parce que

11 septembre 2021

Parce que il y a des messages de gens que je ne connais pas qui me touchent particulièrement…

celui-ci par exemple, qui ne tombe pas “dans les choux”…. :

 


atelier du jeudi n° 23

4 juillet 2021

Atelier 23 – mercredi 30 juin
Aujourd’hui, c’est le dernier atelier de l’année (scolaire), exceptionnellement un mercredi.

On commence par une lecture de quelques textes de Bruno Kartheuser dans un livre mêlant photos et textes, Späne – Copeaux

Ou ceux-ci :
“Le pré : une œuvre d’art. Surface de soleil au cœur, fraîcheur et ombre sur les bords. Quelques îlots d’arbres, à gauche le ruisseau, idée-mère de cette étendue verte, autrefois sous-bois. Une aire de battage sans fléaux, une piste de danse sans la noce, une galerie illuminée sans grandes dames en robe de soirée.”

“Un pré s’ouvre et on dirait une chambre, accueillante, confortable et sûre. A chaque fois, ton regard s’arrête, hypnotisé par la lisière sombre sur le sol, arrête mythique.”

1 — En binôme, se donner un sujet d’écriture pour 4 petits textes.

Dominique a demandé à Martine d’écrire sur “ce qui la faisait vibrer” :

 

 

 

 

Martine a demandé à Dominique d’écrire sur ce qu’elle aime dans la ville :

 

 

 

 

 

Clara a demandé à David d’écrire sur l’enfance :

 

 

 

 

 

David a demandé à Clara d’écrire sur la forêt :

 

 

 

 

 

Yvette a demandé à Manée d’écrire sur la dispute :

 

`

 

 

 

Manée a demandé à Yvette d’écrire sur la clôture :

 

 

 

 

 

2 — A partir de tous les textes lus et de vos notes lors de ces lectures, faites un texte qui en reprenne les éléments.

Martine :

 

 

Dominique :

 

 

Clara :

 

 

David :

 

 

Yvette :

 

 

Manée :

 

 

3 — Nous disposons d’une mine : une série de Paris-Match des années 60. Chacun.e en a un sous les yeux.

A partir de ce journal, faites un texte avec des éléments trouvés dedans.

Manée :

Yvette :

 

Clara :

David :

Dominique :

Martine :

 

& puis quelques autres pages remarquables :

Au revoir !


documentations

4 juillet 2021

Il me fallait profiter de la super bibliothèque de l’Ensa !
J’ai plutôt fureté dans le rayon Verre. Voici quelques captures.

Fragments de vitraux du Xè s (Rouen)

& puis, regardé tous ces verres antiques ou non, en pensant à mon stage de formation professionnelle de cet été…



& puis, qui m’interesse en ce moment, qui lie le verre et l’espace :

Antoine Leperlier est le petit fils de François Décorchemont !

Calendarium, Venise, 1476
et puis, de l’écriture planétaire, lunaire pour ce cas…


une dernière semaine

4 juillet 2021

Fin juin, workshop lithographie 2ème partie, à l’Ensa de Limoges. Rien que sur le trajet, le temps devient radieux…

C’est la fin de l’année, plus beaucoup d’étudiants sur les lieux, les diplômes sont passés, en atteste ce qui reste de ce beau dispositif d’une étudiante chinoise qui travaille le bijou

Il y a encore les bilans des 1ères années, et pour le workshop 3 étudiant.e.s de 2ème année motivé.e.s.
Plan d’action pour la semaine, toujours sur l’idée de rythme, de variations et de partition, 3 leporello différents imprimés chacun à 4 exemplaires et réalisés en commun. Format 25 X 25 cm, constitué de 2 feuilles 50 X 25 + 1 feuille 25 X25.
& au boulot! Après avoir coupé tout le papier, ils commencent par imprimer ensemble les pierres de la dernière fois. Chacun à un poste, organisation Taylor!

— 1er leporello :
– réutilisation des pierres existantes du 1er workshop
– 3 dessins à eux + 1 fond (avec caches)
– 3 couleurs

Puis de nouvelles pierre litho pour tous les projets. Ils apprennent à gérer sur la semaine l’ordre d’impression de toutes les pages et pierres et couleurs…!
— 2nd :
– 3 pierres, 3 dessins
– 3 couleurs avec superposition des formes
– 3 ordres d’impressions différents pour chaque feuille

— 3 ème :
– 6 couleurs avec superpositions

Imprimer autrement qu’en noir, la grande aventure ! L’occasion d’explorer un peu la couleur : interdiction de prendre une couleur sortie du pot !

Le programme de la semaine est chargé, mais le timing impeccable, vendredi après-midi, façonnage :

Mission accomplie ! Le bilan est très positif pour tout le monde!

& puis, durant cette semaine à l’ensa, avec temps de chiottes et le regret de ne pas avoir de chaussettes dans ma valise, un matin on ne voyait même pas l’horloge de la gare depuis ma chambre à l’Ibis budget,

mais il y avait Jean-Pierre pendant 2 jours à faire avec Jérémy des préparatifs pour St Pardoux.
On a diné ensemble un soir, et en ville resté en admiration devant cette mosaïque et typographie :

& vendredi aprem pendant que les étudiants façonnaient leurs impressions, je regardais divers catalogues à l’atelier d’édition :

dont le cube-catalogue de papier Procop, ça change des autres papetiers!

& 2 programmes d’années différentes de l’Avant-scène de Cognac, avec des graphistes de choc

& puis ça, du Bel ordinaire à Pau :

Elle avait l’air bien cette expo! Vous en verrez plus et mieux

Enfin, Louis Zerathe, qui passait à l’Ensa voir ses amis, m’a donné son mémoire de diplôme de l’année dernière, où entre autre il parle de mon travail..!
J’avais déjà remarqué le sien sur Instagram, emprunt de subtilités qui me plaisent.
C’est l’occase d’en parler à Yann à la Cave Poésie!

 
& donc si vous allez Chez René en septembre à la Cave Po, vous pourrez découvir le travail de Louis Zerathe!!

 


atelier du jeudi n° 22

18 juin 2021

Atelier 22 – jeudi 17mai 2021

Voici des extraits de 47 autobiographies de Jacques Rebotier
 

1 — déclinez 5 autobiographies à la manière de Jacques Rebotier ; pour chacune d’elle, adoptez un style et un parti pris différent.

Clara :

 

 

 

 

 

Marie-Jo :

 

`

 

 

 

 

Martine :

 

 

 

 

 

 

Yvette :

 

 

 

 

 

 

et voici des extraits de Déjà 195 pardons de Maïté Kessler, publié chez Harpo& à l’automne 2001, alors que Maïté était encore élève aux B.-A. de Caen

 

2 — Comme Maïté Kessler,
faites une liste de 50 mea culpa
faits de pertinence (d’impertinence)
qui énoncent et/ou dénoncent avec humour le regard de l’autre,
les convenances et habitudes…


Clara

 

 

Marie-Jo

 

 

Martine

 

 

Yvette

 

 

 

& pour finir, si nécessaire, un masque Zuni (1904) pour faire tomber la pluie


atelier du jeudi n°21- suite

6 juin 2021

Sylvie a poursuivi son opéra, qui s’arrêtait à l’acte I….
& puisqu’elle comptait rencontrer Clara, qui s’est aperçue trop tard que l’heure de l’atelier était passée, la voici dans son opéra de l’espace..!

Joe et Clara

& puis, je n’y pensais plus, mais Martine est un prénom de l’espace..!

Alors, une autre brève nouvelle de Fredric Brown, dans Fantômes et Farfafouilles (réédité en 2001, Folio SF n°79) où la terre est sauvé par Martine :

& si vous voulez en apprendre plus sur certains animaux dans l’espace et


atelier du jeudi n°21

4 juin 2021

Atelier 21 – jeudi 3 juin 2021
Voici des extraits de L’Opéra de l’espace de Charles Dobzynski (Gallimard- 1963)

« L’âge interplanétaire que nous commençons de vivre ouvre à l’esprit de fantastiques perspectives et de nouvelles formes du rêve. Le poète Charles Dobzynski a voulu les explorer. S’inspirant à la fois du « space-opera », mis en honneur par la science-fiction, et de nos anciennes chansons de geste, il a chanté en quatre actes, après un prélude :

Extraits du prélude :

Extraits du 1er acte, Les hommes dans l’espace :

Extraits du 2nd acte, Cosmogrammes :

Extraits du 3ème acte, Les métamorphoses de Mars :

Extraits du 4ème acte, Les légataires de l’univers :

& puis, dans un autre registre, 1 courte nouvelle extraite de Fantômes et Farfafouilles de Fredric Brown (ed. Denoël – présence du futur)

 

Sur les étagères à côté, les peintures des participant.e.s de l’atelier de Pascale nous renvoie un écho

4 participants à l’atelier, les filles (du même côté) en pleine concentration :

Faites votre propre Opéra de l’espace, prélude + 4 actes. Ça peut-être une fiction, mais développez votre récit dans une forme poétique, différentes formes possibles suivant les actes, incluez un chœur si possible. Amusez-vous.

Martine :

 

 

David :

 

 

Sylvie :

 

 

Yvette :

 

 

Pour finir une peinture d’ Oliver Jeffers (dont vous devez connaître les livres jeunesse), Moon Earth and us

& puis, pour la navigation, une sorte de champignon parabolique :


atelier du jeudi n°20

28 mai 2021

Atelier 20 – jeudi 27 mai 2021

1 —
Un extrait de Jane un meurtre de Maggi Nelson (ed. du Sous sol)


Pensez à une de vos sensations préférées. Comment la décrire, dans quel cadre ?`

Yvette

 

 

David

 

 

Clara

 

 

2 —
2 extraits de Du Bulgom et des hommes de Amandine Dhée (ed. La contre allée)


Des souvenirs liés à des endroits particuliers de la ville.
Si on posait des plaques sur les maisons/endoits de certaines rues non pas pour célébrer une personne célèbre ou un événement funeste mais au contraire pour célébrer des souvenirs personnels intimes liés à cet endroit.

Clara

 

 

David

 

 

Yvette

 

 

3 ­­—
Voici 6 textes de Patrick Laupin, extraits de Impasse de l’azur (ed. La passe du vent)
À partir du même début de texte, faites votre suite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


différentes énergies….

23 mai 2021

 


les non-humains machiniques niveau 0

21 mai 2021

Je passe beaucoup de temps en ce moment à faire des recherches pour le laboratoire éphémère d’écriture de l’Observatoire de l’Espace du CNES sur “les Non Humains dans l’espace”, et plus précisément pour moi sur les Non Humains Machiniques (NHM)…

J’ai été invitée dans cette aventure par David Christoffel que je ne ne connaissais pas auparavant — ni l’Observatoire de l’Espace (en gros, je sors de ma caverne!) et sa revue Espace(s) que je vous engage à lire/regarder.

Dans notre laboratoire éphémère, Sophie est chargée de réfléchir aux NH minéraux, Amélie aux NH biologiques, Éric aux flux des ondes, Karin aux flux des esprits, David aux flux des données…

J’ai noté le 26 avril après notre 1ère rencontre parisienne masquée, que la distance en train Paris-Brive est idéale pour lire et apprécier la revue Espace(s) (aux dépends d’Ulysse et L’Odyssée dans sa nouvelle traduction, autre exploration de l’espace…)

Donc je lis, je cherche (à comprendre, déjà…), je regarde beaucoup d'”images”, un sujet m’amenant à un autre en une immense toile.
Le net, grand fournisseur de docs sur les NHM, et ceci grâce aux NHM, les satellites qui peuplent l’espace proche.

Déjà, ça commence où l’Espace ? Je dois reprendre au B. A. BA…

Le ciel commence à hauteur des semelles : les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles.
Par définition, l’espace commence au-delà de l’atmosphère (fine pellicule de gaz qui enveloppe les planètes).

L’atmosphère terrestre est divisée en cinq couches : de bas en haut, la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’exosphère.
Par convention, l’espace commence à la ligne de Kármán, altitude de 100km, où la vitesse de vol exigée égale la vitesse orbitale. Pour des raisons mnémotechniques, les USA situent cette ligne à 50 miles terrestres (80,5 km).

L’espace est conceptuel et pratique.

À 120 km (400 000 pieds), les 1ers effets notables de l’atmosphère lors de retours de vols en orbite. À 200 km, l’orbite la plus basse permettant une stabilité sur le court terme (quelques jours) ; à 350 km, l’orbite la plus basse permettant une stabilité sur le long terme (quelques années). À 690 km, frontière entre la thermosphère et l’exosphère, bye-bye dans l’espace intersidéral.

Je pars de mes repères, jusqu’à présent…
et mes repères sont terriens le nez (ou les yeux…) levé au ciel…

Jusqu’à présent, je ne me suis pas pré-occupée de machines ni de “conquête” de l’espace…

Je sais qu’on vient de l’espace et qu’on peut aller sur la lune depuis que j’ai lu (et regardé et adoré au point qu’il est toujours dans ma bibliothèque) petite Joaquim Quelque Chose (publié fin 1959, je suis née en 62).

Donc Apollo 11 et le drapeau américain sur la lune ne m’a pas particulièrement ému, je n’ai jamais demandé un costume de cosmonaute à Noël, je n’ai pas de connaissances poussées du cosmos ni de ses lois ni de ses découvertes, je n’ai pas regardé le robot sur Mars dont on parle aux infos, ni Thomas Pesquet le nouveau héros français…
J’ai aimé ce passage d’un film nordique vu il y a longtemps (et dont je ne me rappelle ni le nom ni le réalisateur), où une petite fille parle à Laïka dans la nuit en regardant la Lune.

Marcher sur un rayon de lune sans tomber comme un gecko qui se déplace à toute vitesse sur un mur ou au plafond.

La conquête de l’espace revient au goût du jour, direction la Lune et Mars pour le second épisode, c’est pas la même économie que stationner sur un rond-point avec un gilet jaune ou dériver sur un zodiac surchargé en méditerranée, mais ça fait rêver. Parce que c’est inaccessible mais c’est accessible : Icare n’avait pas la bonne colle pour recouvrir ses ailes de tuiles de céramique-verre résistant à la chaleur. On peut lever les yeux au ciel et regarder par le bon bout du télescope : ça commence par un petit tour en orbite pour une souris, un singe, un chien, un cosmo-astro-spatio-taïko-vyoma-gaga-naute, un milliardaire, ça ne finit jamais, l’univers est en expansion et l’homme et le militaire aiment l’expansion et l’internautisme. Aller voir là-bas si j’y suis ou si je pourrais y être.

Le nom et les prouesses d’Ingenuity envahissent les infos, idem Thomas Pesquet, c’est la contamination positive par le virus de l’espace. “Être dans la lune“ bientôt remplacé par “être sur mars“ et “être sur orbite“, en route vers le succès, fini de songer les coudes sur la table et la tête dans les mains. Le nouveau héros : un air de 1er de la classe propre sur lui, pas moche, sportif, intelligent, simple, super communiquant, rasé de près, assez grand pas gros, représentant la France au carré ; le rêve de toute belle-mère, un scientifique dans la famille, qui nous regarde de haut mais vulgarisateur, le rêve de l’espace et de sa conquête.
Il manque son portrait géant près du Vieux port, Zidane est détrôné, est-ce que les petits mecs des quartiers pourront jamais s’identifier à T.P. ? Est-ce qu’il y a un.e astronaute français.e qui s’appelle Aïcha, Boubakar (ne serait-ce qu’en hommage aux savants persans dont le nom a été donné à des cratères de la lune) ou Boubacar ? Comment orienter son tapis de prière vers la Mecque dans une navette spatiale ? Votez blanc habillé en uniforme bleu marine, engagez-vous, l’espace c’est super, la science est humaine, conquérir pacifiquement, plus de fric pour la recherche, la-Terre-est-belle-sauvons-notre-planète.

Naviguer dans l’espace (& sur la toile grâce à la navigation dans l’espace).
Florence Arthaud, tombée de nuit en pleine mer avec son téléphone, sauvée de la noyade grâce au ciel et au GPS – et à sa famille et à son gilet de sauvetage.
Circumnavigation
Une flotte spatiale, comme sur l’eau (la flotte vient de flotte ?)
vaisseau (amiral – cuirassé)
(Aigle transporteur- Cosmos 99)
(USS Enterprise et Voyager – Star Trek – 64…)
(
destroyer stellaire – Star Wars)
La réalité et la fiction se rejoignent…
The USS Enterprise CVN-65 : “During the Cuban Missile Crisis it served in a blockade.  During the Vietnam war, pilots from the Enterprise flew more than 13,400 missions in just 132 days in 1967.
Planes from the Enterprise also served in the wars in Afghanistan and Iraq which followed the terrorist attacks in New York on September 11, 2012. ”

En temps de Guerre des étoiles, chasseur, (chasseur droïde à canons laser et torpilles ioniques ou à proton), bombardier, défenseur, frégate d’escorte, station spatiale sidérale mobile (Étoile de la mort), cargo (Faucon millenium, le top de la rapidité).
A Arromanches, avec la Mazda aux phares pop up de Xavier, on a aussi expérimenté en photo la vitesse de la lumière ; passer dans un trou de ver sur le chemin de terre emprunté par les vaches…

(les maquettes sont aussi “vraies” que la fiction)
En général, ils sont mieux designés-aménagés-rangés et il y a moins de fils partout que dans l’ISS.
USSC Discovery One, (2001…) l’engin spatial le plus rapide, de la Terre à Jupiter en un mois, le seul astronef à être équipé d’une centrifugeuse intérieure pour permettre à l’équipage de disposer d’une pesanteur artificielle et éviter une atrophie musculaire.
(l’ISS en Lego, le bon principe de construction)
Station spatiale Deep Space Nine (DS9), ± 1km de diamètre, large cercle externe d’embarquement et de débarquement, cercle interne comportant les résidences, un cœur contenant la promenade, les réacteurs à fusion et le centre d’opérations. Trois ensembles de pylônes verticaux à équidistance de l’anneau externe, décrivant une forme sphérique, avec aux extrémités des zones d’accostages destinées en priorité aux vaisseaux de gros tonnage tel L’Enterprise.
Après lobbying des fans de Star Trek, la NASA nomme Enterprise le prototype de la navette spatiale.
On baptise un navire au champagne. Est-ce qu’on baptise un navire spatial ?

cargo, remorqueur, baliseur, navire de services, chalutier (pour récupérer les débris), frégate, corvette, patrouilleur, croiseur.
 
Sous-marin
HROV Ariane –  2015 – “Un concours a été proposé en interne Ifremer pour trouver un nom de baptême à ce nouvel engin. Parmi les 167 propositions reçues, c’est le nom Ariane qui a été retenu, l’explication proposée par le gagnant ayant convaincue le jury :” Sa fibre optique, très fine, qui s’enroule et se déroule au gré des déplacements du sous-marin hybride, fait penser au «fil d’Ariane »
Suppositoire, balle traçante, obus, missile.
Comme la 1ère fusée de Méliès, 1ères images cinématographiques de la Lune en 1902.

La 1ère femme a mis le pied sur la lune en 1928 (Fritz Lang – Hermann Oberth)

J’aime avant tout le cinéma muet et les effets de carton pâte plutôt que les effets spéciaux à la 2001… (même si les maquettes de la fusée (baptisée Friede, la Paix) furent détruites ultérieurement par les nazis « comme étant de nature à nuire au secret qui devait entourer la conception des V2 ». 1er vol réussi d’un engin spatial en 1942 est un missile balistique V2, origine de tous les missiles intercontinentaux et de la conquête de l’espace.)

Avec Fritz Lang, le 1er compte à rebours d’un lancement spatial fut narratif : « Quand j’ai tourné le décollage de la fusée, je me disais : ” Si je compte un, deux, trois, quatre, dix, cinquante, cent, le public ne sait pas quand le décollage aura lieu. Mais si je compte à rebours dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un — cela devient très clair “

L’espace est scientifique, militaire et politique avant de devenir commercial. (On est pourtant prévenu que la quête de l’or lunaire provoque des drames !)
(et je l’ai re-regardé sur le net avec des cartons espagnols, Sea como sea, quoi qu’il en soit, de toute façon, c’est bien de voir la mer revenir !)

On navigue avec les astres.
Découvrir les terres inconnues, être le 1er à les baptiser + drapeau.
Voyage autour du monde par la frégate du roi La Boudeuse et le navire L’Etoile, Bougainville en 1766-69.
Cook (nom donné à un cratère de la lune) en 1768, à bord de l’Endeavour (effort) (nom d’un cratère martien) explore le Pacifique sud avec pour principales missions l’observation du transit de Vénus (3/06/69) (couverture pour) et la recherche d’un continent austral. Il débarque à Tahiti le 13/05/69 et fait construire un petit fort avec un observatoire, afin de recueillir des mesures pour déterminer plus précisément la distance séparant Vénus du Soleil, pour en déduire la distance des autres planètes, sur la base de leur orbite. Mais les 3 mesures relevées varient bien plus que la marge d’erreur anticipée et comparées à celles effectuées au même instant en d’autres lieux, le résultat n’est pas aussi précis qu’espéré.
2ème voyage à bord de Resolution. En janvier 1774, il écrit qu’il veut aller « … non seulement plus loin qu’aucun homme n’est allé avant moi, mais aussi loin que je crois possible à un homme d’aller ».

3ème voyage, Resolution et Discovery. Ses restes sont immergés avec les honneurs militaires. (Si un astronaute meurt dans l’ISS, qu’est-ce qui est prévu ?)
La Pérouse (nom donné à un cratère lunaire en 1935) sur La Boussole et L’Astrolabe, naufrage lors d’une forte tempête, d’Entrecasteaux (1791-1794) à sa recherche sur La Recherche et L’Espérance.
Karin, qui ne sait pourtant pas que je “navigue” à vue, m’a envoyé ce mot :

Manureva, le trimaran d’Alain Colas disparu en 78 sur la route du Rhum, il n’y avait pas encore de balise Argos (et il avait oublié sa balise de détresse). Est-ce qu’il a vu le Hollandais volant  avant de chavirer ? Maintenant, et pensé des les années 70, on envisage des voiliers solaires à propulsion photonique (et des courses de voiliers solaires entre la Lune et Mars).
En parlant de Flying Dutchman, une Facel Vega d’Ava Gardner a été vendue aux enchères en 2019. Les sondes Russe Vega 1 et 2 (Vega pour Venus et Halley-comète de) sont en mission de 84 à 87. Un profilé aérodynamique, une silhouette à plusieurs étages, une star, Vénus, une comète…

& depuis 2012, le lanceur Vega qui œuvre avec plus ou moins de succès…

Satellite artificiel. Orbiteur. Atterrisseur. Sonde spatiale. Navigation automatique et dirigée.
« Bip bip », 1957, Spoutnik 1, une boule de pétanque en aluminium de 58 cm de diamètre avec 4 antennes de radio, 83,6 kg et 97mn pour faire le tour de la Terre à une altitude de 900 km.
Suivi par Compagnon de voyage 2, un cône de 2 m de diamètre sur 4 de haut, 508 kg. Les russes vont envoyer beaucoup de chiens dans l’espace.

Mais qui menace son chien ainsi :
— Ta gueule, ou je t’envoie dans l’espace !
Gromit accompagne Wallace pour aller manger du Cheddar sur-de la lune

En 54, Tintin, Haddock et Milou marchent sur la lune avant Armstrong, qui vient planter un drapeau avec Apollo, dieu de la lumière, de la musique et de la poésie, filant vers le soleil sur son char attelé de cygnes.

Avant le reciblage du programme Artemis, sa sœur jumelle protectrice du monde sauvage, déesse de la Lune et de la chasse, pour y envoyer une femme et un homme de couleur (first, les hommes blancs, seigneurs et maîtres!) et du matériel pour construire-imprimer en 3D à l’aide de la poussière-régolithe une base lunaire-pavillon de chasse…
 
Cosmos 99 – entreposer des déchets nucléaires sur la Lune…

En 2015 l’Agence spatiale européenne lance l’idée d’un village lunaire, base permanente (2030) développée par l’ensemble des nations spatiales.
Coloniser l’espace – (des colonies pénitentiaires, une alternative au surpeuplement des prisons, de la main d’œuvre pour aider les robots à exploiter un gisement de minerais sur mars, utiliser la glace lunaire pour faire une station de carburant pour la navigation interstellaire.)
Une nouvelle terre(s) promise(s) avant que ça engendre des guerres.

Dans les années 20 du XXème s. le camping était plus simple…

Une couverture de survie pour les migrants et le tour est joué :

“Si les sondes spatiales ressemblent à des paquets cadeaux emballés de papier doré, ce n’est pas pour faire joli. Dans l’espace, les conditions sont rudes pour un satellite. Le rayonnement du Soleil n’est pas atténué. Résultat : certaines zones de surface se retrouvent exposées à de fortes chaleurs. Or, seule une température stable garantit le bon fonctionnement d’un satellite. Pour lutter, on recouvre l’appareil d’un matériau réfléchissant et isolant, comme la feuille de mylar doré. Ces feuilles de plastique métallisées et isolantes offrent une surface dorée et une argentée. Dans le cas d’un satellite, puisqu’il faut réfléchir les rayons, le côté doré doit se trouver vers l’extérieur.

Pour les hommes : il suffit de les retourner. Au départ destinées à protéger Appollo, ces couvertures de survie ont trouvé un autre usage, grand public cette fois. Dès qu’il s’agit de conserver sa température, contre un refroidissement brutal, comme après un choc ou une épreuve sportive, la couverture de survie est de rigueur. Dans ce cas, il faut la placer côté doré (réfléchissant) vers le corps afin qu’un maximum de chaleur soit conservée. Aujourd’hui, elle fait partie de toutes les trousses de secours.”

Différents profils de satellites, brillants sous leurs couvertures.
Ils réfléchissent la lumière solaire et on peut les voir dans la nuit.

Extérieurement genre tambour de machine à laver (ou mon four de céramique) agrémenté d’antennes paraboliques ou non et de panneaux solaires.
On n’est pas loin des équilibres de Fuschli & Weiss

ou de la sculpture-lampe que j’ai offert à Anna, du Meccano…



jusqu’aux Cubesat, mini modules moins chers dont usent les étudiants en télécommunication par ex., construits sur une base 10 cm X 10 cm (1 Unité, 2U, 3U taille boite à chaussure, jusqu’à 6U) qui utilisent des composants électroniques banalisés (et donc plus susceptibles de panne).

“La forme cubique permet au satellite, dont l’orientation n’est généralement pas contrôlée, de disposer, quelle que soit celle-ci, d’énergie électrique si toutes les faces sont couvertes de cellules solaires.”
Ce n’est plus la conquête de l’espace au carré mais au cube…

On s’éloigne des ballons sonde à des fins météorologiques ou rôdeur pour empêcher toute évasion du numéro 6.

Mais est-ce qu’on est des hommes libres (la libre communication…) avec autant de satellites au-dessus-autour de la Terre ?
Qu’on ait ou non quelque chose à se reprocher, liberté et sécurité :
“Au cœur des commentaires de la presse allemande aujourd’hui (2005) : la décision de la cour constitutionnelle de Karlsruhe d’autoriser la surveillance de terroristes présumés par satellite, avec le système de repérage GPS. Les juges ont en fait débouté un ancien terroriste d’extrême-gauche, arrêté grâce aux informations transmises par une balise GPS dans sa voiture. Condamné à 13 ans de prison en 1999, l’homme avait alors porté plainte pour violation de sa sphère privée. Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal de Karlsruhe, mais qui relance le débat sur l’atteinte des libertés civiles dans la lutte anti-terroriste.”

Outre les bracelets électroniques prison-chez-soi, ceux anti-rappprochement pour contrer les conjoints violents,  la Knesset, le Parlemet de l’Etat hébreu, a approuvé pendant le confinement l’utilisation d’un bracelet électronique pour les voyageurs revenant de l’étranger “afin de s’assurer qu’ils ne sortent pas de leur domicile durant la quarantaine.”

Prendre la maquis, c’est fini, on peut vous repérer depuis l’espace à 10 cm près (sans compter les précisions plus militaires…) Va falloir rentrer sous terre et retourner dessiner/graver dans les cavernes (en espérant échapper à la détection par flux et ondes diverses).

La plaque de la sonde Pioneer (lancée en 1972, elle quitte le système solaire en 86) avait vocation à expliquer à d’éventuels extraterrestres l’humanité et l’emplacement de la Terre dans le système solaire.
Elle était aussi dans Pif Gadget.

La sonde Voyager, en 77 (Jupiter, saturne et au-delà), embarquait aussi gravés sur un disque en cuivre doré (avec mode d’emploi d’utilisation) 110 images et 1h30 d’enregistrements représentants les sons et messages de notre temps. En français on entend une voix féminine dire « Bonjour tout le monde » (déjà un message inclusif !)
& une déclaration de Jimmy Carter (comme maintenant, la campagne politique aux extras-terrestres que nous sommes bat son plein !) : « C’est un présent d’un petit monde éloigné, une marque de nos sons, de notre science, de nos images, de notre musique, de nos pensées et de nos sentiments. Nous essayons de survivre à notre temps de sorte que nous puissions vivre dans le vôtre. »

L’espace nous scrute et on scrute l’espace :
Toute la série des Sentinel(les) scrute la terre.
Vous pouvez suivre les satellites en direct sur différents sites, et puis aussi, si vous aimez les listes, allez voir

Le 8 janvier 2018, le satellite d’espionnage américain Zuma disparait mystérieusement des radars, quelques heures seulement après son lancement.

Le “Deep Space Network” – le réseau de communications avec l’espace lointain – de la NASA a intercepté (2016) un signal du satellite STEREO-B (2006- mesure de l’énergie solaire en direction de la Terre) après 22 mois de disparition.
Scott Tilley, technicien en électricité de 47 ans, profite de ses temps libres pour fouiller l’espace à la recherche de satellites-espions en utilisant des signaux de radiofréquences et un amalgame de caméras et d’antennes installés sur le toit de sa maison de Roberts Creek.
Le 20 janvier, un signal inhabituel l’amène à repérer un satellite de la NASA appelé IMAGE (2000) ou « imageur d’exploration globale de la magnétopause aux aurores polaires » pour prendre des images de la magnétosphère et cartographier le mouvement du plasma. La NASA a perdu le contact avec son satellite en 2005 et le projet a été abandonné en 2007 :« Les types de disques durs et de systèmes d’exploitation utilisés dans le centre d’opération de la mission IMAGE n’existent plus et les autres systèmes ont été mis à jour de nombreuses fois par rapport à ce qu’ils étaient à l’époque, ce qui va nécessiter un important travail d’ingénierie inversée »

Le satellite français Taranis (2020- étude les phénomènes lumineux transitoires que l’on observe lors des orages, afin d’en prévenir les conséquences). “Huit minutes après le décollage de la mission Vega VV17, suite à l’allumage du moteur de l’étage supérieur Avum une déviation de trajectoire a été identifiée, entraînant la perte de la mission.” d’après Arianespace.
Lancé par Ariane 5 (oct. 2010), le satellite W3B d’Eutelsat a été déclaré perdu, suite à une anomalie de son système de propulsion : « C’est une pièce mécanique qui a cassé, alors qu’une heure avant le lancement tout fonctionnait bien. Mais le responsable de l’assurance a déjà prévenu qu’il n’y aurait probablement pas de litige. C’est rare. »

Assurer l’espace, et assurer seul dans l’espace, le grand ou le familier…

Comme Fancky Zapata sur son Flyboard Air, qui frime pour le défilé militaire du 14 juillet, tenant un fusil (vrai ?). Après les gardes côtes et sentinelles spatiales, les gardes montés sur des chevaux, bientôt les gardes volants, une nouvelle unité de CRS.
& des pirates en orbite du ciel marin ?

Gare aux avions à gueule de raie :

L’US Space Force (USSF) (après l’USSR…) a créé une unité dédiée uniquement à la guerre orbitale – elle comprend l’avion spatial expérimental secret X-37B.
Les membres de la Force spatiale supervisant le vaisseau spatial sans pilote font partie de la nouvelle unité delta de la mission, connue sous le nom de Delta 9.

“The USSF is a military service that organizes, trains, and equips space forces in order to protect U.S. and allied interests in space and to provide space capabilities to the joint force. USSF responsibilities include developing Guardians, acquiring military space systems, maturing the military doctrine for space power, and organizing space forces to present to our Combatant Commands. ”
Programme Solar Warden (journal de Reagan – page 334, mardi 11 juin 1985 : Diner avec 5 des meilleurs scientifiques de l’espace. C’était fascinant. L’espace est vraiment la dernière frontière et certains des développements en astronomie, etc., sont comme la science-fiction, sauf qu’ils sont réels. J’ai appris que notre capacité de navette est telle que nous pourrions mettre en orbite 300 personnes.
Les rumeurs d’une flotte hautement classifiée de véhicules antigravité circulent depuis des années aux Etats-Unis.
SF et réalité (nous) s’embrouillent.

On est loin des anges et de l’esprit Saint.

Quelques fusées spirituelles de Giotto
Ou le moteur à rayonnement :

L’immatériel a souvent un « traducteur » matériel.

Ici de l’usage protecteur et conducteur de la cravate-serpent et des plumes (musée du Quai Branly)

Quant à la navette spatiale, on l’a habillée de 33000 tuiles de céramique/verre collées à la main plutôt que des cravates pour la protéger lors de la rentrée dans l’atmosphère…

Sur les forums ou si vous êtes potes avec des ingénieurs, vous pourrez assister à des conversations étonnantes :
“La protection thermique de l’Orbiter est constituée de plusieurs matériaux différents appliqués extérieurement sur la carlingue de l’engin. Le véhicule étant essentiellement construit en alliage d’ aluminium et en graphite époxy, il a fallu le recouvrir d’ isolant thermique afin de résister à la longue et dure traversée des couches denses de l’atmosphère. Durant la rentrée dans l’atmosphère, la protection thermique de l’Orbiter doit résister à des températures supérieure à + 1650°C. En plus elle doit être réutilisable pour 100 missions après reconditionnement et maintenance. Le matériau employé doit résister au grand froid de l’espace, avec des -121°C jusqu’ au + 1670°C.”


Pendant que je faisais ces recherches, j’étais au centre verrier de Meisenthal avec les étudiants de l’ENSA de Limoges, à apprécier les télescopes d’une étudiante, ou les “vases” soufflés dans des moules de vannerie qui brûlent lors du soufflage avec la température du verre, superbe travail d’un étudiant, initié lors de l’arpentage et des rencontres (là, de vanniers) sur la “diagonale du vide”.

Ou encore soufflé dans un moule en terre biscuité imprimé en 3D.
 
& ailleurs qu’à Meisenthal, ce travail de verre soufflé dans un moule en terre (extrait de sol) (je crois que c’est Mathilde Caylou, pas sûre…)

Ou cette pièce de Richard Meitner
(Sottsass II –
ça a un côté nom d’engin spatial!)

et le mélange verre et granit de Vladimir Zbynowsky.

ou mon Dans les nuages et la grande agitation spatiale

& auparavant, en déjeunant chez Sylvie et Didier, apprécier leur service à café :

C’est le système de mise en relation du « ricochet solaire » d’Aloïse, « Système du ricochet solaire en consubstantialité alternative », une « terre royale est parfois frappée par un rayon solaire qui vient ricocher sur sa surface en provoquant un jaillissement d’images ».
La création , les pensées et la recherche par ricochet…

Là encore, un ricochet terre/espace : construire un terrain lunaire ou martien pour tester les astromobiles ou rover (vagabond – sur la diagonale du vide ?)

dont les rover MER (on y revient, les acronymes ne sont pas innocents) (mars exploration rover) Spirit et Opportunity (2003-2018)

Puis Curiosity, Insight, avant les petits nouveaux qui inondent les infos.
Pour les noms, la video est claire :

Ingenuity, ingeniosité, l’hélicoptère martien, embarqué sous le châssis de l’astromobile Perseverance avec ses hélices alignées en position couchée sur le côté, naît sous le rover, atterri (marti ?) sur ses pattes sur le sol comme un petit animal, présenté sympathiquement. Un mammifère robotique qui donne naissance à une machine libellule ou moustique dans un environnement hostile. La terre s’émeut.

Les engins prennent des selfies ” regardez, on y est”, comme le selfie ultime de la sonde israélienne qui s’est écrasée en alunissant.

La com c’est pas pour les chiens de l’espace!

« Peuple d’Internet, les images de Mars que vous attendiez avec impatience sont là », a écrit l’agence spatiale chinoise dans une publication sur les réseaux sociaux.

“L’atterrisseur Tianwen-1 s’est posé avec succès dans la zone prédéfinie” sur Mars avec à bord le robot Zhurong, a indiqué la télévision publique CCTV, qui a diffusé une édition spéciale intitulée “Nihao Huoxing” (“Bonjour Mars”), et précisé qu’un “signal” avait été reçu sur Terre.” C’est au sud de la vaste plaine Utopia Planitia (la surface utopique, tout un programme).

A noter le conditionnel. Tianwen, « question au ciel » :

Même si les questions scientifiques impliquent des questions politiques et commerciales, le nom est poétique (pour nous autres).
De même, le logo chinois pour les explorations lunaires change des logos de la Nasa et autres…

En reprenant cette affiche passée du festival d’art singulier (qui a lieu à Nice le 1er we de juin), je pense aux couleurs :
Jaune, Soleil
Rouge, de Mars


& Bleu comme une orange

Notre référent : Sol
Notre situation : sol d (à quel prix) = la Terre
Un satellite : sol d-a = Terre 1 = la Lune (un terrain à exploiter)
Ainsi, cette phrase mnémotechnique pour se rappeler l’ordre des planètes du système solaire :
Mon Vieux Tu M’as Jeté Sur Une Navette

En cherchant des typos “spatiales”, j’ai vu de belles drôles de choses :


& puis, aussi, dans les explorations, utiliser cette appli de la Nasa, avec des NHM à L’Encre Rouge ;

Cassini et Voyager près de l’ours typographique de Zaven Paré (qu’il nous a apporté quand il était confiné dans sa résidence marseillaise dans le jardin de l’observatoire, à côté du boulevard Cassini, à travailler sur Le spectacle anthropomorphique. Entre les singes et les robots, livre qui va sortir bientôt aux Presses du Réel)

InSight qui se mesure aux papillons de Christine, ou le module de descente de Curiosity

Curiosity en chien de compagnie


Garer son rover pas loin de chez soi

C’est beaucoup plus dur d’utiliser l’ISS..!




En attendant, si vous préférez aller sur Mars

& vous apprécierez aussi cet article en français

Pour finir cette 1ère étape qui donne le vertige et part dans tous les sens, avant de s’attaquer aux débris, gateway et missions précises, etc., et toutes les idées et pistes qui vont surgir lors de notre prochaine rencontre,
revenons à la base, avec mon nécessaire Kit de survie


atelier du jeudi n°19

20 mai 2021

Voici un extrait de Elle regarde passer les gens de Anne-James Chaton (ed. Verticales)

 

1 — Avec le pronom Il (et pas d’autres pronoms ou noms) faites-moi un récit (phrases courtes et factuelles) fictif ou non, en mêlant personnages (Il est grand) et situations (Il pleut).
Pensez à la progression saccadée ou non, elliptique parfois, du récit.

 

 

 

 

2 — Même chose avec le pronom Elle.
Lecture : chacun.e de vous à la suite d’une phrase de votre texte jusqu’à épuisement des textes.

 

 

3 — à l’oral, faites des tours de tables (pas juste 2 ou 3….) en alternant en improvisation Il et Elle.

 

 

4 — Voici des extraits de Les paysages avalent presque tout de Maxime Actis (Poésie, Flammarion) :

 

Développez des extraits de vos textes comme dans Les paysages avalent presque tout
Faites 4 courts textes poétiques (pensez au style de l’écriture, ne développez pas de longues phrases)

 

 

 


atelier du jeudi n°18 – à l’artothèque

29 avril 2021

Atelier 18- jeudi 29 avril 21
Aujourd’hui, nous sommes à l’artothèque.
Nous commençons par une lecture d’extraits de Petite suite vivaraise de Francis Ponge (fata morgana, 8 €)
 


Puis chacune choisit une œuvre parmi celles entreposées.
1 — Description de l’œuvre, le plus précisément possible (— même si on ignore qui est l’auteur et la technique utilisée).
puis 2 — quelqu’une d’autre reprend cette œuvre comme si elle l’avait devant les yeux dans une salle d’attente, et donne du lest à sa description.

Le choix de Clara, une œuvre de François Bouillon :

 


puis Dominique

 

 

Le choix de Dominique, une sérigraphie de Ruestes

 


Puis Marie-Jo

 

 

Le choix de Marie-Jo, une photographie de Raoul Hausmann, Limoges, 1967

 


puis Yvette

 

 

Le choix d’Yvette, une œuvre de François Bouillon

 


puis Martine

 

 

Le choix de Martine, une œuvre d’un artiste japonais, Kudo

 


Martine choisit de la mettre à l’horizontal

puis Clara

 

 

3 — Chacune choisit une seconde œuvre pour accompagner la 1ère… Quels rapports établissez-vous entre elles ?

Martine choisit une œuvre de Renouf

 

Dominique choisit une œuvre de Lucia Bru (née en 70, vit à Bruxelles)

 

Clara choisit une gouache  sur papier d’Alain Doret (né en 69) I. N. I. (insecte non identifié)

 

Yvette choisit une œuvre de Michel Blazy

 

Marie-Jo choisit une œuvre de Gurvich

 

———————————————————————————

Dominique a hésité à choisir cette huile sur papier de 2006 de Florence Louise Petetin, mais craignait de la décrire (le “trop facile évident” devenant trop difficile !)

Et puis, elle avait une folle envie de la retourner (mais la jupe reste immobile!)


opiniâtreté avec 26 lettres

23 avril 2021

Il y a… fin 2017, on a commencé à penser avec Christine Carte à un nouvel abécédaire juste tordu comme il faut, alliant impression des lettres et mots et découpe des images…

Fin février 2018, on coupe le(s) papier(s) pour notre livre, en comptant sur 52 exemplaires bons + la passe.
On a commencé à imprimer la lettre O en bleu OM en mars, et Christine a découpé un D dans du médium parce que notre D en typo bois était trop vrillé pour être imprimé correctement…

Après avoir imprimé toutes les lettres, c’était à Christine de dessiner, mettre au point, bien caler et découper toutes les images… Travail de longue haleine (voir la lettre A !)

En juillet 20, 3ème étape après l’impression des lettres et les découpes des images, imprimer les mots au dos des feuilles

Jouer avec les découpes pour le calage…

On arrive finalement au Z…
En février 21, on imprimait la couverture…

et la page de titre et colophon

Cette semaine, avril 21, 3 ans après, dernière étape, faire les découpes sur la couverture et imprimer la page de faux titre qui s’y adapte

& puis tout plier et assembler

avant de mettre les 49 exemplaires dans un carton pour les porter à coudre, après avoir choisi la couleur des fils (on avait fait faire des essais !)

Eurêka, le voilà (quasi) fini (pour nous en tout cas),
après :

1 cancer vaincu
1 rencontre amoureuse
1 fin de résidence à la Cave Po
1 début et suite de longue résidence avec PEC
1 plus courte à la villa La Brugère
1 formation professionnelle
1 covid
1 voiture à la casse
1 vélo électrique
2 grosses expos
2 enfants qui ont un travail qui leur plaît
3 confinements
3 workshop
3 années
& des tas d’autres boulots imprimés ou/et découpés
& …

Eh ben voilà, on est fières de nous et bien contentes, même si le prix du livre (forcément cher) ne correspondra jamais au boulot que ça nous a demandé..!!!

•   •    •   •   •   •   •   •   •

 

Alors dans la foulée hier, on a fait le ménage de printemps à l’entrée de l’Encre Rouge

et changé les affiches,

c’est le printemps,

voilà du nouveau !

 


atelier du jeudi n°17

22 avril 2021

Atelier 17- jeudi 22 avril 21

Après être allé à l’est d’Eden, voici des extraits d’Eldorado, de Jacques Monory, qui est un peintre qui manie l’écriture.

— Pour présenter son travail et ses préoccupations, des extraits d’articles :
Interview (extrait) dans Libération en 96 à l’occasion d’une exposition :

  • Propos repris d’une émission radio, “Jacques Monory, un roman-photo – Surpris par la nuit 30/09/2008”
    « Et tous ces meurtres m’ont reposé : ils ont été les images amusées de mes peurs. »
    J’ai toujours eu peur du monde, alors j’ai trouvé la peinture. Avec la peinture, je peux faire ce que je veux, je peux tuer qui je veux, ça ne fait pas de mal.
    Le bleu que j’employais est comme une glace pare-balles colorée. C’est un filtre coloré superposé à une image qui ne devrait pas être monochrome. […] Cela, je veux ainsi dire que ce n’est pas vrai, c’est une illusion. Le bleu est un filtre pour indiquer que ce n’est pas vrai.
    Le tableau n’est que notre pensée qui passe à travers, derrière le tableau, qui nous revient. Ce que je montre n’est pas ce que je veux dire. C’est d’éveiller une autre pensée, une autre sensation que ce qui est représenté.
    Le bleu, naturellement, il devient léger et infini.
    S’il n’y avait pas le cinéma, qu’est-ce que j’aurais fait ? Avec le cinéma, le monde est devenu un rêve.
  • Dans sa peinture, ses films, ses photographies, ses écrits, l’artiste Jacques Monory pratique inlassablement l’assassinat mental, sentimental et autobiographique de l’image, entre rêve et réalité.
    […] En effet, Monory a commencé par faire d’un bleu d’étrangeté sa signature, comme pour nimber ses toiles d’un gilet pare-balles contre la réalité avant d’opter pour trois couleurs récurrentes, le bleu, le jaune et le rouge violacé, abandonner “la monochromie bleue pour une trichromie grinçante, mais joyeuse».
    “L’histoire est un cauchemar dont j’essaie de m’éveiller” dit Stephen dans l’Ulysse de Joyce. Monory en dit autant de notre société : ce rêve  collectif errant, où règne le faux-semblant et où “l’amour, l’amitié, sont des secrets que l’on risque de perdre, mais dont sa peinture entretient le feu sous  la cendre”, selon le philosophe Alain Jouffroy, ami de Monory.
  • Si la peinture de Monory n’est pas à proprement parler politique – il précise, en 2004, que sa véritable critique porte sur la condition humaine et « non sur la société qui en découle » –, huit tableaux de l’ensemble du Catalogue mondial des images incurables, Velvet Jungle ou Hommage à Caspar David Friedrich n°1 témoignent de la manière dont il réagit aux guerres, aux événements politiques ou sociaux.
  • Jacques : J’ai fait des Meurtres pour des raisons très personnelles… d’envie, de pulsion. Si vous avez un sentiment meurtrier envers quelqu’un, comment l’exprimer visuellement ? Un revolver qui tire s’avère alors l’acte le plus symbolique de votre état d’âme ! (rires)
    Maga : La peinture, une thérapie ?
    Jacques : En tout cas, moi j’en ai fait l’expérience. Quelque chose m’avait fait vraiment très mal à l’époque. J’ai commencé à la peindre transfigurée par des gens qui se tuent. 
Au départ, j’étais vraiment malade, et quand j’ai fini cette série de vingt-cinq tableaux, 
j’ai commencé à aller bien.
    Maga : Il est d’ailleurs frappant de voir qu’après le Meurtre n° 10, vous ne mourez plus.
    Jacques : Ce sont les autres qui meurent ! Ah ça, c’est un signe de bonne santé !
    Maga : Niki de Saint Phalle tirait aussi sur ses tableaux à la même époque.
    Jacques : Oui, mais pas de la même façon ! Elle tirait au fusil. Moi, au revolver. C’est mon côté Bogart ! En plus, je tirais sur le tableau pour avoir des impacts de balles.
  • Les architectures lisses des villes américaines n’ont d’intrigant que les inscriptions qui les distinguent les unes des autres, comme cela semble être suggéré dans Métacrime n°1 (1989), où on voit une grande enseigne « ELDORADO » sur un immeuble sans âme. Le décalage entre ce qui est écrit et le lieu où est placée l’inscription interpelle l’artiste car il produit du sens : « Eldorado. C’est toujours un mot extraordinaire. Le paradis dans des atmosphères pas du tout paradisiaques, c’est intéressant… » L’écriture trompe. Ceci n’est pas une pipe, écrivit Magritte dans La Trahison des images.

— Pour se rendre compte de son univers visuel, vous avez devant les yeux une œuvre de Monory dans la collection de l’artothèque, et dans les oreilles sa présentation par David Molteau.

—————————————————————————
Extraits de son livre Eldorado (Christian Bourgois editeur, 1991)


1 — Entre rêve et réalité, faites-moi un récit cinématographique d’une situation/scène qui vous a donné envie de prendre la fuite
(en reprenant le style des écrits de Monory)

Clara

 

 

David

 

 

Yvette

 

 

 


2 — En mélangeant des éléments qui vous ont intéressé dans votre texte et celui des autres, écrivez des “débuts de roman” — en reprenant le style du texte (extrait) de Monory

Yvette

 

 

David

 

 

Clara

 

 


3 ­ — A partir de l’œuvre intitulée Deltaplane que vous avez sous les yeux et des textes de Monory, écrivez un texte en vous inspirant de l’extrait intitulé “Toxique”

David

 

 

Clara

 

 

Yvette

 

 

—————————————————————————

Merci à vous 3, un peu seulets pour cet atelier…

 

 

 


Et sic in infinitum

22 avril 2021

J’ai découvert la semaine dernière cette gravure remarquable  :

 

Et sic in infinitum, & so on to infinity, Etc…

En 1617, le médecin, astrologue et philosophe anglais Robert Fludd a réalisé dans son opus Utriusque cosmi maioris scilicet et minoris metaphysica une image de la materia prima, qui représente un carré noir.

Immédiatement, je pense à Laurence Sterne, qui publie en 1759-1767 Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme, dont le succès est immédiat et considérable.


Si vous ne l’avez pas lu, quelle chance pour vous de le découvrir! Il est justement publié aux éditions Tristram… (sur la photo, c’est une autre édition)

En 1843, le caricaturiste français Bertall publie dans L’illustration, Journal universel, un dessin tout noir avec des points blancs, baptisé Vue de La Hougue (effet de nuit), par M. Jean-Louis Petit.
Gustave Doré a utilisé un carré noir pour illustrer l’âge sombre de l’histoire russe.
Paul Bilhaud présente en 1882 au salon des Arts incohérents un tableau entièrement noir intitulé Combat de nègres dans un tunnel.
Son ami Alphonse Allais crée en 1883 une série entière de tableaux monochromes, dont Combat de nègres dans une cave, pendant la nuit (un rectangle noir)

& puis

En 1915, Kasimir Malevitch présente à l’Exposition 0.10  à Pétrograd en décembre 1915, un ensemble de 39 œuvres qu’il appelle « suprématies », dont Quadrangle, connu sous le nom de Carré noir sur fond blanc, placé dans l’angle d’une salle d’exposition – « l’angle de Dieu » que la tradition orthodoxe réservait aux icônes, qu’il instituera plus tard en œuvre emblème du suprématisme. Il écrit « je me suis métamorphosé en zéro des formes et me suis repêché dans le tourbillon des saloperies de l’Art Académique. »
Malevitch dit qu’il a réalisé son Carré noir suprématiste dans un état de transe mystique et sous l’influence de la « conscience cosmique ».


Carré noir [1923 – 1930] Huile sur plâtre, 36,7×36,7×9,2 cm – à Beaubourg
Le voir “en vrai” est assez émouvant (aussi de par sa modeste dimension relativement à l’étendue de sa réputation et répercussion).

Vivement qu’on puisse de nouveau aller dans les musées, en plus de lire des livres remarquables..!