ça sent le sapin

Date : 28 décembre 2018

C’était Noël, fête obligatoire, beurk. Parmi les choses réjouissantes, plutôt que de voir des sapins dans les poubelles dès le 25 décembre, un petit sapin, mais grand.
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A la Tarzan : « we Saxons, you Anglo-Saxons ». Quand les soldats se passent des clopes, quand c’était pas dangereux pour la santé de fumer (!!) vu que ça fumait de partout (les cheminées d’usines et de bateaux encore aujourd’hui, mais ça on n’en parle pas…)
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& puis, en écoutant du punk-rock celtique avec kilt et cornemuse, je suis tombée sur une vidéo avec des photos d’écossais dans les tranchées, où la guerre en jupe.
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Avec un chant des morts avec cornemuse qui fout des frissons.
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C’est beau, les hommes en jupe — surtout en temps de paix…
Et puis, aussi, des instruments de musique bricolés dans les tranchés, ici allemands.
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& en ces temps où les migrants africains ne sont pas bienvenus, une photo qu’il faudrait placarder à tous les coins de rue…
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Justement le soir, un mail de Noël de Christine Thepenier :
« Coucou Fabienne, j’espère que t’as passé une belle journée de Noël, sachant que je m’en fous de Noël, comme toi ! Mais de mon côté c’était extra et j’aurais dû filmer plutôt que prendre des photos, car on a travaillé avec la musique à fond aujourd’hui : « ouvrez les frontières » … « mon pays va mal »… etc, etc… Les gars chantant et dansant tout en cousant des sacs à tarte ! Incredible… & magnifique
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LE CHUM
Au lien/lieu, ce serait bien de nous trouver une machine à coudre, même si c’est pas (sait-on jamais..) pour faire des sacs à tarte…
Ça me ramène en décembre 2 ans en arrière, à la Cave-Poésie, et avec Thepenier…
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Il y a des archives qui redonne de l’électricité aux neurones !
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San Antonio, comme la belle phrase en début de 3 trucs bien :
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nouvelles impressions

Date : 25 décembre 2018

Aujourd’hui encore, Encre rouge, avancer le boulot.
Thomas devait être là aussi, mais il était trop crevé. Il a préféré rester devant sa crèche, faite avec son fils, où ils ont remplacé les santons par des Schtroumpfs ..!
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J’espère ne pas l’avoir découragé après sa nouvelle affiche faite avec Laurent :
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je lui ai envoyé la photo de la carte postale de Pascale Evrard, accrochée à la maison, avec pour légende : ça résonne bien. C’est vrai.
Un bon écho pour découvrir le boulot de Pascale !
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Courage, allez, après l’impression d’hier, imprimer une 2ème couleur pour agrémenter le schmilblick
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& puis, continuer le façonnage des petits livres-guirlandes,
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inspirés de celle de Tulle,
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rangés dans une boîte à chaussures, le soir où on est censé les mettre au pied de la cheminée…
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Du coup je suis rentrée en vélo par la corniche ventée vers 21h30, je pouvais rouler tranquille au milieu de la route sans m’inquiéter des rafales qui me déportaient, tout Marseille sud était auprès des dindes et des chapons..!
Ça m’a rappelé cette phrase qui avait fait beaucoup rire Pierre-Jean,
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l’occasion de ressortir ces photos des archives… prises en janvier 2009, avec les 1ères écritures sur sacs!
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et en 2011 pour un essai de performance
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photos qui me font dire qu’il faudra trimballer les sacs-à-mots (ou autre support) dans les rues de Tulle, pas se contenter juste de les poser en vitrine…
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pensées flottantes

Date : 22 septembre 2018

Merci l’Afdas pour la formation en verre filé que je viens de faire !
et merci Valérie Vayre, qui m’a appris à me débrouiller avec ce nouveau matériau extra!!
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Mais c’était à Bourges… (ça m’a rapproché de Tulle!) Le retour fut compliqué ! Il y a des moments où j’apprécie particulièrement d’entendre la voix de Simone..!!!
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je devais changer à Lyon, seul itinéraire possible pour rentrer à Marseille le soir même ; « mon » train étant supprimé, je devais quand même passer par Lyon, quitte à y dormir aux frais de la SNCF…
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Arrêt après changement au Creusot TGV, enquête avant ma correspondance : tous les hotels de Lyon sont complets à cause du salon de l’érotisme (!). Après plusieurs coups de fil aux « supérieurs » pour autorisation,
20180921_015846la sncf m’offre donc une nuit à l’hotel Kyriad du Creusot, 1 seule chambre de libre (c’est le salon de quoi?) avec baignoire (youpi), mais à 1 km de la gare TGV (au milieu de rien) sur la nationale sans réverbères ni trottoirs, aucun taxi ne voulant se déranger à c’t’heure. L’agent de la sncf m’accompagne dans sa petite voiture, même si c’est pas réglementaire, pour ne pas avoir ma mort sur la conscience… En arrivant devant l’hotel, il s’exclame « la voiture de mon jardinier » devant une lamborghini jaune sur le parking…
Lever 6h le lendemain matin, le chauffeur de taxi qui me conduit à la gare me parle anglais avant que je lui dise que je suis française.
Le Creusot-Lyon avec 1/2 h de retard (mais on a bien cru que jamais le TGV n’arriverait à redémarrer…) et y poireauter 1h avant le TGV archi plein pour Marseille, du coup en 1ère classe avec les sièges oranges et violet… Bourges-Marseille en 11h30, inOUI !

& dans ce voyage du centre au sud, je faisais attention à ma valise, pleine de verre – à -penser…
Des essais, des mises au point, des possibilités qui se profilent, pour l’expo au centre d’art de Saint-Gratien fin janvier… Va falloir s’y mettre tout bientôt !
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Choix, dès le départ, pour le verre borosilicate, beaucoup moins fragile, en attendant la recuisson (dans un four à céramique, par exemple).
Et, tout de suite, se pose la question : comment écrire, en capitales ou minuscules, comment écrire en attaché avec une baguette de verre (qui ne fait pas ce qu’on veut, enfin, surtout quand on débute..!)
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Valérie me donne le la, très appliqué comme à l’école. Le fil ne doit pas se toucher lors d’une boucle, sinon il faut impérativement faire une soudure.
Comment suspendre les lettres : un trou, une boucle, un fil de kanthal ? Autant de savoir-faire à apprendre.  20180921_134754
Tenter d’écrire « autrement », c-à-d plus librement, mais dur d’être libre avec une baguette!

& faire des petits flotteurs pour supporter les lettres, en repensant aux ludions? Valérie m’en souffle 2 en couleur, en verre sodocalcique (température de fusion autour de 600°C contre 800°C pour le boro, avec une gamme de couleurs plus étendue). Après différents essais, la lettre-flottante soudée directement est adoptée.

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Mais si je travaille en borocalcique, il faut des flotteurs du même verre. Il faut que j’apprenne à faire des flotteurs à partir d’un tube.
20180919_151423Valérie tire de sa réserve un tube d’1,50m style néon, avec un squelette de souris prisonnier à l’extrémité… Elle ne veut pas souffler dedans, même si le feu nettoie toute trace.
Chauffer le tube là où on veut en le tournant dans la flamme du chalumeau, amasser du verre puis le tirer (fort) bien dans l’axe hors de la flamme sur 25-30 cm pour se faire une petite canne de soufflage, c’est un sacré coup de main(s) à (ap)prendre..!
Et comme je ne maîtrise pas la chose très bien, et que je m’amuse ensuite à voir comment souffler, les flotteurs prennent l’allure de topinambour… mais justement, c’est mieux!!!
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Est-ce qu’il faut des lettres en couleur, pour mieux les voir?
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& où mettre le flotteur suivant les lettres, et comment l’incliner pour qu’elle ne flotte pas de traviole ?
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L’avantage du verre, c’est qu’on peut reprendre, refondre, recommencer… tant qu’on n’éclate pas la bulle de verre en soudant trop près…
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& puis un mot entier en capitales (il va falloir un gros bocal…)
Faire des pontils à peine soudés qu’on enlève ensuite, pour travailler le mot sans que ça se déforme en soudant un endroit qui ne tient à rien… la barre du i, par exemple…
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20180919_095453Un autre essai, après avoir parcouru la ville à la recherche de tasse ou de verre en borosilicate qui ne coûte pas trop cher, pour le sacrifier dans l’expérience…
Ça pourrait faire un support simple et stable, à l’occasion (pas avec une tasse, hein, on est d’accord, faut juste imaginer, après avoir vu que c’était possible, et comment faire!)
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4 jours avec Valérie à réfléchir, tenter, essayer en s’amusant, inventer des solutions, ne pas oublier de respirer en soudant ou tirer un fil de verre plus fin à partir d’une grosse baguette, arriver à être concentrée et à faire travailler ensemble et différemment les mains droite et gauche…
Autour d’un seau ou devant une cruche (..!), se réjouir comme des gamines à regarder flotter nos lettres à peines refroidies..!
Je peux rajouter un A dans le seau où mer flotte pour que ça devienne amer, et un i pour aimer, on n’a pas fait de C, sinon, j’aurais pu écrire merci!
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C’était chouette et je repars enchantée, à continuer de noter des choses dans mon carnet pendant ces longues heures de train(s).

& à Bourges avant de partir, petit tour au musée des arts décoratifs, à l’Hôtel Lallemant, magnifique bâtiment.

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une expo sur les « pionniers » de La Borne.
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Le bel équilibre des Leurat
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& un sympathique ours entre l’ourson et la peluche en grès,
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pas l’origine du monde, mais l’origine de l’enfance de l’art…

& pour finir, entre le thé et l’apéro, une drôle d’alliance entre verre et céramique, vue dans une vitrine d’un atelier-boutique d’artiste
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A votre santé!!


relations réflexives

Date : 26 août 2018

Capture d’écran 2018-08-26 à 11.51.55(sorry, je ne me rappelle plus qui est l’artiste qui fait ce boulot)

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Je reviens des rencontres de Lure, où je n’ai pu rester les 5 jours (à cause d’un rdv de maçon — pas franc…), mais quand même…

Des belles rencontres et la tête qui tourne à 100 000 tours.

Avec une super question pertinente (posée par Marc Smith, paléographe) à laquelle je n’avais jamais pensé : pourquoi adopter l’écriture (forcément attachée) telle qu’on l’apprend à l’école pour mes élecritures ? hein?
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Et il semblerait que ce soit une spécificité française.
Je ne sais pas comment on apprend à écrire dans les autres pays qui usent de l’alphabet latin, mais ici, est-il si difficile de sortir de ce moule « primordial » ?
Est-ce que cela nous garantit une lisibilité de tous sans se poser de question ?
Est-ce que, vu que ça n’est pas aisé mécaniquement de former des lettres en tordant un fil attaché à une bobine, on (je) se raccroche à une valeur sûre d’apprentissage ?
J’avais bien vu, lors de la construction du mur d’élecriture à N’a qu’1 œil, à Bordeaux cette année, quand Mélanie et Benjamin m’ont aidée, que tous les 3 n’écrivions pas pareil…
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Benjamin écrivait petit et serré-très appliqué, Mélanie, plus gros moins maitrisé, et moi peut-être plus « librement » que d’habitude, vu qu’il fallait faire vite et que le mur était grand…
Cette diversité nouvelle m’avait bien plu.
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Est-ce que, vu qu’il est peu recommandé de jouer avec les fils électriques, cette écriture est un détournement un peu enfantin ?
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Pour le « fil à retordre » de l’écriture en fil de fer, là aussi le problème s’est (ou plutôt ne s’est pas) posé. D’autant qu’il faut des gants et des pinces vu la raideur du matériau, & qu’on n’écrit pas vraiment « comme on veut » mais aussi « comme on peut ».
Et que j’écris une ligne sur 2 à l’envers, de droite à gauche. Avec un « modèle » pour ne pas me planter dans l’ordre et la formation (en sens inversé, donc) des lettres. Ecrire en tirant la langue (façon de parler) renvoie-t-il automatiquement à l’école?
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De même, dans les 366 dessins de légendes quotidiennes. Où c’est un mixe de mon écriture et de l' »appliquée scolaire ».
J’avais oublié ça : au CM2 (avec un maître vraiment extra!), pour certaines rédactions une copine écrivait en rimes et en « caractère d’imprimerie » (je suppose que les caractères non attachés faisait plus « comme dans les livres »…). Ça m’avait plu au point de l’imiter. Au point que mon écriture dès lors a changé, et que les d,b, p, q, h, l etc. ont plusieurs formes. (De là à imprimer, longtemps plus tard…?)
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Lors des expositions de ce boulot, des personnes disent régulièrement que ça leur fait penser à Ben. En France dès qu’il y a beaucoup de choses à lire (écriture manuelle + sens) dans une expo, on a besoin de repères et on pense à Ben…
En France on écrit plus volontiers en « attaché scolaire » (je ne sais pas comment nommer ça) à cause de Ben ?
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En remontant encore plus loin dans mon boulot, je pense au jeu avec la(ma) calligraphie lors de l’écriture de Papa part, Maman ment, Mémé meurt ; jouer à (avec) la plume, modifier son geste par amplification, difficulté du support, changement de main, fermer les yeux, etc.
En tout cas, il m’aura fallu du temps pour que le kg de plume se transforme en kg de plomb d’imprimerie…
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Et puis, il y a son(mon) « écriture de cochon », comme on dit volontiers. Donc se forcer à être facilement lisible.
D’où vient cette expression ? Dans La ferme des animaux, les cochons apprennent à écrire dans un vieil abécédaire… & les cochons sont réputés pour être intelligents — on ne dit pas écriture d’âne, dont on affublait les mauvais élèves de leurs oreilles.
Une écriture sale… Quelle est la propre : religieuse, administrative et scolaire (travail-famille-patrie) ?
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Ou il faudrait dire écriture de fumier? (& là on pense à Céline — je viens de lire Nord, que je n’avais jamais lu, chapeau bas, quel écrivain ! (et est-ce que le nom de Achille, dans San Antonio, vient de là ?))
Une écriture cochonne a-t-elle quelque chose à voir avec la littérature du même nom ?! Une écriture rose (cochon) comme les ballets ?
Mais la bibliothèque rose, qui a enchanté notre enfance, avant qu’elle ne soit verte… Et la littérature rose (à l’eau de, plutôt que rose cochon…)
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Donc écrire « naturellement » que pour soi, pour ses notes et papiers, et « appliqué scolaire » quand c’est publique, quand son écriture n’est pas toujours facilement lisible ?
Se prendre la tête pour le sens, donc laisser un peu tomber la forme par paresse, fatiguant d’être au four et au moulin..?

En tous cas, la question m’est ouverte, à expérimenter, à suivre, dans de prochains essais ou boulots….?!

carnet& une photo envoyée par Marie-Astrid après les rencontres de Lure, qui résume bien la situation de ce post..!

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armure

Date : 30 mars 2018

Hier soir, à Albi, il y avait l’Iliade, adaptée et mise en scène par Pauline Bayle. Un fort moment de poésie, d’énergie et d’intelligence.
Plus des « images » de toute beauté, simplicité et force qui me resteront gravées.
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« Dans un élan commun, cinq acteurs mêlent leurs voix pour raconter les histoires d’Achille, Hélène, Andromaque, Hector et Agamemnon. Sur scène, tous s’affranchissent des clichés opposant hommes et femmes, lâches et braves, pour venir s’accomplir dans un geste bouleversant d’humanité.
D’un côté les Grecs, de l’autre les Troyens et entre les deux une guerre qui dure depuis neuf ans.
Parce qu’Agamemnon l’a humilié devant tous ses compagnons, Achille décide de se retirer du combat. Privés de leur meilleur guerrier, les Grecs vacillent tandis que les Troyens gagnent du terrain… Comment faire pour gagner la guerre sans Achille ?
Aujourd’hui, alors que l’Europe traverse une crise politique majeure, elle nous fait réentendre la voix d’Homère, lui qui nous parle de l’oppression sans jamais tomber dans le manichéisme et met en lumière toute l’amertume que le sort fait peser sur la lignée des hommes. Parce qu’il n’y a pas de héros, seulement des hommes prêts à tout pour échapper à la souffrance. »
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« NOTE DE MISE EN SCENE
24 chants et 15 337 vers pour raconter six jours et six nuits d’une guerre qui dure depuis neuf ans et ne se terminera qu’un an plus tard.
De prime abord, il semblerait qu’Homère nous montre comment la guerre permet aux hommes d’échapper à leur condition de mortels : en allant puiser en eux le courage de se dépasser et de faire face à la mort, ils accèdent à l’éternité.
Cependant, au fil des pages se dessine une tout autre vision du monde, empreinte de mesure et d’humanisme. Très vite la question se pose : et si le poète convoquait la force des hommes pour mieux nous parler de leurs faiblesses ? Ainsi le coeur de L’Iliade ne serait pas seulement fait de la gloire des êtres humains, mais aussi de l’amertume que le sort fait peser sur la lignée des hommes. »
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« Le point de départ de la scénographie est celui de la simplicité afin de laisser toute sa place au récit et à la langue. Seulement le strict nécessaire pour laisser agir la puissance de l’imaginaire chez le spectateur et met en exergue la puissance du récit homérique. »
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« Pour illustrer l’ensemble des aventures des héros, quelques accessoires : un peu de peinture ou de colorant pour le sang, des sauts d’eau pour la colère du fleuve, des paillettes pour les étincelles des armures, un micro pour le foudre de Zeus, du sable pour Ithaque. Capture d’écran 2018-03-30 à 09.37.41
Peu de moyens mais une imagination créative et métaphorique qui vient rendre sa poésie au texte et nous fait voyager à son bord. La scénographie est ainsi habilement réfléchie et brillamment mise en œuvre. »
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« Concernant l’économie de moyens, c’est quelque chose que je revendique. Je crois profondément en la puissance de l’imaginaire et que l’on peut raconter beaucoup de choses avec très peu d’outils. À l’inverse, je crois que redoubler d’effets et de moyens emprisonne trop l’esprit du spectateur et limite la représentation qu’il pourrait se faire du récit. Pour le dire d’une manière un peu triviale, je crois que moins tu en as, plus tu vois.
Capture d’écran 2018-03-30 à 11.24.49Pendant les répétitions, on a réfléchi aux moments qui nous semblaient les plus importants dans l’histoire et la dramaturgie et sur lesquels on voulait donner comme un coup de projecteur. Et dernière chose, très tôt pendant le travail, j’ai voulu utiliser des matériaux consommables (papier, paillettes…). En effet, je crois qu’utiliser des objets qui s’altèrent en direct rend plus concret le présent partagé entre ceux qui jouent et ceux qui regardent. »

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(Je n’y avais pas pensé, mais en sortant Violaine me dit que ce serait magnifique, la langue des signes avec bras et mains à paillettes…)


possibilités d’un plan de coupe

Date : 1 février 2018

Les Mousselines (le tissu, pas la purée…) appelées au XIXème  « eau courante, tissu d’air, brouillard » « qui était plutôt par sa finesse une vapeur qu’un tissu ».
Dehors, mercredi 31 janvier, il brouillasse toute la journée.

il y a toujours d’autres possibilités de conception…
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Comme les vêtements en un seul morceau de Geneviève Sevin Doering, qui ont fait leur chemin. Qui ne sont plus des « boîtes-à-corps » avec la couture d’épaule, mais qui se posent en équilibre sur les épaules et enveloppent le corps & lui laissent sa liberté. Le tracé d’une pensée.
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Une sorte de vêtement holistique?
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ou une surpeau, comme aujourd’hui pour aller dehors on utilise un suroît…
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nouveaux nés

Date : 9 septembre 2017

à l’édition des petits livres, les livres se font aussi (beaucoup) avec les mains…

après l’impression : massicotage, rainage, perforation, pliage, assemblage, collage, spiralage, numérotage…
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Et alors voilà : ils ne sont pas tous pliés, percés, assemblés, spiralés, collés, numérotés, rangés dans des boîtes à chaussures, …, loin de là, mais déjà un exemplaire pour vous mettre l’eau à la bouche (et moi pour les voir aussi, être super contente du résultat — et super fatiguée !) :

• admirer OUTILS UTILES
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• guigner LITHO-GRAPHIE DE PLAGE

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affiches outils

Date : 6 septembre 2017

Elles, au moins, sont déjà présentables (les livres pas encore!)
& elles sont toutes!
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pictogramme

Date : 3 septembre 2017

pour la beauté de la chose..!
Maad Design vient d’acquérir une machine de découpe laser, livrée très bien emballée, avec cette belle consigne sur la caisse

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imprimé en août

Date : 2 septembre 2017

20170819_202649Voilà que ça sent la rentrée ; c’est pas l’odeur que je préfère, hein…
En tout cas, août a senti l’encre d’imprimerie !

 

Des nouvelles du grand chantier :
fin d’impression de l’intérieur du livre, massicot, petits tas, assemblage, avec l’aide de Christine Carte, revenue à l’Encre Rouge après de courtes vacances.DSC01597DSC0159620170901_204341
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2 linogravures sont aussi de Christine, le piège à souris, avant de recevoir celui de jean-Pierre par la poste, pas le temps d’attendre, et la (magnifique) burette d’huile (copie de celle dont on se sert à l’atelier!), celle de jean-Pierre n’étant pas bien adaptée au projet..!

Cet été, nous avons racheté un vieux stock de papiers, dont un de mes papiers de couverture préférés, beaucoup utilisé à l’époque d’Harpo & (c’était le même fournisseur), qui doit dater de la fin des années 60, impression Formica.
Ici en orange, pour une couverture rempliée idéale (pour l’instant qui sèche…) :
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& puis, pour éviter le vol des outils utiles, un petit cadenas (Winner, svp!), gravé vite fait sur le pouce, s’imposait en 4ème de couv de cette boîte à outils,

pour une belle grimace !
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