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QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
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secours pop – 4

Date : 17 mai 2019

 1 — Décrivez le(s) métier(s) ou études que vous faisiez avant d’être là ; en quoi ça consistait, avec qui vous travailliez, ce que vous aimiez —ou pas — dans ce travail etc.
2 —Ce que vous voudriez faire en rêve, idéalement et dans la réalité…
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Une belle réponse d’Adama :

On peut rêver quand le début est bien.
Avant, c’est trop difficile.
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Adama :
Je me suis limitée au niveau Baccalauréat ; j’ai fait les sciences mathématiques.
Pendant que j’étais à l’école, je faisais le Volontariat National dans mon pays dans le cadre de la lutte contre la violence faite aux femmes. Particulièrement l’excision.
J’ai eu à collaborer avec des ONG dans d’autres luttes, par exemple : en 2015, j’ai assisté à toute la campagne de lutte contre le virus Ebola, comme animatrice Radio ; j’ai été agent commerciale pour une marque de téléphonie mobile (areeba). Je faisais parti de presque toutes les activités de jeunesse ; j’ai été agent communautaire ; j’ai fait l’E.C.
J’ai travaillé avec les autorités de mon pays, des ONG internationales, préfectorale et communale ; associations de jeunesse.
Ça me faisait du bien ; j’avais une sorte d’indépendance, les frais de formation m’aidaient à venir un peu au secours de ma mère et mes sœurs (par rapport à la scolarité, etc…)
Mais j’avais du mal à atteindre mes objectifs parce que ma famille paternelle était totalement contre mes activités, pour cause des coutumes et religion, par manque de compréhension. Mon seul soutien était ma maman et sa famille.
Arrivée en France, j’ai cherché à reprendre mes activités de bénévolats avec des associations d’aides sociales ; j’aime être en activités.

Mon souhait est que j’arrive à avoir mon statut, que je puisse faire une formation en marketing ; vente, management, parce que j’aime la marque ; en plus j’aime beaucoup l’administration, si j’ai une formation en management. C’est un atout.
Je veux être agent de marketing parce que je crois que je peux répondre aux critères.
Et je continuerai toujours à bannir cette excision et le mariage forcé parce que je suis une victime de ce mal.

…. Être indépendante, épanouie, avoir une vie de couple idéale, avoir des enfants, aller en vacances, aller danser, au restaurant, faire du cheval. Hôtesse de l’air était mon rêve d’enfance.

Mohamed :
Moi, quand j’étais au pays, je travaillais avec la femme de notre ex président de la république Moussa Dadis Camara, qui est en exil au Burkina Fasso. Cette dame me considérait comme son fils qu’elle a perdu au Canada. Quand son mari a reçu un coup d’état au pays.
Elle avait entièrement confiance en moi. Elle me faisait des procurations quand elle se déplaçait. Je faisais ses activités commerciales. On amenait l’huile à la société Kecom en France. On avait un comptoir d’or où j’avais ma propre carte d’acheteur. J’étais un distributeur agréé à la Sobragui au compte de la société Jeanne Haba.
J’ai travaillé dans un inter marché, j’étais magasinier et rayonniste. Je faisais les B.L. En même temps j’avais ma propre société GBS Guinée Business Service. Ce travail me rapportait beaucoup d’argent, je vivais bien.
Mais par malheur, son mari s’est lancé dans la politique. Il s’est créé un parti FPDD. C’est là où ont commencé mes difficultés.
C’est à cause de ça, j’ai fui de mon pays. Ma femme et mes enfants sont en danger au pays.

Quand j’aurais mes papiers, d’abord j’aimerais vivre à Tulle, faire un métier pour revivre de nouveau. Ou être magasinier.
Par contre, j’aimerais bien garder le travail que je fais comme bénévole au secours populaire parce que j’aime vivre avec eux. Parce que je me vois comme je suis dans ma famille. Tous les travailleurs sont très gentils, qui me donnent beaucoup de courage à revivre bien le nouveau.

… Quand j’étais petit, je disais à mes amis que j’avais trois choses dans ma tête :
Être un ambassadeur ou être un grand commerçant pour bien servir mon pays ou ministre de l’urbanisme et de l’habitat.
Faire du sport pour ma santé.
Avoir ma propre entreprise. Être un homme bien calé.

Nafisatou :
Avant, j’avais une boutique pour les femmes, je faisais du commerce de vêtements, chaussures, bijoux, crèmes. Ça marchait bien. De la coiffure aussi.
J’étais à Kamsar, je faisais venir mes vêtements de Conakry, j’allais les choisir, j’en ramenais beaucoup (c’est à 300 km de Conakry, 3h). J’aime bien la coiffure.
En Europe ici, mon 1er travail, c’était de m’occuper de personnes âgées, faire le ménage.
Dans l’idéal, un travail, quel qu’il soit, gagner de l’argent, aider mes enfants. J’aime le travail, je n’arrive pas à en trouver, sans papiers, c’est un peu difficile.
J’aime pas rester sans rien faire.
J’aimais le commerce, ça marchait bien. J’aime partager, rigoler avec les gens. Tout ce que j’avais, c’était de la bonne qualité, les gens aimaient, ça payait. C’était facile de vendre, j’aime bien ça. Ça me faisait plaisir.
J’ai fait de la coiffure avant de commencer ça. J’ai essayé pour voir si ça pouvait marcher. J’aime gagner de l’argent moi-même, être indépendante.
En Italie, j’avais des papiers, (je suis venue en France à cause des enfants qui voulaient venir en France, à cause de la langue) je m’occupais des enfants et des personnes âgées. J’aime discuter avec les personnes âgées ; un jour je vais devenir vieille ; j’aime aider. J’ai travaillé pour 2 personnes gentilles, une trop dure, très âgée, 90 ans, raciste, mais avec l’âge… Dans ce cas là, moi je fais mon travail, c’est tout.

Ici, presque 2 ans, je ne fais rien, beaucoup de demandes, c’est pas facile, mais ça va aller un jour.
Ménage, personnes âgées, je peux me débrouiller avec ça.
J’aime apprendre, je pourrais faire plein de choses que je ne sais pas faire.
La cuisine, j’aime bien cuisiner. Je me débrouille bien en cuisine italienne.

Ma fille a 19 ans. Elle fait de la cuisine, coiffure, maquillage ; elle aime bien.
Mon fils n’est pas décidé encore ; Il a 13 ans.
Des fois, il dit qu’il veut faire le travail de son père, soudeur.
Mais.. mon fils est curieux, il aime bien tout savoir, je me dis qu’il devrait étudier, il devrait faire journaliste. Ça c’est mon idée.
Sa sœur voudrait qu’ils fassent le même travail, comme travailler dans un restaurant, pour travailler ensemble.
Lui, il rêve de devenir footballeur. Il joue beaucoup, bien.
Mais il y a le problème des papiers.

… J’aimais danser, sortir avec mes amies ; tous les samedis, je sortais. J’aime sortir avec mes enfants. J’aimerais aller en vacances au bord de la mer, on s’amuse. Au magasin, acheter ce qu’on veut. Avoir les cheveux blonds, faire du vélo. Apprendre à conduire.

Je ne peux pas voir quelqu’un qui souffre devant moi.
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Adama, Mohamed et Nafisatou sont guinéens :

« En Guinée, on prend soin des étrangers. L’hospitalité, c’est culturel.
Tu peux dire à tes enfants d’aller coucher dehors, de se débrouiller, pour accueillir chez toi un étranger. »

Capture d’écran 2019-05-17 à 19.55.00(proverbe Soussou)

« une personne qui donne beaucoup
ne souffrira jamais »

 

 


atelier d’écriture n°3 secours pop

Date : 16 mai 2019

Pour un dictionnaire qui vous représente : pour chaque lettre de l’alphabet, trouvez un nom commun ou propre, un verbe, une expression, qui puisse « parler de vous », de vos goûts et dégoûts, de votre histoire, espoirs et désespoirs, et complétez de lettre en lettre votre portrait, comme un dictionnaire personnel.

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A
Abandonner : ne jamais abandonner tant qu’on n’atteint pas ses objectifs. Enfant, je n’ai pas eu de père, je me sentais parfois abandonnée ; encore aujourd’hui par ma mère.

Agréable : je suis quelqu’un d’agréable

Agriculture : le travail de mon père. Banque agricole

Aimer est une des choses les plus importantes de la vie

Algérie, le lieu où je suis née

Aligner : mettre en ordre tout ce qu’on fait

les Amies sont une force

Arrondissement de Paris

AllureAmitiéAthlèteAvenirAventure

B
Banque – banque populaire

Battre : il faut se battre pour vivre, une vie normale. La vie est dure, il faut se battre, maladie, divorce, séparation, jugement…Il faut faire face.

Beaucoup : j’ai rencontré beaucoup d’amis dans ma vie. Beaucoup de progrès, tout le monde lui souhaite. Beaucoup de personne ne le font pas

Belle : la beauté de l’être humain n’est pas seulement son physique

Bonjour : chaque jour, chaque rencontre

Boue : un être conscient ne se laisser pas trainer dans la boue

BordureBoireBravoureBrillantBrimade

C
Caractère : c’est très important d’avoir un bon caractère

Ceux qui le font

C’est trop difficile à écrire, c’est le nom de mon mari & de mes enfants

Chaleur, Climat, Chaleur humaine, comme Convivialité

Commencer : il faut toujours commencer par le début

Conakry est ma capitale

Concours : examen pour évaluer la capacité intellectuelle

Confiance : il faut avoir confiance en son prochain

Courage pour tous

Cuisine : j’aime pas cuisiner

CantineCheminCommerceCompliquéCongélateurConsolation

D
C’est la 1ère lettre de mon nom de famille

Découvrir ce que tu ne connais pas, c’est très important

De la guerre

Département : là où tu es, tu dois connaître

Dieu : rien ne se fait sans sa volonté

Difficile : nous passons par des moments difficiles ; la pauvreté, la moquerie… (blanc, noir, gros, roux, malade…)

Directeur publique

Divorce : la solution pour une vie, dur

Domaine : un espace libre

Donner : ne donner que ce qu’on a

Doute : le doute est toujours présent

DangereuxDéfautDurDécision

E
Éducation : la base d’une bonne réussite

Électricité, très importante dans la vie humaine

Éléphant, l’un des animaux les plus gros

Enchantée d’abord, salut, salut, je m‘appelle… c’est comme ça

Enfant : mon enfant me donne la force pour vivre. Mes enfants sont ma source, mon oxygène, mon Espoir.

Enveloppe : permet de faire envoyer des messages

Équilibre : toute la vie on est à la recherche de son équilibre entre ses origines, son histoire familiale et son propre projet de vie, ses envies, ses rêves. Entre son imaginaire et la réalité sociale, géographique et humaine.

Être aimé me fait toujours avantage

ÉconomeÉduquéÉlémentsÉmotionEndroitEnfantsEspoirEnviesÉvoluer

F
se Faire des amis est très important

Famille : j’aime ma famille, c’est important. Elle doit être soudée.

France : égalité, fraternité, liberté

Formation pour avoir un métier

Formé pour combattre

Fria, une préfecture de la Guinée

Fin du calvaire, si l’objectif est atteint

une Force de caractère pour avancer

FémininFemmeFormeFond / FragileFort

G
Galérer : j’ai beaucoup galéré. Nous devons passer par des galères ; nous vivons nos propres expériences.

Grandir dans l’amitié pour nous avancer dans la vie

Guider : orienter

Guinée : j’aime mon pays ; un pays de l’Afrique de l’ouest ; il y a trop de problèmes en Guinée, si tu as des problèmes, tu es obligé de partir, sinon ils vous tuent

GirafeGraineGrasse (ville de) – GravureGris

H
Ha les amis, la vie est belle

Humain : dans la vie humaine, il faut respecter tout le monde. Être toujours humanitaire, être humain

l’Humanité : j’aime tout ce qui est humain

Homme : il est fait pour trouver l’idéal. Difficile de trouver les vrais hommes.

Humour : continuer à sourire, avoir de l’humour.

HabitHabitudeHéronHumilitéHomme élégant

I
Impuissant : on se sent impuissante à quelques situations.

Immigration : c’est pas facile

Injuste : la vie est injuste quand on est au bout du gouffre

Intelligence : connaître un peu de tout

Intérêt : quand on veut quelque chose, on cherche l’intérêt

Italie, le pays où je suis arrivé pour la 1ère fois

Identité ÎleIndigoIntérieur Isolée

J
Jamais la terre ne sera parfaite

Je ne travaille pas, Je voudrais, quand tu travailles tu peux faire comme tu veux, aider mes enfants

Jouer avec les enfants, c’est magnifique

Journée : cherche toujours quelque chose à faire, sinon c’est bon. Du lever du soleil jusqu’au coucher du soleil

Joyeuse : je ne suis pas du genre à me plaindre, toujours joyeuse.

Juste : des fois on trouve que dans la vie il y a peu de gens qui sont justes

JavelotJournalisteJuinJuiveJuronJustice

K
Kankan : une belle ville de Guinée

Kindia, l’une des préfectures de mon pays

Kiosque : lieu de rencontre pour discuter

Kits : seaux, eau de Javel, gants, pour utiliser en période d’épidémie

Kiwi : j’aime les kiwis.

KakiKermesseKiloKilomètre

L
Laine : matière première pour tricoter

L’amitié dans l’honnêteté est la meilleure

L’amour est inoubliable

Larmes : je pleure, je ris ; je pleure, de joie, de tristesse, je ris nerveusement ou joyeusement. Les aléas de la vie font qu’on doit passer par ces émotions, la joie de retrouver quelqu’un, la tristesse de perdre quelqu’un, voir une scène navrante.

La vie : la vie est dure si tu ne travailles pas, c’est difficile

Liberté : il faut libérer ton esprit, sinon c’est pas bon, tu vas péter un boulon

Lieu : un espace où on peut habiter, on peut travailler

Limoges, une grande ville française

LenteurLibreLireLoinLumièreLuxe

M
Maison : un lieu où on vit

Maman : une vie. Elle me manque

Manière de penser

Méfiante : tellement déçue en amour et amitié que je suis très méfiante ; je ne donne pas tout. Je suis quelqu’un de sociable, mais en étant déçue en amour et amitié, je me suis renfermée, ne plus avoir confiance en moi. J’ai rencontré mon concubin cela fait 4 ans, et je reprends confiance petit à petit, mais tout en me méfiant quand même…

Meilleure santé = meilleure vie

Mil : céréale utilisée pour faire à manger

Mineur : qui n’a pas l’âge de 18 ans

MondialisationMillionMilieuMépris : fuir le profit qui engendre la guerre et la misère et fuir le mépris qui hiérarchise l’humanité

Monnaie, Moyen : monnaie guinéenne, sans la monnaie on ne peut rien dans un pays

Mosquée : où les musulmans font la prière

Musique : j’adore composer, jouer du piano, chanter. Je m’évade, je ne pense plus à rien quand je joue, c’est un échappatoire.

MangerManutentionMotivé

N
Nafissatou, c’est mon prénom

Naïve : je donnais tout à n’importe qui, j’étais naïve.

Nénèn : mon surnom en famille (signifie maman)

Nervure : c’est la colonne vertébrale.

Nettoyage : il faut nettoyer la maison

Nier : refuser de reconnaître ses actes

Nourriture : n’est pas bonne à gaspiller

Nous les amis, sont très unis

NerfNœuds NoixNuit Nutrition

O
j’aime O, c’est le début du prénom de mon fils Omar

Objet : ce qu’on peut voir et toucher

Obligatoire : obligatoirement, il faut chercher des relations, sinon, tu n’en trouves pas

Olympique, joueur

Orientation : c’est important de savoir où l’on va et avec qui ; il faut avancer avec les bonnes personnes.

Oublier : il est difficile d’oublier les moments durs. N’oublie jamais le passé

Ouistiti : je trouve ces animaux très mignons.

OliveOlivierOndineOpiumOptimiste

P
Paris : c’est la grande ville, tout le monde aime la visiter Parler

Partir : quitter un point pour un autre

Parti, un parti

Patience : la patience et l’attention aux autres

Poème : j’aime écrire quand je ne vais pas bien.

Population : les Français sont très gentils envers les étrangers

Porter du bonheur

Prendre une décision me semble facile si je peux faire quelque chose

Printemps, c’est le meilleur

Progresser dans la vie

PatientePauméPauvretéPitié PositivePouvoir

Q
Qualités : j’ai mes défauts mais j’ai aussi mes qualités. Je me dirais courageuse, croyante.

Quartier : Dabody, c’est mon quartier, là où j’ai grandi, en Guinée

Quête : ma quête c’est le rêve d’un vivre-ensemble sans discrimination, ni envers les autres humains, les animaux, et la nature

Quand nous vivons, on verra tout

Quitter chez moi était nécessaire à un moment

QuatreQuébecQuémanderQuerelleQuotidien

R
Recours : je suis en phase de recours au CADA

Religion : je suis fière de ma religion

Rencontres : j’ai rencontré beaucoup de personnes, ça me donne de la force

Repères : c’est important nos deux parents.

Respecter l’un et l’autre

Restaurant, pour manger bien

Rester calme est très difficile

Retraite : à 65 ans, il est retraité, l’état lui doit quelque chose

Rire : se moquer de quelqu’un, faire des moqueries

RadarRaviRetourRimer

S
Savoir faire

Santé : quand on est en bonne santé, on peut faire tout ce qu’on veut

Sensible : je suis très sensible, ultra-sensible

Séparé avec la personne que tu aimes, c’est triste

Silence : ne pas garder ce silence pesant en nous, parler, échanger.

Singulier : je crois que l’on doit être à la recherche de sa singularité

Solidarité : être solidaire est le meilleur

Solitude : savoir tenir debout c’est aussi savoir être seul. Je suis très réservée ; une partie de moi ne se fait pas confiance, je me sens seule.

Statut : avoir mon statut est la meilleure chose qui puisse m’arriver en France

SauterSauvageSociétéSortirSouffranceSurveillerSystème

T
Téléphone : grâce au téléphone, tu peux parler chaque jour à ta famille

Terre : troisième planète du système solaire

Tête ; la partie du corps

Théâtre : film de théâtre, là où on regarde les comédiens

Titre de séjour

Tourisme, c’est bien pour découvrir les choses

Triste : en ce moment je vis quelque chose de très dur, la perte de mon frère dans un accident de voiture, je me bats pour mes enfants car chez leur père, ça se passe mal. Je suis triste.

Tulle : une ville qui m’apporte beaucoup de choses

Tutoyer : en Guinée, tu ne peux jamais tutoyer une personne âgée

Tango – Ténacité – ToupieTravailTrêveTuyau

U
Un, c’est mieux que zéro

Union : l’union fait la force. Être ensemble, se donner les mains

Unité : aide unitaire des pays qui sont en guerre

Univers : tout ce qui nous entoure

Usine : là où on fabrique tout, là où mon mari travaille

Utopie : il faut y croire toujours avec gravité mais aussi humour. Soyons naïfs et légers

UtileUtilitaire

V
Valeur, une bonne appréciation. La valeur humaine est très importante

Vélo : bicyclette

Vérité : dis toujours la vérité à ton prochain

Vivre : malgré toutes ces choses qui peuvent nous arriver de bon ou de mauvais, Dieu nous a choisi de vivre.

Voyager à mon pays

ValeursVeloursVertVieVigilanceVitamineVivant

W
tWist

Wagon de train

Washington, une ville des États-Unis

Watta : prénom

Wax : nom d’une société, d’une marque qui confectionne des tissus

Whisky

X
X : on l’utilise beaucoup en sciences, j’ai fait des études scientifiques

Xavier, un nom de footballeur

Xéra la guerrière : je regardais cette série étant jeune.

Xia : un nom chinois

XYZ 3 lettres utilisées pour faire les calculs en mathématique

XénonXénophobie

Y
Yaourt (aliment- musique)

Yellow, jaune

Yeux : ce que j’aime chez moi, ce sont mes yeux.

Yero : un prénom guinéen

YemenYétiYoga

Z
Zambie, un pays d’Afrique

Zéro : nul, nombre zéro

Zen : il faut rester zen

ZèbreZénithZézetteZig-zag


atelier du lundi n° 11

Date : 15 mai 2019

Mon dictionnaire

Un abécédaire qui vous sert de présentation :
voir ce modèle de présentation de la créatrice Violaine Ulmer
abc violaine
Au boulot !
Pour chaque lettre de l’alphabet, trouvez un nom commun ou propre, un verbe, une expression, qui puisse « parler de vous », de vos goûts et dégoûts, de votre histoire, espoirs et désespoirs, et complétez de lettre en lettre votre portrait, comme un dictionnaire personnel.
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AGNÈS : textes en noir
DAVID : textes en vert foncé
MANÉE : textes en bleu foncé
HÉLÈNE : textes en brun

A

Agir
René Char : « Agir en primitif, penser en stratège ».
Attention fragile! Choisir sa route sur le chemin cabossé.
Chercher sa clairvoyance dans la brume chaude du réveil-matin.

 

 

Archipel
Puzzle inachevé. Ensemble, et disloqué. Pensées disperses et libres, mais reliées entre elles. Paysage insolite et complexe, abrité dans un cocon liquide.

Art
Mais pas contempourien

Artiste
N’a pas de définition ou de contour, il est tout et rien à la fois. Certains artistes sont sûr d’eux, ils savent ce qu’ils veulent, et parlent bien de leur travail. D’autres sont comme des lucioles, tout petits dans la nuit, ils éclairent par intermittence. Les séducteurs ou séductrices sont les pires.

B

Barrière
Mettre bas toutes les barrières. No Border

Bénir
« Papa part maman ment, mémé meurt ». Trilogie incestueuse.
Sacro-saint fardeau de la famille, acérée, pour l’enfant innocent de ses propres sens et sentiments.

Bibliothèque
Le seul meuble de la maison à garder. La porteuse d’histoire. La promesse des sens. Du sens. La gardienne des mots.
Comment imaginer une maison sans bibliothèque.

Bouée
de sauvetage. Premier mot auquel on pense quand on a peur de se noyer.

C

Camarade
« C’est un joli nom camarade, c’est un joli nom tu sais…( La chanson de Ferrat)

Camouflage
Inventé par les hommes pour échapper à leurs ennemis, vient de l’observation de la nature, des insectes. Très utile en temps de guerre mais aussi en temps de paix.

Cauchemard
Peindre le rêve défait dans l’incandescence du faisceau.
Il est fluide dans sa réalité/horreur. Cinéma de ses propres peurs : savoir déchiffrer le vrai du mythe.

Cœur
Cœur d’artichaut. Cœur qui bat. Cœur chantant. Cœur à l’ouvrage. En cœur.

D

Décibel
Parce que ce qui est vivant bruisse, respire, fait du bruit, carillonne, chante, raisonne, crie, met la vie en musique. Parce que même dans le silence persiste un murmure.

Donner
Civilisation du don pour recevoir. Donner.
Tout en apprenant à recevoir

Confiance totale en mon chat. Je lui donne tout, il se donne tout entier.

Dragon
Parfois ma compagne est un dragon et ça chauffe. Le dragon est une des plus belle chimère. Manchots s’abstenir.

E

Égalité
On nous fait croire qu’elle existe. On l’exhibe à nos chers frontons. Cette valeur-là ne sent-elle pas plutôt la faillite ? A désirer. A vénérer. A défendre.

Élément
naturel. Chose que l’on trouve sur le bord du chemin, que l’on met dans sa poche, qui fini avec d’autres petits trésors sur une étagère.

Enfant 

 

 

Lorgner le précepte effacé de la culpabilité transporté par des valises.
Il est capable de construire ses propres échecs sans pour autant les avoir abordés et vécus.

Entraide
Le plaisir de sortir complètement des rapports marchands.

F

Fabriquer
Travailler avec ses mains, se taper sur les doigts, se couper, échouer ou être satisfait. Demande de l’énergie car souvent ça résiste

Famille
Qui nous fait. Qui nous fait tenir. Qui nous lie. Qui nous soutient. Même si elle est un peu parfois comme une mue dont on aurait du mal à se défaire.

Femme
Longiligne sous ses seins mitraillette, elle déambule avec sa grenade.
Courage efféminé du rude dans l’obscurité de la sécurité.

Fleurs
Sauvages, des prés, des jardins.

G

Gilets
jaunes

Girolle
Petit champignon jaune qui nous fait courir dans les pentes, d’un vallon à l’autre, sans autre but que de remplir des poches en plastique et de se régaler ensuite.

Gorge
Écorcher les mots déglutis.
Chanter avec son estomac, la voix remonte jusqu’à la gorge pour clamer sa propre teneur.

Grève
Plage où se reposer / Rébellion parfois nécessaire pour faire entendre qu’on est, et qu’on n’est pas si con qu’on en a l’air.

H

Habiter
Habiter un lieu sans s’y enfermer.

Hanté
Se dit d’un lieu ou il s’est passé des choses horribles, très présent dans le cinéma, lié au monde de l’enfance.

Hérisson
C’est bien aussi quand ça pique. Attention, peut se mettre en boule.

Hormis
Émettre le hors-sujet dans l’oubli de l’essentiel à penser.
Passer à côté de l’évidence, de l’affirmation comme si on l’évitait.

I

Ignard
Volontairement inculte donc dangereux. Il en est responsable.
De sa propre erreur et aveuglement vers le diktat.

Indocile
Pas assez…

Injustice
Tout ce que j’exècre. Ce qui me met inexorablement en colère.

Insecte
Petit être fragile et merveilleux, Souvent doté de couleurs finement dessinées, en voie d’extinction à cause de nous.

J

Jardin
Coin de verdure où fuir le brouhaha, se retrouver soi-même. Endroit où mêler ses doigts à la terre. Lieu – qui peut être gardé secret – où semer et prendre soin des plantes, des arbres, des idées, des rêves, et les observer grandir.

Joie
Tout un art.

Juin
Mois de l’année le plus chargé.

K

Kanak
Se souvenir du massacre de la grotte d’Ouvéa comme pur symbole du post colonialisme toujours à l’œuvre.

Kata
Humus décomposé , reconstruit en château branlant. Transhumance des générations imposées.
S’en sortir, c’est briser les chaînes de la mémoire.

Kayak (David)

 

 

Koala
Parce que c’est doux. Parce que ça dort. Parce que ça n’a pas l’air de plier à l’insomnie ! Parce que cela semble particulièrement résistant au stress.

L

(Ailes)
Préférable par deux, pour s’envoler. Parfois nécessaire pour tendre vers la liberté.

Linceul
Peine perdue pour réparer les linceuls de tritesse. L’humus tâcheté de sang.
Douce couverture funéraire dont je m’entoure pour dormir bien.

Lire
Faire des voyages extras pour pas cher.

Livres
qui me sauvent de la médiocrité.

M

Médiocrité
La fuir à tout prix.

Mélancolie
Sentiment quelquefois doux, rassurant, puisqu’indivisible (de moi-même). D’autres fois comme un rideau de pluie, comme un vent un peu trop froid qui pique la nuque. Tantôt elle n’est pas là, l’espérer. Tantôt elle est bien là, trop là, et la vouloir fuir.

Mère
Sens interdit du dialogue dans l’impossible naissance de soi.
Carcan de la passion filiale qui s’éteint dans la possession de la petite fille. S’émanciper, c’est, selon elle, trahir.

Montagnes
Zones géographiques que j’aime le plus au monde, surtout les moins peuplées, les plus rudes.

N

Nager

 

 

S’adosser à l’eau pour fuir la pesanteur du présent.
La lentille flotte dans l’eau tachetée de l’assiette. Elle se laisse engloutir pour finir sa course dans le flot de l’estomac.

Nature
Maison. Nid. Sève. Tout ce qui n’est pas trafiqué. Ce qui est sans mensonge. Bien réel.
Espace totalement bricolé par l’homme, mainte fois mutilé, transformé, envahi. Heureusement parfois abandonné.

Nous
Plutôt que Je.

O

Ô temps suspend ton vol… se battre contre le temps qui passe, occupation récurrente et toxique, qui n’a de cesse de rêver à une suspension.

Œuvre
Mot que j’utilise le plus pour mon travail, objet à partir duquel on peut raconter toute une histoire… ou pas.

Opus
Un livre ouvert peut rester fermé. C’est une bible à l’envers.
On s’accroche à sa rédaction comme un refus de l’ego. Mais au contraire, c’est un don de l’être tout entier vers l’autre, lecteur assidu en puissance.

Oser
Éternel défi

P

Patate
Allie le simple et le délicieux. A l’art de se faire aimer – de moi – sans réserve, et à toutes les sauces / Surnom plein d’affection.

Patou
c’était le surnom de mon frère.

Pomme de terre
Légume facile à dessiner.

Q

Q
Lettre de l’alphabet pleine d’ambiguïté.

Quartier
Omerta de la violence, harcèlement du moi. Courir vite dans la ville blafarde.
Je déambule parmi les tours érigées dans des déserts. J’ai peur du traquenard. Mes baskets se dérobent sous moi sauf quand je joue au foot dans les terrains vagues.

Quilles
Entre quelque chose du jeu, quelque chose qui reste de l’enfance, de l’insouciance, du rire et cette idée de l’équilibre, d’un équilibre précaire, qui tenterait de résister aux aléas, aux agressions.

R

Rame
Rame, rameur, ramez. Devenir capitaine. Même si on doit en chier. Même si les femmes et les enfants d’abord. Même quand les rats quittent le navire. On devrait enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge, comme l’orthographe, l’histoire ou les mathématiques, à ramer.

Rare
S’éloigner sans le savoir du divin pour retrouver la pépite du hasard/cerveau.
Savoir s’arrêter pour écouter le mystère inconnu de l’être qui me parle de façon imprévue.

Renoncer
Ne jamais renoncer.

Roue (David)

 

 

S

S’adosser
Aux arbres, aux êtres.

Sel
Qui nous recouvre la peau quand on a passé la journée dans un endroit génial, au bord de la mer.

Soleil
Pour voir la vie en couleur. Pour se réchauffer au dehors quand il fait un peu frais, en dedans.

Suave
Goûter l’ineffable dans l’odeur de la mémoire vive.
Gourmandise, il m’arrive de dévorer une religieuse comme une offrande de la vie terrestre.

T

Terre
Nous porte. Nous supporte. Nous nourrie. Berceau de notre essence-ciel.

Théâtre
Ici ça me manque.

Toiture
Élément essentiel d’une maison, on peut faire soit même un toit, c’est un travail de dingue, j’aurais voulu en faire mon métier, dans une autre vie.

Torture
S’engouffrer dans l’enfer dans la dépendance de l’autre.
Ne pas se parler, c’est s’entremêler dans les affres du silence qui mène inexorablement à la séparation.

U

Union
Bifurcation indispensable. Qui fait se croiser, se confronter et se marier nos différences pour ensemble être plus fort.

Unique
Verser le verset dans l’hostie pour le manger en une prise.
Voix transcendante de la poésie. Vers éclaté vers le sens universel. Pas vers la liberté pour autant.

Urgence
Véritable pollution, empêche de respirer normalement, très inquiétant pour l’avenir.

Utopie
Ne pas cesser de la postuler.

V

Vaincre
Se répartir les tâches et redevenir ce que l’on est.
Volonté de l’être sous influence. Contraire du « courage des oiseaux ».

Vélo
Objet génial permettant de réfléchir en tournant les jambes.

Vers
Parce que nous aurons toujours besoin d’un peu de poésie. / Tendre vers. Toujours garder cet élan, ce chemin, cette part de mouvement indispensable.

Vie
C’est encore ce qu’on a inventé de mieux, non ?

W

Waffen SS
Fer de lance du désastre.

Wagon
Pour toujours être préparer au voyage, à l’ailleurs, à la découverte. Pour s’en aller. Pour revenir.
Wagon lit, un souvenir, train de nuit entre Moscou et Lenlngrad, avec un samovar au bout de chaque wagon.

Waza
Chevalier japonais. J’imagine l’élégance de son cheval qui trépasse les lignes adverses; dans le silence d’une prière intériorisée du rictus de son visage puissant. Lèvres fines de la concentration vers l’assaut final.

X

X
Inconnu. Ce quelque chose qui nous fait parfois peur, mais ce quelque chose si exaltant.
Lettre de l’alphabet teintée d’ambiguïté.

Xanax
Respirer la transpiration de l’angoisse.
Soupape dérisoire de l’angoisse provoquée par l’indélébile trauma. Engloutissement incertain du remède, chimie du malheur.

Xénophobes
Être intraitable avec…

Y

Yaller ou pas ? Question que l’on se pose parfois, qui déclenche des crises d’angoisse. C’est d’autant plus con que de toute façon on sait qu’on n’ira pas.

Yale
Bateau ivre; sans rémission de la mer.
De sa direction, chavirer dans les flots d’une sonate amère.

Yeux
Je ne sais pas pourquoi les yeux clairs me troublent.

Yoyo
Il y a des hauts. Il y a des bas.

Z

Zoé
La vie (dans une ancienne langue). Normalement c’est plutôt chouette, mais il peut arriver des périodes où zoé devient un peu moche. Alors zou, quelques coups de pinceaux pour ajouter de la couleur, un soupçon de cache-misère… et la voilà de nouveau fraîche et pimpante, la belle.

Zoner
S’emballer et se perdre dans les impasses fainéantes : mort.
Chercher et suivre ses failles vers de prévisibles échecs. Temporalité anéantie dans la lenteur de ses pas.

Zoo
Espace déprimant plein d’animaux déprimés.


des nouvelles de Saint-Pardoux

Date : 12 mai 2019

« Partout nous cherchons l’absolu, et ne trouvons jamais que des objets ». Novalis

Hier, j’ai envoyé un mail à Jean-Pierre Larroche :
« je suis en train de ranger avant de partir et prêter ma maison à un écrivain(e)…
En rangeant ce livre, je me suis demandée si tu le connaissais, question collection :
Leanne Shapton, Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter et bijoux,traduit de l’anglais (États-Unis) par Jakuta Alikavazovic, Editions de l’Olivier, 140 p., 18 €
à tout bientôt si t’es pas mort!!  »
piece

Ce matin, il fait beau avant de partir à Tulle (ici, encore avec un vent à décorner les bœufs ; justement, l’expression proviendrait des navires transportant des bovins : par grosse mer et par grand vent, la force du roulis poussait les bœufs tête la première contre la paroi du navire. Sous le choc, leurs cornes se brisaient, s’arrachaient même, ce qui causait parfois leur mort…)

Jean-Pierre me répond :
« non, je ne connaissais pas
ça donne envie d’aller voir ce que fait cette mise aux enchères
la semaine j’ai fait une razzia d’objet dans les étagères de notre dépôt de décor, une sorte d’évacuation totale (une forme cousine de la vente aux enchères)
et on a rempli notre carriole avec tout ça :
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il fait super beau ce matin, j’ai remis mon projet à plus tard
bon Dimanche
JP  »

 

 


petites victoires

Date : 10 mai 2019

• une trinité du mardi, d’Andrzej Brych, vue à Arles, chez CirCa
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ailleurs, faire pousser des petits marseillais…
poivron

Mercredi 8 mai
Manée s’insurge : « C’était un jour férié, alors j’ai réussi enfin à faire mes devoirs ( une partie ! ) rageant en ce jour de célébration de la fin du nazisme de trouver si peu d’allusion à l’autre 8 mai, celui du massacre d’algériens à Setif, Guelma et Kherrata par l’armée de la France des droits de l’homme… »
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Je prends le bateau de midi pour aller bosser (grand luxe de certains transports en commun!), temps gris-vent-froid, peu de touristes.
Justement, en arrivant au port, on croise un ferry qui part vers l’Algérie, de loin qui devient parallélépipède flottant.
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En réponse à Manée, une fête à Neuneu est organisée sous l’ombrière du vieux port, pas très loin du quartier arabe-en-centre-ville-qu’on-voudrait-bien-qu’il-dégage !
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Depuis le temps que Christine me tanne pour que je réimprime des affiches épuisées, c’est l’occasion en ce jour d’en faire de nouvelles versions, qui font mal aux yeux !
& puis, des affiches de légumes, c’est bien pour le Lieu/lien !

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Jeudi, c’est la limite-temps pour envoyer à PEC par la poste ma machine à badges (+ des autocollants), qui servira mardi prochain avec les restos du cœur ! J’avais pas envie de porter presque 5 kg en + dans ma valise mais j’ai un peu trop laissé trainer..!
(Quant à ma grande listes de choses à faire depuis que je suis revenue de Tulle, j’ai délibérément ignoré toutes les choses emmerdantes..!)
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Je suis contente de revoir Alain Roger de passage à l’atelier, en belle forme. Faire une halte à Carcassonne direction Fraïssé, lors d’un voyage Marseille-Tulle?
« 21 petits monuments », voilà un bel intitulé !

Bon, faut rattraper des retards : aujourd’hui, 3ème affiche… (ça donne envie de poursuivre la série!)
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Avant (la seule qui me reste, affichée sur le placard de la cuisine, photographiée le matin pour la refaire..!) / Après… avec un texte couleur aubergine, paradis plus sombre mais radis plus gai!..!
Même pas sèches, j’en ai mis quelques unes dans mon carton à dessin pour la Corrèze..! Le début d’une collec’ …
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Comme le vase de Manée, toujours renouvelé et adapté au décor!! Faudrait que je pense aussi à faire des affiches de fleurs, les expressions de manquent pas!
Ailleurs, l’herbe est + verte ou + rase, comme les photos de Corinne des monts d’Arrée, que je ne connaissais pas, pour me persuader que la Bretagne intérieure est pas mal aussi (je sens la manœuvre..!)
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Sauf qu’on peut pas rentrer du boulot en bateau, hein..! Entre 2 espaces temps…
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Vendredi,un mail de rappel au réveil :
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je regarde mon emploi du temps déjà bien rempli, et à remplir encore..! Faut commencer à préparer certains ateliers, penser aussi au mois de juin…
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Gaëlle m’appelle avant que je ne le fasse, rdv lundi aprem, elle me dit de prendre un pull et des bottes, faut que j’emmène du soleil avec moi..!!
Pour Jean-Pierre aussi, ça semble urgent, avant samedi prochain :
JP
& puis, je reçois la newsletter de l’ENSA Limoges, avec entre autre ça , si jamais vous êtes par là:
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En regardant le programme, c’est pour moi l’occasion de découvrir ce boulot et son site où bon aller voir partout!

 


après la tempête

Date : 7 mai 2019

Qui sème le vent récolte la tempête ;
qui essuie la tempête en récolte le sel…
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• Un message de Manée, où il ne nous reste plus qu’à imaginer le parfum enivrant de cet extrême bouquet : « Avant de commencer enfin mes exercices je suis allée cueillir les narcisses que ton pot attendait… »
Où je suis bien fière d’avoir fait ce pot pour cet accompagnement!!
Qui donne envie de se transformer en papillon pour goûter de près ces petites corolles et frôler des ailes tous ces pétales-ailes blanches !
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Allez, un petit coup de mythe, avec Caravage
Caravage
« C’est pourquoi j’ai l’habitude de dire à mes amis que l’inventeur de la peinture, selon la formule des poètes, a du être ce Narcisse qui fut changé en fleur, car, s’il est vrai que la peinture est la fleur de tous les arts, alors la fable de Narcisse convient parfaitement à la peinture. La peinture est-elle autre chose que l’art d’embrasser la surface d’une fontaine ? ».
Leon Battista ALBERTI, De Pictura (1435)

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et pour ne pas oublier les arts « décoratifs », cet incroyable camée sur agate à plusieurs couches, de Georges Lemaire, « La mort de Narcisse », 1895, H. 8,1 ; L. 10,3 ; P. 1,0 cm (musée d’Orsay)

et puis bien sûr, pour revenir à Caravage et à Derek Jarman :


atelier d’écriture du lundi n° 10

Date : 6 mai 2019

Atelier 10, LE GAI LOGIS
20190505_114217Dans la nuit de samedi à dimanche, pour arriver à dormir dans la tempête,je pensais entre autre à l’abbaye de Conques.

20190505_144706Hier aprem, pour échapper à la tempête, je suis allée à Aix-en-Provence avec un ami voir une expo d’art contemporain. Qui était fermée à cause du vent (je suppose) car le bâtiment est dans un parc.
Du coup, pour contrer cette déception, Thomas m’a emmené sur les hauteurs d’Aix voir la maison de sa grand-mère, qui est pour lui un lieu fondateur.
Nous avons vu Le Gai logis (c’est le nom de cette maison!) de l’extérieur et à travers la végétation, mais il était content de retrouver cet endroit qui a peu changé, avec tous les arbres qu’avaient plantés son grand-père.

Puis nous avons été au musée Granet, sans grand enthousiasme au départ, mais on y a découvert quelques belles œuvres, et retrouvé d’autres.
Pour Thomas, le tableau de Cézanne Les Baigneuses , que sa grand-mère aimait particulièrement, poursuivait ce pèlerinage.

Nous avons tou.te.s ces lieux fondateurs à fort enracinement, qu’on nous a « donné » enfant ou que l’on s’est constitué adulte, qui nous posent, nous constituent des racines, peuvent nous servir de « doudou » ou de « grigri » dans la tempête…

Dans la préface du livre d’Annie Dillard, Pèlerinage à Tinker Creek, Brice Matthieussent écrit :
« Annie Dillard retourne sans relâche sur les lieux ou un infime miracle langagier s’est produit pour elle seule, à l’insu du reste du monde, vers ces carrefours secrets où l’éternité s’est incarnée dans le temps. Le langage, l’écriture, serait alors le seul moyen de communiquer à tous le plus intime, le plus secret, ce qu’Annie Dillard appelle la grâce ou la beauté, ce que Georges Bataille nommait quant à lui le sacré. On voit donc que le divinité d’Annie Dillard s’apparente davantage à celle de sainte Thérèse ou des mystiques qu’à l’image d’une religion instituée : le texte fondateur et son expérience vécue, non pas sa fossilisation en rituels, que l’humour ravageur de notre auteur ridiculise volontiers… »
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Dans Histoires de peintures, Daniel Arase écrit :
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Balzac, qui s’est beaucoup intéressé aux vêtements à travers ses personnages,  écrit :
20190506_101102 rejoignant là le Manteau Demeure, d’Etienne Martin.

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Au boulot ! :
Racontez, décrivez, analysez,…, (en adaptant si possible le style d’écriture à chaque sujet), ces GAIS LOGIS qui participent à/de votre vie, à travers :

1 — une maison,

• Agnès :
Il est un château en Corrèze. Non, pas le rose d’Aragon, pas celui de Peyramaure. Un château qui fait parti de l’histoire de famille. Comme un château en Espagne. Comme une vantardise, une légende, un conte lu aux veillées. Ou bien comme une protubérance…. « Mon château », c’est bien le nom que lui donne ma mère.
C’est au château que travailla mon arrière grand-mère. Cuisinière. Au service des DB. Une belle demeure, sobre malgré ses deux tours, son élégant perron de pierres. Un jardin entretenu, sage et millimétré, sans fioritures extravagantes. Les propriétaires ? « Des gens respectables ! Des gens bienveillants ». Leurs enfants, ils venaient, comme une récompense, s’attabler pour quatre heures à même la table de la cuisine. La table des petites gens. Les tartines joufflues et débordantes de confitures maison, englouties avec sourires et délices. Une seule fois, alors qu’elle était venue chercher sa grand-mère, ma mère, enfant, eu la permission de visite. Et c’est là je crois le cœur de l’histoire. Dans le grand hall, un immense escalier de pierres à double voies – Elle ne l’a, dans sa mémoire, gardé que démesuré. Vision d’enfant. En rapport avec sa maison à elle, avec toutes les autres maisons qu’elle connaissait. Ces petites maisons de pierres, où tout ou presque se résumait à cette humble pièce de vie, mais aussi quelquefois de sommeil. Sombres souvent. Sobres, toujours – Aux murs accompagnant les marches, les portraits peints des aïeux. Démesurés, endimanchés et solennels. Bien trop figés, bien trop sérieux aux yeux de cette enfant. Si sérieux qu’encore aujourd’hui, à presque 92 ans, quand parfois ma mère puise une fois encore au creux de sa mémoire ces souvenirs inoubliables d’enfant et nous en conte l’histoire, on peut lire dans ces yeux un peu de cette peur qu’elle ressentie alors. De cette peur, mais aussi de cet enchantement. De ce quelque chose de presque féérique, impalpable, encore si présent.
Comment un château peut-il atterrir dans l’histoire d’une descendance de sans biens, d’une lignée d’ouvriers de la terre ? Grâce à des confitures délicieuses englouties avec bonheur par d’honorables enfants. Grâce un grand escalier de pierres ornés de portraits sérieux, fiers et imposants.

2 — un jardin, un espace naturel (Agnès, tu l’as déjà fait lors de l’atelier de la semaine dernière)

• Manée :
A la fois maison et un espace naturel
Une maison à peine mais plus qu’une maison…une cabane de vigne construite par Antoine mon grand-père, maçon et paysan, en pierre, couverture d’ardoise comme une vraie maison et à l’intérieur comme dans une vraie maison, une cheminée. Une pièce en bas et une au dessus avec un plancher de bois, accessible de l’extérieur par un fenestrou. Une odeur de terre et de bois.
Sur un coteau ensoleillé toute la journée avec une vue sur la vallée d’une petite rivière nommée La Franche Valeine, avec la vigne d’Antoine, des pêchers qui donnaient de petites pêches dorées, succulentes, des fraises des bois à la saison. Des herbes folles et des fleurs sauvages. Les raisins avaient une peau épaisse que j’aimais garder longuement dans la bouche.
L’hiver il m’allumait la cheminée, je lisais, par la porte toujours ouverte je le voyais tailler la vigne, j’aimais le bruit du sécateur sur les ceps. Avec lui, là, je me sentais à la fois protégée et libre. 

3 — une œuvre d’art,

• Agnès :
J’ai découvert cette œuvre de Murillo sur les bancs de l’école. « Le jeune mendiant », au milieu d’autres images, dans les pages d’un livre scolaire. Entre celui de géographie et celui de français, je ne saurais dire. Encore moins quel était le sujet de la leçon. Je ne peux dire non plus ce que je ressentis alors. Tout cela semble effacé. Seul me revient si clairement en mémoire, le tableau au jeune garçon. Net. Précis. Gravé. Comme indélébile. Et je pense que toute ma vie je pourrais parcourir les musées, les livres, les salles d’expo, être ébahie devant des œuvres belles, touchée, emportée, attentive, en observer les moindres détails, cherchant les messages donnés, admirative aux talents de l’artiste, aucune ne restera si bien gardée dans ma mémoire. Aucune autre que celle d’un jeune garçon pouilleux aux pieds sales et vêtu de guenilles, assis dans la lumière d’un soir au sol d’une pièce lugubre et vide. Auprès d’un panier, d’une cruche et de quelques fruits. Seul. Dans cette mémoire, comme un lien immatériel, un dialogue virtuel tissé entre deux enfants.
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• Manée :
Un film documentaire peut il être considéré comme une œuvre d’art ?
Oui.
Alors je choisis « Monique – LIP » un film de Carole Roussopoulos, une féministe, pionnière de la vidéo. A la suite d’un licenciement, Jean Genet lui conseille d’acquérir ( avec ses indemnités) une des premières caméra vidéo pouvant être portée et manipulée par une seule personne; elle choisit par ce moyen de donner la parole à ceux et celles qui sont tenus au silence dans les journaux ou à la télévision.
En 1973, les salarié-e-s de l’usine de montres LIP à Besançon occupent leur entreprise menacée et décident de la reprendre en autogestion. Monique Piton raconte devant la caméra les quatre mois de lutte et la difficulté pour les femmes pourtant très actives de trouver une place dans un syndicalisme dominé par un monde d’hommes. Jusqu’ici rien de très nouveau et original.
Ce qui fait art c’est dans le récit de Monique l’idée de remplacer le mot femme par le mot arabe et le mot homme par le mot blanc ( voir l’extrait vidéo) et cette idée géniale permet à la fois de prendre toute la mesure des postures de domination ( aussi bien à l’égard des femmes que des arabes ) et en même temps de rire grâce à un humour fin et féroce.

ICI à 2mn

(je te remercie pour cette découverte extra !!)

4 — de littérature,

• Agnès :
Cela fait maintenant presque trois jours qu’il m’accompagne. Autour de nous l’enchevêtrement du monde, frénétique et inexorable, sous la lumière qui tangue. Qu’importe ! Assise au bord du lit, j’attends. Je n’ai qu’à tendre la main pour le toucher. Surtout, ne pas précipiter les choses. Laisser s’égrener lentement les dernières minutes. Comme la plupart du temps quand le plaisir est intense, je m’efforcerai de prolonger l’histoire. C’est la règle du jeu que je me suis fixée. Immuable. Avec tant d’autres les jours se succèdent, semblables, sans que la magie n’opère. Mais avec lui comme avec un petit nombre d’élus, elle est arrivée dès les premiers mots. Ne m’a plus lâchée. Notre aventure n’aurait pu durer que quelques heures, cinq ou six tout au plus. Il valait mieux alors laisser le bonheur en suspend. La fin sera comme toujours douloureuse. Elle promet d’être si belle. Bientôt je soulèverai la couverture, et d’un geste hésitant, je reviendrai à l’endroit même où j’ai laissé ma marque. Ses derniers mots passeront par ma bouche, dans une ultime jouissance.
Et qui sera l’auteur prochain d’un aussi beau voyage ?

5 — un vêtement

• Agnès :
S’habiller pour paraître. S’habiller pour apparaître. Vêtir le bon costume pour faire face au monde. Les costumes devrais-je dire, chacun approprié à la tâche qui lui incombe. A l’occasion. A ce qu’on veut dire, mettre en scène. A ce qu’on juge que les autres en attendent. Aux circonstances.
Mais pour faire face au monde, il faut être à son aise également. Faire concorder aux besoins des circonstances le bien être du corps. Carapace oui, mais carapace dans laquelle on respire. Qui nous laisse libre de nos mouvements. Pas carcan.
Voilà les deux contraintes qui s’imposent à nous lors du choix d’un vêtement. Quelquefois, trop souvent, nous en oublierons une. Nos armoires en sont la preuve. Dans chaque pile on attrape presque toujours le dessus, de tous les vêtements suspendus aux cintres ce sont souvent les mêmes qui vont prendre l’air. Nos fiers élus sont donc ceux qui cochent les critères : du bien être, et de la bonne apparence. Le tout bien sur sans se renier soi-même.
Diabolique le choix du vêtement.

• Manée :
C’était rue de Rennes il y a des années, dans la devanture d’un magasin ( aujourd’hui on dirait plutôt une boutique ), un gilet de laine couleur jaune ( autrefois j’aurais pu écrire sans hésiter un gilet jaune ). Je l’ai tout de suite beaucoup aimé, sa couleur, sa forme plutôt courte ( je suis petite, les vêtements trop longs ne me vont pas ou en tout cas je me persuade qu’ils ne me vont pas ).
J’ai tourné longtemps autour, je suis partie, revenue et je ne sais
vraiment pas pourquoi, je ne me suis pas décidée à entrer dans le magasin. ( Je ne crois pas que c’était à cause d’un prix dissuasif), j’ai renoncé malgré mon envie.
Ce que je sais, c’est que depuis, j’en garde l’image exacte avec la même envie et toujours le même plaisir même si jamais je n’en ai retrouvé un qui me plaise autant,  pas même les années, comme en ce moment où le jaune est à la mode.

6 — un objet

• Agnès :
Qu’emporteriez-vous si tout ce que vous pouviez prendre devait tenir dans une boîte à chaussures ? C’est le jeu. La question qui avait été proposée par l’agence spatiale française lors du départ pour plusieurs mois dans l’espace d’un de ces brillants spationautes. Pour exemple était détaillé le contenu éclectique et surprenant de ce qui l’accompagnerait durant son long voyage. Lui cependant espérait bien revenir, et retrouver ainsi les biens dont il se privait seulement pour un temps. Je me prêtais alors au jeu en y ajoutant une difficulté. Et de taille ! Qu’emporterais-je qui tienne dans une boîte à chaussures si je devais abandonner, pour toujours, tout le reste ? Pensant tout d’abord ne jamais arriver à me détacher de tant de ces choses accumulées au fil des ans, je fus cependant surprise de pouvoir assez rapidement faire ce tri imaginé irréalisable.
Pourtant bien sur, le jeu terminé, rien ne s’imposa à moi.
Les murs d’une maison ne sont pas élastiques. Il est bon quelquefois de faire le vide si l’on veut que l’endroit reste vivable. De ce fait je continue donc à me battre (au sens figuré, ne vous inquiétez pas) pour me défaire – quand c’est indispensable !… – de la moindre chose. Et chaque fois le dilemme est exaspérant, chaque fois presque un crève cœur est le détachement.
Peut-être faudrait-il que je songe à faire un tour dans l’espace ?


fin avril – début mai

Date : 4 mai 2019

Lundi mistral, damned, c’est raté pour le rencard nage prévu de longue date avec Christine ; pendant que je me creuse la tête pour l’atelier d’écriture, les marins pompiers font un exercice de sauvetage…
Allez, je vous fait un petit reportage, pour bien démarrer la semaine :
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Mardi : un message de Manée avec des fleurs, qui n’a pas pu venir hier à l’atelier d’écriture, mais qui y participe. & peut-être d’autres ?
Car les pivoines sont fanées et les prochaines pas encore fleuries, les tulipes ont poussé toutes seules dans le pré des ânes et ils ne les ont pas mangées.
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Merci les ânes!!
On vient de finir avec Céline, des éditions Un Thé chez les fous, la maquette, elle la couv, moi l’intérieur, de réédition de Quand on naît dans les choux, qui sera imprimé chez Maugein la semaine prochaine.
C’est une grande 1ère : un livre tamponné qui ne l’est plus mais qui est « pareil »…
COUV DEF
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et puisqu’il y a 80 pages, c’était l’occasion de rajouter invisiblement (!.. chou pour chou..!) 2 pages dans le texte, alors reprendre les vœux..!
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Mercredi1er mai
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Comme je mets en ligne le matin le post sur l’atelier du lundi, je trie quelques photos pour trouver du muguet :
l’occasion de partager ces quelques fleurs de câpriers, écloses comme un cadeau (plus en été) et qui ne durent qu’une journée, et qui sentent délicieusement bon ;
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on peut manger les boutons avant, câpres au sel ou au vinaigre, auquel cas il n’y aura pas de fleurs, ou après, au vinaigre, câprons au bout de leurs pédoncules… 20140622_085508P15-06-11_21.37[02] Hélas ici en bac, avec vent et sel, en hiver le câprier morfle et perd toutes ses feuilles, et repart chaque année de presque zéro… Ce n’est certes pas une plante correzienne..

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Le soir, dans la série comment dire-montrer les choses en une phrase, je découvre Sorry Children, avec textes et photos :
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Capture d’écran 2019-04-30 à 21.45.20Capture d’écran 2019-04-30 à 21.50.01 (1)Capture d’écran 2019-04-30 à 21.45.47Capture d’écran 2019-04-30 à 21.43.59Capture d’écran 2019-04-30 à 21.57.04Capture d’écran 2019-04-30 à 21.50.55Capture d’écran 2019-04-30 à 21.58.01  Capture d’écran 2019-04-30 à 21.46.52Capture d’écran 2019-04-30 à 21.51.54

Jeudi
je reprends une affiche disparue, qui reste une des « indispensables »…
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A Tulle, il y a ce festival qui démarre, sur un sujet qui me tient à cœur, et qui me fait regretter de ne pas y être. (voilà le programme)
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J’espère que vous y avez vu ce soir ou aurez l’occasion de voir Après l’ombre, de Stéphane Mercurio. Je l’ai vu l’année dernière (le petit dossier du film sur le blog ici)
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Le dimanche 12 mai, il y a aussi ce film là que j’aimerais voir, mais à cette heure là,  je ne serais pas encore arrivée, damned..!

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Si vous ne connaissez pas le site carceropolis, c’est l’occasion d’aller voir

Vendredi
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20190503_153736En allant porter des affaires-après-tri à Emmaüs, je vais y faire un petit tour au rayon livres… Beaucoup de livres d’art classique, moderne et contemporain, visiblement issus d’une « vraie » bibliothèque d’un(e) marseillais(e) (beaucoup de catalogues d’expos entre autre marseillaises) et autres livres qu’on y voit rarement ou pas en telle quantité comme l’œuvre complète d’Alain Fleischer (ce qui me fait ricaner, j’avoue!)!!. Le « beau » livre de Raphaël, à la ville brûle, aussi, Variations sur un même ciel...
Qui me font me poser des questions moi qui me dit qu’il faut encore que je vide maison et atelier petits-trop pleins. J’imagine ma bibliothèque pour tout ou partie à Emmaüs… : qu’est-ce que j’aurais envie de (r)acheter, vivre avec ? Peut-être faudrait-il s’imaginer dans cette situation pour faire le grand tri….
Je suis revenue avec 3 livres…
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Le soir, ça bouge ou ça va…
Pendant que je suis au téléphone avec Violaine qui risque(!) d’avoir trouvé une maison de 300m2 avec jardin et mini budget pas loin de Lautrec, des messages fleurissent.
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Pendant que je cause avec Violaine et Andreas, affalée dans le canapé, je remarque sur le mur dehors des traces argentées d’escargot au soleil du soir.
Un escargot qui s’est envolé ou qui a été voir de l’autre côté…

Justement, voilà un petit arc-en-ciel à l’horizon, merci le ciel!
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& Corinne va faire sa formation, youpi. Son message est accompagné de photos bretonnes avec textes affichés qui m’interpellent.
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C’est quoi et qui ? Une jolie idée !
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Facile et peu chère à mettre en œuvre et adapter dans une ville, faudrait que je l’envoie à Yann à la Cave Poésie à Toulouse et à Maya à la Maison des Écritures de Lombez, ce serait la belle occasion d’un petit bonjour. Quant à Tulle, on a notre vitrine du Lien/lieu..!

Samedi
Resized_20190504_115239Carine a reçu mon paquet en verre, avec comme cadeau surprise la grosse bague sculpturale en argent, une des 1ères faites par Violaine, que je ne portais plus depuis des lustres et gardais néanmoins, quel bonheur que ça circule et que ça fasse des heureuses!!

Photo sur le tapis, pour nous rappeler nos projets de tapis avec Christine Patry-Morel?
Merci Carine!!
(& tant qu’à faire, si vous avez envie de lorgner le travail de Violaine…)

Dimanche
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La boucle est bouclée. Levée tôt, alors commencer à préparer l’atelier d’écriture de demain!
Méga mistral toute la nuit, ça fait un sacré boucan, tout bouge et vibre dans la maison des 3 petits cochons, et c’est pas fini !
L’occasion de regarder la météo marine (mauvais quand c’est noir ou rouge foncé!) de la semaine prochaine aussi.
A Tulle, il semblerait qu’il pleuve beaucoup, bien que Manée me le cache dans son message : « Les narcisses sauvages sont fleuris ds le pré et les ânes les épargnent semble t-il mais vu qu’il sans cesse je ne suis pas encore aller en cueillir bien que ton pot s’impatiente… « 
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Cette nuit, dans la tempête, pour dormir et me désangoisser, j’ai pensé à des choses agréables-douces-réconfortantes ou calmes et stables, à fort enracinement pour pas m’envoler dans les rafales hostiles.
Capture d’écran 2017-10-24 à 09.56.19Comme retrouver cette forte impression physique ressentie à l’abbaye de Conques quand j’ai ouvert la porte du transept (). En regardant une carte, je m’aperçois que Conques n’est qu’à 2h de Tulle, j’espère que vous avez été y faire un tour (plutôt en dehors des périodes touristique et de pélerinage).

Dans un autre genre (!), Corinne m’a envoyé un mail breton avec une nouvelle méthode possible (mais qui semble ne pas marcher…) pour obtenir une augmentation..!
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Voilà qui donne envie de rouvrir les Nouvelles en 3 lignes, de Félix Fénéon, et sa grande leçon de style :
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atelier d’écriture du lundi n°9

Date : 1 mai 2019

Lundi 29 avril.
Au courrier ce matin,20190429_12051020190429_120452 (1)
J’avais mis le réveil tôt pour mieux me creuser la tête pour les consignes du jour, de midi à 14h au Lien/lieu… & si vous avez un petit creux :
Sans titre-1RENOIR
Merci encore une fois de jouer si bien le jeu des règles que je vous donne, même si ces derniers ateliers, Agnès est un peu seulette au Lien/lieu…!
Donc des textes, sans enregistrements :
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Atelier 9 : DITES-LE AVEC DES FLEURS
Lire ces extraits d’Un dernier jardinde Derek Jarman
Puis, au boulot…!

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1 — Décrivez 2 endroits dans la nature ou « avec nature» en ville ou chez vous que vous aimez bien, « contre toute attente », c’est-à-dire auquel on prête généralement peu d’attention.

Agnès :
C’est ici l’endroit où je me réfugie quand tout va de travers. Quand tout se bouscule. Quand le navire prend l’eau. Un squelette d’os de granit. En équilibre précaire. Au sein d’un linceul de verdure sauvage. Assise au centre de ce carré de pierres, comme au centre d’un cercle magique destiné à quelques cérémonies païennes, je laisse lentement le temps se déposer. Disparaître. Revenir à l’essentiel. Bercée par la musique du vent, des chants d’oiseaux, des bourdonnements d’insectes, le murmure de la source proche. L’architecture est sommaire. Misérable. Disloquée. Il est pourtant encore comme un cœur qui bat au creux de ce jardin d’abondance, riche et disparate, où poussent sans contrainte herbes folles, arbustes emmêlés, fleurs sauvages, baies, mousses et champignons, adventices en tout genre. Là est mon île. Posée sur cet océan vert.

Comme chaque année, les premiers réveillés furent les forsythias et les primevères. Les uns lançant leurs branches dorées vers le ciel, comme des gerbes de feu, tandis que les autres éclaboussaient la mousse des allées de leur élégance multicolore. En roses tendres, palettes de jaunes, mauves élégants, violets profonds. Sous le figuier encore nu, la table attend les soirs d’été, les jours de fêtes. A ses branches des photophores bricolés dans des boîtes en fer blanc. Aujourd’hui le lilas embaume la terrasse. Les cœurs de marie balancent dans le vent leurs clochettes parme. Et il pleut dans ce vent les pétales blancs des cerisiers en fleurs. Comme des confettis jetés aux amoureux le jour des noces. Le long de la maison, les arabesques vert tendre des fougères grimpent droites et altières vers le ciel. L’azalée flamboyante et prétentieuse veut être reine de la fête. Elle nargue le monde avec sa chevelure éclatante couleur de sang. Les tulipes déjà se déshabillent. Les rosiers sont tout en boutons. Pissenlits et orties sont aussi de la partie. Ils n’ont pourtant pas reçus d’invitation. Les pivoines au cœur lourd se préparent. Dans le jardin tout bruisse. Tout vibre, tout s’éveille. Tout renaît. Tout change. Cette année encore est revenue l’heure des recommencements. Et cette année encore je veux bien croire en quelque chose qui commence.

2 —3 fleurs (quelles qu’elles soient) que vous préférez ou qui ont une histoire dans votre vie :
décrivez-les (observation + affectivement) sans les nommer (les autres les reconnaitront-elles ?) + une histoire qui s’y rattache

Manée :
• Jaunes, très jaunes et parfois si denses qu’elles peuvent colorer tout un pré et de loin cela peut ressembler à un grand aplat jaune, très jaune. De près, un cœur jaune et des dizaines de pétales fins serrés les uns contre les autres. Et qui, plus tard se transforment en une sphère blanche, aux parois presque transparentes, si fragiles qu’il suffit de souffler légèrement dessus pour qu’elle se disperse aussitôt.
Des fleurs négligées, négligeables. Enfant, je les trouvais tellement belles. Un jour je me promenais avec Berthe, la personne qui me gardait ( pendant que ma mère faisait la classe tout près de là et que je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas la rejoindre alors que d’autres enfants étaient avec elle) et j’ai vu un pré couvert de ces fleurs jaunes sous le soleil. J’ai dit que je voulais cueillir des fleurs pour ma mère, Berthe m’a répondu que ce n’était pas de belles fleurs pour faire un bouquet et n’a pas voulu me lâcher la main.
Plus tard, c’était presque la tombée de la nuit, j’ai échappé à la vigilance des adultes et le pré étant tout proche de l’école où nous vivions, j’y suis revenue mais toutes les fleurs s’étaient refermées si bien que la vision d’avant est devenue presque comme un rêve.
Depuis ce jour j’ai une prédilection particulière pour les prés recouverts de ces fleurs au tout début du printemps.

Agnès :
Dans sa jupe aux pans immaculés, son cœur d’or. Le tout juché sur son échasse solitaire. Elle peut voir loin. Voir qui va venir la cueillir. Elle attend. Bercée par le vent léger du printemps. Lumineuse et élégante. Dressée dans son nid de verdure. A l’impudent qui viendra la dévêtir elle psalmodiera son amour. Ou pas. Comme on lit les cartes. Comme un sortilège. La roue tourne. Quel présage attend le déshabilleur ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… . Enfant, j’ai tant de fois récité cette naïve mélodie. Tant de fois déshabillé les ventres ronds, doux et jaunes de leurs frêles dentelles. Espérant quelques si beaux messages. Et l’amour de princes charmants. Il a passé le temps. Ô les cœurs !

Enfant, j’ai connu l’ivresse très tôt, non pas celle des vapeurs d’alcool ( encore que chez les grands- parents nous avions droit à de bonnes rasades de vin dans les fraises du jardin ou encore de temps en temps les jours de fête a un petit canard, un sucre imbibé d’eau de vie …) mais celle des  senteurs d’une fleur qui me faisait tourner délicieusement la tête : une fleur sauvage qui poussait avec les orchidées dans les prés légèrement humides et vallonnés, six pétales d’un blanc très pur, un cœur jaune bordé de rouge orange et une odeur forte et magnifique. De leur tige coulait un suc un peu collant. Je les cueillais à pleine mains dans l’herbe de juin déjà un peu haute.

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Dents de lion, Dents de lion.
Le matin, au cœur d’une couronne de longues flammes ciselée, le bouton dodu et tendre. Dans son élégant habit de velours.
Dents de lion, Dents de lion.
Le midi, au bout de sa hampe, le pompon jaune d’or. Crinière belle et indocile. Couleur de miel. Parfums amers.
Dents de lion, Dents de lion.
Le soir, comme au ciel un feu d’artifice argenté. Le cœur rond hérissé de cent parachutes fragiles. Evanescents. Rêvant déjà d’ailleurs lointains. Espérant le vent.
Dents de lion, Dents de lion.
Dents de lion je t’ai cherché,
Dents de lion je t’ai cueilli,
Dents de lion je t’ai mangé,
Dents de lions par mon souffle tu t’en es allé dans ce vent.
Et dans ton voyage, mille fois je t’aurai bien suivi. Jusqu’à ces ailleurs. Même jusqu’au cœur des savanes. Même jusqu’à la bouche des fauves.

C’est une fleur qui donne de l’espoir car elle est la preuve que sur rien peut naitre de la beauté et que la pauvreté peut se transformer en richesse.
Elle peut pousser sauvage toute seule sur des gravats, des délaissés et fleurit jaune sur de grandes tiges, pétales un peu larges qui semblent fragiles mais ne le sont pas. On la surnomme «  belle de nuit » ou primevère du soir » car elle s’ouvre à la tombée de la nuit. Les amérindiens l’utilisaient déjà comme plante médicinale sous forme d’huile.  
J’en ai arraché sur des gravats et implanté dans mon jardin, elle fleurit jusqu’aux premiers froids, c’est souvent elle la dernière couleur avant l’hiver.

Il est le gentil de cette comptine. L’ami du romarin.
Il est le fragile, le flamboyant. Eparpillé aux talus qui bordent des routes.
Il est celui qui ramena la vie aux champs des morts. Celui que l’on porte pour eux à la boutonnière ces jours de souvenir.
Il est de Claude, de Gustave.
Il est symbole de ces endroits où l’homme a laissé la nature belle. Où il ne l’a pas encore salie.
Chaque année je le guette au jardin. Et j’espère sa révérence.

3 —Ré-vision du langage des fleurs.
Il y a des tableaux de concordance qui existent, affichés chez les fleuristes ou dans les calendriers désuets, par exemple :
Anémone   Persévérance  /  Anis  Promesse  /  Arum   Ame  /  Aster   Amour confiant  /  Azalée   Joie d’aimer  /  Bégonias  Cordialité  / Etc..
Et développé : par exemple, l’œillet possède des significations multiples en fonction de sa couleur.
• L’œillet rouge est introduit dans les traditions européennes vers le début du XXe siècle comme étant le symbole de la journée du travail. En Italie, en France comme en Autriche, elle se porte à la boutonnière pendant la journée du 1er mai.
• Dans le langage des fleurs, l’œillet rouge pâle suscite le respect et l’admiration, tandis que l’œillet rouge vif symbolise l’affection et l’amour profond.
• Toujours sur le plan sentimental, l’œillet blanc représente l’amour pur. Selon certaines personnes, elle représente même la fidélité, la pureté du fait de sa blancheur. Ainsi, la fondatrice de la fête des Mères aux États-Unis, Anna Jarvis, a choisi l’œillet blanc comme emblème de cette fête. Dans la vie quotidienne, offrir un œillet blanc signifie qu’on souhaite de la chance au destinataire.
• L’œillet rose a quant à lui, une histoire qui relève de la religion chrétienne. Selon la légende, lorsque Jésus a été crucifié sur la croix, sa mère, Marie, versa des larmes qui devinrent des œillets roses une fois qu’elles touchèrent le sol. Dans « la Madone à l’œillet », une œuvre de Léonard de Vinci, on aperçoit aussi que Marie tend un œillet à son enfant Jésus. L’œillet rose représente ainsi l’éternel amour d’une mère.
• L’œillet mauve incarne la fantaisie, tandis que le violet symbolise une humeur capricieuse et maussade.
• Lorsqu’on offre une fleur d’œillet panaché à une personne, cela signifie une réflexion par rapport à la demande de l’autre personne.
• Offrir de l’œillet jaune à quelqu’un signifie qu’on le méprise ou qu’on veut le quitter.
• Quant à l’œillet vert, il est traditionnellement offert lors de la fête de la Saint-Patrick en Irlande. Il était aussi le signe de reconnaissance des homosexuels dans l’Angleterre victorienne (Oscar Wilde était réputé pour en porter à son veston).
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Et une autre fleur « courante » :
• On rapporte qu’en 1778, Parmentier ayant fait un petit bouquet de fleurs de pommes de terre, « il le présenta au roi Louis XVI, qui le plaça de suite à sa boutonnière ».

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Faites un tableau (fourni) fleurs/concordances inventées et fantaisistes,
avec un bref « historique » de votre cru.

Essayez d’adapter un style d’écriture à chaque fleur.

 

Agnès :
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La rose est introduite en France par un explorateur parti de longs mois parcourir le vaste monde.
Durant son périple, il fit une halte de plusieurs semaines au royaume de Pasdechance où la culture des rosiers existait depuis des siècles (On en faisait présent aux jeunes mariés le jour de leurs noces). Là, il pu enfin recevoir du courrier de sa bien-aimée. Il reçu le pli scellé acheminé par de nombreux et valeureux coursiers avec un immense bonheur, ignorant ce que contenait le message. Sa lecture fut pourtant bien douloureuse. Pendant son absence, bien longue, sa chère et tendre, après avoir passé des mois à se morfondre, avait décidé qu’elle ne voulait plus attendre pour être heureuse. Ainsi avait-elle pris un amant. L’explorateur tomba dans une profonde torpeur. Une mélancolie immense et ravageuse. Souvent, afin de crier aux quatre vents son chagrin, il partait à cheval parcourir la campagne. Un jour au détour d’un chemin, apeuré par un animal sauvage, son cheval se cabra et le cavalier atterrit dans un champ de rosiers qui bordait la sente. Il en revint perforé de toutes parts par les nombreuses et féroces épines. Ce jour là il ordonna à ses valets de faire les bagages, et regagna la France et sa demeure au pas de charge. Tout juste arrivé, il alla rendre visite à sa femme, et lui offrit un énorme bouquet de roses. La dame ne sachant rien de ses fleurs-là prit le bouquet à pleines mains. On raconte que son cri déchirant fut entendu jusqu’à des kilomètres à la ronde, et qu’elle ne pu plus jamais se défaire des épines enfoncées aux plus profond de la chair de ses mains, dont elle ne pu plus jamais se servir. Pas même pour les caresses.

L’ancolie, demosten propia en latin, fait parti de la famille des déprimélacées ; longtemps considérée comme une adventice et de ce fait, rangée au rang des orties, ronces, chiendent, liserons et invasives en tout genre. Pour cause, ses soi-disant effets néfastes sur l’humeur, capable d’entraîner jusqu’à une mélancolie profonde. D’où son nom commun, ancolie, dont il est le raccourci.

La primevère jaune, appelée communément « coucou » dans le sud ouest du massif central, annonce la venue de nouvelles. Son nom qui nous vient de la renaissance – primo vers à cette époque – symbolise l’échanges de billets doux rédigés en vers dont le début du printemps était le moment propice.

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entre temps, semaine 1 et 2 avec des fleurs

Date : 27 avril 2019

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Avec l’éphéméride des PPPQ (petits plaisirs partagés quotidiens) avec Corinne, tricoter nos jours…
Puisque j’ai une longue liste de choses à faire, mais que je ne me décide pas à faire ce qui m’embête trop…!!
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A Albi, chez Violaine, une partie du programme consiste à récupérer toutes les « vieilles » terres pour faire des grosses assiettes, qui seront recouvertes d’un émail Kudomato (genre sucre glace) très épais… Certaines se sont fendues, on a donc expérimenté un mode de réparation qui devrait résister (ou pas) à la cuisson… à suivre!
& puis, l’occasion de lorgner quelques livres, dont un livre japonais sur (ou tout est dans) les raccommodages, justement…
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Quand usure et trous de mite deviennent nobles…20190417_155116
Avant de retrouver le bercail, et des livres commandés après avoir vu Chroma à Brive (on aura certainement l’occasion de s’en servir un de ces lundis…), et mon jardin résistant en bacs, en floraison cadeau…
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En affiche + puis aussi un gros paquet d’autocollants
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+ une affiche pour Violaine !

(mais qui pourrait avoir vocation universelle..!!)

à ne pas mettre à la suite de l’autre…

ou pas…Capture d’écran 2019-04-27 à 23.13.22
DSC03031Réparation des Pensées flottantes et essai des flotteurs dans la cocotte minute et dans un haut vase.. avant de rejoindre leur aquarium-vase boule à Nantes ou à Saint-Nazaire ( à 800m de la plage de Mr Hulot…) chez Carine..
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et ce Bout de souffle…

En rentrant le soir des Pyrénnées alors que sa maman est à l’hôpital, Manée m’envoie son paquet retrouvé-retourné que le facteur ne m’a pas livré la dernière fois, qu’importe, des douceurs virtuelles qui me font bien plaisir et que j’espère elle pourra manger encore délicieuses..!!
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Où je me dis que la couleur est la même que celle de la photo envoyée d’une vitrine du musée de Céret (je suppose) avec une céramique de monsieur Picasso…

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Justement, pour le goûter à l’atelier jeudi, une « main de Nice », où je ne peux m’empêcher de faire la photo, en pensant aussi à celle qu’avait prise Christine Th. quand elle était venue me voir lors de ma résidence à Mouans-Sartoux fin 2013…

Le temps qui passe, comme cette image trouvée sur instagram
(en me disant qu’y faudrait que je m’y mette..)
d’une de mes plaques de porcelaine vue de très près. La peau et la vie résistantes et fragiles comme une porcelaine…Capture d’écran 2019-04-21 à 14.39.40
comme des chaines en verre…
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Vendredi le vent chasse la pluie et les valeureuses roses du bord de mer vont éclore,

ailleurs à la campagne aussi, on m’envoie des échappées de printemps pour mettre du vert dans le bleu

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& puis Jean-Pierre Larroche me téléphone et m’envoie des photos du dernier spectacle musical sur lequel il a travaillé en Suisse dont il est fort content,
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on convient de se retrouver (enfin) à Tulle en mai (quand il sera de nouveau à Saint Pardoux!) pour discuter de tous nos projets qui trainent (plutôt de mon côté, …), JP
et comme ses dessins sont extra, c’est la bonne occasion de lui passer commande d’une vitrine au blanc de Meudon pour le Lien/lieu..!
J’ai hâte de voir ça..!
En attendant, je vois « en vrai » les dessins de Delphine Brestesché, en résidence à La Marelle, lors d’une délicieuse soirée-lecture en ville !
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qui lit une partie du texte écrit quand elle logeait à la maison quand j’étais à Tulle..!
& la charlotte aux framboises très peu sucrée de Sophie, qui n’a pas fait long feu, recette adaptée de celle-ci sur son site de référence cuisine-musique..! (Corinne, tu vois, avec les recettes à suivre, c’est fastoch, effet garanti!!)

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En parlant d’effet, un petit mot de Thomas (pour une affiche éphémère ? — et pour un rencard nage) griffonné à l’atelier
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et la belle quiétude de la marée basse normande (argh… j’irais  revoir ma Normandie…) (merci Corinne tout spécialement pour cette photo!!)
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Quand ici, reprise des horaires boulot-bateau, alors oui, dans ces conditions, j’assure la perm ce we à L’Encre rouge..!!
(aller-retour, il y a déjà plein de touristes en short avec la chair de poule qui finissent la traversée trempés par les embruns, avec le petit mistral…)
Est-ce qu’en été — mais ici on en est encore loin!, à Tulle, c’est plein de touristes..?
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Le soir en rentrant, le plaisir du petit arc-en-ciel qui accompagne le bateau, dû aux embruns!
(il manque le cri des passagers, comme sur un manège, quand il y a de grands creux..!!)

DSC03037 (2)Bon, je m’étais dit qu’aujourd’hui à L’Encre Rouge, peut-être que je referais cette affiche, mais finalement, encore réadapter…, je me suis occupée du blog, pas envie de réchauffé..!
Faudrait plutôt penser à de nouvelles phrases ! Pour des affiches et pour la vitrine du Lien/lieu aussi !

Le soir, ces photos de Manée qui me font plaisir (quand un pot-vase trouve une maison où il est bien!) et m’émeuvent quand je le vois avec des pivoines…
Merci d’y avoir mis les 1ères pivoines de ton jardin..!

IMG_5220Chez ma grand-mère, à la campagne devenue banlieue, il y avait presque une haie de vieilles pivoines, attachées à des pieux tellement elles étaient florissantes, des blanches et des roses, qui fleurissaient juste après le Boule de neige, et le Boule de neige après le « champ » de muguet sous le pommier…
En atteste la (notre, avec Véronique) liste dans Rose & madeleine,
20190427_221138A sa mort, j’en ai demandé 2 pieds comme souvenir d’elle, et comme je n’ai pas de jardin, je les ai essaimées dans la cour d’une amie à Marseille, où elles sont mortes de dépit, et chez des amis en Bourgogne, que je ne vois quasi plus, mais qui m’en donnent tous les ans des nouvelles, comme l’année dernière :
Capture d’écran 2019-04-27 à 20.40.15Et cet inoubliable tableau de Manet, (de Manet à Manée…!!) les pivoines avec le noir sécateur, dont la carte postale est épinglée en bonne place…
manet
Quand ça sent voluptueusement bon la peinture..!!
Plus rien à ajouter, juste à regarder,
IMG_5219(et suite lundi..!)

 


affiche de Pâques

Date : 22 avril 2019

Lundi de Pâques. Pas d’atelier d’écriture aujourd’hui, même à distance, c’est congé!
A la place, je suis de perm marseillaise à notre atelier collectif en ville, L’Encre Rouge.
Lors du dernier (en date) atelier avec le secours populaire, cette phrase de Bobo m’a semblé mériter affiches et autocollants, que ça circule..!
Alors, c’était l’occase de l’imprimer!

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