sur le motif










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QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
• À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
• À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
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Se promener tout au bord de la Loire, pour retrouver la mer à marée basse?

A St Florent, un pont en travaux à l’air pixellisé, qui fait signe dans le paysage.
Choisir son écriture posée dans le paysage, pour quelle dynamique?



Ou la dynamique du bateau qui passe, du vague ou de la vague dans les idées…




Après Toulouse et sa Garonne, petit tour à Saint Florent le Vieil (entre Nantes et Angers), au bord de la Loire, à la maison Julien Gracq.
Je n’arrive pas à faire un 2nd blog, donc tout ira dans le même…! D’autant que même si je travaille ici sur un projet spécifique, il faut faire avancer tous les chantiers en cours!
Mais tous les fleuves se jettent à la mer, non?











• Atelier d’écriture ce we à la Cave. J’avais préparé des carnets pour chacune (y’avait pas d’homme) dans lesquels écrire, pour nous y aider et guider, par les différents papiers et « chapitre ».

On n’a pas chômé, ces petits carnets ont aidé à ce qu’on soit très concentrées.
Il était déjà plus de 17h sans qu’on s’en aperçoive, samedi et dimanche soir!
• & samedi après l’atelier, rencontre de Lucie Lataste, qui a fondé la compagnie Danse des signes.

Chercher ensemble (surtout elle!), qui pourrait travailler avec moi pour mon projet qui démarre par une première présentation en décembre, alors que tout est encore si flou !
A chaque rencontre « sérieuse », l’interlocuteur me fait un rappel historique.

(des photos, des pistes de réflexion, qui proviennent de livres ou revues ouverts au café Plùm…!)
Lucie repère que je m’intéresse du dehors et avec la langue parlée au monde des sourds, et que ce ne sera pas forcément facile de trouver avec qui travailler. Il faudra quelqu’un qui ait de l’humour!
• Auparavant, mercredi j’ai aussi rencontré Mus et Ben, 2 jeunes hommes sourds et (trop) occupés, où il n’est pas facile d’expliquer un projet alors qu’on ne sait pas exactement ce qu’on cherche (et qu’on ne peut pas réfléchir ensemble en parlant) :



Extraits visuels d’une discussion, qui ne manque pas d’humour

Toutes ces rencontres m’aident à réfléchir…
• Et puis, la semaine passée, une amie m’a envoyé un mail avec un lien qui parlait d’un spectacle vu à Paris, Les trois sœurs de Tchekhov, en langue des signes russe.
Comme je l’envoie à Yann, il me réponds illico :
« Oui, ça passe justement au TNT à Toulouse la semaine prochaine… Tu veux aller le voir? »
Les photos donnent envie d’y aller!
Il y a des coïncidences à ne pas rater..!
Samedi soir au TNT, donc!
Mais hélas, (pour moi), bien que certains éléments m’intéressent beaucoup, ça a un côté « au théâtre ce soir » qui m’accable.

Comme je me dis au 2ème entracte que je vais partir, un amie sourd de Lucie retrouvée là, me dit-me fait comprendre qu’ensuite c’est émouvant, parait-il..!
(facile à comprendre pour les néophytes, ces signes de frissons sur l’avant bras, et les larmes qui coulent).
Donc je reste jusqu’à la fin. (Sans chair de poule ni larmes, juste un peu moins d’accablement..! La salle s’est considérablement vidée, il y a des gens applaudissent frénétiquement, bon…)
Ce moment, vu sur Youtube, m’avait enchanté.
En « vrai », au milieu de toute cette hystérie, un peu moins!

• Je me suis consolée dimanche midi en allant aux Abattoirs, voir l’expo de broderies d’Hessie.
Là encore, le bonheur d’être seule dans l’exposition face aux œuvres silencieuses:



Et puis, quelle chance pour les toulousains, d’avoir Fernand Léger en permanence et simplicité à l’extérieur du musée, cadeau!

• & après l’atelier, et la mission de ces quelques jours bien remplie, en partant de la Cave Poésie dimanche soir avec les clés, ne pas oublier un des bons usages des consignes de la gare : y laisser des objets destinés à quelqu’un d’autre!

Jeudi, grande journée au café Plùm. À discuter de temps à autre avec Delphine, de livres, de découvertes littéraires et humaines, de travail, de projets, des rencontres, etc…
Passer la journée dans le « silence animé » d’une librairie conviviale, avec des tables et des coins différents où s’installer, des rayonnages pas trop vastes, pour pouvoir y flâner et glaner textes et images au « hasard » sans se perdre dans la trop grande multitude, comme quand on passe du temps dans/avec la bibliothèque d’un(e) ami(e). Des idées qui viennent, dans cette disponibilité des rencontres, des propositions, entr’ouvrir le bon livre au bon moment…
Le bonheur de travailler (en ayant extérieurement l’air de rien faire, je suppose) dans une librairie choisie, en somme, qui devient aussi library…

Et voici LA découverte de la journée, un magnifique livre jeunesse avec une petite fille sourde, ouvert au hasard…
qui croise certaines idées à exploiter que j’avais, entre la rencontre de martiens et de plongeurs sous-marin, ici bellement exprimée




Un livre sans paroles ni sons, rendus graphiquement



et un superbe jusqu’au colophon.
Qui me fait penser à une phrase que Delphine m’a dite, puisé dans Une autre Aurélia, de Jean-François Billeter :
» On oublie ce don que représente tout travail bien fait. »
Le lendemain, je ne pouvais pas venir, « ma » voiture n’étant pas disponible. En retour d’un message, Delphine m’a envoyée cette peinture de Paula Modershon Becker.
Par juxtaposition, je fais des copines de ces 2 petites filles.


Et puis, proposition qui tombe du ciel dans la matinée, comme je ne peux pas aller à Lautrec, une amie de Violaine veut aller à Conques et nous embarque. Depuis le temps que je rêvais d’y aller !
« Vue de la place, l’abbatiale paraît enfouie au fond d’une fosse, tandis qu’à l’opposé elle domine de sa masse imposante le cloître lui-même accroché au-dessus du ravin. La surface disponible pour les constructions ne pouvait être que fort limitée. De plus, la présence de la fontaine du Plô et de son réservoir souterrain en dessous de la place, empêchait toute expansion de l’église dans cette direction. La topographie du site de Conques expliquent le plan extrêmement ramassé, l’abside d’assez faible profondeur avec trois chapelles au lieu des cinq habituelles, la nef très courte (20,70 m) par rapport au transept d’une ampleur inusitée (35 m). Et, comme pour compenser la modestie de ses dimensions au sol, l’édifice se développa en hauteur. »

Bol incroyable, on était seules dans l’abbatiale !
Un grand choc esthétique et spirituel, parce que là, ça marche vraiment ensemble…
« La recherche de Soulages va partir, non d’une conception formelle préétablie, mais du matériau lui-même, le verre, dont il explore de nouvelles potentialités, après des centaines d’essais. Il souhaite un verre translucide mais non transparent,
qui ne « troue » pas les murs, préserve la clôture, et évite la distraction du regard. « J’ai voulu, a-t-il expliqué, que la transmission diffuse provienne non d’un état de surface comme avec le verre dépoli, mais de la masse même de la matière. J’ai voulu aussi qu’elle soit variée,
c’est-à-dire produisant des modulations de luminosité sur la paroi de la fenêtre. Une lumière vivante en quelque sorte, prise dans le verre même, celui-ci devenant émetteur de clarté. » »
Je n’avais pas d’appareil photo ni mon téléphone, oublié à Albi, mais de toute façon pas envie de regarder autrement qu’avec les yeux…
« Le même élancement se retrouve à l’extérieur, sur la haute façade dont l’austérité de forteresse n‘est égayée que par les rosaces de pierres polychromes. Latéralement, rien ne vient interrompre la verticalité des contreforts qui montent d’un seul jet jusqu’aux toitures. En contournant l’édifice, on découvre soudain le chevet et la somptuosité de son élévation pyramidale. Ici, le triple étagement des volumes, magnifiquement appareillés reflète la structure intérieure de l’église. »

Voici des images capturées sur internet, mais qui ne rendent pas grand chose de la qualité de la « présence » de cet endroit.
Quand j’ai ouvert la porte du transept, qui donne sur la colline boisée en face,
en descendant dans le jardin du cloître, qui termine au-dessus du ravin, avec ces pierres et lumière dans le dos et la nature devant, je pensais aussi aux monastères tibétains.
Le soir , j’ai ouvert Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc, de E. Herrigel, trouvé au Café Plùm.
« Vos flèches manquent de portée, fut la remarque du Maître, parce que spirituellement, vous ne portez pas assez loin. »
5 ans après,
« Le Maître m’interrompit alors et dit : « Voilà justement la corde de l’arc qui vient de vous traverser! »
Conques, un endroit traversé par la corde de l’arc!
• Parce que ces photos (d’Emmanuel Grimault, pour la SNCF) me font plaisir à voir, où on retrouve toute la pétulance de Simone! Et un beau souvenir d’un travail de résidence avec des complices, Arthur Daygue aux manettes et Yann Valade qui se démène à la tête de la Cave Poésie.
Notre lecture du 15 septembre à la gare Matabiau a été enregistrée, mais hélas, le son est trop pourri… Mais Simone est OK pour qu’on trouve un moment pour tout réenregistrer, youpi!
Et cette fois, ça ne se terminera pas en queue de poisson avec la gare évacuée à cause d’un distrait qui a oublié sa valise violette au Point Relay, ce qui a dû lui couter cher au point qu’il s’en souviendra!!



• & puis, cette année à la Cave Poésie, une nouvelle résidence, avec une image qui démarre à la gare, justement !
• Ce qui n’empêche pas que nous continuions à travailler ensemble (une rupture brutale eût été trop cruelle!)
— une première retrouvaille pour un atelier d’écriture, le temps d’un we:
— une seconde en décembre, attention les yeux (et quand même les oreilles):
— une 3ème en mai, pour faire ce qui me plait ! (mais je ne sais pas encore quoi exactement….!!)
• Ce travail a commencé à s’élaborer au Café Plùm de Lautrec (dans la campagne² entre Albi et Toulouse), avec sa merveilleuse librairie, où je suis-vais être régulièrement présente pour une résidence en lien avec le CRL, et en souvenir de Terra Nova,


et Delphine, la libraire du Café Plùm, qui a une affiche de la Friche Belle-de-mai derrière son bureau, et qui m’a déjà fait découvrir et lire quelques livres qui comptent pour elle!
où on a un peu l’impression de visiter sa bibliothèque dans le fond de la librairie!
C’est l’occasion de vous montrer une super machine que j’ai photographiée là-bas dans un livre, un « engin lance-tract » de la 2nde guerre mondiale :
Sinon, il y a d’autres armes dans la campagne, avec le parcours botanique du village :
Et parmi mes 1ères enquêtes au Café Plùm, en posant toute une liste de questions, parmi les sons que les gens auraient vraiment peine à ne pas entendre :
le chant des oiseaux – le souffle – la cafetière italienne le matin – les rires – les bruits/mots pendant l’amour – une casserole qui chante pendant qu’on cuisine – les petits oiseaux le matin quand on est bien réveillé (vs les oiseaux qui nous réveillent quand on est vraiment crevé) – le vent dans les feuilles – les feuilles dans le vent – marcher sur les feuilles mortes – les petits bruits discrets – un sifflement – la voix de son enfant – entendre les gens parler, choper des discussions, des bons mots – le bruit de l’eau, la fontaine, la rivière – les bruits de la ville la nuit – de la nature – la musique – la parole…
Personne n’a dit le bruit de la mer, preuve pour moi qu’on est vraiment à la campagne !!
Entre la Cave Poésie à Toulouse et le café Plum’ à Lautrec où je vais aller régulièrement faire un tour pour mon projet avec la LSF, il y a Albi, où je retrouve mon amie Violaine Ulmer.
Contente de voir ses anémones dans « ma » chambre-bureau,


avant de retrouver bientôt le bord de mer, sans four céramique..!
& ce matin, Violaine m’a apporté une grande et lourde galette de porcelaine pour le petit-déjeuner…
que j’avais faite chez elle l’année dernière, pour démarrer doucement un nouveau projet avec Christine Patry-Morel…
si doucement que j’avais oublié!
Se faire soi-même le courrier-surprise du jour!
Heureusement qu’il y a de belles rencontres humaines et littéraires, pour quasi tous les salons et événements, comme pour les 10 ans de la maison des écritures à Lombez ce we.
Je suis spécialement contente (merci Maya!!) d’y avoir rencontré Violaine Bérot et Delphine Panique !
Réfléchir ensemble pendant un petit déjeuner au soleil aux problèmes et avantages des résidences d’écritures, de même qu’à la Cave poésie avec Carole Lataste de N’a qu’1 œil, réfléchir à une mutualisation d’un endroit atelier-matériel pour certains projets : des issues à mettre au point pour rester indépendantes & pas crever un jour par manque de budget institutionnel et pauvreté/solitude personnelle…
bon, j’ai pas pris de photos ce samedi à Lombez…
Alors, des retours heureux capturés sur fb :


Juste pour le plaisir de partager quelques images, et se souvenir de ce Chez René 2017, qui a débuté avec notre GARAMOT, avec/en compagnie d’Arthur Daygue et Simone Hérault, madame la voix de la SNCF en personne !
De 8h à 11h30, enfin 11h15, parce qu’un distrait avant oublié sa valise violette au Relay de la gare, ce qui a provoqué l’évacuation du hall 1 où nous étions, jusqu’à ce que le jeune homme revienne chercher sa valise… et l’amende qui va avec…



Et puis Chez René, nous avons repris ce Garamot avec Arthur le dimanche, l’occasion de retrouver et revoir ami(e)s et connaissances, avec grand plaisir, et toujours apprécier les ateliers de sérigraphie pour tous!

Karine Marco avec sa chemise allumée à pois, qui m’a donné sa revue où elle m’avait demandé une contribution : découverte in situ de EVER/REVE

Et la belle Gisèle a bien voulu que je la photographie, hélas, la photo est peu floue !
Mais je suis bien contente, elle a accepté que je la questionne un jour pour mon projet sur les vêtements…
La rencontre aussi d’Hélène Cattelain, et de sa sérigraphie sur maillot de bain en papier.
Et puis, mesurer la distance parcourue : il y a un an avec Suzanne Cardinal, pour Chez René 2016, nous avions fait cette vitrine :
Pour Chez René 2017, j’arrive avec ma trousse-à-outils !

à l’édition des petits livres, les livres se font aussi (beaucoup) avec les mains…
après l’impression : massicotage, rainage, perforation, pliage, assemblage, collage, spiralage, numérotage…


Et alors voilà : ils ne sont pas tous pliés, percés, assemblés, spiralés, collés, numérotés, rangés dans des boîtes à chaussures, …, loin de là, mais déjà un exemplaire pour vous mettre l’eau à la bouche (et moi pour les voir aussi, être super contente du résultat — et super fatiguée !) :
• admirer OUTILS UTILES

• guigner LITHO-GRAPHIE DE PLAGE


Elles, au moins, sont déjà présentables (les livres pas encore!)
& elles sont toutes là !
pour la beauté de la chose..!
Maad Design vient d’acquérir une machine de découpe laser, livrée très bien emballée, avec cette belle consigne sur la caisse

