tas de bois de Jean-Pierre, avec sa future construction…

D’ailleurs son dernier mail contient une oreille (j’ai remarqué celles d’Enzo Mari!) qui écoute un son tapi(s) et un message :
j’aime beaucoup tes dessins dégradés !
(je me suis réveillé en les imaginant en très (très) grand format dans ton église)
Ça aussi, à suivre, “mon” église….
& les mammouths ont des petites oreilles…
Zaven, la semaine dernière au téléphone, prisonnier-covid du jardin de l’observatoire où il est en résidence, a aussi imaginé des dispositifs avec un rapport efficacité technique et visuelle/coût/temps qui dépotent, pour répondre à mes inquiétudes…

• & puis, aussi un article sur Pierre di Sciullo dans Index Grafik, youpi, avec cette image juste réjouissante!!

Pierre di Sciullo


atelier d’écriture du mardi – N° 32

13 mai 2020

atelier 32, mardi 12 mai, chacun.e chez soi

Voilà des extraits de Naissance de l’Odyssée de Jean Giono :


et de textes critiques :

& puis, le poème de Du Bellay :

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Prenez vous aussi des libertés avec un récit mythique
(quelle qu’en soit l’origine, mythologique, historique, fictionnelle, et le médium par lequel il a été développé)

Pensez aux exercices précédents, thématiques et stylistiques quant au développement d’un personnage et d’un paysage

Je vous demande un récit développé en prose
et un récit plus succinct en vers (qui peut différer du premier)
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Sylviane : je ne sais pas si cela correspond bien aux consignes mais je me suis bien amusée en faisant resurgir Tartine qui a été ma première héroïne modèle de vie.

Je ne connaissais pas Tartine, alors j’ai mené l’enquête pour mieux apprécier le texte de Sylviane :


J’aimerai bien voir une pancarte de Bongo… En attendant, j’apprécie les jurons potagers…
Mais voici le 2ème exercice :

Manée :

Mythe familial, l’histoire (depuis combien de générations ?) de la chatte banarde, de cet animal sauvage qui apparaît à la tombée de la nuit dans la montée d’un pré, à l’orée d’un bois, au fond du jardin, pour apeurer les enfants alertés par les adultes : « attention la chatte banarde est là ! »
Et les enfants essayant de l’apercevoir, finissent par l’apercevoir bien sûr, floue, mouvante, insaisissable, sorte de fantôme blanc qui se faufile, légère, menue ou au contraire massive, sombre, effrayante avec des cornes retournées, parfois une seule corne…
Ils craignent qu’elle les emporte sans savoir où et en même temps sentent que le grand-père ou la grand- mère qui les a prévenus ne semblent pas si effrayés et qu’ils vont sûrement les protéger.
Plaisir et crainte mélangée, jouissance de la peur.
En fait une bonne vieille peur qui évite bien des angoisses non identifiées.
Plus tard, devenus parents ou grand parents ils perpétuent le mythe de la chatte banarde.

Connaissez-vous cette créature fuyarde
Qui apparaît parfois le soir, hagarde?
Non ce n’est pas une vieille renarde
C’est la chatte banarde

PS: en occitan limousin, corne se dit « bane », la chatte banarde est un animale mythique moitié chat moitié animal à cornes.

Et je ne résiste pas au plaisir de t’envoyer une version particulière du mythe d’Ulysse : introduction du livre Mensonges de femmes de Ludmila Oulitskaïa (qui vit à Moscou, généticienne de formation, elle a écrit de nombreuses pièces de théâtre et scénarios de films et se consacre exclusivement à la littérature depuis les années 80)


ben moi, ça ne me donne pas tellement envie de lire ce livre..!
Chez Giono (Naissance de l’Odyssée a été écrit en 25-26 et publié en 1930), Pénélope n’attend pas 20 ans, Antinoüs, un copain musclé de son fils Télémaque, et d’autres avant lui, lui ont fait oublier son mari, elle a vendu des terres de la ferme et des animaux, et quand Ulysse rentre, elle envoie chercher « le tissage de cette grande toile qui encombre le grenier » pour se faire une façade… et ils s’arrangent tous les 2 avec les aventures et mensonges de l’autre!

à suivre…. (pour vous donner envie de le lire!)

 

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Parce que c’est formidable que la poésie devienne populaire :

 


l’art plastic

11 mai 2020


• Parce que ça ne court pas les rues, voilà l’initiative privée d’Antoine de Galbert, le fondateur de la Maison Rouge :


& puis, vous pouvez le réécouter là, c’est intéressant à entendre

 

• & Pascal Neveux dans libé :

• & pour finir, un petit air, avec la bouche grande ouverte…


plus de légèreté

10 mai 2020


Un peu de légèreté
et de mousse avant demain

Je suppose que la bague est en savon, c’est bien pour un jour de déluge.

& puis, pour mieux qualifier un coup de blues, un super tableau :

L’horizon est devenu courbe

Des dessins dégradés

 

& puis des mots en équilibre

 


des bonnes idées

7 mai 2020

Aujourd’hui des bonnes idées : (et puis, il va falloir m’équiper pour prendre le train…)

• évitez les mauvaises…

• achetez un masque éléphant Bamikele (Cameroun), ils sont si impressionnants,  (en plus, les oreilles tiennent à distance…)

• Corinne m’a envoyé le lien pour découvrir les masques “repoussants” de l’islandaise Ýrúrarí Jóhannsdóttir

• Un autre choix motivé de motif :

• ou plus smart (quand il est propre), un pare-brise pare-soleil portatif design (mais faut un grand sac)

• un autre système expérimenté par une coiffeuse ingénieuse :

• & puis un peu d’histoire de masques, pendant la grippe espagnole : de l’élégance

des photos de classe

des slogans sympathiques

• & puis, quand on veut aller au Drive Mc Do et qu’on n’a pas de bagnole, une solution peu couteuse :

•  & aux heures creuses, un nouveau jeu possible dans les gares :

• Jean-Pierre, qui veille à mon moral, m’a envoyé un mail tôt ce matin, en attendant la livraison de son bois de chantier  :
(avec la typo plomb, on est habitué à lire à l’envers-à l’envers, j’espère que vous ne devrez pas faire les pieds au mur..)
Il a aussi expérimenté ce type de masque il y a quelques années, lors d’un spectacle qui s’intitulait à Distances… sans commentaires, dit-il

• & Christine m’a envoyé cette proposition : Vidéo

• & puis, Marion Renauld avec une L, a répondu à mes remerciements avec une photo d’un autre “Gros mot doux”, glissé en ville :

Merci les ami.e.s !!!


un livre vraiment unique pour tous

7 mai 2020

Fin avril, je vous avais partagé ce mail d’une libraire amie :
   

& c’est vraiment un livre extraordinaire, comme vous n’en avez jamais lu, alors foncez le commander à votre libraire préféré.e !!!
isbn 2-9519363-6-2   20 € (ça les vaut!!!)

Pour ne pas vous perdre dans ce théâtre de la nature et du cœur, une aide en début de récit :


atelier d’écriture du mardi – N° 31

7 mai 2020

atelier 31, mardi 5 mai, chacun.e chez soi

Voilà des extraits de Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo


& de Liberté dans la montagne de Marc Graciano (Corti)


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Appréciez le style de chaque écrivain, entre autre à travers la précision recherchée, visuelle et des impressions.
Les adjectifs qualificatifs, les noms, les constructions grammaticales….
Le récit comme une vision, une tension.
Pas d’emphase malgré l’emportement.

Je vous demande d’écrire un texte sur là où vous êtes, là où vous habitez, en vous inspirant (stylistiquement) de ces textes.
en 2 parties,
la première plus descriptive,
le seconde qui fait vivre votre “paysage” comme un personnage familier ou inconnu.

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Là encore, je vous demande du boulot, pas que de l’amusement, mais je pense qu’au terme de l’exercice, les 2 sont liés…
Ce qui m’interesse, ce n’est pas juste que vous vous exprimiez (pas besoin de moi) mais que vous puissiez découvrir des possibilités personnelles en vous « forçant » à écrire autrement.

En écho, cette chose d’animation culturelle prônée par le gouvernement :

Je suis résolument contre.
Je ne suis pas une (pas gentille) animatrice, et on n’est pas au Club Med

Donc un atelier d’écriture perdu dans l’espace et la distanciation….
Allo, vous êtes morts ?

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David :

La vallée perdue.

Une seule route principale longe la rivière le Doustre entre deux vastes reliefs vêtus d’une épaisseur de tous les verts, vert olive, vert vif, vert prairie, vert Véronèse, vert sombre, vert de gris. De part et d’autre du pont de granite merveilleusement rénové tout récemment par le conseil général, les chemins partent à flan de colline vers les hameaux des hauteurs. La petite église somnole au centre du village, dénudée de ses mousses et lichens et traces multi centenaires par l’action déterminée de la géniale équipe du conseil général et bâtiments de France. Les nouveaux arrivants remplacent bien dangereusement ceux qui peu à peu ont disparu, occupent l’espace avec leurs cortèges et guirlandes de méfiance, paranoïa, peur des serpents, luttent contre les mauvaises herbes et les ronces, ferment les vieux passages, s’accaparent les terrains, et se surpassent au grand concours des langues de pute aux aguets.

A nous autres il nous reste des no man’s land dans les pentes raides ou les machines ne vont pas, sous ces pans de roche pourrie, royaume des sources moussues et fougères, ombres sans nom couvertes d’un mikado géant de branches et de troncs fracassés qu’il faut franchir en s’échinant. C’est le havre de paix des non humains. Parfois un grand cerf s’y brise une patte et meurt en silence et partage la pestilence de sa carcasse mouvante de vermine et autres nécrophores avec les jardiniers outrés de perdre si violemment le suave parfum des fleurs.

Ma vallée est encore un peu sauvage, un peu oubliée, parfois assaillie sans vergogne par une horde de chasseurs écumants, parfois un frêle pécheur solitaire vient y passer un paisible moment. C’est là que nous avons construit notre maison.

 

Après plus de cinq heures de route depuis Bordeaux, guidé par mon GPS, je trouve enfin la charmante petite vallée du Doustre indiquée par le site Gobage.com. Je gare mon SUV Nissan X Trail sur le coté de  la route longeant la rivière et sort ma canne à pêche en fibre de carbone et mes mouches. Je fais quelques photos avec mon smart phone et constate qu’ici il n’y a pas de réseau. C’est un peu décevant. Une violente effluve me percute soudain les narines, quelque chose pue la mort, comme une bête crevée. L’épaisse végétation s’élevant en murailles de chaque coté de la rivière accentue ma sensation d’étouffer. Je comprends qu’il sera malcommode de pêcher à la mouche dans un tel fouillis végétal effondré des parois rocheuses penchées sur les trous d’eau noire. Je fais quelques pas dans l’eau sur les galets glissants et m’étale de tout mon long, une douleur atroce au genou me cloue sur place. Je m’assois une minute pour récupérer puis reprend ma lente claudication vers l’amont. Je me demande ce que je fous ici. Un grand arbre effondré en travers de la rivière me barre le passage. Je tente de le franchir mais me retrouve complètement coincé dans les branches, je perd l’équilibre et me fracasse l’entrejambe sur le tronc, mon téléphone tombe à l’eau et dans un mouvement de panique pour le récupérer je m’empierge dans ma canne qui se brise net. Je retrouve mon téléphone noyé, me remet debout, sonné et chancelant, tuméfié de partout et très angoissé.

Je regagne prudemment mon confortable SUV en me promettant de ne plus jamais mettre les pieds dans cet enfer de vallée maudite et d’accoler la plus mauvaise note au site Gobage.com accompagné d’un commentaire des plus sévères.

Manée : Mieux vaut tard que… ?

Botanique et architecture en forme de pamphlet…

Une sorte d’île verte, improbable…
Hellébores qui ont fleuri blanc sous le gel craquant tout près du jasmin d’hiver, non pas envahissant mais généreux; lilas au printemps, mauve clair, foncé, blanc aussi, odorants, dans le frais desquels enfouir son visage. Et en ce moment: euphorbes ordinaires pointant vers le ciel leur forme géométrique, fragiles fleurs d’églantiers sauvages blanches ou d’un rose délicat, iris violets au cœur veiné d’un jaune vif, iris parmes au cœur veiné de blanc, pivoines d’un rose incomparable et pistil rouge, romarin, lavande, sauge, lilas d’Espagne dont les longues tiges blanches ou rose foncé se penchent vers l’herbe sous le vent; bouleaux venus d’un lointain étang qui viennent de mettre leur feuilles d’un vert si tendre qu’ils donnent envie de les manger, châtaignier qui ne sait plus trop où il est, néflier négligemment appelé d’Israël ( alors qu’on devrait dire de Palestine) cerisier Montmorency avec déjà de petites cerises vertes formées laissant espérer un bocal à l’eau de vie qui moussera au soleil, cerisier bigarreau burlat ( avec, peut être dans deux ou trois ans de grosses cerises noires luisantes et craquantes ) mirabellier très jeune et prometteur aussi. Et à venir encore: framboises, cassis, capucines, cosmos du Japon, cosmos d’un orange ardent, asters violets… Et l’érable du Japon flamboyant à l’automne.
Et j’allais oublier : moineaux, rouge gorges familiers, mésanges à la gorge jaune, bouvreuils, rouge queues et d’autres dont il faudrait bien finir d’apprendre les noms, qui dès le matin tôt jusqu’à la nuit chantent leurs chants d’oiseaux.

 

Qui suis-je ?
Un petit jardin de campagne ?
Une terrasse végétalisée ( comme on dit maintenant) de l’ immeuble d’un quartier riche ?
Un coin du Jardin des plantes ?
Et bien non, je suis une des terrasses en prolongement d’un appartement HLM au plein cœur d’Ivry sur Seine, une banlieue pauvre et rouge ( de celles dont Paris Match écrivait récemment en pleine épidémie au sujet des actions de solidarité menées dans les quartiers populaires, qu’elles l’étaient « en bandes organisées »).
Je suis née à la fin des années 70 avec 170 appartements de l’ensemble dit du Liégat, des appartements dont pas un ressemble à l’autre, ouverts, lumineux, tous donnant sur une ou plusieurs terrasses dont aucune n’a la même forme.
Sur moi, pas de dalles, mais de la terre, une vraie terre qui permet de semer, repiquer, planter. J’aime être là de manière surprenante, inattendue, improbable. Je le dois à la création d’une femme architecte ( rare à l’époque) et à son engagement pour un logement social digne ( rare et plus encore aujourd’hui ) Renée Gailhoustet et à la volonté politique de la municipalité communiste d’Ivry.
Parfois j’entends dire qu’aujourd’hui ce ne serait plus possible mais c’est un pur prétexte pour, justement, ne pas avoir sur ses traces continuer à inventer et réaliser des logements sociaux où il ferait bon être, où disait-elle « vivre de manière un peu plus libre ».
Et je pense à cette phrase de Prévert : « L’architecte d’aujourd’hui n’a pas une fleur à sa boutonnière » ou encore à quelques unes des 100 déclarations du Comité de vigilance brutaliste* : Il y a plus d’architecture dans un James Bond que dans un programme des partis politique. Ou : Il faut arrêter de parler du logement social mais du logement tout court. Ou encore: l’architecture est avant tout une expérience du corps une expérience sensorielle.

PS: Quel.le autre architecte que Renée Gailhoustet habite aujourd’hui un appartement dans un ensemble de logements sociaux qu’il ou elle a conçu ?

* Le terme brutalisme vient du mot « brut ». Le « béton brut » est le terme employé par Le Corbusier qui voit dans ce matériau de construction un aspect sauvage, naturel et primitif lorsqu’il est employé sans transformation et avec l’absence d’ornements.


(merci pour ces photos, car si on n’y a pas été, on n’en connait que la littérature)

Sylviane : vaut-il mieux tard que jamais? j’ai passé un moment chez mes enfants, ce confinement était difficile pour moi, je suis revenue en Corrèze reboostée

Le rebut

« Pour nous, les Corréziens, ici c’est du rebut »

Voilà comment mon voisin, gros propriétaire terrien sur la commune, issu de purs corréziens sans doute depuis des millénaires, qualifia mon modeste lieu d’habitation alors que je lui demandais d’élaguer quelques branches.

Définition de rebut : ce qu’il y a de plus mauvais (dans un ensemble)

Mon rebut n’est qu’une petite parcelle sur une colline autour de Tulle. On y accède par une petite route qui se tortille en montant à travers bois sur environ 200m de dénivelé. Au fur et à mesure de la montée, les maisons s’égaillent laissant place aux prés et aux vaches. Un petit chemin sur la gauche, c’est là. A l’origine, il y a une quarantaine d’années, de gros engins ont dû fendre la colline, percer la forêt pour aplanir ce qui est aujourd’hui mon lieu depuis 24 ans. Malgré tout il faut encore monter un petit chemin pour arriver à la maison. C’est un déferlement de végétations de toutes les espèces : hêtres, noisetiers, chênes, bouleaux, acacias, pins, châtaigniers, bruyères, fougères ; une marée de verdure jusqu’au pied de la petite maison où s’accrochent des fleurs .Le sol est dur, la roche est sous les pas feutrés par la mousse et les bruyères. Du haut du talus, la maison semble accroupie au milieu de l’espace. Le soleil se lève au fond de la parcelle, là où on ne va nulle part, révélant par beau temps les toiles tissées la nuit par les grandes araignées effilées. Les couleurs font la ronde derrière le pin. Ici c’est le paradis des écureuils, des hérissons, des oiseaux piaillant aux fenêtres de ce nouvel HLM. Descendant du haut talus des petits sentiers sinueux révèlent la présence d’autres animaux : chats et chiens en quête d’un petit quelque chose à se mettre sous la dent mais aussi le renard pleureur et quelque chevreuil aventureux et celui et ceux qui viennent fouir le sol à la recherche des châtaignes de l’automne passé, enterrées et germées.

Ici la vie est secrète, l’habitude n’est pas au m’as-tu-vu …ne pas se faire voir ni entendre. Toutes ces vies cachées animent mon rebut, le modèlent, le nourrissent, la couleuvre s’y dore au soleil plus tranquillement que sur la route, les rats taupiers trouent la surface quand ils s’ennuient sous terre laissant des monticules qui dessinent des formules magiques.

Je connais le hérisson qui danse dans les phares de la voiture quand je rentre le soir au printemps puis quelque temps plus tard je le vois au crépuscule qui remonte dans le bois suivi de ses petits. Le crapaud est toujours sous la même pierre tel un prince charmant n’osant pas se dévoiler, les rainettes agiles le font bisquer en sautant dans les flaques les jours de pluie. Il y a aussi cette couleuvre qui aime se lover sous le seau à cendres et me surprendre mes poils tout hérissés par la peur. Les guirlandes de vers luisants transforment le 15 août en un Noël étouffant, la salamandre (est-ce toujours la même?) s’agite dans un mouvement sans fin. Il y a encore les lézards verts dans leurs cuirasses mordorées qui font le goûter des chats, les jeunes merles gris perle effrontés jusqu’à venir picorer les framboises sous mon nez. Tant d’autres encore dont j’ignore le nom, les habitudes, le logis…

Un rebut pour toutes ces vies affairées et affamées ? Non, simplement c’est un coin de nôtre terre paré de couleurs, de chants, de cris, de mouvements, de luttes…Au milieu, le jardin comme une trouée vers le soleil. Des fleurs, le rhododendron tel une palissade d’où s’éclateraient des centaines de fleurs roses en mai, un mur vivant du chant des oiseaux et qui sépare le petit potager ; là encore des fleurs, des fraises, des limaces et des escargots, des abeilles douces comme le miel, des frelons harceleurs. Il faut beaucoup de ténacité pour obtenir quelques légumes arrachés à toute cette faune…

 

Je pourrai encore longtemps décrire ce qui se passe dans mon rebut. Il est mon lieu, mon havre ; je m’accroche telle une liane à ces mille vies me nourrissant de ses arômes, de ses senteurs, du temps qui y passe. Je connais chaque recoin et je découvre encore chaque jour quelque détail, les changements selon les saisons, les empreintes des êtres qui y vivent. Quelquefois je m’imagine être une reine dans ce grand royaume ; à chaque pas quelque chose bouge, me donne à voir, à sentir, à toucher, à prendre, à admirer, à écouter. Ma vie est mêlée à toutes celles d’ici, plantes et animaux, souffles du vent, couleurs du ciel, douceur des saisons.

J’ai répondu à mon voisin :

« Peut-être pour vous c’est un rebut, mais j’aime beaucoup ce rebut… il faudrait juste un peu plus de soleil pour mon potager… si vous coupiez ces quelques branches ? »

 

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• Pour en savoir plus sur le travail de Renée Gailhoustet :

• & puis, pour vous faire découvrir un peu plus la langue (incroyable et contemporaine) de Marc Graciano, des extraits de Embrasse l’Ours (Corti) paru en avril 19, avec des belles photos… de zoo, où les petits nés cet hiver sortent du confinement et partent à la découverte du monde (restreint…)



& cet ourson orphelin sauvé dans un zoo avec grands espaces de l’Oregon (habitué à l’homme donc non relaché dans la nature), qui à 16 ans, joue dans sa baignoire en ce printemps et qui nous donne envie d’en faire autant !!


contre un coup de mou

5 mai 2020

Voilà des affiches à Toulouse, où des groupes, avec entre autre des artistes, sont organisés contre la pub depuis pas mal de temps, & où la Cave-Poésie, une fois par an, met la poésie en sucettes !!!
La pub Decaux est confinée aussi depuis plusieurs semaines, mais voilà une chose vue/reçue ce matin qui me fait vraiment très plaisir, depuis qu’on est prisonniers (in)volontaires…

& puis, ça résonne aussi ce soir avec un mail reçu d’un “inconnu”, et qui m’aide aussi à retrouver la niaque de ce jour avec coup de mou!
Merci à vous, les toulousains !!!

Au 1er mai, ya aussi eu “affichage”, à défaut de manifester à distance “de sécurité” (sic)
J’avais mis de côté quelques images, mais décidément, je préfère les affiches de Toulouse sans les slogans de “d’habitude” même s’ils sont version coronavirée


Joli jeu de mot en contre-écho au présidentiel « premiers mai joyeux, chamailleurs parfois, qui font notre nation. »
Une nouvelles définition pour chamaillerie :

va falloir y ajouter les tirs de LBD, les jets de lacrymos, les interpellations abusives et/ou violentes…

& autre chamaillerie en cours qui me plait bien :


A Limoges, on n’arrête pas le progrès..! Faut croire que la confession en ligne, ça n’existe pas…

Pourtant

& puis, un autre mail qui fait du bien en ce jour :

Alors, vous ne pourrez pas cliquer sur les liens du mail, mais avec le nom de Marion Renauld, vous pourrez facilement découvrir son travail et son site.
Pour vous donner envie, quelques images de boulot que j’y ai glanées :

& puis j’ai appelé super Jean-Pierre parce que j’avais envie de causer avec lui, lui dire que j’arrivais pas à bosser ni pour moi ni pour lui, mais bon…

Il m’a envoyé des liens pour aller voir ses dernières créations, lampiste entre autre.
Et cette photo-portrait en arrivant sur son site, c’est juste formidable et je ne m’en lasse pas!!

Il a mis ces semaines à profit pour “une aile”à sa maison-atelier, ça fait plaisir, vive les constructeurs!!
& cette photo me réjouit d’autant plus que je sais qu’elle a été prise depuis sa chambre-cabane dans un arbre…

& puis, il m’a parlé de Albert Marcœur, que je ne connaissais pas du tout, avec ce refrain :

et ça qui m’enchante, et qui est parfait pour terminer à fond une journée avec coup de mou :


punaise !

1 mai 2020


(une double page de Sampler…)

Une lettre-mail de Sandrine, qui tient la librairie l’Archa des Carmes à Arles, que je vous partage en totalité, qui donne envie de découvrir une œuvre :




Aussi des liens dans une lettre de Peuple Et Culture Corrèze
Pour aller voir ce qui se passe dans le Cantal
Ou vers Grenoble (et bien plus loin…)

& ce texte de Bruno Latour
Imaginer-les-gestes-barrières-contre-le-retour-à-la-production-d’avant-crise

& ce genre de question, pour le pas oublier les bateaux de migrants ou susciter des vocations…:

& les mots techniques (comme le dentifrice Signal..!)



Projection de Philippe Echaroux depuis son balcon marseillais.
Un autre effet de lumière moins gentillet dont on se passerait, un arc en ciel de confinement….

& un bout d’un article de Christophe Boltanski :

Manée m’a appris l’existence d’une “manufacture” de masques à Tulle !

L’occasion de voir à distance super Sylvie en action !
(faudrait faire un masque bleu/blanc/rouge à monsieur le Maire!!)

En cherchant des images de masques extra, en voilà des haute couture

• Et restons masqué sans pousser la consommation de masques, de machines à laver, et de lessive biocide…
Cette méthode simple qui vient de Limoges :

• & j’ai découvert cet artiste branché, Max Siedentopf, qui peut vous donner des idées de masques étanches même sans norme afnor…

Il fait aussi des objets artistiques multiples, comme celui-ci qui garantie un réveil artistique pour 250 €…

& puis, 2 chercheurs, qui causent de ce qu’ils savent, eux….