LOGO-CAVE POESIE20171113_12303520191123_12042220180829_142820 (1) 

QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

nouvelles impressions

Date : 25 décembre 2018

Aujourd’hui encore, Encre rouge, avancer le boulot.
Thomas devait être là aussi, mais il était trop crevé. Il a préféré rester devant sa crèche, faite avec son fils, où ils ont remplacé les santons par des Schtroumpfs ..!
IMG_06871_resized_2
J’espère ne pas l’avoir découragé après sa nouvelle affiche faite avec Laurent :
20181224_160707
je lui ai envoyé la photo de la carte postale de Pascale Evrard, accrochée à la maison, avec pour légende : ça résonne bien. C’est vrai.
Un bon écho pour découvrir le boulot de Pascale !
20181222_105814
Courage, allez, après l’impression d’hier, imprimer une 2ème couleur pour agrémenter le schmilblick
20181224_17454320181224_171829
& puis, continuer le façonnage des petits livres-guirlandes,
20181220_145432
inspirés de celle de Tulle,
20181224_210608
20181224_210620
rangés dans une boîte à chaussures, le soir où on est censé les mettre au pied de la cheminée…
20181224_210537
Du coup je suis rentrée en vélo par la corniche ventée vers 21h30, je pouvais rouler tranquille au milieu de la route sans m’inquiéter des rafales qui me déportaient, tout Marseille sud était auprès des dindes et des chapons..!
Ça m’a rappelé cette phrase qui avait fait beaucoup rire Pierre-Jean,
P1020635
l’occasion de ressortir ces photos des archives… prises en janvier 2009, avec les 1ères écritures sur sacs!
P1020633P1020656
et en 2011 pour un essai de performance
Capture d’écran 2018-12-25 à 00.17.32Capture d’écran 2018-12-25 à 00.17.56
photos qui me font dire qu’il faudra trimballer les sacs-à-mots (ou autre support) dans les rues de Tulle, pas se contenter juste de les poser en vitrine…
Capture d’écran 2018-12-25 à 00.18.18


pendant l’avent

Date : 24 décembre 2018

• J’avais demandé à Manée des photos du nouveau local de PEC, avenue Alsace Lorraine. On passe de la rue Louis Mie, résistant, à une adresse plus nationale… En tout cas, y’a l’air d’avoir de la place. (& pour la lumière du jour, je ne sais pas…) &  c’est David qui a pris les photos, merci!!
IMG_20181221_1635561IMG_20181221_1639141IMG_20181221_1636221IMG_20181221_1638351IMG_20181221_1637101
• Pendant ce temps-là, ici, j’avance pour l’expo de Saint Gratien fin janvier, 20181222_171757_resizedmême si je me brûle régulièrement les doigts avec le verre trop chaud — dès que ça cesse d’être rouge, impossible de voir là où c’est brûlant, et il suffit de vouloir tenir la chose par où il faut pas…
et les gros gants anti-feu, c’est pas l’idéal pour les choses fines… ils sont plutôt recommandés pour les barbecues!! —
& du coup on lache tout très brusquement (!!), et ça casse, — et faut refaire les soudures..!)
20181221_233731

 

Heureusement, l’huile de millepertuis est un petit miracle contre les brûlures, j’ai testé, vous pouvez me croire, le lendemain, on peut recommencer…!

 
• & hier dimanche, j’ai été à l’Encre rouge imprimé des vœux par paquet, ça pourra toujours nous servir !
20181223_165837
Avant de nettoyer les rouleaux, j’ai imprimé le cliché de la sirène apporté par Olivier, pour voir si c’est imprimable, même si en fluo, c’est pas ce qu’on fait de mieux pour bien voir!
20181223_190139
Dans l’après-midi, Thomas était passé, de retour de Sausset avec 2 combi dans les bras, une de 6,5mm d’épaisseur pour nager longtemps avec la mer à 15°, ça m’a fait super envie, mais ça doit être dur de bouger là-dedans ! (ma combi d’hiver fait 3,5 mm et déjà c’est pas l’idéal…) à suivre, dès que j’ai le temps et la mer favorable!
Le soir, je suis rentrée de l’atelier en vélo, il faisait archi doux, 40 mn avec la pleine lune à gauche et la mer à droite, c’était bien!
et en arrivant ici en passant par le terrain vague, y’avait la maison de Mario illuminée avec une chanson italienne sirupeuse à donf et la lune qui voulait entrer par le cheminée , ça m’a fait des vacances éclair!!
DSC02587DSC02604DSC02597DSC02610

 


ça déménage

Date : 20 décembre 2018

• Lundi, Manée m’envoie ces photos touchantes de pré-déménagement de PEC : « le camion de déménagement arrive demain. On est un peu tristes.IMG_4112IMG_4119
Mais on t’attend !  »
IMG_4122

 

Moi aussi, elles me « serrent » un peu le cœur, même si je suis loin et que je « fréquente » les locaux de PEC depuis peu.
C’est bien, les photos-message du téléphone, qui disent autant que les mots.

Je suis à Paris ce soir-là, j’ai fini le livre de Fred Deux « Entrée de secours » (ed. Le temps qu’il fait) dans le train.
20181217_12344320181217_131223
• & dimanche, la veille, j’ai imprimé la couv du nouveau petit livre-guirlande-comme-à-Tulle, j’en ai plié-collé un vite fait (et pas encore tout à fait sec..) pour offrir à Corinne.
IMG_74081
• Bruno a ramené une de ses archives, qui fait toujours plaisir à voir!
20181218_10030620181218_10041220181218_100549
• Mardi, direction Melun, rencontre avec des prof à la bibliothèque départementale pour « A voix vives »; rencontre croisée avec Laurence Vielle, qui n’est pas là à cause d’un avion low-cost, mais l’occasion pour moi de découvrir ses mots.
20181218_133755
Le plaisir de revoir Valérie Petit, et de rencontrer Julia, entre autre (passionnante discussion — à la cantine des pompiers —sur leurs actions en prison pour monter des bibliothèques); 20181218_133750 (1)
en attendant de revenir dans 2 collèges de Seine-et-Marne au printemps pour rencontrer les élèves.
Les sacs de livres pour les jeunes sont impressionnants!!

Comme Valérie rappelait un précédent atelier, où j’avais demandé aux participants d’écrire quelque chose de personnel dans de petits cahiers préparés spécialement, puis, arrivé au milieu, de le passer à quelqu’un d’autre — surprise désagréable tout d’abord, puis agréable du résultat et de l’expérience —, une prof raconte une expérience similaire lors d’un atelier de poterie : sa(?) poterie qui passe entre 2 autres mains, ce que ça devient, ce que ça fait et provoque…
Je n’y avais jamais pensé pour une telle application, c’est extra!!

• Ça me fait penser aussi au 4+1 auquel a participé mon amie Violaine Ulmer, qui ne fut pas sans difficultés : « 4+1 est un collectif constitué de quatre bijoutières céramistes qui vivent dans quatre villes différentes en Europe. Dans le cadre du parcours bijoux 2017, elles se sont réunies autour d’une règle du jeu et d’un matériau : la porcelaine. Chaque participante propose un moule spécifique, qui, après avoir été utilisé par elle-même, voyagera d’atelier en atelier. Quatre points de départ différents mis à la disposition de chacune pour élaborer une collection de bijoux uniques. »

• Mercredi, Manée m’envoie l’article de Dragan, paru dans La montagne il y a quelques jours, mais avec le déménagement, hein…
la montagne
En tous cas, ne pas oublier les dates des prochaines festivités : le 11 janvier, l’adieu aux vieux locaux avec distribution d’archives en rab, et le 9 février, fêter la suite dans le nouveau local (et en face). Youpi! Ils auraient pu accorder les titres : Peuple-et-Culture, bientôt les moyens de vous faire chanter!


à distance

Date : 12 décembre 2018

De Marseille, je pense souvent à Tulle.
D’autant que je suis en train de plier (et ça prend du temps!) un petit livre-guirlande fraichement imprimé (en argent sur du papier rouge) qui reprend la guirlande du lien/lieu.
& aujourd’hui justement, Manée a pris et envoyé les photos de « maintenant » :
IMG_4107
« Je n’ai pas pu éviter mon reflet ds la vitrine » , déplore t’elle, tant mieux car c’est l’occasion pour moi d’être encore plus là, devant la porte avec elle et ses mitaines colorées…
IMG_4105IMG_4103
et puis des nouvelles du père Noël gonflable :
« De la chance !  Les mutuelles du Mans n’ont pas réussi à dresser le père Noël devant chez eux à notre vue …Il est un peu plus loin mais pas visible de chez nous ! »
IMG_4102
Leur vitrine a l’air assez remarquable (et ils attendent la neige ou qu’on fasse flamber la palette pour se réchauffer ?!)
La baudruche est bien placée (et Chamallow est ®…) et pas dégonflée
IMG_4106

Ça me fait penser, de fil en aiguille (!), à une phrase de l’avocat de Julien Coupat, arrêté alors qu’il se rendait à une manif parisienne (« Ils ont immobilisé son véhicule à cinq voitures, convaincus qu’ils allaient trouver un certain nombre d’éléments de matériel illicite, qui auraient justifié de manière rétroactive leur enquête. Or, il n’y avait qu’un gilet jaune, un masque et des bombes de peinture, précise son avocat) et déféré devant le parquet de Paris après 30 heures de garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » : « Julien Coupat dissimule des objets contondants dans le tiroir de sa cuisine ».
& glané sur le net, des vraiment beaux slogans:
Capture d’écran 2018-12-10 à 09.03.27Capture d’écran 2018-12-10 à 08.51.42  Capture d’écran 2018-12-10 à 08.57.40
A L’encre Rouge, on a recollé des affiches après les petits travaux (enduit, peinture..) :
20181209_16391820181209_163926
Celle-ci est la 1ère affiche de Thomas Gantou, avec l’aide de Laurent à la compo
IMG_27951
& vendredi dernier, j’étais à Arles, pour une rencontre à L’Archa des Carmes, devant une belle table avec mes petites affaires (manquait les tamponnés de la ville brûle— entre nous c’est plutôt tiède?!!—) , c’est pourtant le moment de sortir des cartons y’en a marre d’être pauvre
20181207_165606
Toujours contente de voir ce livre de Sophie Dutertre (Harpo &) dans une librairie :
20181207_170056
& l’occasion de revoir quelques photos de murs-paysage de Francis Jalain
20181207_165627
Allez, et pour finir légèrement, des papillons de papier de Christine Carte collés sur le mur
20181205_131941
(de fil en aiguille aussi? A cause de la chanson « La fille du père Noël » reprise par Bijou en 77, suivi sur l’album d’après par « Les papillons noirs » en 78 ??
ça nous rajeunit pas, ma brave dame !
Bon alors, finissons avec Ben Isidore, avant de se coucher pour se lever tôt!
Capture d’écran 2018-06-29 à 22.31.02Capture d’écran 2018-06-29 à 22.08.34Capture d’écran 2018-06-29 à 22.35.49

 

 


journal

Date : 1 décembre 2018

• Quand j’ai lu le titre de l’article de l’Echo, j’ai éclaté de rire. Merci, Serge!!

article

• & mis à jour les PPPQ (petit plaisir partagé quotidien) que j’ai commencé à écrire avec Corinne Simonnot (que j’ai rencontrée libraire, en 2010 au vernissage de l’expo à Paris à la Halle St Pierre pour la sortie de Télescopages, puis avec qui s’est organisée la résidence à la librairie L’Attrape Cœurs, en 2013-14), à la suite des 3 trucs bien (on verra bien ce qu’on en fera — ou pas, mais c’est bien agréable ce courrier quotidien et amical)
C’est l’avantage des 2 ordi, celui qui reste à la maison et le plus léger qu’on trimballe, on s’aperçoit mieux du « journal » quand on met à jour le doc word sur le gros ordi :
dernière page version précédente:
PPPQ1
dernière page dernière version :
PPPQ2
• et reçu hier aussi, la version définitive de l’affiche pour l’expo à Saint Gratien (merci Carine Roma, et Kristel Maliges!), pour laquelle je vais devoir bosser comme une damnée jusqu’à ce que le transporteur vienne chercher mon bazar !
fabienne rouge @
C’est pour ça que je ne reviens pas à Tulle en décembre et en janvier..! L’espace est immense et ça fout un peu les chocottes, même si (ou d’autant plus) on a déjà prévu le dispositif d’expo, avec une immense et fine table de 15 mètres de long pour la céramique et le verre !
En ce moment, il y a une très belle expo de Philippe Cognée, si vous voulez y faire un tour…
Capture d’écran 2018-10-18 à 00.15.56Capture d’écran 2018-11-25 à 22.29.13 (1)


jeudi avant de partir

Date : 1 décembre 2018

C’est bien, et réactif ! à la Lucky Luke, dit Manée.
A peine l’idée du chevalet évoquée, Dominique, de PEC, débarque au Lien/lieu avec un chevalet rouge, bien visible!
Le soir dans le train, je prépare l’affiche à coller dessus :
affichage chevalet
Et puis, sur la bientôt installée boite à lettres :
affichage boite aux lettres
Et avant de partir, la riposte au pénible père Noël :
DSC02581
Quand dans le train j’envoie la photo par message à Xavier Pinon qui me demande ce que je faisais en ce moment, il me répond : « Peut-être que artiste est aussi un boulot précaire auquel personne ne croit ».

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

• Ce matin, Dragan est passé devant le local et a fait un grand signe. J’ai retrouvé le titre du livre dont je voulais lui parler quand il évoquait les faillites de paysans et leurs difficultés ou refus à lui parler.
C’est « L’agriculture a changé, qui va leur dire? » de Françoise Maheux, editions du centre d’histoire du travail.
Va falloir que je l’amène dans notre bibliothèque du Lien/Lieu. C’est pour moi un ouvrage de référence, tant par le fond que par la forme, que m’a offert Christine Thepenier, qui l’a rapporté d’une visite à Nantes lors de la présentation de son film « Disparaissez les ouvriers« .
Capture d’écran 2018-12-01 à 13.29.48
Dans toutes les (rares) bibli publiques où il est (j’espère), il doit être classé en socio, alors qu’il pourrait aussi figurer dans un rayon poésie brute (sans faire référence à Dubuffet), de même que les livres de Rouillan ne sont jamais en littérature…

• J’allais à grands pas sous un rayon de soleil chercher un livre commandé à la librairie, quand un monsieur m’arrête dans la rue et m’appelle par mon nom. ?? On s’était vu à Toulouse lors de mon expo et j’avais répondu à sa fille Elsa-Flore pour son mémoire de fin d’année sur le concept de « littérartiste »… Didier Christophe est enseignant à Toulouse, et artiste. C’est un ancien de PEC. C’est aussi le mari de Sylvie Christophe qui a déjeuné-pique-niqué avec nous (Manée et Iris) mardi ! Il s’intéresse de près aux mots dans l’espace public et me raconte avoir inscrit des paroles de touristes hollandais pendant un été sur les quais de la gare de Tulle. Je veux voir des photos!!
Cette entrevue qui relie ma résidence passé de la Cave Poésie à Toulouse à celle présente de PEC à Tulle me fait réellement plaisir!! Le Lien/Lieu, c’est pas un nom bidon!!

Capture d’écran 2018-12-01 à 00.18.26

• Voilà ma commande. Il coûte 4,50 €. C’est un beau livre pour notre bibli!
Là encore, hors du commun et qui mêle les « genres » simplement.
Je suis un peu désolée que la libraire ne profite pas de ma commande pour en commander quelques uns (ou même un seul) pour sa librairie, vu le prix, c’est pas un gros risque, mais c’est pas ce qu’on appelle un « livre de Noël »…!!

 
Serge est repassé par là, on est bien contents de se voir, demain paraitra dans l’Echo l’article sur le Lien/Lieu, avec un titre dont il est content (je lui avais mis la pression de trouver un titre extra!), je préfère garder la surprise pour demain!

Gaëlle, de PEC, passe en vitesse me voir et voir le local et l’affichage avant que je parte; les différents modèles d’autocollants que j’ai apportés en rab, dont ce petit dernier, iront décorer son frigo, de l’affichage de fête!
20181111_170114

Manée  m’emmène à la gare de Brive, où elle va voir un spectacle de théâtre (pas à la gare, hein!), temps de voiture qui nous permet de faire le point sur ce début de résidence et son futur. Juste en arrivant, nous tombons sur la belle Louise, missionnée pour attendre le cinéaste Federico Rossin. J’ai oublié de demander pourquoi il venait.
Ça me fait penser à l’info transmise par Sylviane, mais c’était trop tard, mes dates de retour impératif étaient fixées :

FESTIVAL DES SOLIDARITES – CONFERENCE DE ALEJANDRO MUNEVAR
Samedi 1er décembre 2018 à 14 heures Médiathèque intercommunale Éric Rohmer, auditorium. Organisé par Mashikuna et Corrèze environnement
SDC13094Tulle en parcours :Une seule ville, un millier d’histoires
C’est dans le cadre du Festival des Solidarités, en décembre 2017, qu’un atelier de cartographie sociale a été réalisé par Alejandro MUNEVAR, avec la participation de 12 migrants et 4 accueillants habitant la ville de Tulle.
Au cours de sa conférence, il exposera les différentes conceptions de la ville qui ont émergé à partir du vécu de chaque participant : il y a une Tulle verte pour quelques-uns ; il y a une Tulle plutôt sombre et sans rivière pour d’autres. Il y a une Tulle qui émerge à partir des rencontres faites dans les rues ; il y a encore une autre Tulle très petite qui se réduit juste à quelques petites maisons éloignées du centre de la ville. Les émotions, les sensations, les rencontres donnent un sens au vécu dans cette ville et permet de la redécouvrir en faisant ces différents parcours.
Alejandro Munevar Salazar, anthropologue colombien, est engagé dans une approche interdisciplinaire du langage, du voyage, de l’adaptation aux nouveaux espaces, mais aussi de la construction interculturelle du sens du monde à travers les émotions. Il a travaillé avec des ex-combattants en Colombie pour comprendre à travers les discours des souffrances quelle signification donner à la réintégration à la vie civile.
Notes :
L’atelier « Tulle en parcours » est élaboré en s’appuyant sur la méthode de la « cartographie sociale », utilisée en Colombie dans divers contextes. La « cartographie sociale » est une méthodologie d’origine latino-américaine qui a pour objectif de représenter l’espace à partir des expériences individuelles. L’objet de cette approche est ce que l’on pourrait appeler « l’espace vécu ». Elle nous permet de comprendre comment les personnes s’approprient l’espace où ils habitent, en leur donnant des sens différents.
Il est très important de souligner que la « cartographie sociale », en étant un outil créé au sein des méthodes de l’éducation populaire et de la « recherche-action participative », vise à la construction de savoirs collectifs. Ainsi, elle permet de rendre visible la différence en tant qu’expérience vécue et, en même temps, elle permet de partager les lectures diverses d’un espace spécifique.

J’espère que je pourrais voir cette cartographie!!


Echo(s) du mercredi

Date : 29 novembre 2018

Voici l’article de Serge, avec photos, dans l’Echo de mercredi 28, sur la fête du we dernier à Uzerche :
Capture d’écran 2018-11-28 à 21.56.24
Capture d’écran 2018-11-28 à 21.54.31
Capture d’écran 2018-11-28 à 21.57.01Capture d’écran 2018-11-28 à 21.55.03
Et enfin une bonne photo du génial système de marionnettes, mille mercis !!  :
Capture d’écran 2018-11-28 à 21.55.38
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Après ça, on voit tout de suite l’énorme vulgarité de la scène qui a eu lieu en face du Lieu/Lien, ce matin : les employés de l’agence d’en face essayait leur déco de Noël… 20181128_135713
heureusement, alors que je me demandais comment éviter de voir ça toute la journée, ils ont dégonflé la chose, échouée comme une grosse baleine
20181128_140152
N’empêche que je me suis dit qu’il fallait trouver une phrase assassine pour dégonfler cette baudruche qui va partout nous pourrir la vue pendant 1 mois…A suivre..!
En attendant, Manée m’a demandé une phrase/visuel pour annoncer le prochain déménagement de PEC.
Un coup de tamponnage… et voilà (avec le ! en option) :
20181128_121337
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
& Dragan, de La Montagne, est passé pour un article, avec une jeune stagiaire-écolière timide.
Encore une belle rencontre, youpi.
Un de ces 4, il viendra avec ses phrases-pensées perso qui lui importent de faire circuler.
En discutant avec lui, du fait de mon absence « régulière » et de la permanence « irrégulière » des gens de PEC au local, l’idée m’est venue d’une boîte aux lettres, à l’extérieur, pour qu’on puisse nous laisser des messages — »anonymes » ou non—, quand le Lieu/Lien est fermé.

Dominique est repassé ce soir, alors que je me demandais quels mots écrire sur la porte afin d' »aider » les gens à entrer.
Mes propositions lui semblaient un peu « bazooka »… (!) et il a suggéré un « chevalet » à l’extérieur, pour qu’on nous voit mieux, et annoncer la couleur, en changeant régulièrement la présentation.
On s’améliore(ra) chaque jour!!

Capture d’écran 2018-11-29 à 01.19.44Quant à Paloma Leon, écrivaine et traductrice (qui m’a appris l’existence en Limousin d’un éditeur consacré exclusivement à la littérature galicienne et hongroise!), mes petites affaires lui faisait penser à une chose vue à Poitiers, où habite sa fille : sa description m’a fait reconnaître les 8 phrases de radio-Londres, écrites monumentales, dues au plasticien suisse Christian Robert-Tissot, qui m’avaient tapé dans l’œil quand je les avais découvertes par hasard (de fil en aiguille) sur le net.
& ça m’a bien fait plaisir!
Capture d’écran 2018-11-29 à 01.19.04
Celle-ci, je la connais par cœur!
(je trouve ça vraiment extra, sauf qu’au bout d’un moment, on doit quand même en avoir ras-le-bol de toujours voir ça sur les murs, comme le canapé au milieu du salon!!)
Capture d’écran 2018-11-29 à 01.11.54


courant d’airs

Date : 28 novembre 2018

Au Lien/Lieu, chaque jour un ou plusieurs petits livres se rajoutent à la « bibliothèque » de travail.
Manée a ramené toute la collection du Cadran Ligné pour me faire découvrir ce travail d’édition, à partir d’une feuille A4 pliée dans une couverture rempliée, imprimé sur du papier vergé. (Il faudra que je ramène un petit livre de Contrat maint pour aussi nous servir d’exemple.)

20181127_15225620181127_152340
Et puis du papier qui vient directement de Chine, avec la complicité de Jeanne Gailhoustet, dont celui-ci, pour faire des éventails. Même s’il est très beau sans rien d’autre que la forme dorée, ça donne envie de s’en servir!
20181127_153143

Traditionnellement les sinogrammes s’écrivaient de haut en bas, ce qui est encore plus adapté à l’éventail me semble-t’il.

j’ai intitulé (pour moi) le projet initial de résidence « des mots qui nous tiennent chaud« ; peut-être faudrait-il dire plutôt « des mots qui nous donnent de l’air, » une fois posés sur du papier, vu le souhait des gens rencontrés.

Le papier chinois me fait penser au film vu la semaine dernière, dont j’ai oublié de parler, car PEC s’occupe beaucoup de montrer du cinéma documentaire.
Nous avons profité de la venue en France de Cheng Yang, ancien étudiant de l’ENSA de Limoges, photographe et vidéaste, enseignant à l’Université d’art de X’ian, en contact direct avec les grands documentaristes chinois, qui a donné une conférence et montré son travail à l’ENSA, et qui est venu le lendemain à Tulle présenter le dernier film de la cinéaste chinoise Zhang Mengqi : Zi Hua Xiang:  47 Gong Li Si Fen Ke Si (sélectionné dans la compétition internationale du festival Jean Rouch  qui se déroulait à Paris et sous titré en français pour cette projection exceptionnelle.)
Capture d’écran 2018-11-23 à 09.47.17
Ce film fait partie du projet Folk Memory Project, initié par le réalisateur Wu wenguang (considéré comme le père du cinéma documentaire chinois) qui s’est donné pour objectif de produire des enregistrements visuels et textuels de l’expérience historique des populations rurales pendant la famine du « grand bon en avant ».
Zhang Mengqi écrit : « C’est le septième film de ma série 47 km. Le plan d’ouverture montre un mur sur lequel est écrit un slogan politique, en partie effacé, qui est devenu un énoncé à compléter : « Seul le …isme peut sauver la Chine ». La femme qui habite cette maison répond à l’énigme en racontant l’histoire de son fils décédé. Dans le même village, Fang Hong, 14 ans, peint ses rêves sur le mur de sa maison. Les deux murs deviennent le paysage du village. Posent-ils une question ? Offrent-ils une réponse ? C’est comme l’énigme du Sphinx. »
Capture d’écran 2018-11-23 à 09.44.41Capture d’écran 2018-11-23 à 09.48.11
Zhang Mengqi est née en 1987. Elle est diplômée de l’académie de danse de l’université pour les minorités ethniques de Minzu en Chine. Cinéaste et chorégraphe, elle est depuis 2009 artiste résidente à Caochangdi Workstation. Elle a créé deux œuvres chorégraphiques Self-Portrait and Dialogue with my Mother (2009), Self-Portrait and Sexual Self-Education (2010) puis réalisé plusieurs documentaires dans le village natal de son père, dans le cadre du Folk Memory Project.
•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Revenons à nos moutons ;
je pensais aller aux restos du cœur pour voir les gens, c’est le 1er jour de la campagne d’hiver, mais l’heure et les horaires de bus m’en ont dissuadé. Le bus qui y conduit fait l’aller-retour dans la ville toutes les heures, et l’entrepôt des restos est très éloigné, quasi au bout de la ligne… (Les pauvres manquent d’argent mais ne manquent pas de temps ?)
Mardi dernier, quand j’en suis revenue, le petit bus était archi plein avec les familles et les caddies et sacs de nourriture, on ne pouvait plus mettre un pied devant l’autre. Ça m’a fait penser à Marseille, à certaines heures, quand les familles qui reviennent de la distribution dans le quartier prennent le bus 19. Les pauvres prennent de la place visible dans le bus…
Ce sera pour la prochaine fois, avec un projet plus clair, d’autant qu’aujourd’hui encore, il y a les inscriptions pour la saison d’hiver, et beaucoup de monde partout qui attend ; les pauvres ne manquent pas…
On pourrait commencer ainsi un texte :

Les pauvres manquent d’argent
Les pauvres ne manquent pas de temps
Les pauvres ne manquent pas
Le temps c’est de l’argent
Les pauvres font la file
Le temps file
Les pauvres sont à la merci du temps
Le temps n’est pas clément
Mercy

Du coup, en attendant le rdv journalistique du soir, je profite du papier chinois spécial calligraphie (avec des cases carrées) pour en découper une feuille et en faire un leporello : j’ai le nombre de cases idéales pour tamponner cette phrase et l’accrocher pour le mois de décembre qui vient!

20181127_174210
Il fait nuit, 2 femmes passent devant la vitrine, s’arrêtent, regardent, se parlent, commencent à s’en aller en se demandant ce que c’est (comme c’est super mal isolé, j’entends leurs paroles), je leur souris, et puis elles se décident à pousser la porte pour en savoir plus!
Et contrairement à ce que je pensais, en fait elles ne se connaissent pas, passaient juste au même moment devant le Lieu/Lien qui les a attirées toutes les deux.
Comme d’hab’, je leur explique mon projet; et elles s’y intéressent; ont toutes les deux des choses à dire/écrire.
L’une d’elle est arrivée du Portugal à 8 ans. Excellente élève, comme son frère, ses parents n’ont pas voulu qu’ils fassent d’études. Petit, son frère s’est fait entailler le crâne par un coup de règle de l’instit, sa mère a été le trouver bien que ne parlant pas français, et il n’a plus recommencé. Elle avait un peu honte que sa mère parle mal français. On a un peu oublié le racisme anti-portugais; dans sa classe, en primaire, la fille devant elle se retournait régulièrement et lui pinçait le bras très fort, elle n’osait rien dire. Quand elle la croise maintenant, elles se disent bonjour et discutent, mais elle n’a jamais osé en reparler avec elle.
& des histoires familiales un peu douloureuses..: « avec le dialogue, on arrive à tout..! »
Nous convenons de nous retrouver en février !

20181127_174217

Puis vint Serge, de l’Echo, que j’ai croisé à Uzerche samedi. Il prend des notes hyper rapidement d’une grosse écriture qui ressemble à du fil de fer tordu, graphiquement, c’est très beau! A la faveur de quelques digressions dans la conversation, lui aussi aurait des choses à dire/écrire un jour qu’il ne court pas après le temps (ce que je lui souhaite, il est 20h et sa journée de boulot n’est pas terminée).
Il me prend en photo, c’est plus compliqué, je le préviens que je me sens con devant un appareil photo, je ferme les yeux et je ne sais pas poser avec un franc sourire comme il faudrait, et comme des tas de gens savent parfaitement faire (y’a des cours?! en formation professionnelle?!)
Ça me fait penser à une phrase qu’on a dit à Dominique qui postulait pour un boulot : « On ne prend pas quelqu’un qui a des états d’âme. »
Peu importe si j’ai l’air tarte, j’espère que ce futur article donnera envie à encore plus de gens de passer la porte, avec leurs états d’âme!


nous avons tant de choses à nous dire

Date : 26 novembre 2018

20181126_141221 (1)
Je venais d’accrocher ça, une enveloppe en papier cristal sur laquelle j’avais imprimé pour essayer une composition d’Elisabeth à L’Encre Rouge, je lisais/regardais le gros livre rétrospectif de Sophie Calle…
20181126_141259 (1)
Quand D. et A. sont passés main dans la main devant le Lieu/Lien rue Jean Jaurès, ont regardé la vitrine; on s’est souri, ils sont partis, quelques pas, puis revenus ; ils sont rentrés, se sont assis à la table où j’étais, car A. est enceinte et fatiguée.
DSC02574 (2)
DSC02559 (2)& on a commencé à parler.
J’ai présenté le Lieu/Lien, pourquoi j’étais là, avec qui je travaillais, ce qui m’intéressais d’y faire, entre autre chercher des formes pour rendre visible des paroles peu présentes dans l’espace public…

A. a parlé des gilets jaunes, être ensemble pour (se) parler, faire que le monde soit meilleur. Elle dit « nous, le peuple… »

D. voulait écrire mais n’osait pas, ne savait comment.
Que ça puisse l’aider à se débarrasser d’un gros poids avant que le bébé n’arrive au printemps tout innocent, et aider d’autres qui traversent les même problèmes.
DSC02561 (2)
Sa vie trop difficile jusqu’à peu de temps, jusqu’à rencontrer A.; camé, alcoolique, « jusqu’à se chier dessus, pardon de vous dire ça », mari battu « quand vous êtes forcé à coucher sous le lit », enfant abusé par son frère : « je le revois toujours, cette image, ma mère est arrivé, a retiré le manche à balai, et a dit « bon, en n’en parle plus », plus pouvoir s’assoir pendant une semaine, « et arrête de te plaindre ». « Elle a toujours eu le cœur sec ». Son frère qui ne l’a jamais laissé prendre ses enfants dans les bras, « comme si j’allais leur faire mal et me venger! »
Il a même arrêté de fumer du jour au lendemain « pour le bébé », et il ne veut pas que sa femme qu’il porte aux nues ait honte de lui. Ils se connaissaient depuis longtemps, elle lui plait depuis toujours mais elle le « paralysait » ; et elle n’avait rien vu.
Ils sont beau dans leur humanité, leur simplicité à dire, en confiance, leur amour ; ils m’émeuvent fort.
DSC02567 (2)Nous prenons rdv pour ma prochaine session à Tulle.
Oui, je peux l’aider à écrire, l’aider à ordonner son histoire, l’aider à prendre le recul de l’écriture, « mais ce projet, ça pourra peut-être remuer des trucs douloureux, hein.. » Il sait, mais sa femme est là pour l’aider, leur amour lui « rend la vie magnifique », et c’est important de tout raconter, « pour l’enfant, un jour », jusqu’à ce bonheur possible.

Si notre local peut provoquer des rencontres comme celle-ci, et bien tant mieux.
En que ce récit voit le jour, parle à d’autres et pour d’autres.

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Les sacs que vous voyez ici et plus haut proviennent d’un petit atelier jeudi dernier avec des apprenants français, avec les resto du cœur.
DSC02560 (2)DSC02565 (2)DSC02566 (2)DSC02572 (2)DSC02563 (2)DSC02562 (2)DSC02571 (2)

 


s’aider, et ne pas céder

Date : 25 novembre 2018

Cette semaine, j’ai rencontré Aysé, qui dirige le Secours Populaire à Tulle, avec Christiane, qui elle est à  Brive. Elle irradie le feu qui l’anime.
Avec cette devise : Tout ce qui est humain est nôtre. Et quand elle dit « au Secours (pop)… », c’est la 1ère fois que j’entends « au secours! »
20181123_142749
Aysé parle de « raz de marée » de la misère ; en 1 an, + de 20% de personnes qui demandent de l’aide.
Pouvoir agir sur tous les fronts, aider sans que tout soit compartimenté en petites cases, mettre à disposition du mobilier, des vêtements, l’accès aux loisir-culture-vacances, l’aide au « déménagement social », des cours de français (3 niveaux) pour les primo-arrivants, pouvoir loger, aider à payer le coût de l’obtention des papiers, etc…
Et bientôt un nouveau local beaucoup plus grand, derrière la gare, pour regrouper toutes les activités éparpillées sur divers sites.

20181123_143119
Manée m’avait déjà parlé d’une action qui avait eu lieu le 17 octobre, « jour officiel de la misère » (sgloup!), réunion publique avec des panneaux autour du cou, avec des paroles « célèbres » :
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.35.26

et envoyé le lien d’un article signé Robin Bouctot paru dans La Montagne:
Les associations font front contre la misère
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.36.36
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.38.41
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.39.14
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.39.49
Capture d’écran 2018-11-25 à 18.39.36

Nous sommes contentes de projeter pour 2019 un (des) atelier d’écriture régulier, à Tulle et à Brive, là encore, avec derrière la tête l’idée de rendre publique des paroles peu ou jamais entendues, et de préparer une belle chose pour le 17 octobre prochain..!

La MISÈRE, un mot qu’on entend peu, remplacé pudiquement par Pauvreté, plus « propre », même quand elle est « grande pauvreté », cache-misère de Misère, un mot qui réapparaît comme la tuberculose…

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

& pour finir, une page de publicité qui date un peu :
20181116_182348


une gomme à frontières

Date : 25 novembre 2018

Lundi dernier, à Uzerche, un autre atelier d’écriture avec les migrants et bénévoles de « Vents d’ailleurs« .
L’occasion en avance de faire des vœux, et de préparer d’autres sacs qui seront affichés lors de la fête ce samedi 24.
20181119_162733
20181119_16073120181119_16070220181119_16114820181119_16152120181119_16100420181124_175453
Bon, là encore, j’ai pas assuré côté photos, car l’affichage était en nombre dans la salle des fêtes ; partout les sacs avec les paroles, des recettes de cuisine (avant de les déguster!) dont certaines à emporter — en voici une que je voudrais essayer (c’est extra bon!) :
20181125_17154420181125_171534, 2 panneaux avec les photos des migrants, seuls ou en famille, les flèches d’où ils viennent sur la carte du monde et leur histoire depuis qu’ils sont arrivés à Uzerche (les 1er avec l’évacuation de la « jungle » de Calais): l’obtention des papiers et du boulot, des histoires écrites par les enfants…
Certains, partis ailleurs pour vivre et bosser, sont revenus pour la fête, retrouvailles avec des sourires jusqu’aux oreilles, le français utilisé pour se comprendre entre syrien et érythréen…
20181124_175548
Et la photo est mauvaise, c’est dommage, car c’était vraiment un moment formidable : un monsieur syrien (qui a appris le français en un temps record) qui a mis au point un système ingénieux et impressionnant pour danser une danse folklorique avec 2 marionnettes grandes comme lui, vu qu’il est seul pour l’exécuter loin de son pays.
20181124_193231
20181124_181439

Les enfants couraient partout, certains en smoking, glissaient sur le parquet après le concert de flûte qu’ils ont donné, et toutes les bonnes choses dégustées, et avant l’heure du bal pop. au pays de la bourrée limousine.

Les mamans étaient super chics, qui avaient préparé avec tous les bénévoles le buffet pantagruelique international…
dont Retsvanna qui exposait quelques unes de ses grandes broderies :
20181124_181152Un heureux moment d’humanité, qui fait du bien, puis rentrer à Tulle dans la nuit sous la grande lumière de la pleine lune, qui éclaire notre planète terre…

 


un lieu/un lien

Date : 25 novembre 2018

20181112_110855
Voilà presque une semaine que notre local, 17rue Jean Jaurès à Tulle est ouvert.
IMG_3986IMG_3982
Mercredi 21 novembre, soir : à 18h refermer à clef la porte du nouveau local, tout blanc tout propre avec un nouveau lino, des chiottes nickel, une grande table & tréteaux, des tabourets, des étagères design, avec déjà un peu de matériel pour travailler ensemble, et entendre les clés tinter dans sa poche.
Avec déjà un affichage, qui ne laisse pas les gens qui passent devant indifférents (j’ai pas encore pris de photos, trop occupée à autre chose!)
& un sac-à-mot qui distingue notre vitrine des magasins en ville et du « black friday » …
20181122_185113
& puis, profiter d’une vente de livres ce we au profit d’Amnesty international pour se constituer une petite bibliothèque d’aide au travail Lien/ Lieu, une lampe halogène pour être bien visible quand le jour tombe, un radiateur à bain d’huile pour ne pas être congelés et que les idées coulissent, une bouilloire puis une théière pour partager un bon thé… ça roule…
20181124_14360820181119_165926
Nadège, lundi dernier après notre atelier d’écriture avec « Vents d’ailleurs« , revenant de Paris où elle avait vu l’expo de Sophie Calle, m’avait montré son dernier livre, Parce que, qui n’attendait que moi hier à la librairie Préférences. Un dispositif d’expo où les gens s’attendaient pour « dévoiler » la photo après en avoir lu chacun à son rythme le parce que. Qui pouvait être un bel outil pour un atelier d’écriture.
« Dans l’obscurité, Denis Roche racontait les instants qui précédaient sa décision de prendre une photo, puis il montrait l’image le temps d’un déclic ». C’est par ce récit, Déclic, le déclic de l’appareil photo aussi bien que celui du cerveau dans lequel l’idée surgit, que Sophie Calle ouvre Parce que. Elle y raconte la raison, ou du moins une raison, qui l’a poussée à appuyer sur le déclencheur. Puis la photographie se découvre ensuite dissimulée dans l’interstice de la reliure à la japonaise inversant ainsi le rapport de primauté naturel entre une image et les mots qui l’accompagnent. »
Voir (par) les mots avant de voir (ou pas) la photo dont il est question…
Dominique, un Tulliste depuis 9 ans qui est déjà venu 2 fois au Lien/Lieu, qui n’avait jamais entendu parler du travail de Sophie Calle, avait du mal hier à « plonger » dans le livre sans réticences : qu’avait-elle à se justifier ? Expliquer que là s’ouvre un espace « poétique »…
DSC02558 (2)


@