LOGO-CAVE POESIE20171113_12303520191123_12042220180829_142820 (1) 

QUELQUES RACCOURCIS plus ou moins efficients :
• Au tout début de ce blog, août 2016, ma résidence 2016-2017(-18) à la Cave-Poésie, à Toulouse
• La résidence avec Peuple et Culture, à Tulle, qui commence en septembre 18 et se poursuit en 2019-20
• À Arromanches à la Villa La Brugère, avec Xavier Pinon, photographe, en novembre 19 et juin 2020
À l’Observatoire du CNES, qui commence en mai 2023
À l’ENSFEA en mars et mai 24, ressencée en octobre 24
SINON, LA BARRE DE RECHERCHE, tout en bas…
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dites-le avec…

Date : 13 février 2021

Hier, c’était le 12

On a mangé Chinois, pour inaugurer l’année du Buffle, avec un fortune cookie au dessert ;
bon, le message est rassurant, faut juste ouvrir les yeux

Comme en regardant le livre de Christine, du tampographe Sardon


Avant d’imprimer l’affiche de la semaine, élaborée après le dessert :

Aujourd’hui le 13, un peu de ménage dans les images :
Faut que je réponde au petit mot de Julie

& puis, cette histoire que j’avais capturée

en me disant que ce serait pas mal comme base pour un atelier d’écriture ;
ce conseil d’Eric Pessan aussi :

& au courrier ce matin justement, ce livre d’Eric :

je me demandais pourquoi son éditeur me l’avait envoyé, avant de lire ça :

Justement, la semaine prochaine, je prête ma maison à Nadir, qui se retrouve sans domicile avec l’impossibilité actuelle de partir en Asie…

Il m’a offert cette soupière-légumière issue de son déménagement (et de sa famille), pour me remercier, et ce beau cadeau inattendu me fait vraiment très plaisir (et me donne envie de mettre les mains dans la terre!)

Utiliser des bandes de décor, des tampons, des découpages….
Comme Tony Durand et des images (capturées sur instagram au compte fabriquedessignes) d’un atelier qu’il vient de faire
(ce qui nous donne aussi d’autres idées pour ceux qu’on va faire bientôt…!)
Au courrier aussi, le programme et cartes de la Cave Po

Avec tout au long de ce we, les 10 ans de Love me tender

(et je suis bien contente de voir que cette tranche de mortadelle vit toujours!)

Enfin, Yves Pagès


atelier d’écriture du jeudi — n° 11

Date : 11 février 2021

En ce moment, le ciel varie…
Corinne m’a envoyé hier une photo prise de sa fenêtre, à côté de St Brieuc

tandis que je me faisais une escapade de l’atelier pour 3 h de vacances,

en allant pique-niquer avec Christine sur l’île du Frioul à Marseille…

Ce qui m’a donné l’idée de l’atelier d’aujourd’hui !

Atelier 11 – jeudi 11 février
Après avoir fait 2 ateliers avec traduction à partir de la langue allemande, cette fois, abordons une nouvelle langue paralloïdre, avec André Martel

Un peu de documentation tout d’abord, avec la définition de Wikipedia :

& un extrait d’un texte de Jean Dubuffet :

& une analyse tirée du numéro 10-11-12 de la revue Cheval d’attaque, sur André Martel :

& voici des poèmes d’André Martel, tiré de Le mirivis des naturgies (édité par le collège de pataphysique, calligraphié et illustré avec des lithographies de Jean Dubuffet)

1 ­— traduisez le poème Mar en tenant compte de l' »ampleur » de la langue paralloïdre

David :

Yvette :

 

 

Marie-Jo :

Martine :

 

 

Dominique :

 

 

Sylvie :
La mer danse devant moi
la mer me laisse l’apercevoir et me donne la chance de la regarder
je transpire, la mer me met en transe

Tragique, tragédie maritime
aux quatre coins de la mer
tout au fond de la mer !

La marée m’éloigne
la mer m’empoigne
pour que je la rejoigne !

Reflet de lune dans la mer
Soleil sur la mer
étoile de mer !

Oh maman ma mer
la mer me brise
j’en ai marre

Sylviane :

2 ­— Décrivez-moi la Corrèze (qui traverse Tulle) en ce moment en un poème en langue paralloïdre


Dominique :

 

 

Sylvie :

Yvette :

 

 

Marie-Jo :

Martine :

 

 

Sylviane :

David :

3 — Décrivez-moi un étang Corrèzien en un poème en langue paralloïdre

Dominique :

Sylvie :
la calmation
la planaison
s’étanger
En me promenadant…
pas d’inspirement…

Sylviane :

4 ­— A partir du poème Le troudoublis, et vous, que jetteriez vous dans le troudoublis ? (en langue paralloïdre)

David :

Martine :

 

 

Marie-Jo :

Dominique :

 

 

Yvette :

 

 

Sylvie :

Sylviane :

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& puis, restons à Tulle, avec cette photo issue d’un livre du tampographe Sardon :


besoin de beau

Date : 4 février 2021


Je suis rentrée après 15 jours tullistes bien remplis.
Parmi mes résolutions 21, il y avait de poster des images régulièrement sur instagram,
mais hormis cette chose tout de même laborieuse, on peut y faire de belles découvertes, comme cette médiévale bataille de boules de neige (1390 – 1400)


On peut consulter le Tacuinum sanitatis d’Ibn Butlân , ne vous en privez pas, les illustrations sont merveilleuses

& puis, alors, en voici encore
 
Ça console du grand dépit du moment, la virée au centre d’art verrier de Meisenthal est foirée à cause de ce putain de covid…
Alors quelques pages, tirées du livre prêté par Sylvie :


Toujours parmi les images de Gallica, un appareil photo pour pigeon. Tandis qu’à la maison, un pigeon mort m’attendait, c’est mon voisin qui peut pas les voir en peinture et qui sort son fusil quand il est dans un état de décomposition avancée (le voisin) (mais qui sait toujours regarder dans le viseur…)

On doit bien avoir inventé le pigeon armé, si un jour la vengeance leur venait aux plumes…

En attendant, le ciel dégringole sur la Corrèze
(encore un dessin instagramé capturé)

et une photo de Stéphane Goin

Le ciel de ciment, ça n’est pas une expression habituelle, et pourtant…
Alors justement, voilà du ciel non bouché, et la découverte d’une illustratrice Deborah Marcero, avec The Boy Whose Head Was Filled with Stars: a life of Edwin Hubble (qui a découvert d’autres galaxies en dehors de la voir lactée)
Donc Edwin enfant sous les étoiles….

Une autre illustration de Deborah Marcero, en attendant impatiemment le printemps…

Ou du mimosa pour avoir du soleil dans les yeux et le nez… Ou attendre le coucher du soleil qui certains soirs jette des couleurs hallucinantes

Ou une lumière qui rend la mer turquoise (j’apprécie la vue à mon arrêt de bus..!)
& en restant au bord de l’eau, aujourd’hui à l’atelier, on a parlé des livres de Dominique Darbois chez Nathan, que Christine ne connaissait pas, et où je lui disais que ça faisait partie de mes lectures d’enfance « gravées » (voir aussi ici)

& toujours sur instagram, les photos de mer et ciels de Laurent Le Forban, avec celle-ci lors d’une tempête récente, une magnifique mer de peinture !!

Ça me fait penser à beaucoup moins bien :
Mohamed (qui a traversé la méditerranée en zodiac…) a des problèmes avec l’administration française qui exige un CDI pour sa régularisation, mais pas dans n’importe quel secteur..! (parce qu’il en avait trouvé un!) (faut croire que ce serait trop facile de trouver du boulot ? et faut pas manger le pain des français inscrits à pôle emploi! Heurk!)


ça me fait penser à d’autres situations semblables (sauf que Mohamed est adulte..) où y’a toujours un truc qui va pas

Boucherie ou boulangerie…

La seule solution, le grand buzz ?


Alors qu’on a grandi avec Agossou, et les enfants du monde…

Dans un autre genre, lisez le livre de Nathalie Quintane

où je relevais ce paragraphe que j’envoyais à Laurent, avec qui on a des discussions récurrentes sur la dictature française de l’orthographe
(il est rigide quant au sujet, est-ce parce qu’il est fils de profs ?)


Voilà des pas cons, pour finir avec du velours dans les oreilles et la tête dans les étoiles, et merci Rodolphe Burger!!
(Le lien pour l’intégration ne fonctionne pas, alors, il est )

allez jusqu’au bout, la reprise finale est vraiment extra!!

& une belle illustration en papiers découpés pour écouter la radio

Allez, il est tard, il est temps de dormir !


réponses

Date : 30 janvier 2021

Dans le journal de PEC de janvier,
il y avait cette page à écire, dessiner
et nous renvoyer ;

pour l’instant, nous n’avons reçu que 2 réponses,
mais elles sont très belles !



Même avec une écriture hésitante quand tenir un stylo est un peu difficile, le message n’en est que plus fort

Merci de tout cœur


RR & SZ

Date : 28 janvier 2021

Toujours pour la quinzaine franco-allemande :

Pour cette lecture, nous nous partageons le travail avec Iris Bugl :
Elle lit Le monde d’hier de Stefan Zweig, et sélectionne des extraits,
alors que moi je lis l’abondante correspondance Romain Rolland/ Stefan Zweig,
Avant que nous nous retrouvions montre en main pour construire 30 mn de lecture pour des lycéen.ne.s de 2nde et 1ère entre autre de la section Abibac du lycée Perier de Tulle.
(Les sections Abibac permettent aux élèves français et allemands de préparer à la fois le baccalauréat et la Allgemeine Hochschulreife allemande (Abitur) à partir de la classe de seconde de la voie générale en France et de la Gymnasiale Oberstufe en Allemagne)



C’était un gros boulot, mais nous sommes contentes.
Moi, parce que j’y allais à reculons (travailler sur Romain Rolland, a priori ne m’excitait pas, j’aurais préféré une voix plus « moderne », d’autant qu’il y a l’expo de Raoul Hausmann en ce moment au CDI), et faire ce travail, même si le temps nous pressait un peu trop eu égard des 2 énormes tomes de leur correspondance à lire, a été passionnant. C’était aussi l’occasion de travailler ensemble avec Iris, et c’était efficace autant qu’agréable. Iris, elle, a « redécouvert » Zweig.
Enfin, nous avons apprécié la langue française de Zweig, avec des tournures de phrases relevant de la langue allemande (parfois, pour certains de ces propos, ou sa façon de s’adresse à RR, il me semblait entendre en écho la voix d’Iris!)

Voilà le montage RR à SZ lycée que nous avons fait pour les lycéen.ne.s à partir de ces nombreuses lettres.
Les propos des 2 écrivains ont de nombreux échos avec aujourd’hui.

& puis, quelques « notes » relevées, en dehors de notre sujet circonscrit…

& puis, après la 2nde guerre mondiale, un peu de radis japonais, variété Read Meat, aussi bon que beau !

& puis, un général tiré d’un recueil de 12 poèmes de Günter Grass avec 7 dessins  Enrico Baj
(Zweig a été plusieurs fois en Italie au temps de Mussolini, il lui a même écrit – avec répulsion – pour qu’il gracie un prisonnier politique, ce qui a été fait)

& en cherchant une autre image de général de Baj, j’ai découvert ce livre « cubiste » que je ne connaissais pas..!


atelier d’écriture du jeudi qui a lieu le mardi – n° 10

Date : 26 janvier 2021

Atelier 10 – mardi 26 janvier

Dans le cadre de la quinzaine franco-allemande, aujourd’hui, nous faisons un atelier de traduction avec un poème de Georg Trakl (Autrichien 1887-1914)

Voilà un poème de Trakl en Allemand.

Même si vous ne connaissez pas la langue, faites-en une traduction.
Pour vous aider, la traduction obtenue avec Google, dont il ne faut pas se fier…


Par contre, nous avons avec nous Iris Bugl, qui est allemande, et qui aime la poésie de Trakl. Nous pouvons lui poser toutes les questions nécessaires (vocabulaire, construction de la phrase, sens possibles, idées suggérées, rendu poétique…) pour nous aider à traduire le poème.

Manée :
Errer dans le vent noir qui chuchote au creux des roseaux
dans le silence de la lande
Dans le ciel gris un vol d’oiseaux suit
Traverser des eaux sinistres

Révolte. Dans une cabane d’un autre temps
l’odeur de tourbe s’élève avec des ailes noires
Des bouleaux malingres soupirent dans le vent

Le soir dans une taverne abandonnée
Enveloppé par le chemin du retour
et le douce mélancolie des troupeaux de pâturage
Quand la nuit vient, les crapauds émergent des eaux argentées

Dominique :

Martine :
Le vagabond dans la noirceur du vent
Le roseau sec murmure doucement dans la lande
Dans le ciel nuageux
Un vol d’oiseaux sauvages font leur migration

Révolte, dans une cabane délabrée
Une odeur de putréfaction flotte dans l air
Des bouleaux n’osent plus bouger

La nuit venue dans une taverne abandonnée
Sur le sentier du retour
Des troupeaux broutent dans une ambiance paisible
La nuit vient : des crapauds émergent des eaux argentées

David :

Après la lecture des différentes  traductions des participant.e.s à l’atelier, peaufiner votre traduction

Dominique :

David :

Manée :
Errer dans le vent noir qui chuchote au creux des roseaux
dans le silence de la lande
Dans le ciel gris un des oiseaux sauvages survolent de sinistres eaux

Dans une cabane d’un autre temps
l’odeur de tourbe s’élève avec des ailes noires
Des bouleaux tortueux font se plaindre le vent

Le soir dans une taverne abandonnée. Puis sur le chemin du retour,
enveloppé par la douce mélancolie des troupeaux de pâturage.
Quand la nuit vient, le chant des carpeaux monte des eaux argentées

Marie-Jo :

& puis, voici 4 traductions françaises différentes du même poème. Comparez, apprécier les différentes versions, et celles que nous venons de faire à l’atelier :

faites une « traduction » qui soit plus une interprétation personnelle, avec un vocabulaire plus actuel, en gardant le sens et l’esprit poétique du poème.

Dominique :

Martine :
Un vagabond marche malgré un vent puissant
Le roseau chante doucement dans la tourbière
Dans le ciel nuageux
Passe un vol d’oiseaux sauvages

Tumulte, dans une cabane délabrée
Il monte une odeur de puanteur
Des bouleaux gémissent dans le vent

La nuit tombe, dans une auberge abandonnée
Des troupeaux pâturent tranquillement
Des crapauds commencent leurs doux chants sortis des profondeurs de leur marre

David :

Manée :
Errer dans le vent froid et les craquements des roseaux secs
Dans le ciel gris un vol d’oiseaux migrateurs au dessus des eaux sombres

Dans une cabane abandonnée monte l’odeur âcre de la tourbe
Des bouleaux squelettiques font hurler le vent

Le soir dans un refuge improvisé
Sur le chemin du retour la douce image des vaches qui semblent méditer
Quand la nuit vient commence le chant des crapauds

Marie-Jo :

une libre interprétation :

Dominique :

Martine :
Un voyageur marche dans le marais
le calme règne
on entend au loin le doux murmure des roseaux
le ciel est menaçant
au-dessus de sa tête passe un vol d’oiseaux
près d’une cabane abandonnée une odeur de pourriture flotte dans l’air
des bouleaux tortueux font entendre leurs frémissements
quand la nuit tombe
des troupeaux se reposent
des crapauds dans leur marre
commencent leurs chants
dans le calme de cette belle nuit
troublée par le silence apparent

David :

Marie-Jo :

Manée :
Marcher dans la lande
les couleurs de la lande
les odeurs de la lande
la lande sauvage, solitaire
et le bruit des ruisseaux
des arbres et des bêtes qui parlent
ou rester près du feu
dans la maison chaude
près du chat qui ronronne
à lire vaguement
des poèmes de Trakl


atelier d’écriture du jeudi – n° 9

Date : 23 janvier 2021

Atelier 9 – jeudi 21
Dans le cadre de la quinzaine franco-allemande, aujourd’hui :

1 — « Retraduire » à votre façon ce poème de Volker Braun

Dominique :

 

 

Manée :

 

 

Marie-jo :

 

 

Martine :

 

 

Yvette :

 

 

2 — Faites une « Réponse » à Bertolt Brecht

Marie-jo :

 

 

Yvette :

 

 

Manée :

 

 

Dominique :

 

 

martine :

 

 

3 — Faites un « texte aux oiseaux », en pensant au monde (pas à Saint François…)

Manée :

 

 

Dominique :

 

 

Martine :

 

 

Yvette :

 

 

Marie-jo :

 

 


4 — un texte à partir de tout ce que vous avez écrit aujourd’hui, et entendu des textes de vos camarades

Dominique :

 

 

Yvette :

 

 

Marie-Jo :

 

 

Martine :

 

 

Manée :

 

 

 

5 — Pauvre B.B., et pauvre vous…
Une complainte-balade sous la forme de quatrains (sans rimes ni pieds)

Pauvre Y. B.

 

 

Pauvre M.-J. V.

 

 

Pauvre M.T.

 

 

Pauvre M.T. (une autre)

 

 

Pauvre D.M.

 

 


ça change de la sinistrose

Date : 23 janvier 2021

  Comme la vieille dame ne répond pas au téléphone un dimanche près de midi, sa fille, qui habite à côté, s’inquiète et téléphone à ses frères. Panique familiale, allô les pompiers.
Qui rentrent dans la maison pour la découvrir endormie, qui se réveille en leur demandant en les voyant : « C’est pour le calendrier ? »

  Un mail de Christine T. qui m’a filé du baume au cœur :

cette semaine, direction la médiathèque d’Argentat-sur-Dordogne pour voir l’expo Jardins secrets de Pascale Guérin (visible jusqu’au 6 février)

Pascale nous a fait une visite commentée. Nous l’avons enregistrée, le son est très mauvais avec l’acoustique de la salle (et la lumière pas terrible pour les photos, et l’accrochage vraiment beau dans cette salle difficile — les archi des médiathèques pensent-ils aux artistes qui exposeront ? la réponse est non la plupart du temps..!!!)
Voici quelques boites, à vous de les regarder, interpréter, deviner… quelques indices pour vous mettre la puce à l’oreille..!


En Transylvanie…

Une voyageuse contemplant une mer de nuages…


Et au centre de la pièce, une pièce absolument superbe

& une vitrine avec des documents importants pour le travail de Pascale

& les livres qu’on peut regarder pour mieux apprécier les références suggérées dans les boîtes et les dessins
Si vous habitez dans le coin, voilà de quoi vous illuminez la journée, d’autant qu’à la patisserie non loin de là, il y a le meilleur kouglof du monde (et le panetone également!) — une motivation supplémentaire si la pluie vous fait hésiter !!

justement, Sylviane nous a envoyé son affiche :

 


colère

Date : 17 janvier 2021

Les occasions d’être en colère ne manquent pas…

Ce matin, je faisais la queue distancée à la poste pour aller chercher un colis : un livre d’occasion ; L’abc de la guerrede Bertolt Brecht.
Devant, après une longue attente, un monsieur l’air pas fier et le nez rouge un peu veiné tend sa carte de compte au guichet, à travers la petite ouverture du plexiglas protecteur, souhaite une bonne année à la postière et demande 8 euros…
Le responsable (?), un jeune mec propre sur lui qui servait une dame à côté, dit à la postière qu’il faut sa carte d’identité. Le monsieur ne l’a pas, il l’a perdu. La postière est embarrassée. Est-ce qu’il a une attestation de perte du commissariat ? Non, il n’y a pas été, se lance dans une petite explication. Elle dit, attendez, je vais voir. Les employés vont dans la petite pièce à côté et ferme la porte pour délibérer plus surement. Ils ressortent. La postière dit au monsieur qu’elle ne peut rien faire, il faudrait qu’il aille à la police déclarer la perte de sa carte. Il balbutie un peu, semble harassé, repart la queue entre les jambes sans rien dire.
J’ai envie de gueuler très fort, mais lui ne l’a pas fait. Dire au blanc bec que s’il a un boulot bien au chaud, s’il n’a jamais eu faim dans la vie ou n’appartient pas à l’espèce des loosers, c’est aussi grâce aux centimes de ce monsieur qui vient de recevoir son verdict négatif d’employé-machine, que c’est pas son fric, faudrait pas qu’il l’oublie, le monsieur lui a confié, et bonjour la confiance… Je peux juste tendre discrètement 10 euros au monsieur quand il repart, c’est tout ce que je peux faire pour lui. & repartir peu après avec mon abc de la guerre, en fulminant.



• Je ne connaissais pas


• & puis, c’est l’occasion de penser à Frans Masereel (écoutez l’émission de la rtbf)


Debout les morts (en 17)

• & je n’avais jamais lu « Au-dessus de la mêlée » de Romain Rolland (ni rien de Romain Rolland, d’ailleurs)
sinon, je l’ai trouvé en pdf sur ce site qui a des archives formidables : https://archivesautonomies.org/

• & puis cette gravure, sur le mur chez Sylvie :

• Car dans les semaines qui viennent, à PEC :


(Hausmanna passé les dernières années de sa vie à Limoges)

• Passons à une autre découverte du we : la Cène, version Judith Chicago
Ça  ne donne pas forcément envie de manger dans ces assiettes(!), plutôt de se mettre à la broderie à plusieurs!


atelier d’écriture du jeudi – n° 8

Date : 15 janvier 2021

Atelier 8 – jeudi 14 janvier
Aujourd’hui, 4 participantes présentes « en vrai » à l’atelier.

Nous sommes en l’an 21. Dans le journal de PEC du mois de janvier, une page A3 R/V est inserrée :

1 —4 phrases (de vous) (qui ne sont pas des souhaits) que vous avez envie d’écrire, d’afficher (forme et sujet à votre guise).
Sélectionnez-en une ou 2 (seul.e ou avec l’avis des gens qui vous entourent) pour écrire (au gros feutre, que ce soit lisible de loin) sur la feuille A3.


2 — Ces derniers temps, quelque chose, une situation, que vous avez vu, lu, entendu, qui vous a marqué, questionné. Faites-en un texte bref, avec des phrases courtes (description, le factuel puis le questionnement personnel).

Martine :
J’ai entendu que dans un zoo des gorilles avaient eu le Covid. Cela m’a attristé que le virus se transmette à des singes.
Mais en même temps, nous avons tellement de points communs avec eux.
Mais quand même, où va t’on ?

Marie-Jo :
J ai vu un film sur des femmes en prison. Un monde que je croyais connaitre.
Mais je m’interroge encore sur certaines découvertes qui m’ont profondément marquée.
Des choses simples du quotidien devenaient surréalistes, les pensées les plus communes étaient cachées, des violences inattendues rythmaient les jours qui passaient.
Cet enfer est-il accessible aux personnes qui travaillent pour aider ces détenues ?

Dominique :
Trop beau le sourire de Lison, ses petits doigts arrachent le papier cadeau par petits bouts, bien consciencieusement, comme si elle sentait déjà qu’il y a dans la vie des moments précieux qu’il faut faire durer.
Trop beaux les yeux de Lison, des yeux pleins d’étoiles à la découverte du jouet.
Trop belle sa petite voix nous gratifiant d’un « Waouh »sonore du haut de ses 16 mois ;
Trop belle la vie dans les yeux d’un enfant…

 

3 — Une liste de souhaits dans des domaines très différents, mélangés également par différents styles d’écriture.

4 — Une liste de résolutions personnelles intenables.

5 —Parmi les résolutions de vos camarades (ou les vôtres si vous êtes seul.e), choisissez-en une. Développer une petite histoire (réflexion, fiction). La phrase choisie doit y figurer.

Martine :
Arrêter de parler surtout pour ne rien dire, pas facile je trouve quand j’aime parler, et que jacasser me fait plaisir. Et pourquoi je ferais cet effort si cela me fait du bien de blablater à tort et à travers ?

Marie-Jo :
Chaque fois que durant la journée je vis une situation nouvelle, immanquablement, je n’arrête pas de gamberger la nuit suivante.
Il suffit que quelqu’un me fasse une réflexion même anodine, et voilà, je la tourne et la retourne dans ma tête toute la nuit.
Peut-être que si j’imaginais un berger avec des gants de toutes les couleurs, cela m’apaiserait.

Dominique :
Le jour où j’ai décidé de conduire la voiture pour aller nulle part, ma fille m’a demandé : « C’est où nulle part ? ». Alors je me suis souvenue d’une chanson qui disait : « C’est quand qu’on va où ? », et j’ai réalisé que je n’étais pas si paumée que ça…
On est très nombreux à aller nulle part en définitive.

 

6 —Écrivez 2 phrases à partir de tout ce que l’on a écrit et entendu dans les lectures depuis le début de cet atelier. Écrivez-les (visible de loin) sur une feuille A3 (pour chacune d’elles).

7 —A partir de la liste de vos souhaits, choisissez-en un que vous développerez en une petite histoire.

Martine :
Je souhaite marcher à la montagne où il n’y a personne. Mettre un pas devant l’autre, regarder la nature et écouter le silence et entendre soudainement le chant d’un oiseau. Regarder une plante et s’arrêter pour l’observer et surtout ne pas l’arracher. Respirer ce bon air pur, puis s’arrêter et contempler ce qui m’entoure, quel pur bonheur !!!

Marie-Jo :
Je souhaiterais ressembler à quelqu’un d’autre. Je serais grande, belle, riche et la meilleure amie du monde. Je distribuerais l’amour et la joie de vivre à tous les cons pour les rendre meilleurs. Je vivrais auprès de Bacchus pour m’enivrer et trouver l’élixir qui me rendrait immortelle.

Dominique :
Il était une fois, dans un monde où les roses n’avaient pas d’épines, un troupeau de cons qui avaient perdu le contrôle de la machine à temps. Celle- ci s’était emballée : tantôt STOP, tantôt RWD (rembobinage), ça n’arrêtait pas d’embêter tout le monde! Alors, tous les petits princes et les petites princesses du monde ont tenté un dernier truc avant de changer de planète :

 

8 —A partir de cette proposition de Gébé dans l’AN 01, écrivez une phrase (sur A3)

Ces feuilles A3 et les 3 petits textes figureront sur la vitrine du Lieu/Lien (à venir très prochainement..!!)


du courrier

Date : 13 janvier 2021

Hier, c’était bien le courrier !


et du courrier d’éditeur :

je vous ai déjà parlé de ce livre que j’ai eu la chance de lire en octobre… alors, direction librairie !

Comme l’Archa des carmes, à Arles, où je vous recommande de vous inscrire à la newsletter de Sandrine :

& puis, encore des vœux, avec une belle formule finale :

& hier, après avoir dépilé les affiches sèches, j’en ai accrochée une sur la porte de l’atelier d’imprimerie, ça fait du soleil!!

& puis, comme en 21 je pratique instagram (enfin, j’essaie…), des belles choses de mes ami.e.s :
Thomas Gantou aux mots et Marie-Christine Meyer, céramiste

& puis Carole Lataste, des éditions et librairie N‘a qu’un œil, à Bordeaux


nettoyer les rouleaux de mon indécision

Date : 11 janvier 2021

Derniers jours trop travailleurs…
J’aime bien les macules (feuilles d’essais imprimées la plupart du temps de multiples fois et en tous sens sans se soucier de faire esthetique)

Elles sont souvent magnifiques !

& ensuite, faire cette affiche à vœux qui me prend la tête

… ça commence samedi (après un peu de patouillage la veille) par cet essai d’idée et de typo :

ça se voit pas sur les photos palichonnent, en vrai, c’est du orange fluo, ça crache un peu !

Chercher dans toutes les casses les ? à ma disposition (y’a pas un choix fou…)

Plein d’essais, en « vrai » (ça prend plus de temps à justifier que sur l’ordi!!) et « à l’ancienne », ciseau et petits bouts de papiers…
Au bout d’un moment (ou dès le début…), je ne vois plus rien…
A distance, je fais appel à Christine pour m’aider..!

Nettoyage de la presse la mort dans l’âme, quelle tache (et tâche)!

Ça reprend dimanche matin… toujours avec l’aide bienveillante et affutée de Christine

Je vous passe les détails, choix de papier, format, typo, compo…

et imprimer en 2 fois,
à cause du format de papier bien plus long que celui de la presse,
et puis l’interlignage un peu trop serré pour la casse
(mais sinon le texte rentre pas !)

 

 

 

Pour la 2ème partie, ça se complique avec les ( )… y’en n’a pas, dans aucune casse en gros caractère…
Par chance, j’avais en magasin deux 0 en Ludlow qui dataient de Harpo & que j’ai pu scié et raboter en même temps que mes doigts à cause des outils de fortune…

Quant au ?, c’est toujours la même galère, y’a guère de choix..!

 

 

C’est pas tout ça, il est tard, j’ai faim malgré la moitié du pot de crème de marron avalé sur du pain azyme (on prend ce qu’y’a), et j’ai encore du boulot pour le journal de PEC qu’ils impriment et plient demain matin..!!!
A Marseille today, couvre feu à 18h (!!), à 22h30, on se croirait à 3h du mat, vieux port super vide sauf une voiture de flic tous les 100m…

Alors la suite…
Pour le visuel en haut du journal, des phrases tirées du texte envoyé par Manée  (l’édito je crois ?)


& puis aussi, la page centrale (j’espère que l’idée marchera, et qu’on aura des retours!!

Comme ce matin j’expliquais à Jean-Pierre que j’avais pas bossé pour notre projet, et que déjà pour ce que je faisais j’avais les neurones coincés et pas d’ostéo disponible pour tout de suite, il m’a envoyé ces encouragements :

Alors on finit heureusement avec ça :
cliquez sur l’image pour voir le film !!


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